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Dans un bar sombre, dans un bar sombre et obscur [Zann]

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MessageSujet: Dans un bar sombre, dans un bar sombre et obscur [Zann] Mer 20 Fév - 11:51

Nar Shaddaa, la Coruscant du petit peuple comme j'aimais l'appeler. A l'image de la Cité galactique, la lune en orbite autour de Nal Hutta était entièrement recouverte d'immeubles et autres constructions en tout genre à tel point qu'elle ressemblait à un véritable joyaux, constamment illuminée. Mais contrairement à la capitale républicaine, la ville-lune respirait la luxure, le jeux et la drogue à plein nez. Sur Nar Shaddaa, si tu prends la bonne rue tu trouveras ce que tu cherches. Qu'il s'agisse de marchandises légales ou bien illégales, allant du simple transport de nourriture à la contrebande d'organes, cet endroit regorgeait de ressources. Et comme les Hutts aimaient si bien le dire, l'argent fait la loi. Tout pouvait s'acheter et si jamais tu n'avais pas l'argent nécessaire, il existait bien d'autres moyens de payer tes dettes. Quoi qu'il en soit, les créanciers parvenaient toujours à se faire payer, d'une façon ou d'une autre. Ici l'Empire et la République n'étaient que de simples sources de profits et le véritable pouvoir se trouvait entre les mains des Hutts, ou du moins de ceux qui avaient les plus gros flingues. D'ailleurs, la guerre ravageant la galaxie ne semblait pas impacter sur la vie de ce monde. La contrebande et autres affaires plus ou moins louches se déroulaient comme si rien n'était. Certains seigneurs du crime avaient même vu leurs profits exploser.

La navette entra dans l'atmosphère instaurée artificiellement et fila directement vers les coordonnées du spatioport principal. De la haut, il était facile de remarquer l'organisation très cartésienne de la ville. Les gangs locaux les plus puissants régnaient chacun sur un territoire spécifique, et même s'il leur arrivait d'aller emmerder le voisin, chacun restait le plus souvent chez soi. Le quartier rouge était contrôlé par les Saigneurs, spécialisés dans le trafic d'organes souvent volés sur les cadavres de mendiants tandis que le Secteur Duros rassemblait les réfugiés de la planète du même nom. Si les fenêtres de la navette s'ouvraient maintenant, un véritable vent charriant des odeurs de crimes étoufferait rapidement les passagers. Ce n'était pas la première fois que mon chemin m'amenait jusqu'ici mais j'abordai toujours ce monde avec une grande appréhension. Pour survivre sur Nar Shaddaa, il fallait se méfier de chaque coin de rue, de chaque ombre sans jamais lâcher son arme. Celui qui avait le malheur de ne pas respecter ces règles se retrouvait en général allongé au fond d'une ruelle, un couteau planté dans les omoplates, sans que quiconque ne s'en soucie. S'inquiéter des morts était ici synonyme de suicide. Dix minutes après être entrée dans l'atmosphère artificielle, la navette se posa sur une aire d’atterrissage du spatioport. Lorsque je mis le pied sur le sol en durabéton, une odeur de pollution et de renfermé me monta directement à la tête.

Je vérifiai que mes deux pistolets blasters étaient bien calés dans les holsters et surtout bien dissimulés sous mon imperméable. Comme souvent dans mon boulot, je n'étais pas là à titre officiel et devais donc me faire discret. Pour l'occasion, je portais une chemise grise et un pantalon en toile beige et un manteau à coupe longue par-dessus. Comme à chacune de mes visites sur ce monde, je veillais à être toujours suffisamment armé à savoir un pistolet blaster sur le flanc gauche, au creux des reins à droite, à poignard dans le dos accroché à la ceinture et plusieurs lames planquées un peu partout. Je remontai le col de mon imper avant de me diriger vers l'aire de taxi la plus proche. Sur le chemin, je fis en sorte de rester hors du champ des caméras. Les chances que quelqu'un, aussi doué soit-il, de me repérer au milieu de cette foule hétérogène étaient quasi nulle mais l'excès de prudence n'a jamais tué personne. Je saisis une cigarette dans ma poche et l'allumai sans m'arrêter de marcher. Je jetai un œil à ma montre : 15h25 heure locale, j'avais encore une demi heure devant moi. Je n'étais pas ici pour un contrat mais pour une rencontre. Une rencontre qu'il valait mieux garder secrète.

Une fois sur le parking, j'appelai un taxi à l'aide d'une borne et seulement quelques secondes après, un véhicule volant conduit par un droïde se gara juste en face de moi. Je montai à l'arrière avant que le conducteur ne me demande :



-Quelle destination, Monsieur ?
-Secteur Corellien, je suis pas pressé.
-Très bien, Monsieur.


Les répulseurs commencèrent à vrombir et le taxi s'éleva doucement au-dessus du sol avant de s'enfoncer dans la circulation. L'avantage des conducteurs droïdes était le faible risque d'accidents. L'inconvénient majeur était cependant leur mémoire qui enregistrait toutes les courses. Tant que je ne faisais rien de stupide ou d'inhabituel, il n'y avait aucune raison pour que quiconque ne remarque ma présence. Aussi profitais-je du voyage, une clope aux lèvres et le regard s'égarant sur les diverses enseignes lumineuses qui défilaient autour de moi. Toutefois, malgré mon attitude détendue, je gardai tous mes sens en alerte à la recherche du moindre véhicule me suivant d'un peu trop près. Je connaissais suffisamment la ville pour savoir que le droïde n'avait pas emprunté la route menant directement au Secteur Corellien mais qu'il profitait du temps que j'avais devant moi pour faire quelques détours et allonger la note. Très bien. Il allait rapporter quelques crédits supplémentaires et m'offrait l'occasion de vérifier qu'il n'y avait eu aucune fuite au sujet de cette rencontre.

Lorsqu'enfin le taxi se posa sur l'aire de destination, la conserve faisant office de chauffeur se tourna vers moi en me tendant un combiné affichant le prix de la course. Je sortis une de mes nombreuses cartes de crédits intraçables et l'inséra dans le boitier.



-En vous remerciant Monsieur. Bonne journée.


Je descendis du taxi et me dirigeai vers l'avenue principale de la zone. Il y avait pas mal de mondes ici à cette heure et l'avantage qu'offrait ce secteur était son taux de criminalité relativement faible. Bien sûr, les vols et trafics en tout genre étaient aussi présents que partout ailleurs mais les chances de se faire planter à cet endroit là étaient parmi les plus faibles sur Nar Shaddaa. Il s'agissait plus d'une plate-forme commerciale en somme. Le long de l'avenue s'étalaient des étales sur lesquelles reposaient des marchandises en tout genre. On pouvait y voir de la nourriture dont la plupart des pièces n'étaient plus de première fraîcheur ainsi que des pièces détachées pour ne citer que les plus récurrentes. Les mains dans les poches et le col remonté, je parcourais les artères du secteur en direction du point de rendez-vous.

Soudain, un jeune rodien s'approcha furtivement par derrière. Étais-je repéré ? Et merde, si ça trouve j'étais suivi depuis le début et comme un bleu je n'avais rien vu venir. Rapidement, ma main droite glissa sous mon manteau à la recherche d'un blaster. L'alien indésirable accéléra le pas et quand il fut assez près, je me retournai d'un coup, mon arme dégagée du holster mais toujours planquée sous la doublure. Je bloquai l'avancée de l'importun avec plaquant ma main gauche contre son épaule droite. Je ne pouvais m'en prendre directement à lui au milieu de la rue sous peine de griller ma couverture. Le rodien sembla prendre peur et essaya d'articuler quelques mots en basic.



-S'il... s'il vous plaît. Juste... vous... Vous voulez de l'épice ?


En découvrant la vérité sur le dealer, mon cœur se mit à ralentir et ma respiration reprit un rythme normal. Un voyou de seconde zone. Je me détendis et rengainai mon blaster.


-Dégage gamin.


Je restai quelques secondes à regarder le délinquant décamper avant de me retourner et de continuer ma route. Le bar où je devais me rendre se trouvait quelques mètres.

Le Batteur Bourré était un de ces bars sur Nar Shaddaa où les clients finissaient la soirée encore plus dénudés que les danseuses déjà très peu vêtues. L'enseigne était la plus voyante de toute la rue et à elle seule, elle devait pomper la plus grande de l'énergie de la zone. Tenant plus du bistrot la journée, le bar devenait un véritable bordel une fois la nuit tombée. Les bagarres étaient monnaie courante et les videurs avaient fort à faire pour garder dehors tous ceux qui venaient pour mettre le boxon. Je vérifiai qu'aucune de mes armes ne risquaient d'attirer l'attention bien qu'elles y étaient tolérées dans une certaine mesure. Pour dire, le gorille à l'entrée, un morgukai tellement désespéré pour accepter ce job, ne prit même pas la peine de me fouiller. Il aurait sûrement perdu quelques dents d'ailleurs.

A l'intérieur, une musique de fond instaurait une ambiance à la fois calme mais qui inspirait également une certaine ambiance pour les transactions diverses et variées. La lumière tamisée quant à elle garantissait une certaine intimité. Je pris place sur une des banquettes, dos au mur selon mon habitude et face à l'entrée. Un bothan à l'aspect juvénile et au visage las vint rapidement vers moi et avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit, je lâchai :



-Une bière, peu importe le nom.


Visiblement intimidé, il retourna au comptoir et revint cinq minutes plus tard. Il déposa sur la table un verre plus large que haut, rempli d'un liquide ambré orné d'une fine mousse ainsi que la note avant de retourner à son poste.. Les bières corellienne étaient connues pour être les meilleures de la galaxie. Toutefois sur Nar Shaddaa, les alcools contenaient souvent plus de flotte qu'autre chose. J'étais un peu en avance et balayai la salle du regard histoire de patienter. A part un couple qui sirotaient quelques coktail dans le coin le plus sombre et quelques gars à l'air louche en train de manigancer leurs affaires, la plupart des clients étaient seuls et faisaient office de pilier de bar. Parmi eux, un homme retint mon attention. La silhouette imposante et le visage masqué sous un chapeau, il tenait une pinte en se rinçant l’œil sur une danseuse se déhanchant sur le podium devant lui.

Soudain, pile à l'heure, une silhouette féminine pénétra dans la pièce.
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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Dans un bar sombre, dans un bar sombre et obscur [Zann] Jeu 21 Fév - 5:24

« Je m’en fous complètement, Urai. Si ça nous permet de bosser sans se faire plomber le cul, je n’y vois absolument aucun inconvénient. Qu’est-ce que ça peut me faire que ce soit un territoire hutt? Si les limaces veulent la guerre, elles vont être servies. Personne ne se met entre moi et mes affaires sans en payer le prix fort, tu le sais aussi bien que moi. Si tu penses que je vais louper une telle occasion… »

Ce cher Urai avait eu beau protester, j’avais refusé catégoriquement de l’écouter. J’avais une chance et une seule chance de me défaire d’une épine qui était plantée dans mon flanc depuis trop longtemps déjà : la guilde des chasseurs de primes. Attention, personnellement, je n’ai rien contre les chasseurs de primes car ce sont, comme nous, des criminels. Ils peuvent se cacher derrière toutes les étiquettes qu’ils veulent : ce sont de vulgaires criminels carburant à l’argent, des mercenaires. Difficile à croire, peut-être mais si vrai… Derrière leurs soi-disant principes, j’étais capable de voir une opportunité quand j’en voyais une. Le CDZ (le Consortium, en fait, pour englober cette grande alliance que j’avais créé) était LA puissance criminelle dominante de la galaxie, dépassant et de loin les Hutts. La guilde des chasseurs de primes…

Et bien c’était l’autre pôle du monde souterrain, rien de plus. Nous allier serait impossible. Trop d’opinions divergentes. Par contre, négocier un cessez le feu, ÇA c’était possible. Et ce serait profitable à tout le monde. Ils n’auraient plu à craindre que nous les flinguions par représailles et eux pourraient conduire leurs opérations sur des mondes sous notre « protection » sans avoir à risquer un bain de sang. Vous imaginez sans mal le nombre de possibilités que cela pouvait offrir. Quand après une soirée bien arrosée j’avais contacté le chef de la guilde des chasseurs de primes, je m’étais attendu à ce qu’il m’envoie promener. Je ne vous cache pas que ma surprise avait été totale quand il m’avait répondu par l’affirmative. Remarquez que la guilde avait perdu de bons éléments contre mes p’tits gars et vice versa. C’est contre-productif, la perte de bons éléments.

Évidemment, il avait fallu se fixer un point de rencontre. Hors de question de le faire venir chez moi. Hors de question d’aller chez lui. Il fallait un terrain neutre sans affiliation aux deux grandes factions… Et il avait proposé cet endroit pourri. D’accord, ça manquait d’originalité mais pas de culot. Et moi, j’aime les gens qui ont du culot. Évidemment que j’ai dit oui, vous vous attendiez à quoi? Restait à préparer ma porte de sortie en cas de bordel et c’était ce qui avait nécessité des préparations additionnelles. Je ne vous cache pas que débarquer avec une flotte du CDZ, ça aurait été carrément suicidaire. Par contre, je connais des tas de gens qui me doivent des faveurs et donc, j’avais contacté un ancien client bossant pour la CEC… Avec une commande toute particulière en tête. Avec le pourcentage de rabais qu’il me ferait ou sinon…

J’avais donc utilisé une bonne vieille tactique de hors la loi : la fausse flotte commerciale. Constituée uniquement de YV-929 armed freighter et de YZ-2500 heavy transport, elle faisait agressive oui mais dans une galaxie en guerre, ce genre de convoi était on ne peut plus commun et donc faire descendre sur la planète des troupes du CDZ et quelques véhicules fut bien plus simple qu’on pourrait le penser. En cas de combat spatial, le temps que les renforts arrivent, j’aurais de quoi tenir un bon moment. C’était les Hutts après tout, pas l’Empire… Ne jamais se pointer à une réunion sans avoir des renforts à portée de main, c’était une mesure de précaution élémentaire. Peut-être que mon homologue lui viendrait seul… Moi jamais. Que voulez-vous, les gens dans ma position qui font preuve de trop de confiance meurent souvent très jeunes…

Et je ne comptais pas crever. Rassembler en vitesse une flotte et des hommes avait été relativement simple et nous avions pu partir avec une légère avance sur l’horaire prévu. Il y avait fort à parier que mon homologue arrive avant mais j’avais des troupes à déployer, contrairement à lui. Quand tout le monde fut en place, quand je fus certaine qu’il n’y avait pas d’embûches dans le périmètre immédiat, je fis signe à mes corrupteurs de se disperser et de se positionner pour couvrir les points d’entrée du bâtiment. On pouvait empêcher quelqu’un de sortir… Ou d’entrer. Si les laquais de ces grosses limaces répugnantes voulaient venir nous chercher des emmerdes, elles seraient reçues avec force et fracas. Mes p’tits gars, à l’inverse des mercenaires classiques, formaient une force cohérente et bien huilée pouvant rivaliser avec les meilleurs.

