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Plus de Force face à l'adversité [PV Bahima Vulu]

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Eridan Narfadas
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MessageSujet: Plus de Force face à l'adversité [PV Bahima Vulu] Mar 18 Mar - 6:59

Seul dans son vaisseau, Eridan dormait. Son sommeil semblait néanmoins agité. Des visions de Force. oui c'est à ça que cela ressemblait. Il en avais régulièrement en ce moment. Mais elles semblaient floues, ou alors il ne savais pas comment les interpréter. Quelques instants plus tard, le jeune Sith se réveilla en sursaut. Dans le calme de sa chambre, seul son masque respirateur troublait le silence. Il s'assit sur le bord du lit, pris sa tête entre ses mains et se mit à réfléchir longuement. Puis ses idées devinrent plus claires, et il vit que ses visions lui montraient le chemin d'Endor. Planète où il n'aimait absolument pas aller.

"Endor. Si tel est l'endroit où je dois prospecter pour éclaircir ce mystère, je dois m'y rendre"

Il s'installa a son siège, et consulta sa carte galactique. Il était proche de Dromund Kaas. La route vers Endor allait être un peu longue, donc Eridan décida de passer impérativement en vitesse lumière. Ce qu'il fit. Il adorais passer en vitesse lumière, la sensation était toujours grisante chez lui. Il patienta, le temps d'être assez proche de la lune forestière pour repasser en vitesse normale. Il pesta quand il l'aperçut enfin. Venir ici était toujours une épreuve pour lui, car il ne supportait pas cette planète. Il n'avais jamais compris pourquoi. Quoi qu'il en soit, la Force l'avait incité à venir sur cette planète, et la Force est infaillible.


Il faisait grand soleil quand il sortit du sas de son vaisseau. Le jeune Sith se servit de sa main comme pare soleil pour ne pas être ébloui. Il faisais également chaud, mais il supportait cette chaleur. Après tout, il n'était pas venu passer des vacances sur cette planète, et plus vite il partirait, mieux il se sentirait. Le léger vent qui soufflait était chaud lui aussi, et provoqua un tourbillon de Force autour de lui. Il lança une poussée de Force dans ces feuilles, car il n'était pas là pour être distrait par un tas de feuilles incapable de tenir en place. Eridan pris une longue inspiration, ferma les yeux, et médita.


Une autre vision de Force lui apparut. Une caverne. Près d'ici. Il savait qu'il devait s'y rendre. Il avait rapidement pris connaissance dans son esprit de l'endroit où elle se trouvait, et se mit en route, la main crispée sur le manche de son sabre laser et ses sens en alerte, pour faire face à toute situation imprévisible. Il s'agissait néanmoins d'être discret, et il essayais de faire le moins de bruits possibles, pour cela il marchait lentement et prenait de petites inspirations, pour que le sifflement de son masque respirateur soit le plus silencieux possible.

*Si je tombe sur ces imbéciles d'Ewok, et la Force sait à quel point ils sont nombreux, ils goûteront à mon sabre laser. Je suis certain qu'ils ne connaissent même pas cette sensation. A moi de leur faire découvrir"

Il arriva près de la grotte quand un Ewok surgit d'un fourré et le regarda d'une manière hautaine. Cette bestiole ne comprenait pas qu'elle était en face d'un Sith. Eridan émit un léger rire, pensa qu'une bestiole pareille ne pouvait pas réfléchir et il dégaina son sabre laser. L'animal fut surpris par le son de son arme mais il pointa d'une manière ferme sa petite lance face au Sith. Ce dernier ne se fit pas prier, et d'un geste ample de la main, trancha net la tête de ce pauvre petit nounours qui se vida ensuite de son sang, mort.
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Bahima Vulu
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MessageSujet: Re: Plus de Force face à l'adversité [PV Bahima Vulu] Mar 18 Mar - 12:26

    La Force m’avait rarement donné des visions, et les dons prémonitoires n’étaient pas parmi ceux que je cultivais particulièrement. Théoriquement, ils étaient un gros problème pour moi, car il laissait facilement penser que la Force était une sorte d’entité, avec une volonté propre. Il était très compliqué d’expliquer de tels phénomènes de vision du futur, à moins d’envisager le temps autrement que linéairement. Je n’aimais pas ce genre de visions, mais j’avais l’intelligence de ne pas les repousser quand elles se présentaient à moins, ni de les ignorer. Quand les midi-chloriens donnent des visions, c’est qu’il y a de grands remous dans la Force.

    Je méditais sur Tython, dans une salle du Temple prévue à cet effet quand elle survint. Des arbres immenses. Kashyyyk ? Non, ça ne ressemblait pas à des wroshyrs, en fait. C’était une lune forestière. Puis je vis un Ewok mort, décapité, des cristaux, et je sentis un danger. Une lueur rouge et un masque sombre. Le péril et la colère. La rage, si je n’intervenais pas. Je devais me rendre sur Endor.