Si Urai était resté au bercail pour assurer l’intérim en cas de problème, cela ne voulait pas dire qu’il n’avait pas prit ses propres précautions. Il avait contacté de vieux amis pour nous filer un coup de pouce en cas de problème. Des guerriers kages, une unité mercenaire qui résidait pas trop loin du point de rendez-vous. Il fallait bien reconnaitre qu’il savait les choisir, ses amis… Si vous aimiez le style guerrier il va de soi. Disons que je voyais mal Urai se tenir avec la communauté artistique galactique, c’est vous dire. Je tiens à préciser que j’ai énormément d’imagination mais quand même, j’ai mes limites! Il me semble que j’avais rencontré ses petits camarades, une fois… Des gens d’honneur, des gens bien, pour des mercenaires. Si ma mémoire ne me faisait pas défaut, il y avait aussi une unité d’Umbarans ici, à qui j’avais déjà filé un coup de pouce ou deux…

Chose certaine, si le bordel venait à prendre, ce serait le bordel de l’année. Mais bon, je cogite, je cogite… En scène, l’artiste. Remontant l’artère menant au point de rendez-vous, je sentais les regards posés sur moi. Tyria Zann ne faisait pas dans le camouflage. Je m’en foutais qu’ils me voient. Pourquoi? Parce que le premier qui irait moucharder savait que ses jours seraient comptés. Tous ceux qui avaient essayé c’était rendu compte que même quatre murs ne pouvaient me retenir bien longtemps. Que voulez-vous, il y a des gens plus difficiles à tuer que d’autres et j’en faisais partie. Quand le videur leva les yeux sur moi, je le vis changer de couleur car il ne manqua pas de me reconnaitre. Ma gueule était, après tout, placardée un peu partout dans la galaxie… Qui ne me connait pas vient d’un endroit très reculé et ça, ce n’est pas une blague.

Une fois la porte passée, je sentis pas mal de regards sur moi mais je les ignorai royalement. Je me dirigeai en ligne droite vers le barman, ordonnant qu’il m’apporte une bouteille de son alcool le plus fort avant d’aller m’asseoir à côté de ce cher Clinton. Comment je pus le reconnaitre? Mon œil artificiel n’était pas QUE pour faire joli. Il avait plein de petites fonctions utilitaires intéressantes. Une fois servie, je congédiai le barman d’un geste avant de sortir un de mes inénarrables cigares de ma poche et de l’allumer. On ne causait pas affaires sans un bon cigare. En fait, il y avait bien des choses que je ne faisais pas sans un bon cigare. Bah quoi? À chacun ses vices non? C’était bien moins dangereux que toutes ces merdes de drogues qu’on trouvait sur le marché et que je vendais aussi, soit dit en passant. Hors la loi, que voulez-vous…


« Salut Clint. Heureuse de voir que tu as accepté ma petite proposition. Pour le choix de lieu on repassera par contre, j’ai connu plus sympathique que les territoires hutts. Mais je manque à mes manières… Comment va? Tu as l’air en meilleure forme que la dernière fois qu’on a causé. Je le dis toujours à mes p’tits gars : rien de mieux que l’entrainement pour rester en forme et alerte. »
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MessageSujet: Re: Dans un bar sombre, dans un bar sombre et obscur [Zann] Mer 27 Fév - 11:44

Tyria Zann... La personne à la fois la plus recherchée des bas fonds de la galaxie mais en même temps l'une des plus utiles. Elle maintenait un certain ordre dans un monde constitué majoritairement d'indépendants magouillant des affaires avec tous ceux qui avaient de l'argent. Trafics d'armes et de drogues, convois de clandestins et arnaques étaient aujourd'hui régis par une personne. Zann dirigeait le Consortium du même nom. C'était elle qui disait avec qui on pouvait faire affaire et avec quelles marchandises. Son réseau pouvait faire pâlir d'envie les Services secrets républicains et impériaux. S'il y avait bien une chose à laquelle Tyria Zann ne pouvait pas toucher, c'était les contrats d'assassinats, de sabotages et autres emplois de mercenaires. Tout ça c'était du domaine de la Guilde des chasseurs de primes. Chacun restait chez soi, gardait ses armes rangées et tout se passait bien. Bien sûr, il arrivait qu'un client mécontent d'un des sous-fifres de Zann lui colle un contrat sur la tête. Dans ce cas, soit le sous-fifre en question avait fait une grosses boulette et nous avions le feu vert pour le dessouder. Ou alors, les deux Chefs de guilde prenaient contact pour résoudre cette histoire et lui donner la meilleure fin possible pour tout le monde. Sans cette entente, les deux partis se serait détruits mutuellement à plusieurs reprises. Telle était la loi régissant la face cachée de la galaxie.

Seulement, depuis quelques temps des hors-la-loi s'amusaient à combler leurs fins de mois en exécutant des cibles contre de l'argent. Ce n'était jamais des contrats très juteux ou compliqués mais ce n'était pas leur boulot. Alors nous avions commencé à interférer dans leurs affaires en mettant les poins sur le i à coups de blasters. Il ne fallut pas longtemps pour que le Consortium et nous-mêmes commencions à se tirer dans les pattes et, la situation devenant de plus en plus explosive, il fut décidé un cessez-le-feu histoire de calmer tout ça. Zann et moi étant tous les deux légèrement paranoïaques, il avait donc fallu trouver un endroit neutre pour régler cette histoire. Le territoire des Hutts était donc l'endroit idéal, à la fois neutre mais présentant également un danger constant.

La patronne du Consortium entra dans le bar sans plus de discrétion que ça. Elle aurait pu tout aussi bien se trimbaler avec un projecteur sur les épaules et une fanfare au cul, ça n'aurait rien changer. Les gens avaient peur d'elle et cette peur était largement justifiée. Quiconque prenait le risque de la cafter auprès des autorités se retrouver aussitôt cloué à un mur et la Guilde des chasseurs de primes se faisait toujours une joie de s'en occuper, en échange d'une juste rétribution. Elle avait d'ailleurs une sacrée prime associée à sa tête et n'importe quel mercenaire rêvait ce qu'il pourrait faire avec autant de crédits. Mais Tyria Zann n'était pas à la portée de n'importe qui et les rares capables de l'atteindre trouvaient leur compte en profitant des contrats proposés par le Consortium. Ainsi, elle rapportait plus en restant à la tête de son business que congelée dans de la carbonite.



-Salut Clint. Heureuse de voir que tu as accepté ma petite proposition. Pour le choix de lieu on repassera par contre, j’ai connu plus sympathique que les territoires hutts. Mais je manque à mes manières… Comment va? Tu as l’air en meilleure forme que la dernière fois qu’on a causé. Je le dis toujours à mes p’tits gars : rien de mieux que l’entrainement pour rester en forme et alerte.
-C'est toujours un plaisir de te voir, Zann.
Répondis-je. Quant au lieu choisi, et bien les territoires hutts sont ceux où notre rencontre a le moins de chances de se transformer en guerre ouverte.


Je sortis à mon tour un cigare de l'étui accroché à ma ceinture. Je pris quelques secondes pour en respirer le parfum fruité qui s'en dégageait avant de l'allumer à l'aide de mon zippo. J'inspirai un coup avant de recracher la fumée qui alla se mélanger à celle de Tyria.


-Te connaissant, j'imagine que t'es pas venue seule. En général, ce genre d'endroits pullule de tes espions sans compter ceux qui t'en doive une ou deux. Et j'imagine qu'en plus tu as débarqué ici à la tête d'une véritable armada. Je me penchai vers elle avant d'ajouter : Tu peux leur dire de remettre leurs armes au frais. On sait tous les deux qu'il est vital de trouver un arrangement et qu'un affrontement ne mènera à rien de bon. Je n'ai aucune intention de te la faire à l'envers et personne n'osera venir nous déranger.


Ce point maintenant éclairci, je me détendis et m'enfonçait dans mon siège. La négociation de la trêves et des accords venant avec pouvait commencer.


-En ce qui concerne le cessez-le-feu, je pense qu'on est tous les deux d'accords pour redéfinir le champ d'action de chacun. Mes conditions sont simples : que tes « employés » restent en dehors de mes affaires. L'exécution des contrats c'est mon business. Quant à mes mercenaires, je ferai ce qu'il faut pour les tenir en laisse. La Guilde laissera tomber tout ce qui touche à la contrebande et tes contrebandiers pourront bosser avec une tranquillité relative.


Je n'avais pas été tendre dans mes propos et n'importe qui d'un peu trop susceptible pouvait facilement mal le prendre. Mais je n'étais pas connu pour tourner autour du pot au contraire. La langue de bois m’horripilait au plus haut point et j'estimais que trouver un accord nécessitait une certaine franchise de la part des deux partis.

Je portais mon cigare aux lèvres et fixai Zann en attendant sa réponse qui ne s'annonçait pas plus tendre que je l'avais été.
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MessageSujet: Re: Dans un bar sombre, dans un bar sombre et obscur [Zann] Mer 27 Fév - 16:46

Ce qu’il y avait d’amusant entre les hors la loi et les chasseurs de primes, c’est que nous trouvions toujours des raisons de nous revendiquer certains actes. Pour un chasseur de primes, un hors la loi n’avait pas le droit d’assassiner pour de l’argent. C’était leur business. Par contre, pour un hors la loi, un chasseur de primes n’avait pas à faire d’actes de sabotage. C’était eux les terroristes, pas ceux d’en face. L’ambiguïté autour du mercenariat était tout aussi présente. Qui avait le droit d’être payé par qui et de quelle façon. À mes yeux, les chasseurs de primes n’étaient bons qu’à courir après une ou plusieurs personnes. Point à la ligne. Tout ce qui sortait de ce mandat appartenait au crime. M’appartenait. Clinton ne le voyait pas d’un tel œil mais ça c’était son problème. Je n’allais pas réformer le CDZ pour ses beaux yeux.

« Parfait Clint. Toi et tes gars vous vous limitez à ramener des primes donc courir après des êtres vivants et le reste, le travail d’escorte, le sabotage, le mercenariat, je me le garde. Tu veux jouer les durs avec moi Clint? Tu me connais mieux que ça. Aucun de nos prédécesseurs n’a eu les couilles de s’asseoir en face à face et de redéfinir de façon claire nos champs d’action respectifs. Tu le sais ça.

Tu revendiques des trucs que moi je dis qu’ils m’appartiennent, je revendique des trucs que tu dis être du ressort de tes gars… Mais à la fin de la journée, un contrat est un contrat. Qu’il soit passé avec vous ou avec nous, c’est le fric qui est en jeu. Me dit pas que ça te laisse indifférent : tu ne serais pas ici sinon. Seulement, t’es malin pas vrai? Tu sais aussi bien que moi qu’on gagne plus à ne pas s’entretuer. »


Bah voyons. Il pensait vraiment pouvoir me dicter comme agir, quoi faire et comment le faire? C’était presque mignon. Sauf qu’on ne me la faisait pas à moi. Les chasseurs de primes étaient de vrais professionnels, d’accord mais en termes de nombre, ils étaient clairement en infériorité numérique par rapport à mes gars. Une guerre ouverte serait catastrophique tant pour un que pour l’autre, d’où mon insistance à trouver un terrain d’entente. Par contre, si Clinton se fermait à la discussion dès le début des négociations, nous n’irions nulle part. Qu’on ne se méprenne pas sur mes intentions : je voulais trouver un terrain d’entente. C’était même crucial à mon avis. Sauf que la trêve ne se ferait pas à n’importe quel prix. Oh ça jamais. J’étais une Zann et les Zann ne courbent jamais l’échine. Ni maintenant, ni jamais. Ça ce n’était pas négociable.

Tirant sur mon cigare, je le regardais avec amusement. Plusieurs pouvaient prendre cette attitude décontractée pour de l’insouciance mais il n’en était rien. C’était justement quand j’avais l’air de bonne humeur que j’étais la plus dangereuse. Sous des dehors affables, j’étais une calculatrice redoutable et une impitoyable magouilleuse. Si Clinton essayait de se payer ma tête, j’étais déjà en train de préparer ma porte de sortie. Bon d’accord, en toute logique, Clinton n’était pas du genre à faire des conneries mais je me suis toujours dit qu’un jour, la prime finirait par être TROP tentante et que peut-être que ce vieux loup solitaire avait décidé d’encaisser pour renflouer ses coffres. On ne sait jamais, entre criminels. Saint Clinton était un assassin et un meurtrier au même titre que moi. Il portait juste un autre titre en lieu et place de ceux dont on m’affublait. Eh oui…

J’étais en train de me demander si, pour éviter de faire perdre des profits et à un et à l’autre, on ne pourrait pas considérer une zone grise. Des choses qui ne dépendaient pas entièrement de lui ou entièrement de moi. De quoi faire en sorte que… Et bien qu’on arrête de se chercher des problèmes pour un oui et un non! Dans l’absolu, Clinton commandait à des mercenaires et des mercenaires, ça fait ce pourquoi on les paie. Pourquoi alors s’ils faisaient des trucs comme mes propres mercenaires ils devraient avoir l’exclusivité? Pourquoi Je devrais avoir l’exclusivité? C’était aussi con que de tenter de se départager… Je ne sais pas moi, des brins de gazon. Très franchement, c’était du pinaillage et cela durait depuis la toute première guilde des chasseurs de primes. Dès que vous mettez un nom sur quelque chose, les controverses commencent.

Délaissant momentanément mon cigare pour mon verre, je n’avais toujours esquissé le moindre geste pour dire à mes troupes de relaxer. Non pas que je ne fasse pas confiance à Clinton, non. Clinton avait au moins un minimum d’honneur, aussi curieux que cela puisse paraitre. Par contre, que les deux plus grandes pointures du monde souterrain se rencontrent, cela ne manquerait pas d’attirer les indésirables. Le tuer et me tuer, cela reviendrait à décapiter d’un coup le Consortium et la Guilde. Rectification. Le CDZ serait blessé, Urai prendrait la suite et il y aurait sans doute un peu de raffut interne mais cette déstabilisation nous serait coûteuse. Restait et demeurait que je ne voulais pas en arriver là. Pour le moment, mes gars me protégeaient comme ils protégeaient Clinton, tant qu’il me donnait une raison de rester courtoise. On ne peut jamais être trop prudent.


« Clint, tu es aussi observateur que moi. L’Empire et la République vont s’entredéchirer avec un acharnement jamais vu. Il y a une FORTUNE à faire, si nous arrivons à une trêve, à défaut d’une alliance. Tu le sais comme je le sais : une guerre rapporte énormément, plus encore si nous pouvons contribuer à son prolongement. Tu te rends compte? Nous pourrions carrément tomber dans un second âge d’or!

T’as connu mon père, si je ne m’abuse et tu sais quel genre de personne il était. Tel père telle fille, comme on dit. Oui, les hors la loi font des trucs qui te déplaisent mais rappelles toi de l’époque des Hutts ou du Soleil Noir. Il n’y avait AUCUN contrôle. Depuis que les Zann sont dans le décor et particulièrement depuis mon père, on t’a quand même enlevé une sérieuse épine du flanc. T’as fait quoi, pour nous rendre la pareille? »


La question se posait car je voyais plus des pertes que des gains de cet échange, dans sa forme actuelle. Quand on négocie, il faut des garanties. Clinton n’avait amené que des demandes et des exigences, ce qui commençait mal. Je voulais entendre de sa bouche ce qu’il considérait avoir fait pour désamorcer ce point de conflit perpétuel. Coir s’il croyait en ce qu’il disait, voir à quel point cette rencontre lui importait. En la matière actuelle, il n’y avait rien de personnel, juste des affaires. Je n’allais pas perdre mes marges de profit sans une compensation. Qui plus était, il y avait un sens caché à ce que je disais : si les Zann étaient prêt à transmettre nos politiques de génération en génération, qu’est-ce qui me disait que son successeur honorerait nos accords? Une paix pour cinq ans, ce n’était pas acceptable, à mes yeux. Loin de là.
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MessageSujet: Re: Dans un bar sombre, dans un bar sombre et obscur [Zann] Mer 6 Mar - 8:47

Tyria Zann semblait prendre un certain plaisir à clamer haut et fort que la Guilde lui devait une bonne partie de ses profits. Il est vrai que l'arrivée du Consortium a au départ créer un sacré bordel entre les différents gangs pour ensuite devenir le réseau du crime numéro 1 dans toute la galaxie. Le Soleil Noir a été repoussé au fin fond des caniveaux où il tente tant bien que mal de survivre. Quant aux Hutts, leur influence a été grandement amoindrie, à tel point que nous pouvions aller et venir sur leur territoire sans craindre de réelles représailles. Ces deux facteurs éliminés, la Guilde s'était épanouie de façon fulgurante. Selon mon homologue, nous avions alors contracté une sorte de dette. Cependant, je ne voyais pas les choses de la même façon.


-Je suis d'accord avec toi, ton père et sa bande ont libéré une grande partie du marché en débarquant dans ce monde. Mais vous l'avez fait dans votre intérêt sans aucune intention de nous rendre service et par conséquent, on ne te doit rien. Mais si tu veux parler de service, je pourrai t'amener la facture des contrats que j'ai dû refusé, sans quoi certains de tes employés n'auraient pas pu profiter de leur retraite. Pour te donner une idée, elle égale presque celle mise sur ta tête.


Et voilà pourquoi aucun de nos homologues n'avaient cherché à faire la paix. Toutes les tentatives de communication avaient échoué pour la simple et bonne raison que chaque camp affirmait que l'autre lui était redevable. A ce moment, les deux chefs se braquaient et rien d'intéressant ne pouvait en découler. Nous étions en ce moment même en train de reproduire le même schéma. Cependant, aujourd'hui était différent des fois précédentes. Les tensions entre les deux maisons du crime ne cessaient d'augmenter et les « accidents » se multipliaient. Cette rencontre était la dernière alternative avant le conflit armé. Là où Zann avait raison, c'était au sujet de son père. Il était arrivé dans le paysage à l'époque où Drogo dirigeait encore la Guilde et les deux n'avaient jamais réussi à se parler sans en venir aux mains. Sa fille avait pris énormément de lui mais heureusement pour tout le monde, le caractère était le même mais en version plus raisonnable.

Quant à l'Empire et à la République, ils se lançaient dans une guerre aux proportions bibliques. Les contrats s'entasseraient pendant que les forces impériales et républicaines diminueraient. Une guerre entre la Guilde et le Consortium priverait les deux partis d'une véritable fortune. Et ça, ce n'était même pas envisageable.

Quant à ce qui se négociait autour de cette table, je n'avais pour l'instant émis que des exigences sans rien céder de mon côté. Mais c'était là le principe même de tout marchandage. Il fallait que je vois jusqu'où je pouvais aller avec elle. Et les marges de manœuvres étaient très faibles, voir inexistantes. Tyria n'allait rien lâcher et aucune issue ne pouvait être trouvée tant que l'un de nous deux se dirait lésé. Heureusement, j'avais préparé un atout quasi infaillible pour débloquer la situation.



-Comme tu l'as dit, chacun revendique une partie du travail de l'autre et ces querelles ne mèneront jamais à rien. Surtout qu'au train où vont les choses et si on influence cette guerre suffisamment pour qu'elle aboutisse sur un match nul, il y aura tellement d'opportunités qu'on sera pas trop de deux.


Je fis une pause et la dévisageait en tirant sur mon cigare.


-J'irai même jusqu'à dire qu'une association entre nous serait le meilleur moyen d'exploiter tout le potentiel de cette guerre.


Elle m'avait à l'origine contacté pour discuter d'une trêve et pour redessiner le champ d'action de chaque organisation. Et voilà que je suis lui collais une proposition de partenariat sous le nez. Si nos prédécesseurs n'avaient pas été capable d’enchaîner deux phrases sans que le ton monte, une possible collaboration pouvait suffire à les tuer une deuxième fois.


-Je compte remodeler la Guilde et lui donner encore plus d'importance. A la fin, tous les contrats d'exécution devront passer au moins une fois sur mon bureau et chaque mercenaire devra répondre de ses actes devant la Guilde. Mais pour ça, j'ai besoin de matériels et d'armes. Et tu as ces deux choses.
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MessageSujet: Re: Dans un bar sombre, dans un bar sombre et obscur [Zann] Dim 10 Mar - 4:13

« Tu vas rire Clint. J’avais justement parlé d’une alliance entre chasseurs de primes et hors la loi avec une bonne amie à moi et tu sais ce qu’elle m’a répondu? Impossible, qu’elle a dit. Pourtant, nous voilà assis ici en train de parler de cette même éventualité. Le destin peut vraiment être farceur, tu ne trouves pas? En tout cas, c’est une excellente, excellente nouvelle que voilà. »

C’était on ne peut plus vrai. Juste avant d’apprendre une bien désagréable nouvelle mais les faits étaient là. J’avais même commencé à ratifier les points que je jugeais clés dans cette affaire. Entendons-nous, ce ne serait pas le traité du siècle mais au moins, dans l’absolu, ce serait de solides bases pour une alliance que j’espérais durable. Je l’avais dit et répété à Lola : nous avions plus en commun et plus à gagner en travaillant de concert. Le profit se partage et il se partage encore mieux entre amis. À défaut d’avoir des amis, il se partage bien entre partenaires. Si effectivement Clinton commençait à discipliner ses troupes, nous pourrions nous entendre. Qui plus était, fournir des armes… Cela me ferait grand plaisir. Si cela ne venait pas directement de moi, ce serait par mes sous-traitants. Le CDZ avait les moyens de fournir à la pelle.

Clinton, contrairement à ces prédécesseurs, m’avait toujours semblé plus enclin à un dialogue ouvert. Inversement, comparativement à certains membres de la famille, j’étais également plus diplomate que du temps de mon illustre ancêtre, par exemple. Si tout le monde y mettait du sien, je n’osais imaginer la marge de profit que tout cela génèrerait. Il y en aurait pour les fins et les fous, pour des générations à venir. Réussir un coup pareil, c’était réaliser l’impensable et l’impensable était plus payant qu’on ne pourrait le croire. Décidément, c’était une excellente nouvelle et une que je n’étais pas prête d’oublier. Ce serait à inscrire dans les annales du CDZ. Cela ne ferait pas l’unanimité, à coup sûr mais les plus impliqués dans l’organisation accueilleraient la nouvelle avec vivats. Restait à voir le prix de cette alliance. Toutes les choses se paient d’un prix.


« Alors Clint, c’est quoi tes conditions? Parce que je me dis que si tu me proposes un tel truc, c’est parce que tu n’y vois pas qu’un simple contrat pour te livrer armes et équipement. Quelque chose me dit que ça risque d’être assez coûteux pour moi. T’es pas idiot donc je me dis que les dépenses ne seront pas à sens unique. La question à se poser c’est qu’est-ce que tu attends de moi? Je serais curieuse de savoir… »

Prudence avant de se réjouir trop vite : il se pouvait fort que les conclusions de Clint me déplaisent. Après tout, nous avions deux visions différentes de la criminalité, ce qui pouvait avoir sa part dans la balance. Voyons ce qu’il attendait de moi avant de signer. On ne signe jamais sans avoir tous les détails, sans avoir lu tous les petits caractères. Autrement, on se fait avoir de façon prodigieuse et très personnellement, je n’avais pas envie de me faire avoir. L’arnaque, c’était mon domaine, pas celui d Clinton, soit dit sans le vexer. Si quelqu’un devait avoir le gros bout du bâton, ce serait moi. Il fallait d’abord et avant tout penser aux intérêts de ma famille. Pas les Zann. Le CDZ au complet. Je ne comptais pas mettre à la rue une bonne partie d’entre eux pour satisfaire les caprices de Clinton, quand même. Ce serait stratégiquement ridicule.

En y réfléchissant bien, si je décidais de me retirer des activités que Clinton jugeait comme les siennes, quelles seraient mes pertes? Probablement entre 10% et 20% sur une base annuelle. Avec la guerre en cours, ces chiffres risquaient de voir leur valeur associée se transformer, ce qui n’était très certainement pas pour me plaire. Dans quel domaine pouvais-je alors revendiquer de quoi contrebalancer tout ça? Cela demandait une prudente planification car une fois que nous aurions signé, il n’y aurait pas de machine arrière. Ce serait coulé dans le duracier et briser une telle entente serait à la limite du suicidaire. Mieux valait tout clarifier d’abord et ensuite procéder aux changements qu’il ne manquerait pas d’y avoir. Pour l’heure, cependant…

Je sortis un datapad de ma poche. Cette fameuse esquisse de traité d’alliance dont j’ai parlé plus tôt. Le tournant vers lui, j’vais préalablement surligné certains passages que je jugeais clé, histoire de redéfinir nos rôles respectifs. Le premier disait ceci : « dans l’éventualité où un contrat normalement destiné à un chasseur de primes aboutirait sur le bureau de la chef du CDZ, celle-ci s’engage à le transmettre dans les délais les plus brefs au chef de la guilde des chasseurs de primes ». L’autre article disait ceci : « Un chasseur de primes devra par conséquent se limiter aux cibles vivantes que ce soit pour l’assassinat, l’enlèvement ou la protection d’un individu. S’il agit en dehors de ce mandat (dans le cas d’actes de sabotage par exemple), il outrepasse sa fonction car ce genre d’actes relève des hors la loi ». C’était un bon début, à mon avis.


« La première chose à considérer, Clint, c’est qui fait quoi et qui peut faire quoi. Je ne te cache pas que normalement, on fait dans l’assassinat politique ou dans le terrorisme pur et dur mais je suis encore capable de négocier avec toi. Tu dois bien avoir ta propre définition d’un criminel et d’un chasseur de primes. Reste à voir où on se rejoint et où nous avons une opinion très différente. »

Je ne prétendais pas que les négociations seraient faciles, loin de là. Pour survivre dans notre métier, à des positions aussi élevées, il fallait avoir la tête dure et ne pas plier facilement. Or, Clinton était un des types les plus obstinés que je connaisse et il n’était pas du genre à céder du terrain facilement. Tant mieux, car je ne donnais pas ma place non plus. J’étais une vraie plaie quand venait le temps de me faire faire quelque chose que je ne voulais pas. J’étais bornée, obstinée, têtue, entêtée… Et malcommode, si on me cherchait trop. Mettre des gants blancs n’était peut-être pas le truc de Clinton mais il ne discutait pas avec un vulgaire subordonné non plus. Entre gens importants, il faut garder un minimum de courtoisie, de politesse et de décorum. Où va la galaxie autrement, je vous le demande. Il y avait des exceptions, les Hutts par exemple mais…

Les dés étaient jetés. Nous avions mis à notre manière une part de nos cartes sur la table. La mise était élevée et nous le savions tous les deux. L’enjeu de la partie par contre capital. De mémoire, je doute qu’un conflit plus meurtrier que celui en cours ait jamais eu lieu dans la galaxie. Des siècles de raffinements avaient élevés la guerre à un tout autre niveau et l’Empire avait toujours eu le chic pour viser dans le « dévastateur », « l’imposant » et le « meurtrier ». Ce serait toute une guerre et elle durerait longtemps, très longtemps. J’y veillerais personnellement au besoin. Après tout, si vous éliminez les modérés, il ne reste que les radicaux et qui veulent la guerre? Ces gens-là. D’ordinaire des militaristes convaincus, dans gens instables et donc dangereux. Tout ce qu’il fallait pour maintenir une guerre. Des crédits? Il n’y avait qu’à se pencher pour les ramasser…
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MessageSujet: Re: Dans un bar sombre, dans un bar sombre et obscur [Zann] Lun 18 Mar - 12:39

Bien calé au fond du siège, je savourai cet événement pour le moins improbable. Les deux organisations du crimes majeures de cette galaxie étaient sur le point d'arriver à un compromis. Mon cigare aux lèvres, je dévisageai Tyria Zann en affichant un léger sourire de satisfaction. Les négociations s'annonçaient ardues mais elles s'annonçaient tout aussi fructueuses que ce soit pour les chasseurs de primes et les criminels. Contrairement à elle cependant, je n'avais toujours pas touché à mon verre. Non pas que je craignais qu'un agent de la criminelle en face de moi ait versé une quelconque substance dedans (quoi que...) mais je me méfiais plus du goût que pouvait avoir une bière dans ce genre d 'établissement. J'aurai tout le loisir de savourer un bon spiritueux une fois de retour sur Anaxes.

Zann sortit ensuite un datapad sur lequel elle pianota rapidement avant de me le tendre. Le marché qu'elle me proposait était pour le moins intéressant. Ses conditions étaient tout à fait acceptables. Avec le temps, la Guilde avait pris l'habitude d'accepter quelques contrats de contrebande et de sabotage mais rien de bien conséquent. Accepter de les céder représentait une perte minime des recettes, perte qui serait logiquement compensée par les contrats que je récupérerai. Logiquement. Par contre, l'assassinat, politique ou non, relevant du domaine de la Guilde.



-Je suis prêt à accepter ces conditions. On lâche tout ce qui touche au terrorisme comme tu aime si bien le dire, le sabotage, la contrebande, le vol. Tout. En contre partie, le Consortium s'engage à laisser à la Guilde les contrats d'assassinat, de protection et de mercenariat. Tu ne devrais normalement pas observer de perte d'argent et tu serais étonnée du nombre d'offres de ce genre qui atterrissent sur mon bureau.


Faire le point sur le travail de chacun était la véritable raison de cette rencontre et ça se goupillait bien cette histoire. Mais pourquoi s'arrêter là ? Nous étions tous les d'accord sur le fait que s'aligner pouvait générer beaucoup plus de crédits que si l'on bossait chacun de notre côté. Nous avions l'occasion de former l'alliance la plus puissante de cette galaxie, une coalition capable d'entretenir et d'orienter le cours de la guerre. Nous ne pouvions ignorer ce point. Mais je devais également garder en tête que j'avais en face de moi la plus grande arnaqueuse du monde connu. Non contente de s'en tirer à part égale, elle allait essayer de m'entuber, d'entuber la Guilde. La partie s'annonçait serrée.


-Pour en revenir à la question des armes et du matériel, tu te doute bien que si je choisis de me fournir auprès du Consortium, je vais te demander des tarifs plus attrayants que ceux que peuvent me proposer les Hutts. Mais tu devrais largement y trouver ton compte au vue de ce que peut consommer un regroupement des gros tireurs de la galaxie.


Je fis une pause histoire de laisser à Zann le temps de réfléchir à tout ce que ça impliquait. Mieux que quiconque, elle connaissait les conséquences d'un accord conclu trop vite .


-Évidemment, on n'a rien sans rien. Ce que je te propose en échange de cet accord commercial, ce sont les services de la Guilde. Si un de tes employés mérite que tu te sépare de lui, je te laisserai régler cette affaire en interne sans intervenir. Mais si jamais le licenciement en question nécessite des compétences particulières, la Guilde s'en chargera avec plaisir.


De cette façon, je ne laissai pas d'ouverture que Zann pouvait exploiter pour tirer à elle plus de couverture. L'arnaque n'était pas ma première spécialité et face à elle, je savais dès le départ qu'elle s’accaparerait la plus grosse part du gâteau. Alors j'allais lui offrir de ma propre initiative quelque chose qu'elle pouvait difficilement refuser. Demander plus serait courir le risque de mettre un terme à ce qui pouvait ouvrir sur une renaissance du crime organisé.


HRP: je suis en plein dans mes révisions donc c'est un peu court désolé ^^
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MessageSujet: Re: Dans un bar sombre, dans un bar sombre et obscur [Zann] Mar 19 Mar - 5:54

« Clinton, Clinton, Clinton… Tu me prends pour une idiote, c’est ça? Ce serait presque amusant tu sais? Tu penses vraiment pouvoir me passer un tel truc sous le nez sans que je ne m’en rende compte? Ce serait bien mal me connaitre. En admettant que je fasse comme tu le proposes, que je coupe dans les assassinats, à la rigueur, qu’est-ce que je fais de mes troupes au sol? De mes mercenaires d’assaut?

Si tu te réserves le mercenariat, à quoi me servent tous ces soldats, ces chars d’assaut et le reste? Je suis prête à accepter tout ce qui touche l’individuel, les assassinats, la protection, ce genre de trucs. Le mercenariat? Là tu rêves. Il faut bien que les troupes fassent quelque chose, si je ne veux pas avoir de problèmes internes. Ça tu peux le comprendre, pas vrai? Tu sais ô combien c’est important, la discipline. »


¸Pour tout vous dire, c’était plus ou moins vrai. En vérité, je m’en foutais pas mal de perdre une partie des contrats en mercenariat. Protéger des intérêts privés, ce n’était pas mon truc. Par contre, amener Clinton à définir ce que c’était que le mercenariat, dans une définition dont nous conviendrions tous les deux, ça c’était mon truc. Si j’avais l’air d’accepter trop facilement, quelle image est-ce que je donnais? Il fallait que je donne l’air de réfléchir, de peser le pour et le contre, que j’ai l’air de m’en faire pour mes profits. Et croyez moi sur parole, je pouvais être TRÈS convaincante dans ce petit jeu. Quand même, si je donnais l’impression d’être trop faible dans mes choix, cet accord ne tiendrait pas longtemps : Clinton serait amené à ambitionner… Non dans cette histoire, j’aurais le plus gros bout du bâton. Pas de beaucoup, mais je l’aurais.

Consultant mon datapad, je me livrai à une série de calculs avec une attitude de femme d’affaire. C’était assez cassant par rapport à mon style coutumier mais cela prouvait hors de tout doute que je savais être sérieuse, TRÈS sérieuse, quand l’occasion le demandait. C’était un peu hors personnage, pour ce que ma réputation en disait mais montrer à l’interlocuteur en face que vous dirigez un business et non pas une simple bande de truands était clé pour conclure de bonnes affaires. Dans le milieu criminel, les plus forts survivent et le reste crève : le manque de versatilité est une faiblesse que plusieurs sont incapables de combler. Moi, je faisais comptable, chef criminelle, administratrice… Le monde fonctionne à l’argent. Si vous ne pouvez en suivre le cours et les humeurs, vous êtes foutu. Moi? J’avais l’intention de rester dans la course pendant longtemps.


« En plus Clint, soyons sérieux. Tu me demandes des prix avantageux mais en même temps, qu’est-ce qui me garanti que ces armes ne vont pas servir contre mes gars? Si tu décides de ne plus bosser pour les Hutts, tu vas te ramasser avec des pertes colossales. Ça c’est une clause qui est absolument non négociable : la minute où tu bosses avec les Hutts, c’est la guerre. Tu n’espérais pas, j’espère, m’arnaquer sur ce coup.

Pour ce qui est de te fournir en matériel… Je serai bonne joueuse. Pour compenser avec la perte du marché Hutt, je t’offre une réduction de … 50%. Non, soyons plus généreuse. 66%. Avec garanties, bien sûr. Munitions incluses. Pas illimitées mais une quantité appréciable. Si c’est pour toi ou tes lieutenants, je te fournis tous les accessoires en prime. Si c’est du sur mesure, je te le fais même livrer en personne. Ça te convient? »


¸66% de réduction. Spike allait avoir une attaque cardiaque. N’importe quel analyste déconseillerait pareille décision. Par contre, si cela me permettait de conclure une alliance qui à l’intérieur de trois mois me ferait récupérer toutes les pertes éventuelles et génèrerait en plus des bénéfices, je n’allais pas dire non. Les chasseurs de primes sont des artistes. Ils n’utilisent que le meilleur des matériels. Conclusion : même avec 66% de rabais, ce serait quand même une bonne somme. Plus encore sur du sur mesure. Dans l’absolu, c’était à notre avantage à tous les deux. Je connaissais les Hutts. Au maximum, ils auraient offert 33% de rabais. J’offrais le double. Qui plus était, j’offrais le double sur TOUT. Pas d’exception. Que ce sot un pistolet blaster ou un lance-roquette, ce serait le même rabais. Trouvez-moi un armurier capable d’en faire autant.

J’étais étonnamment honnête dans mes négociations. J’aurais pu ambitionner davantage, presser le citron encore plus mais Clinton n’était pas un adversaire ordinaire. Si je n’étais pas prudente, les risques étaient bien trop grand pour que je focusse uniquement sur mon propre bénéfice. Par contre, pour ce qui était des Hutts, j’étais on ne peut plus sérieuse. S’il acceptait de bosser pour eux, il allait comprendre le sens des mots « armes de destruction massive ». Aucun accord ne serait conclu si Clinton comptait bosser pour mes ennemis. À quoi sert une alliance si vous travaillez pour les ennemis de vos alliés? À bien peu de choses, si vous voulez mon avis. Réciproquement, si Clinton avait des ennemis opérant dans le même domaine que lui, ils seraient ajoutés à ma liste noire. Ce qui est bon pour les uns est bon pour les autres. C’est un principe d’équité, rien de plus.


« Tiens d’ailleurs, puisqu’on parle d’alliance… En quels termes devons-nous considérer l’assistance mutuelle? Entendons-nous : si nous cessons de nous entretuer et qu’on dit à l’Empire et à la République qu’on ne se touche plus l’un et l’autre, est-ce que tu t’attends à ce que mes gars débarquent en renforts si tes gars sont dans la merde? Parce que tu m’excuseras mais tu n’as pas d’armée, toi.

Ce qui veut dire que si admettons les Hutts décident e m’attaquer en force, qu’est-ce que toi tu peux envoyer pour couvrir mes arrières? Dans une alliance, il y a toujours la question de défense de l’autre. Est-ce que toi tu voulais que les choses aillent aussi loin qu’une vraie alliance ou tu veux que ce soit strictement commercial? Et il va falloir mettre des termes solides : je ne veux pas d’histoire avec nos successeurs. »


Bah oui, on meurt un jour. Moi, je voulais que ce traité survive à ma mort. Que le prochain Zann, qui serait assurément quelqu’un que j’adopterais, un clone ou je ne sais trop encore (qu’est-ce qu’il y a de si dur à comprendre dans le mot « stérilité ») prendrait la relève, je en voulais pas qu’il retombe en conflit avec la guilde. Si nous jouions bien nos cartes, nous pourrions faire durer cette guerre pendant des années. Quand elle prendrait fin, une autre faction se formerait pour reprendre les hostilités et nous serions là pour soutenir le chaos et l’entropie. Les forces de l’ordre? Pas dans le crime, assurément. Dans un métier comme le nôtre, la mort était là à chaque pas. Il fallait prévoir son trépas et ce qui viendrait ensuite. Autrement, vous vous retrouvez avec une œuvre des plus éphémères. Ce ne serait pas mon cas.
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MessageSujet: Re: Dans un bar sombre, dans un bar sombre et obscur [Zann] Jeu 25 Avr - 2:19

Le Consortium avait la réputation de pouvoir faire des bénéfices sur tout et n'importe quoi. Plus que tout c'était l'argent qui comptait, et il n'avait pas forcément tort. A partir de la, il fallait bien s'attendre à ce que leur chef soit extrêmement tatillon. Je devais bien avouer qu'à ce niveau, le Consortium était on ne peut plus fidèle à sa réputation. Pas question qu'un point reste un tant soit peu flou avant qu'elle n'accepte de ratifier l'accord. Tout cela aurait été trop facile voire même décevant dans le cas contraire. La marche vers un accord entre les deux barons avançait à grands pas mais une question restait à régler : celle du mercenariat.


-Un mercenaire c'est quoi pour toi ? C'est un type qui vend ses compétences au combat pour tuer ou protéger. La seule différence par rapport à un contrat classique, c'est que le contrat ne cible pas une personne en particulier mais une faction.


Telle était la définition du mercenaire selon la Guilde des Chasseurs de primes. Il s'agissait d'un soldat, d'un guerrier et non d'un criminel.


-A partir de la, il est normal que ces contrats nous reviennent. Maintenant, tu as des troupes, une flotte et du matériel de guerre qu'il faut entretenir et surtout rentabiliser. Nous avons le savoir-faire, l'expérience et l’entraînement. Vous avez les moyens et beaucoup plus d'Hommes. On ne sera jamais d'accord si un seul de nous deux récupère l'exclusivité de ce marché.


Établir un champ d'action avait été aisé lorsqu'il s'agissait de la contrebande ou de l'assassinat. Ce n'était pas le cas des mercenaires. Chacun de nous avait des arguments tout à fait justifiables pour récupérer ces contrats.


-Ce qui est bien par contre avec les mercenaires, c'est qu'il peuvent être amenés à exécuter des missions extrêmement variées. Des missions requérant soit tes services, soit les miens.


Sans aller plus loin, je la regardais patiemment jouer avec son datapad. Voir la patronne du Consoritum, toute d'armes vêtue, son cigare au coin des lèvres jouer avec ses chiffres en vérifiant quels seraient les gains et pertes avant quelque chose de déconcertant. Mais les hors-la-loi étaient en même temps les rois du subterfuge et de la tromperie. L'idée même que la grande Tyria Zann se soit faite moucher sur une minuscule clause de n'importe quel contrat pouvait remettre en question bon nombre de choses. Mais son jeu pouvait tout aussi bien n'être qu'un jeu, une manière de donner de l'importance à ce qu'elle estime comme mineur.

Ce qui l'était moins en revanche concernait directement tout accord pouvait être conclu avec les Hutts. Ils avaient été évincés de la première place depuis plusieurs années et leurs affaires traversaient un contexte difficile. Mais leur soif de vengeance et leur rancune étaient légendaires et certains prenaient même le risque de se mettre sur la paille pour choper ne serait-ce qu'un lieutenant du Consoritum ou même un simple livreur pour peu qu'il les ai entubé. Le sale caractère des Hutts se révélait être une source de profits non négligeable. Devoir y mettre un terme allait en énerver plus d'un et surtout, les recettes s'en trouveraient quelque peu diminuées. Tyria allait devoir proposer une contrepartie suffisemment intéressante.

Et c'est ce qu'elle fit. Une réduction de 66% sur tout son catalogue avec munitions et garantie. Avec la refonte de la Guilde, cette proposition tombait à pic et la guerre entre la Republique et l'Empire avait de grandes chances de faire chauffer les armes. Même en y réflchissant, aucun marchand d'armes, qu'il conventionné ou clandestin, ne pouvait s'offrir le luxe d'une telle réduction. Et Tyria n'aurait pas proposé cela si elle y perdait le moindre crédit. Elle savait que l'une des conditions primordiales pour exécuter un contrat était de travailler avec du matériel fiable et efficace. En général, un chasseur de primes ne regardait pas la dépense quand il s'agissait de se procurer du matériel toujours plus perfectionné.



-C'est d'accord. Tous les contrats entre la Guilde et les Hutts seront rompus et aucun autre ne sera accepté. Quant aux free-lances qui s'attaqueront au Consoritum, je m'en occuperai personnellement.


Même si cette clause allait se montrer très profitable pour la Guilde, il étaut évident que Tyria menait ces négocitations comme elle le souhaitait. C'était dans sa nature de s'attribuer la plus grosse part. Je n'était pas là pour jouer à ce jeu mais pour défendre les intérêts d'une organisation qui allait à vau-l'eau depuis quelques années. Tant que mes intérêts n'était pas bafoués, elle pouvait bien en tirer plus de bénéfices cela m'importait peu.

Il était maintenant temps de donner à un nom à ce que nous étions en train de négocier. Trêve ? Accord commercial ? Où oserons-nous aller jusqu'à une alliance ? Sur ce point, Tyria Zann se montra très imprudente en insinuant la faible puissance de la Guilde. Certes, elle n'était pas au mieux de sa forme mais tout cela allait rapidement changer et la machine était déjà en marche.



-Tu as le nombre, c'est indéniable. Tu as les meilleurs pilotes de la galaxie, les marchands les plus futés et une logitistique considérable. On dit même de tes espions qu'ils ont la capacité de changer d'apparence. Mais ce ne sont pas des guerriers. Tu as des mercenaires mais la plupart n'ont jamais mis les pieds sur un champ de batailles. Ils n'ont pas l'expérience et le sang-froid d'un chasseur de primes. Je n'engage que les meilleurs. Et ceux qui ne sont pas assez bons, je les entraîne. Crois-moi, je n'ai pas d'armée mais je peux frapper tout aussi fort.


Ce point éclairci, on pouvait tranquillement définir les termes de cette alliance.


-Nous sommes venus ici pour établir un accord commercial qui nous serait profitable à tous les deux. Mais quand cette nouvelle se répandra dans la galaxie, les deux Blocs ne pourrons l'ignorer. Nous sommes là pour entretenir cette guerre et par conséquent, nous sommes dangereux pour les deux. Quant aux Hutts, ils seront les premiers touchés par notre entrevue. Nous ne sommes pas assez idiots pour les ignorer.


Je tirai une dernière fois sur mon cigare et la déposai dans le cendrier, le laissant doucement se consumer. La fumée s'éleva doucement au-dessus de la table en direction du plafond et semblait danser langoureusement.


-En cas d'attaque de l'une de ces factions sur le Consortium, la Guilde interviendra et nous avons les moyens de faire pencher la balance. Je peux mobiliser tous les Hommes bossant pour moi ainsi que tous les indépendants avec quelques contrats qu'ils ne pourront refuser. Et une fois signé et ratifié, notre accord sera respecté tant que je dirigerai et mon usccesseur ne pourra prendre les commandes qu'après avoir lui-même promis de s'y conformer.


Nous étions ainsi passer d'un cessez-le-feu à une alliance aussi bien économique que militaire qui se transmettrait à nos successeurs respectifs.
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MessageSujet: Re: Dans un bar sombre, dans un bar sombre et obscur [Zann] Sam 27 Avr - 13:26

« En tout cas, tu peux être sûr que comme c’est Urai qui me succède, il va appliquer à la lettre ce que je vais lui dire. Il est dans la famille depuis tellement longtemps de toute façon : si un Zann osait contrevenir à un ordre donné par son prédécesseur, les claques voleraient et avec Urai, tu veux pas qu’il t’envoie une baffe. Bon ça me va. On va la signer cette grande alliance entre toi et… »

Naturellement, cela aurait été bien trop simple si on avait juste pu signer l’accord et rentrer à la maison annoncer la bonne nouvelle à nos p’tits gars. Évidemment, en territoire hutt, vous êtes pris avec des espions à la solde de ces mêmes Hutts. Il faut croire que d’apprendre que la guilde des chasseurs de primes ne bosserait plus pour eux avait dû les foutre en rogne car bien que le quartier soit en théorie « exempt » de leurs brutes épaisses, ceux qui passèrent la porte de l’établissement où nous nous trouvions semblaient avoir un objectif précis en tête : s’assurer que nos successeurs respectifs fassent les quatre volontés des Hutts. Plutôt crever que de laisser le CDZ devenir le laquais des limaces. Je laissai approcher les mercenaires, histoire de mieux refermer le piège sur eux. Rappelez-vous : j’avis des renforts avec moi…

Le premier à s’approcher, une brute épaisse et moche, vint se planter devant Clint en lui disant que son patron, Golgo le Hutt, n’appréciait pas qu’on refuse de l’inclure dans les négociations, que les Hutts avaient bien plus à offrir que le pathétique CDZ. Bah oui. Même pas en rêve. Le jour où ce serait vrai, c’est bien parce que je serais morte et Urai avec. C’en était risible au point où rire aurait été accorder trop de crédit à une telle énormité. Non, le mépris était la meilleure défense. Un mépris dédaigneux qui plus était. Comme si Clint allait être assez con pour cracher sur la proposition du siècle. Continuant de tirer sur mon cigare, je regardais la scène d’un air amusé, me demandant quand ces gentlemen m’adresseraient la parole. Dix contre un que ce cher Golgo leur avait donné un message pour moi. Ce serait très grossier de sa part, sinon. TRÈS grossier.

De fait… Une autre brute à la mine patibulaire s’approcha de moi, posant ses deux mains à plat juste à côté de moi. Comme s’il allait commander un verre ou prendre la parole. Moi? Je ne bronchai même pas. Je pris une autre gorgée d’alcool, l’ignorant complètement. Il donna un coup de poing sur le plateau, espérant probablement me faire réagir. Rien. Poussant un grognement hargneux, il voulut m’attraper par l’épaule pour me forcer à me retourner mais l’arme que je pointai vers ses bijoux de famille le dissuada d’insister. S’il posait le petit doigt sur moi, j’allais le lui briser en vingt-huit morceaux minimum. Personne n’avait le droit de me toucher si je n’étais pas consentante. Le dernier à avoir essayé avait été renvoyé chez lui dans un tas de petites boites. Rien à faire moi de ce que les autres pensent. À chacun sa façon de faire.


« Touches moi et je te descend. Je me fous de savoir pour qui tu travailles. Je me fous de savoir qui tu es. Moi, je suis Tyria Zann, chef du Consortium de Zann. Dans mon monde, c’est moi qui décide. Le crime, c’est moi. Tu penses que ta saloperie de limace de patron fait le poids contre moi? Que TOI tu fais le poids contre moi? Là, en ce moment, tu penses sans doute que tu peux me butter, pas vrai?

Voici ce qui va se passer en réalité : Je vais te mettre une balle dans la medulla oblongata, ton bulbe rachidien si tu préfères, qui se situe à la base de ton cerveau, directement au travers un point situé entre ta lèvre supérieure et la base de ton nez. Tout ce qui se trouve sous ce point sera complètement mort après un tir pareil. En fait… Tu seras carrément mort. Tu ne feras même pas un soubresaut. Incroyable, n’est-ce pas? »


Vous savez que j’ai des tas de trucs pas trop humains dans le corps, pas vrai? J’ai entre autre un implant qui me permet de rester un contact avec mes p’tits gars. De savoir que la cavalerie était prête à intervenir m’arracha un sourire. Les Hutts avaient déployés leurs propres troupes ou tout du moins, ce Golgo l’avait fait. La brute en avant de moi, rouge comme une tomate, n’avait pas apprécié ma tirade et alla jusqu’à me menacer en disant que l’endroit était cerné par des forces supérieures en nombre. À cela, je levai mon verre… Avant de le lui éclater dans la figure et de tirer sur l’ennemi le plus proche. À la question : Tyria, peux-tu sortir d’un bar sans semer le chaos, la réponse est non. Malheureusement, cette bonne vieille entropie semble toujours vouloir se rappeler à moi quand je vais prendre un verre. Non pas que je m’en plaigne.

Le combat commença entre mes forces et celles des Hutts. À l’extérieur, les forces ennemies avaient été prises par surprise par mes tireurs embusqués et faute de chefs pour les guider, c’était un petit peu beaucoup la débandade. Dans le bar, les sympathisants aux Hutts avaient commencés à converger vers notre table et un type portant un casque de pilote s’approcha de moi. Je lui balançai mon bras mécanique dans la figure (toujours recouvert de peau synthétique du plus bel effet), défonçant la visière et le crâne de cet imprudent et le faisant passer de vie à trépas. Mon objectif actuel était double : survivre et faire en sorte que Clint survive également. Ce serait vraiment merdique de rédiger un accord historique, d’être à deux doigts de le signer et de foirer à la dernière seconde. Je ne passerais pas à l’histoire comme celle qui avait manqué l’alliance du siècle.

Abattant sans le moindre remord un type qui devait à peine avoir sa majorité voire moins, je sauvai Clint d’un couteau dans le dos. Une vibrolame en plus, c’était des plus salauds. Je me retrouvai ensuite à lutter contre un gamoréen, d’abord dans une fusillade en règle puis au corps à corps. Ces fils de porcs étaient peut-être d’une force prodigieuse mais un bon coup de genou dans les parties vous les fait couiner comme n’importe qui. Lentement mais sûrement, l’ennemi (soit la quasi-totalité du bar) était en train d’être repoussé mais sans mes renforts de l’extérieur, il y avait encore des risques d’y passer. Clint et moi étions loin d’être des mauviettes mais quand même, avec un ratio de quoi? Quinze pour un? C’était loin d’être une partie de plaisir. Contre la faune locale de Tatooine, je ne dis pas mais ici, on ne luttait pas contre de la petite bière.


« Si on survit Clint, c’est moi qui te paie une bière. À chaque fois c’est pareil : une femme ne peut tout simplement pas sortir dans un débit de boisson sans que la soirée finisse en bagarre. En tout cas, ces types nous donnent un plus beau défi que les idiots de la dernière fois. Rends-moi service, tu veux bien descendre le salopard avec la carabine blaster au deuxième? J’ai un trio avec des fusils à pompe ici… »
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MessageSujet: Re: Dans un bar sombre, dans un bar sombre et obscur [Zann] Dim 5 Mai - 12:08

Nous y étions enfin. Pour la première fois de mémoire d'Homme, les chasseurs de primes et hors-la-loi avaient décidé de s'allier dans le seul but de vider la le reste de la galaxie de ses crédits. Deux factions qui n'avaient connu que rivalités et échanges de tirs venaient de trouver un compromis. Zann m'avait assuré que son actuel successeur respecterait à la lettre les termes de notre accord et il en était de même pour le mien. Il ne manquait plus qu'une petite griffe en bas de l'accord et tout serait officialisé. Enfin ça se serait passé ainsi dans un monde idéal. Seulement ici, c'était la réalité. Organiser cette rencontre sur un monde Hutt avait pour principal avantage de réunir tout le monde en terrain neutre. L'inconvénient par contre était bien sûr le risque de recevoir une petite visite de leur part.

Un groupe d'hommes de main entra à ce moment dans le bar et aussitôt, l'atmosphère se fit plus pesante et plus sombre. Personne n'avait prononcé un mot et avant même que nos yeux croisent ceux des nouveaux venus, tout le monde savait que cette histoire allait mal finir. A première vue, les Hutts n'avait envoyé que quatre de leurs gros bras. Évidemment, ils avaient dû prévoir les renforts à l'extérieur et même à l'intérieur. Celui en tête de planton marcha jusqu'à la table, la main sur son blaster et roulant des mécaniques. Il se planta devant moi et renifla longuement avant de cracher à mes pieds.



-Clinton... On ne te pensait plus intelligent que ça. Golgo le Hutt est très déçu de ne pas avoir été inclus dans vos petites affaires. Et tu sais que Golgo n'aime pas être déçu par ses associés.
-Tu tombes bien, j'ai un message pour ton patron.



Avant que le mercenaire n'ait eu le temps de réagir, je lui pris le bras et plaquai sa sale gueule contre la table. Incapable de tout mouvement, il commençai à m'insulter avant de hurler de douleur lorsque, d'une légère torsion, je lui déboîtai l'épaule.


-Retourne dire à Golgo qu'à partir de maintenant, la Guilde n'acceptera plus aucun contrat émanant des Hutts. Plus aucun chasseur de primes n'acceptera de bosser pour eux. D'ailleurs ton boss me doit encore un petit paquet de crédits et je me ferai un plaisir de venir les récupérer moi-même.


Lâchant prise, je regardai le porte flingue glisser de la table avant de s'écrouler en sol en se tenant le bras et en gémissant de douleur. C'est en relevant les yeux que je vis Tyria Zann en proie à la même situation. Garder secrète une rencontre entre les deux grands barons du crime semblait apparemment être impossible. Je sortis une cigarette de ma poche avant de la porter à mes lèvres et de l'allumer pendant que ma nouvelle collègue menaçait son adversaire. Leur conversation connu d'ailleurs une fin brutale lorsqu'elle lui fracassa le verre sur la tête. La rencontre venait officiellement de se transformer en affrontement ouvert. Et pour confirmer mes pensées, une fusillade avait éclatée à l'extérieur du bar entre les forces du Consortium et celles des Hutts.

Bien que la plus grosses partie de la baston se déroulait dehors, certains hommes de mains parvenaient tant bien que mal à entrer dans l'établissement. Face à cela, je dégainai mes deux blaster et renversai la table d'un coup de pied créant ainsi un abri de fortune avant de défourailler sur tous ceux qui pointaient une arme dans notre direction. Malheureusement pour eux, ces mercenaires, comme ils aimaient si bien s'appeler, étaient loin d'avoir mon entraînement. Ils ne prenaient pas le temps de viser et se contentaient d'arroser la salle en fermant les yeux et en hurlant des obscénités. Quant à moi, je visai patiemment mes cibles et m'assurai de faire mouche avant de tirer. Chaque tire devait être mortel, ou du moins devaient-ils toucher la cible prévue.

Soudain, Tyria se tourna vers moi et tira une salve que je sentis frôler mon oreille. Je me retournai alors et vis un jeune homme, le visage crispé et une vibrolame à la main, s'effondrer au sol. Merde, je l'avais pas vu venir celle la. En plus des hommes de mains qui prenaient littéralement d'assaut le bistrot, les Hutts avaient pris soin d'envoyer d'autres de leurs tireurs se faire passer pour des clients du bar. C'était là la preuve qu'il y avait eu une fuite quelque part au sujet de notre rendez vous. Dès mon retour sur Anaxes, j'allais avoir pas mal de boulots pour tirer cela au clair. Pour l'instant, la seule chose qui comptait était que nous étions pris entre deux feux.

Me frayant un chemin à coup de blaster, je rejoignis Tyria et fis face avec elle aux attaquants. Nous étions certes bien supérieur à n'importe quel type envoyé par les Hutts mais ces derniers semblaient avoir envoyé toutes les forces et elles n'allaient pas à nous submerger.



-Il faut croire qu'ils n'apprécient pas qu'on puisse s'entendre.


Lorsque Tyria mentionna le tireur embusqué au deuxième, un tir venu d'en haut passa à quelques mètres de nous. Tout de suite après, je roulai sur le sol pour me décaler et pointait mes blaster vers la source mais la cible s'était réfugiée derrière une colonne, pensant ainsi m'échapper. C'était mal me connaître. Je sortis une lame incurvée de ma manche que je lançai sur le côté. Elle décrivit une large courbe afin de contourner la colonne avant d'aller se planter dans sa jambe. Sur le coup, le tireur se retrouva exposé et je l'abattis d'un tir dans la tête.

Nous étions les deux personnes les plus dangereuses du monde souterrain mais nous n'étions pas invincibles. Il était plus que temps de sortir mon joker. Me mettant à couvert quelques secondes, j'attrapai mon comlink.



-Dum Dum, c'est quand tu veux mon vieux.


Dans l'instant qui suivit, un homme nous passa au-dessus en hurlant avant de s'écraser contre le mur. De l'arrière salle sortit un colosse à la moustache rousse arborant un chapeau melon. Ce même type qui avait joué le rôle du pilier de bar au début de notre rencontre. Il exécuta une manchette à un togruta qui fit un salto avant de se retrouver au sol. Démontrant toute sa force, Dungan le ramassa avant de le soulever pour mieux le jeter contre le comptoir, sortant ensuite un fusil à pompe de sous son imperméable.


-Tyria, je te présente le Lieutenant Dugan, mon second.


Après avoir assommé d'un coup de crosse un rodien qui avait eu la mauvaise idée de s'interposer, l'ours roux arriva jusqu'à nous. Il se tourna vers la chef du Consortium.


-C'est toujours un plaisir de rencontre un Zann.
-On en est où pour ce qui est de sortir d'ici ?
-On est prêt à faire sauter toute l'impasse sur ton ordre.



Une nouvelle vague d'ennemis coupa court à notre discussion, vague qui fut accueillie par une pluie de lasers. Il fallait absolument donner une fin rapide à cet affrontement, et une fin qui nous arrange si possible.


-Tyria, dis à tes gars de se mettre à couvert.


Une nouvelle fois, j'attrapai mon comlink tout en m'abritant derrière une table encore plus ou moins intacte.


-Ici Clinton, envoyez le paquet.


Cinq secondes plus tard, il y eu une série de trois explosions dont la déflagration s'engouffra par la porte du bar, soufflant toutes les personnes se trouvant à l'entrée.
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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Dans un bar sombre, dans un bar sombre et obscur [Zann] Mer 8 Mai - 15:26

Il fallait l’avouer, Clint avait le sens du timing et des effets spéciaux. Restait à ne pas perdre de sa superbe par contre : j’allais lui montrer qu’on savait impressionner nous aussi! Non mais j’aurais l’air de quoi si les chasseurs de primes s’en tiraient avec les grosses explosions et le carnage? Très bien Clint, je vais te montrer ce que je sais faire. D’ailleurs, cela se ferait sans trop de caprice car apparemment nos amis Hutts avaient décidés de sortir la grosse artillerie. Des véhicules blindés, rien de moins, un cortège hétéroclite qui cependant avait suffisamment de puissance de feu pour donner bien du fil à retordre à mes p’tits gars. Enfin… Jusqu’à maintenant. Si les Hutts pensaient pouvoir m’impressionner avec leurs conserves… J’avais amené avec moi ce qui faisait que le CDZ foutait la trouille aux impériaux et aux républicains.

« D’accord Clint, tu connais ton affaire, je ne te le contesterai pas. T’as un talent que je ne contesterai pas pour les surprises. Ça tombe bien, moi aussi. Laisse-moi te montrer maintenant ce que le CDZ a dans le ventre. Ok les gars, repli stratégique, montrons aux Hutts ce que c’est un VRAI char d’assaut… Si jamais le message ne passe pas... Ce n’est pas nous qui allons payer la note de toute façon… »

Un trio de char Canderous fit son apparition avant de transformer en fragments tordus la colonne de véhicules des Hutts. Autant vous dire que les Canderous, ça ne fait pas dans la dentelle. Ces petites merveilles ont mis au tapis plus de TB-TT de l’Empire qu’ils ne voudront jamais l’admettre, du temps de Tyber Zann. Évidemment, la technologie évoluant, nous avions fait de même avec nos véhicules et nos vaisseaux et je vous garantis qu’ils sont encore plus redoutables qu’avant. Pourquoi changer une combinaison gagnante, c’est complètement con. Chose certaine, là c’était carrément le chaos. Multiples foyers d’incendie, des débris un peu partout, des morts, des blessés, du sang… C’était un vrai champ de bataille. Les Hutts allaient avoir pas mal de nettoyage à faire s’ils comptaient rendre le coin attractif à nouveau, c’était certain.

Restait à mettre les voiles par contre et ça… Ce serait plutôt amusant car je comptais rendre visite à ce Golgo le Hutt avant de partir. On ne venait pas me déranger en pleines négociations pour des caprices sans en payer le prix. Et si ce petit salopard de Hutt pensait me faire peur, il pouvait encore aller se faire voir. Même s’il couvrait d’un bouclier son palais, j’allais tout simplement lui rappeler ce que bombardement orbital voulait dire. Il se croyait malin hein? Attend mon gros, tu vas voir de quel bois je me chauffe… Rassemblant mes troupes (avec un minimum de blessés), j’ordonnai une marche forcée sur la demeure du Hutt, étendant mon invité à Clint et à son second. Ce serait un sacré coup de pub : destruction d’un palais de Hutt après la signature d’une entente historique. De quoi faire réfléchir une ou deux fois les deux grandes puissances.

Si vous pensiez qu’opérer en plein système Hutt me faisait peur, vous vous trompiez. Rassemblant mes troupes, mes alliés et donnant mes ordres, il était clair que les autres larves de la planète auraient deux choix : s’en mêler, tenter de me butter mais ce faisant prendre des risques considérables ou alors sacrifier l’un des leurs, attendre et prier pour que je ne me lance pas dans un génocide. Ils avaient perdu la face devant Tyber Zann des décennies plus tôt, qui s’était contenté de leur imposer de rester dans l’espace Hutt. Ils savaient que je pourrais très bien être tentée de pousser la chose plus loin. BEACOUP plus loin. Tyber Zann, bien que j’honore son nom et sa mémoire, était un brin conservateur dans ses méthodes. Moi… Innover ne me faisait pas peur. Ma récente alliance avec la Guilde en était la preuve irréfutable.


« Bon les p’tits gars, on se la ferme et on écoute. Je sais que je vous en demande beaucoup, on n’était pas ici pour faire la guerre aux Hutts. Enfin… Pas ouvertement. Sauf que là, ce connard de Golgo a décidé d’ouvrir les hostilités et il ne sera pas dit que je suis une trouillarde qui refuse de se battre. On va aller voir ce gros tas de pus, enfoncer la porte de son palais et lui foutre la raclée de sa vie.

Plusieurs de mes sous-officiers, encore qu’on puisse plus parler des vétérans de mon organisation que de « sergents » de « caporaux » et autre, organisèrent les ordres de marche, la répartition des effectifs, ce genre de chose. Clint avait beau nous voir comme un ramassis de crapules, nous étions considérablement plus professionnels et compétents qu’il ne le pensait. Entre la brute lambda des Hutts et un mercenaire du CDZ, il y avait un monde. On fonctionnait comme une armée professionnelle et c’était, je n’avais aucun mal à l’avouer, ma petite fierté personnelle. L’ennemi est toujours surprit quand on commence à opposer une résistance organisée. Après tout, pas besoin de faire l’école des officiers pour en apprendre un rayon en stratégie. Je peux vous garantir qu’on peut très bien faire sans. Le seul Zann à avoir eu sa formation classique, c’était Tyber.

Je peux vous garantir d’un truc par contre : Peu importe que vous aimiez voir une armée s’organiser, c’était toujours impressionnant. Techniquement, j’étais débarquée ici avec une force de frappe considérablement inférieure aux Hutts et pourtant, avec pour seuls renforts additionnels Clint et son lieutenant, nous avions éliminé au minimum une cinquantaine de mercenaires à la solde de Golgo, probablement la totalité de ses forces mécanisées et encore, faute d’un vrai compte sur les pertes ennemies (il faudrait ramasser à la cuillère ceux morts dans l’explosion causée par Clint…), il se pouvait que mes estimés soient bien trop pessimistes. Il devait y avoir une force droide quelque part mais ça… Ce ne serait pas avant d’avoir les deux pieds dans la merde, dans la gueule du loup quoi. Le meilleur, le Hutt se le gardait à coup sûr pour lui.


« Clint, tu fais bien ce que tu veux, je ne te force pas à venir, ces connards ont empêché momentanément la signature du traité. On a deux choix : on le signe à la va vite avant de partir botter le cul de ce gros lard ou tu te pointes chez moi après que je lui ai fait sa fête et on signe. C’est sûr que ça me ferait plaisir que notre premier acte de défense conjoint se fasse en cassant du Hutt!

Toi aussi, Dugan, tu peux te joindre à la fête. Faudra que tu me dises quel Zann tu as déjà rencontré parce que je ne me souviens pas avoir déjà entendu parler de toi par la famille. Enfin bon, les potes de Clinton sont mes potes désormais donc… Te gênes pas si jamais tu as une demande spéciale dans le futur. Armes, équipement… Ce que tu veux. Il faut savoir bien les traiter, ses amis, si on veut les garder… »
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MessageSujet: Re: Dans un bar sombre, dans un bar sombre et obscur [Zann] Jeu 16 Mai - 11:35

Suite à la série d'explosions qui avaient balayé l'impasse dans laquelle se trouvait le bar, un silence presque religieux se posa sur les environs, ponctué de quelques râles émis par les blessés n'ayant pas pu fuir. Je sortis du couvert offert par la table pour constater que l'entrée de l'établissement n'était plus qu'une ouverture béante aux bords déchiquetés. Des morceaux de durabétons pendant ça et là, uniquement maintenus par quelques tiges de métal rouillé tandis que le nuage de poussière retombait doucement. J'époussetais ma veste en avançant vers la sortie du bar. Apparemment, ce petit feu d'artifice avait eu l'effet escompté puisqu'il ne restait plus personne dans le coin. Les habitants avaient soit fuis dès le début des combats ou s'étaient cloîtré chez eux.

Seulement, cette fin ne semblait pas plaire aux Hutts. Le vrombissement de plusieurs moteurs se fit entendre à quelques pâtés d'ici et quelques minutes après, des véhicules blindés firent leur apparition au coin de la rue. Golgo avait très mal digéré notre alliance et il était prêt à tout pour l'empêcher d'être signée. L'artillerie ennemie s'engagea dans l'impasse, bloquant ainsi toute échappatoire et se tenait prête à raser toute la zone. L'affrontement venait de prendre une toute autre importance. Ce qui au départ n'avait été qu'une rixe entre trois organisations criminelles venait dès lors de se transformer en guerre ouverte. Et ce Golgo venait de la déclarer à ses risques et périls. Dugan chargea son fusil à pompe et prit une grenade dans l'autre main mais Zann semblait avoir une carte à jouer puisqu'elle ordonna le replis de ses troupes. Sentant le carnage venir, les quelques chasseurs de primes embusqués se mirent également en retrait juste avant que trois chars d'assaut de classe Canderous ne firent leur entrée. Un seul passage leur suffit pour réduire en charpie la colonne blindée ennemie. J'avais entendu beaucoup d'histoires sur les Canderous sans jamais en voir à l’œuvre, et leur réputation était largement méritée.

Je m'allumais une clope tout en sortant de ce qu'il restait du bistrot. Les explosions associées à la pluie de feu des chars avaient complètement dévasté le coin. Le sol était parsemé de cratères tandis que de nombreux débris étaient éparpillés un peu partout. Les réparations allaient coûté un sacré paquet de crédits aux Hutts.



-J'ai quelques petits choses à régler avec Golgo aussi. Il est grand temps de laisser notre empreinte sur son cul de limace. Dugan, t'as ramené le paquet avec toi ?
-Je l'ai laissé avec la couverture.



Le Lieutenant sortit une oreillette et un micro de sa poche et me les tendit, me mettant en liaison avec nos forces sur place. Demandant un rapport, plusieurs voix me répondirent tandis qu'une quinzaine de personnes en armures sortaient des bâtiments avoisinants ou descendaient des toits. L'un d'entre eux me lança un paquetage depuis une fenêtre. Je l'ouvris et m'équipai de mon harnais de combat bardé de couteaux en tout genre, de deux pistolets blasters DC-15, d'une vibroépée dans le dos ainsi que d'une ceinture utilitaire à laquelle était accroché un poignard au niveau des reins.


-Il est temps d'aller dessouder du Hutt.


Marchant devant mes chasseurs de prime, j'entamai la marche vers le palais de Golgo aux cotés de Tyria Zann. La première action conjointe de cette toute nouvelle alliance se devait d'émettre un message à tous ceux qui oseraient s'y attaquer. Nous étions à nous deux les véritables dirigeants de ce monde souterrain et personne ne devait l'ignorer. Soudain, la voix d'un chasseur posté sur un immeuble grésilla dans mon oreillette.


#Boss. On a repéré une autre chasseuse dans une ruelle non loin de votre position.#
-Tu peux être plus précis ?
#C'est Lola Aino, Monsieur.#
-Je m'en occupe.



Je me détachai de la masse avançant en direction du palais pour trouver la femme en question en train de tabasser un pauvre type qui avait dû rendre les armes y a un moment. Je croisai les bras et m'adossai à un mur en attendant qu'elle ai fini.


-C'est pas comme ça que tu vas te trouver un mec, Lola. Dépêche toi, j'ai un boulot pour toi.
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Lola Aino
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MessageSujet: Re: Dans un bar sombre, dans un bar sombre et obscur [Zann] Sam 18 Mai - 3:19

Une chambre d’hôtel luxueuse plongée dans la pénombre. Des bouteilles d’alcool et des habits éparpillés un peu partout. Un lit défait et des objets brisés sur le sol. Le silence de la pièce uniquement troublé par le bruit de respirations régulières. C’est dans cette atmosphère que les yeux émeraude de Lola s’ouvrirent après quelques battements de paupières. La première chose qu’elle vit fut le plafond et durant une demie seconde elle se demanda ou elle était, se rendant compte qu’elle était dans un lit. La belle tourna la tête vers la gauche et vit un bel homme le torse nu et musclé, en train de dormir. Ne pouvant s’empêcher de lâcher un soupir, la tueuse fronça les sourcils et posa son avant bras sur ses yeux comme si au fond d’elle la belle s’en voulait à elle même. Tout lui revint en tête : le Devil’s Nest, assise à un comptoir ou elle buvait seule. Un homme charmant lui offrant des verres. Des sourires et des paroles échangées. Une envie débordante et irrésistible. Des baisers sensuels échangés. Des murmures dans le couloir de l’hôtel et la porte d’une chambre qui se referme. Le reste ressemblait à une bagarre de bar : des corps plaqués contre les murs, des habits retirés avec violence, des coups de dents dans le cou, des griffures dans le dos, des objets brisés, des bouteilles d’alcool finis en peu de temps et beaucoup de sport. Se mordant la lèvre, la belle soupira à nouveau. Il n’était pas rare qu’elle couche avec des inconnus mais pas dans l’hôtel appartenant à son meilleur ennemi. En effet, William Costigan, chef d’un gang de la mafia influent sur Nar Shaddaa possédait cet hôtel, à en croire les initiales présentes sur les bouteilles d’alcool, de plus c’était l’hôtel le plus proche du Devil’s Nest. Lola et William n’étaient pas vraiment en bons termes depuis que la belle avait tué un de ses précieux porte-flingue. Il fallait donc que la belle s’en aille rapidement si elle ne voulait pas le voir débarquer rapidement. Ainsi, Lola se leva, uniquement vêtue d’une petite culotte et d’une chemise d’homme, fit le tour du lit et récupéra ses affaires en s’habillant rapidement. Passant une main dans ses cheveux, elle laissa les affaires de son compagnon de la nuit et disparue sans même un regard vers lui. C’était toujours ainsi. Les hommes d’un soir se réveillaient le lendemain sans un mot, rien du tout, uniquement les souvenirs vagues d’une soirée en compagnie d’une sirène aux formes généreuses et à l’esprit dominateur. Il n’y avait que le parfum de la belle qui pouvait leur laisser penser que tout ceci n’était pas qu’un rêve.

Dans l’après midi la belle marchait dans les rues de la ville du crime. Elle avait pu passer à sa planque, un appartement dans un quartier plutôt calme, pour prendre une douche, changer d’habits, se munir de quelques armes et partir en filature d’une de ses futures proies. Le repérage des lieux et attitudes de la proie étaient toujours essentiels pour mener à bien un meurtre parfait. Dans ce genre d’occasion il fallait savoir rester discret. C’est ainsi que la belle portait une paire de bottes noires à talons, un pantalon noir, un petit débardeur dévoilant sa poitrine généreuse et une petite veste en cuir noire. Sa ceinture n’était garnie que de ses deux blaster 15s et un fouet neuronique, le strict minimum, le tout caché sous la petite veste. La tueuse était maquillée sobrement et avait laissé ses cheveux longs d’un noir profond tomber dans son dos. Enfin, elle portait une paire de lunette de soleil tout à fait banale pour tout le monde mais lui permettant de voir tous les détails grâce à Jarvis, son IA. Hauteur des bâtiments, point de sortie, distance entre elle et la cible. Ainsi vêtue, maquillée et coiffée, il était difficile de reconnaître la tueuse. En effet, elle était beaucoup plus féminine que lors de ses missions ou ses cheveux étaient attachés et ou elle portait un mini short et sans maquillage. Si la jolie brune était belle naturellement, elle l’était encore plus avec un peu de maquillage et les cheveux longs. Etre discrète était la clé de la réussite d’une bonne filature et ainsi vêtue, la belle savait que sa proie ne se douterait de rien. Ainsi, c’est en suivant sa victime qu’elle fut surprise par le bruit d’une explosion à quelques rues de là. Tournant légèrement la tête elle fit une colonne de fumée et entendit des tirs d’armes lourdes. Sans perdre son objectif de vu, elle vit sa proie prise de panique et faire demi tour pour revenir sur ses pas. Baissant la tête et se tournant légèrement pour ne pas qu’il voit son visage, la tueuse vit sa proie lui passer dans le dos. Alors qu’elle décidait de laisser tomber la filature pour aujourd’hui, laissant l’homme courir se cacher, la belle reporta son attention sur la colonne de fumée. Alors prête à dégainée pour aller voir ce qu’il se passait, elle fut interrompue par une voix d’homme et un sifflement.

    « Hé ma belle, c’est combien ? »


On connaît tous cet instant ou notre cerveau bloque d’un coup, comme pour prendre le temps d’analyser ce qu’il venait de comprendre. Ce fut donc la réaction de la belle qui se figea sur place. Faisant volte face, elle lança un regard noir à l’homme près d’elle et vit ses amis se marrer dans la ruelle. Alors que le premier boulet tendait la main vers elle sans doute pour la toucher, la tueuse lui prit le poignet et le tordit de telle façon qu’il fut contraint de s’agenouiller en hurlant de douleur. Cessant de rire et commençant à insulter Lola, les autres hommes débarquèrent. Envoyant un violent coup de genoux dans le visage du premier homme à genoux, elle le laissa tomber inconscient sur le sol pour s’occuper des autres. En quelques secondes les deux autres hommes étaient à terre et la tueuse tenait le dernier par le coup, plaqué contre un mur, ses pieds ne touchant même pas le sol. Lola lui offrit un premier coup de poing violent puis sentit une présence près d’elle. Tournant la tête elle entendit et vit Clinton MacCoy actuel chef de la Guilde des Chasseurs de Primes et connaissance de Lola. Il lui indiquait que ce n’était pas en tabassant des hommes qu’elle se trouverait quelqu’un. Affichant un petit sourire froid elle vit sa victime supplier Clinton de l’aider. D’un « ta gueule! », la tueuse lui offrit une droite qui le plongea dans le coma directement. Laissant l’homme tomber au sol, la tueuse s’approcha de Clint’ non sans jeter un coup d’œil à l’homme l’ayant repéré sur un toit non loin d’ici.

    « Dis donc MacCoy je t’en pose des questions sur ton futur successeur se trouvant encore entre tes jambes ? »


Dit-elle avec un sourire moqueur sur le visage. Sa relation avec Clint’ était plutôt étrange. Tous les deux se vouaient un très grand respect pour leurs compétences mais n’arrivaient pas à s’entendre sur la question de la Guilde. Lola trouvait que tous les hommes étaient des chiens à la botte de Clint’ et lui trouvait que les indépendants n’avaient aucune chance de survie et qu’il valait mieux être en meute. Clinton avait d’ailleurs proposé de très nombreuses fois à Lola de la rejoindre dans la Guilde, certainement en tant que seconde, offre que la belle avait toujours refusée avec un sourire. Alors qu’elle allait lui demander l’origine du boulot, la tueuse vit apparaître Tyria et resta surprise quelques secondes. Son regard passa de Clinton à Tyria, puis de Tyria à Clinton et enfin à la colonne de fumée. Affichant un sourire en coin la belle retira ses lunettes de soleil qu’elle plaça dans ses cheveux.

    « Dites les enfants, la prochaine fois que vous choisirez un lieu pour votre rendez vous amoureux, éviter Nar Shaddaa et le terrirtoire des Hutt ! »


Trouver Tyria Zann et Clinton MacCoy ensemble était la chose la plus étonnante qui soit. Il allait sans dire qu’ils avaient une idée d’alliance derrière la tête, sinon aucun des deux ne serait encore vivant. Comprenant alors que leur fête avait du être compromise par un clan ennemi, certainement les Hutt, la belle soupira et observa sa tenue, pas vraiment idéale pour se battre. Elle haussa les épaules elle passa entre les deux chefs en leur donnant une petite claque derrière la tête. Vérifiant ses armes elle suivit Clinton dans une rue principale et tomba sur un convoie en marche. Se retournant vers Clint’ et Tyria elle posa ses mains sur ses hanches.

    « Hé ben, à vous deux on peut dire que vous avez le sens du spectacle. Alors, qui est le malheureux Hutt qui perdra la vie aujourd’hui ? »


En attendant leur réponse, la belle laissa son regard parcourir les troupes mêlées du Consortium et de la Guilde. Elle reconnue certains visages et la plupart des hommes de la Guilde semblaient mécontents de voir la tueuse dans leur rang. Il fallait dire que parfois elle leur piquait des contrats, tout du moins, les clients préféraient demander les services de Lola plutôt que ceux de la Guilde. Bref, si Clint’ semblait apprécier la belle ce n’était pas le cas de tous ses chiens qui ne faisaient pas confiance en Lola.

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MessageSujet: Re: Dans un bar sombre, dans un bar sombre et obscur [Zann] Mer 22 Mai - 4:40

Pourquoi n’étais-je pas surprise de trouver Lola ici? Sans doute parce qu’elle avait le don d’apparaitre là où j’avais besoin d’elle, la plupart du temps. Ce n’était pas un mal en soi, c’était même une coïncidence qui était plus que le bienvenu. Combien de fois est-ce que les compétences de Lola étaient tombées à propos pour une opération ou une autre. Qui plus était, pour casser du Hutt, je préférais m’en remettre à Lola qu’à Clint car nous avions déjà travaillé ensemble à plus d’une reprise. En fait, Lola et moi, nous avions pas mal fait les quatre cent coups ensembles et si j’avais à mettre une étiquette dessus, à défaut d’amie car les amis n’existent pas dans nos métiers respectifs, alliée de choix me semblait parfaitement approprié. Lola et moi, ce n’était pas à la vie à la mort mais nos mentors respectifs avaient u peu forgés notre relation.

Tiens par exemple, saviez-vous que c’était Lola qui m’avait appris le correct maniement des armes de corps à corps? Chez les Zann, on est plus du genre à tirer sur les gens. Dans le métier de Lola, il faut savoir tuer son prochain avec une cuillère à soupe si nécessaire. De fait, comme mon père et son mentor s’entendaient très bien, je dois certaines blessures et cicatrices à cette chère Lola. Non pas que je lui en veuille, attention. C’est justement en se blessant qu’on apprend comment ne plus répéter l’erreur. Nous allions faire un sacré carnage et à dire vrai, c’était loin, très loin de me déplaire. Comment ne pas résister au plaisir coupable de casser des gueules entre amies? Enfin… Pseudo amie, pour les raisons énumérées plus haut. Bref. Chose certaine, elle n’avait pas perdu son sens de l’humour depuis la dernière fois qu’on s’était vu. Quelques mois plus tôt.


« Quoi tu rigoles j’espère? Ici au moins les vrais pros ne vont pas nous tomber dessus. Je parle de l’Empire et de leurs ennemis de toujours. Enfin… Ennemis du moment quoi. Les Hutts… Une vraie blague oui. Ils utilisent encore du matériel de merde pour se battre et ce malgré toutes les raclées qu’on leur a foutu.

Pour info, la limace qu’on s’en va exploser s’appelle Golgo le Hutt. Le pauvre on a pensé que je le laisserais tenter de m’intimider et pour sa peine, je vais lui enfoncer bien profond un détonateur thermique avant de le regarder exploser. Tout bien considéré, il va falloir faire le ménage avec les Hutts. Une petite guerre de criminels devrait faire du bien à mes gars. Bien sûr, vous êtes tous invités, si le cœur vous en dit. »


Comptez sur moi pour planifier douze trucs en même temps et pour avoir de la suite dans les idées. Si nous voulions capitaliser sur la défaite prochaine de Golgo, il faudrait préparer un exemple encore plus flagrant, plus agressif. Il fallait que les Hutts comprennent enfin que c’était fini la belle époque où ils dominaient le crime galactique. Ce rôle était aux Zann depuis longtemps et avec la guilde pour m’appuyer, j’vais enfin les moyens de me débarrasser d’eux définitivement. Enfin… Disons de les affaiblir pour toujours plutôt que de génocider quoi. Je me comprends, c’est l’essentiel. Revenant vers mes gars avec un support additionnel en la personne de Lola, je commençai à beugler mes ordres avec plus de voix qu’un sergent instructeur de l’Empire. Quand même, il faut l’avouer, ça force le respect. Que Golgo commence à trembler de peur.

Maintenant, il faut se le dire, prendre d’assaut un palais de Hutt n’est jamais chose aisée. Ces petits salopards aiment se terrer au plus profond de ces constructions blindées, renforcées et assurément piégées. Peut-on leur en vouloir? Non. Moi aussi, personnellement, j’aimais mes bases bien sécurisées. Remarquez que dans mon cas, j’avais eu l’intelligence de ne pas surcharger l’intérieur de bibelots et autres idioties. Les Hutts eux aimaient remplir leurs demeures à craquer de choses inutiles. Même avoir des esclaves dans mon manoir aurait été hors de question : le moins de personne au courant de vos défense, la meilleure est la sécurité. Combien de fois avais-je fait libérer des esclaves des Hutts pour ensuite utiliser leur savoir contre leurs anciens maitres? Ce ne serait pas une partie de plaisir que de rentrer en force en territoire inconnu.

Il faudrait donc s’armer de prudence, ce qui était mon truc à temps partiel seulement. Pour tout dire, j’aimais bien la tactique du « fonce dans le tas ». Primitif, diront certains mais efficace. Non, dans le cas présent, il nous fallait une diversion. Lola. Lola était une indépendante, donc non affiliée. Elle pouvait vendre ses services au plus offrant. Il était de notoriété publique que je ne tirerais jamais sur Lola, à moins que ce soit un combat à mort et donc si Lola jouait la carte de la tueuse flairant un coup d’argent, Golgo aurait la sécurité d’esprit de penser que je ne bombarderais pas son palais, de peur de tuer Lola. Lola, de son côté pourrait nous fournir tout ce que nous voulions savoir sur l’intérieur du palais. Un agent double? Non. Un agent triple. Bosse pour moi, pour la Guilde ET le gros Hutt. Un plan simple, efficace et espérons-le à toute épreuve.


« Bon écoutez les enfants, j’ai un plan. Lola, t’es une indépendante et une professionnelle. Golgo sait qu’on va lui tomber sur le cul donc il a besoin de gens compétents pour le défendre. Comme il sait que je tirerai pas sur ton joli petit cul sans risquer de déclencher une mutinerie dans mes rangs, car quel homme sensé n’aime pas ce postérieur galbé, je… OUCH! Pas taper! C’est juste une blague!

Plus sérieusement, comme il sait que je t’apprécie, cela me prive de deux avantages tactiques : bombardement orbital, si je fais rappliquer ma flotte ou bombardement classique avec mes Canderous. Ce qui me force à l’assaut direct. Comme on ne sait pas quelles défenses il a, il faut que quelqu’un soit de l’intérieur et nous transmette le tout. Toi, en l’occurrence. En plus, si ça tourne mal, tu buttes le Hutt et c’est fini!

Y a un petit truc qui me chipote, c’est si le Hutt est assez con pour te prendre en otage, en pensant pouvoir négocier. Tu m’en voudrais si je te tirais dans le bras pour un coup de bluff? Purement théorique hein, la question. Il faut juste s’assurer que gros tas ne gagne pas un avantage imprévu. Ce serait un peu beaucoup la honte, surtout pour moi. Je préfère me faire changer en homme plutôt que de négocier avec un Hutt. »


Voilà, l’idée était lancée, aux autres de me dire ce qu’ils en pensaient. Je ne prétendais pas être la plus grande stratège de l’univers mais en coups fourrés, j’en connaissais un sacré rayon. Je connaissais aussi la philosophie globale des Hutts et donc je ne m’inquiétais pas trop d’une éventuelle erreur de jugement. Restait à voir si Lola serait d’accord pour jouer son rôle. Restait à voir si Clint approuvait le plan. Je ne voulais pas le palais en ruines tout de suite. Il y avait des voutes à piller, du matériel à récupérer. Avant de tout détruire, autant s’en mettre plein les poches. Butin de guerre, si vous préférez. Il y en aurait bien assez pour nous trois, en parts égales, évidemment. Je ne tente jamais de rouler les copains, c’est immoral. Rouler les Hutts? Ça ne compte pas. Il y a bien des choses qui ne comptent pas pour les Hutts…
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MessageSujet: Re: Dans un bar sombre, dans un bar sombre et obscur [Zann] Dim 2 Juin - 11:32

Lola avait toujours la langue trop pendue et cette fois encore, elle ne dérogea pas à cette règle. Son comportement aussi laissait pleinement à désirer. Allez savoir comme elle pouvait décrocher des contrats alors que tout dans ses gestes inspirait la duperie. Mais cette fois, elle était allée beaucoup trop loin. Alors qu'elle s'approchait en balançant son postérieur à la manière des danseuses de bar, elle fit ce que jamais personne n'avait osé. Devant les plus loyaux chasseurs de la Guilde, elle se permit de me donner une claque sur la tête. A cet instant, tous mes hommes levèrent leurs armes et les braquèrent sur elle. Si je n'avais pas levé la main pour leur ordonner d'arrêter, nul doute qu'ils auraient lavé cet affront dans le sang. Je lui attrapai le bras et la forçai à se tourner vers moi.


-C'est la première et dernière fois que je tolère ce genre d'écart.


Il était plutôt rare que je doive rappeler à l'ordre quelqu'un bossant sous mes ordres. Et même si Lola se désignait comme indépendante, elle avait suffisamment bossé pour moi de façon ponctuelle pour savoir que j'étais intransigeant sur pas mal de choses. Je tolérai beaucoup venant d'elle mais me manquer de respect devant mes gars était hors de toute limite. Je relâchai ensuite mon étreinte avant de me tourner vers les chasseurs de prime. Beaucoup continuaient de la dévisager d'un œil mauvais et il ne faudrait pas grand chose pour que l'un d'eux décide de mettre un terme à la réputation de l'indépendante. Je me tournai ensuite vers Tyria qui exposait son plan.


-C'est risqué. Si le Hutt découvre la combine, il hésitera pas à l'abattre. Que Lola débarque dans son palais juste après qu'il ai eu vent de notre descente risque d'éveiller ses soupçons. Il nous faudrait quelque chose de plus discret. Frapper vite et frapper fort.


Je commençai faire les cents pas et grattant ma barbe de trois jours. Les palais des Hutts étaient réputés pour être de véritables places fortes capable de tenir n'importe quel siège. Une limace enfermée à l'intérieur était quasiment à l'abri de tout. Il restait bien le bombardement orbital mais notre but était d'envoyer un message aux Hutts, pas de raser le quartier. Doucement, un plan commença à se dessiner dans mon esprit.


-Quel est le plus gros défaut des Hutts après la cupidité ? La lâcheté. Son palais, à partir du moment où l'alerte sera donnée, sera quasiment impénétrable. Il faut donc qu'on soit déjà à l'intérieur quand ils décideront de tout boucler. C'est là que le terrain joue en notre faveur. Nar Shaddaa est parsemée de nombreux souterrains et autres égouts. Je suis prêt à parier que Golgo s'est réservé au moins deux issues de secours. En général, ces passages sont gardés secrets et la résistance y est donc quasi nulle. A ce moment, le gros des forces attirera les yeux du Hutt vers l'extérieur pendant qu'on se glissera tranquillement chez lui.


Il nous manquait juste les plans de ces tunnels mais ça, Tyria Zann et son réseau d'espions pouvaient largement y remédier. Nous allions montrer à l'ensemble du Cartel la puissance de la nouvelle alliance mais de cette manière, le message serait clair : Personne ne serait à l'abri et ce même dans le plus fortifié des bunkers.


-Tyria, il te faut combien de temps pour sortir les plans détaillés des souterrains ?
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Lola Aino
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MessageSujet: Re: Dans un bar sombre, dans un bar sombre et obscur [Zann] Mer 5 Juin - 13:25

Tyria avait toujours ce sens de l’humour qui l’a caractérisait, ce qui amusa la jeune femme et lui fit afficher un jolie sourire sur le visage. L’ennemi était donc Golgo, un Hutt trainant sur Nar Shaddaa depuis de nombreuses années déjà et ex ami du défunt Jeedula. Ce dernier avait fait parti d’un contrat entre la tueuse et Tyria. Si la belle semblait de bonne humeur, elle déchanta rapidement en voyant la réaction de Clinton. Ce dernier n’avait visiblement pas apprécié la blague et voilà que tous ses hommes braquaient leurs armes sur la tueuse alors qu’il lui attrapait le poignet. Perdant son sourire, Lola tourna la tête vers le chef de la Guilde et le fusilla du regard. Si elle lui témoignait beaucoup de respect, leur relation n’en était pas pour autant complètement neutre. Clinton et Lola étaient deux professionnels travaillant dans les mêmes domaines, les tensions étaient donc monnaie courantes puisqu’ils pouvaient se piquer des contrats sans le moindre scrupule, bien que Lola ne se focalisait que sur les assassinats. Ainsi, d’un regard, la belle lui fit comprendre de se calmer sinon le bain de sang ne se passerait pas chez Golgo. Lola ne voulait pas se montrer méchante mais si Clinton la poussait, il se rendrait vite compte de son erreur. Pour l’heure, il la lâcha et tous les trois reprirent leur route, la belle de bien moins bonne humeur.

Arrivé dans la rue principale qui ressemblait plus à un couloir pour les armées de Clinton et Tyria, les trois protagonistes s’arrêtèrent pour discuter d’un plan. Tyria fut la première à prendre la parole en proposant que Lola aille proposer ses services à Golgo. L’idée n’était pas mauvaise mais les Hutt n’étaient pas si débiles, surtout que la belle était désormais fichée chez les Hutt puisqu’il avait réussi à tuer Jeedula quelques semaines plus tôt. Ce n’était donc pas aujourd’hui qu’elle pourrait à nouveau bosser pour une larve. Ce n’était pas vraiment une perte puisqu’il y avait toujours quelqu’un dans la galaxie près à payer le prix pour faire taire un ennemi. Alors qu’elle allait répondre à Tyria, ce fut Clinton qui l’ouvrit en premier. Prenant appui contre un mur, la belle l’écouta et sortit un datapad sur lequel elle pianota quelques instants sans pour autant perdre le fil de la conversation. Lola envoya ainsi ses coordonnées à Jarvis pendant que le chef de la Guilde faisait les cent pas en réfléchissant à un plan. Il commença par analyser la situation de façon logique et intelligente : le palais serait une vraie forteresse quand Golgo aurait eu vent de se qui se tramait et il serait alors quasiment impossible de rentrer. Juste, toutefois, il fallait déjà prendre en compte le fait que Golgo était déjà au courant puisque Tyria et Clint’ n’avaient pas vraiment fait dans la discrétion. C’est ainsi que le chef de la Guilde proposa de passer par les souterrains. Ceci tira un petit sourire à Lola. Quand Clinton demanda les plans des souterrains à Tyria, la belle lui envoya son datapad qu’il rattrapa au vol. Dessus était affiché le plan des souterrains menant directement sous le palais de Golgo. Certaines zones en rouge indiquaient des zones à risques et, elles étaient nombreuses. La tueuse était tellement souvent sur Nar Shaddaa que ces plans lui étaient aussi utiles que nécessaire. Il ne fut donc pas étonnant qu’elle les possède sur elle. Lola reprit donc la parole.

    « Les souterrains ne sont plus ce qu’ils étaient. Il va falloir t’attendre à trouver de la résistance et je ne parle pas seulement de gardes à buter, je fais référence à des capteurs de mouvements, des pièges et des armes lourdes. Les Hutt sont sur les nerfs depuis la mort de Jeedula et d’autres, ils ont alors doublés leur effectifs et leur système de sécurité. Toutefois, à nous trois ont peut se débrouiller dans ses souterrains et pendant que vos troupes feront diversion, on pourra s’introduire dans le palais. Une fois à l’intérieur il sera facile d’ouvrir les portes et laisser entrer vos armées. »


Laissant réfléchir les deux chefs, Lola porta sa main à son oreille et demanda à Jarvis ou en était son déploiement. Un bruit lourd lui donna la réponse et la belle tourna la tête pour voir une boite en métal larguée depuis le ciel par un petit appareil déjà bien loin. Souriant, la tueuse se dirigea vers cette dernière et se pencha en avant pour ouvrir la boite avec un code. A l’intérieur elle trouva un vrai petit arsenal et put s’équiper correctement. Ainsi, l’Ange portait ses blaster, ses deux fouets, ses grenades en tout genre ainsi qu’un fusil à pompe PCA dans le dos. Ainsi équipée, la belle laissa la boite vide et se retourna pour voir si les deux chefs étaient toujours partants. C’est en croisant le regard de certains hommes qu’elle comprit qu’elle n’aurait peut être pas du se pencher en avant mais plutôt s’accroupir. La belle soupira et se retrouva à hauteur de Tyria pour suivre à nouveau de fil de la conversation. Prenant un élastique récupéré dans sa boite, Lola remonta ses cheveux et les attacha en une haute queue de cheval pour ne pas être gênés durant la mission.

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MessageSujet: Re: Dans un bar sombre, dans un bar sombre et obscur [Zann] Dim 9 Juin - 9:42

Mouais. Je ne pouvais pas dire que j’étais d’accord sur tous les points. En fait, je n’étais pas du tout d’accord. Jouer aux taupes, c’était le meilleur moyen de se faire bêtement avoir en essayant d’atteindre un objectif qui serait aussi fortifié que la porte d’entrée. Mon idée au moins avait de l’élégance… Pour une fois. D’accord, Lola avait butté un Hutt mais avec un bon maquillage et le bon équipement… Ce n’était pas que j’étais claustrophobe mais il fallait se faire une raison : les avantages tactiques se jouaient en surface, pas en sousface. Qu’on ne vienne pas me dire le contraire, autrement l’Empire se battrait depuis des lunes dans des tunnels. Accessoirement, j’avais toujours préféré une approche directe. C’est bien beau tenté de jouer au plus malin, au final, on en revient souvent à qui tire le premier. C’est comme ça dans le monde du crime.

Quoi que… On pouvait toujours combiner deux stratégies. Je ne pouvais pas démolir depuis l’espace le palais du Hutt sans perdre une fortune en trésors entreposés. C’était là la meilleure des options pour neutraliser les défenses de cette saleté de larve. Des défenses, cela requiert de l’énergie et les générateurs sont toujours sous terre. Si nous parvenions à générer une secousse sismique suffisante, nous pourrions déstabiliser la répartition d’énergie du palais et ainsi rendre inopérante toute défense automatique du périmètre. Il lui resterait toujours une petite armée mais pour le reste, fini les boucliers de protection, les tourelles et les portes blindées infranchissables. Nous pourrions entrer bien plus facilement. J’ajoute que des tunnels effondrés font de très mauvaises sorties de secours. Coïncidence : les Hutts sont nuls en excavation.

Comment générer une secousse sismique maintenant? Excellente question. En fait, nous avions déjà utilisé à quelques occasions un générateur de séisme artificiel. Très pratique pour faire paniquer la population civile, provoquer tout un foutoire et avoir accès plus facilement à vos objectifs. Le truc, par contre, c’était de le faire venir SUR la planète. Si les Hutts détectaient le piège avant de pouvoir le déclencher, ce serait à mon désavantage. En construire un sur place était hors de question tout comme en acheter un : où allais-je trouver sur cette planète pourrie jusqu’à la moelle pareil matériel de pointe?! Il faudrait donc aller jouer dans le système de détection des Hutts, ce qui nous forcerait à faire un détour avant d’aller faire sauter la baraque. Qui a dit que nous devions aller faire la peau de Golgo là, maintenant, tout de suite? Pas moi en tout cas.


« Vous n’y êtes pas du tout ni un ni l’autre. Le truc, c’est de générer un tremblement de terre pour foutre le bordel dans les défenses du Hutt, faire effondrer les tunnels et nous faciliter la vie. Ce qu’il faut faire, c’est se rendre au spatioport et comment dire… Désactiver de façon pseudo permanente les systèmes de détection de la planète. Après ça, je nous fais livrer un générateur de tremblement de terre artificiel et…

Et bien on va pouvoir enfin en finir avec cette petite opération. Dans l’intervalle, on va laisser mes troupes ici pour faire un beau gros siège et si vous voulez aller jouer dans les tunnels, ce sera sans moi. Moi, j’y vais avec mon plan. Qui m’aime me suive et gare à vos fesses si vous ne me suivez pas. C’est que je peux être rancunière quand j’en ai envie et ça m’arrive souvent. TRÈS souvent même. Sans rire. »


Sur ces paroles, je pris gentiment la route du spatioport. Moi j’allais faire comme j’avais dit que je ferais, point à la ligne. Accessoirement, sans radar, sans senseurs, sans possibilité de voir ce qui se passait en orbite, je pourrais à loisir déployer des troupes additionnelles. Quand on y pense, on n’a jamais trop de cartes dans sa manche quand on joue contre les Hutts. Jamais. De toute façon, le spatioport serait une cible beaucoup plus facile que le palais. Ce n’était pas de ma faute si les limaces considéraient la sécurité planétaire après leur sécurité personnelle. En plus de cela, le blâme reviendrait aux Hutts et pas à moi : qui étaient les propriétaires techniquement légitimes de cette planète? À vouloir toujours s’afficher comme seigneur et maitre, on finit par devoir en payer le prix. Un certain prix au strict minimum.

Si au premier acte de jalousie venue la populace et ses visiteurs en faisaient les frais, comme c’était le cas maintenant, pourquoi continuer de les supporter? Qui sait, peut-être qu’après ce coup là, on assisterait à un beau soulèvement sur la planète, face au tyran Hutt. Rien de moins sûr, je vous le concède mais deux Hutts en quoi? Deux mois? Trois mois max? Cela avait de quoi leur faire perdre un paquet en matière de crédibilité. Dans un job comme le nôtre, la crédibilité, c’est au moins 50% des atouts à posséder. Les Hutts n’étant pas charismatiques par nature, comment vouliez-vous qu’ils gardent le contrôle? Prendre le contrôle de l’espace Hutt ou de leurs principales possessions n’était pas à exclure et il faudrait bien commencer quelque part. Ah qu’il serait intéressant de poser une première pierre dans l’édifice de leur destruction…

Arrivée à destination, un des mercenaires embauché par les Hutts tenta de me barrer le passage, prétextant des débilités du genre « accès interdit » ou « spatioport hors d’atteinte de façon temporaire ». Un coup de blaster plus tard et c’est à un corps sans tête que je faisais face puis à un second à qui il manquait une partie de l’abdomen. Reprenant ma marche vers la tour de contrôle, je ne me privai pas pour abattre quiconque avait l’imbécilité de se mettre en travers de ma route. Je n’avais nullement l’intention de les laisser interférer. Les forces Hutts n’étaient plus ce qu’elles étaient. Avant, il y aurait eu quoi, au moins un dépôt de véhicules légers, quelque chose… Mais non. Tout semblait avoir été tourné vers la protection des palais, comme si le reste de la planète était sans importance. Peu importait. Moins de sécurité, moins de contretemps.

Moins de contretemps, plus d’efficacité. Plus d’efficacité, plus de dégâts. Chose certaine, si c’était moi qui prenais le contrôle des lieux, la sécurité serait revue à la hausse. Rien à faire des dépenses. Il n’y avait aucune dépense trop importante quand on parlait d’une plaque tournante de l’économie criminelle. Les Hutts étaient plus relâchés et plus négligés que jamais et je comptais profiter de cette faiblesse et pas qu’un peu. Il était que la galaxie se souvienne du pourquoi le CDZ était une force à craindre et pas qu’une simple force mercenaire. Une fois dans la tour, je commençai à placer les charges explosives récupérées de mes p’tits gars, préparant le feu d’artifice du siècle. Quand tout ce bazar allait péter, on pourrait sortir la loupe pour retrouver des débris. Nous faisions aussi dans le terroriste, quand même. On ne fait pas un coup fumant avec des pétards.
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