    Je sortis de ma transe, et ne perdit pas de temps. Je pourrais être dans la Bordure Médiane dans moins d’une heure, en empruntant les bonnes routes. Je n’avais pas besoin de me préparer, Endor était en principe sous contrôle républicain, et je trouverai sans souci un pied-à-terre acceptable. Au lieu de me préoccuper de ce genre de détails, je préférai m’interroger sur la vision, tout en marchant vers l’un des chasseurs de l’Ordre pour Jedi en mission. Mon nouveau statut de Maître au Conseil me permettait de ne plus justifier mes emprunts de vaisseau, mais j’avertis tout de même le Chevalier en charge du hangar de ma destination, afin qu’on puisse me retrouver en cas de menace trop grande.

    Une fois dans le chasseur, je pus réfléchir tranquillement. Endor, des cristaux. A ma connaissance, l’Ordre n’avait jamais eu vent de l’existence de cristaux de Force en nombre digne d’intérêt sur cette lune forestière, mais s’il y en avait bel et bien, ce devait être des cristaux Upari, typiques de ce genre d’astres. Un filon qu’il ne fallait pas laisser aux mains de n’importe qui, en surtout pas aux Sith. Les cristaux d’Upari étaient extrêmement puissants, mais aussi très fragiles, et seuls des experts dans la fabrication de sabre pouvaient tenter d’en incruster à leur arme sans risquer de le perdre. Les Sith étaient brutaux, mais ils avaient parmi eux des gens très habiles qui sauraient tirer parti d’un tel atout. Mais il n’y avait pas que ces cristaux. La menace que j’avais ressentie devait, si toutefois la vision avait une quelconque logique, être celle des Sith. Aucun contrebandier ne s’amusait à décapiter des Ewoks au corps à corps, d’autant plus que ces petits êtres, loin d’être de grands guerriers, ne manquaient pourtant pas d’une ressource certaine dans l’affrontement.

    Je sortis de l’hyperespace, et je transmis un message aux forces républicaines dès que je pus contacter leurs senseurs.


      - Maître Jedi Bahima Vulu à base républicaine. J’ai repéré une menace sur la lune forestière. Je vous transmets les coordonnées dès mon atterrissage. N’intervenez qu’à mon commandement, ou en cas d’une trop longue absence de signes de vie. Ma mission de reconnaissance ne devrait pas prendre plus de quelques heures. Terminé.

    Il fallait que je trouve le lieu que j’avais vu à travers la Force. Je me mis à méditer dans mon cockpit tout en m’approchant de l’atmosphère de la lune. La Force se présenta à moi comme à son habitude, en une foule de sons, pressant de tous côtés ma perception, et en même temps incomparablement claire. J’identifiai immédiatement la sonorité subtile de la menace qui m’aiguillonnait, n’ayant alors aucun mal à la suivre. Il me faudrait deux heures pour atteindre mon but, si mes estimations s’avéraient exactes.

    Après un long temps passé à me guider, le son cessa soudain d’être comme une ligne à suivre dans la Force pour devenir complètement diffus, ambiant. Il fallait que j’atterrisse maintenant. Une fois au sol, je transmis mes coordonnées à la base républicaine, puis je bondis du cockpit. Mon sabre était bien à mon côté, prêt à parer toute attaque surprise. Je sentais une nuance différente dans la menace, maintenant. Plus localisée, plus stridente. Un individu, à quelques centaines de mètres, en colère, douée d’une puissance partiellement canalisée. Certainement pas un Jedi, c’était donc forcément un Sith. La Force l’avait-elle guidé ici, lui aussi ? Mais qu’est-ce que cela pouvait bien signifier ?

    Au fur et à mesure que j’avançai dans les bois, au milieu d’une vie foisonnante qui n’encombrait pas pour autant ma réceptivité à la Force et aux signaux que je suivais, le premier son qui m’avait guidé, puis était devenu diffus, devint si faible que je ne pus plus me reposer sur lui. Seul demeurait, de plus en plus net, le Sith. A n’en pas douter, j’en serai à portée de vue dans quelques pas. Et en effet, je le vis bientôt, faisant les cent pas à côté du cadavre d’un Ewok, dont il avait tranché la tête - celui que j’avais vu. Son sabre était dans sa main, éteint mais prêt à l’emploi. Sa colère était un son si fort qu’il en était presque palpable dans la Force. Ce Sith cherchait quelque chose, mais son impuissance à la trouver le faisait enrager. Il devait savoir pour les cristaux. Indubitablement, celui-ci n’accepterait pas de discuter sans combattre.

    Je descendis donc à sa rencontre, étonné qu’il ne m’eût pas encore perçu. Je n’aimais pas attaquer furtivement mes adversaires, et ce pour plusieurs raisons, qui allaient de ma lubie pour le duel traditionnel à l’espoir que les sabres n’auraient pas à s’entrechoquer. Très mince espoir - était-il nécessaire de le préciser ? A vrai dire, j’avais déjà moi-même mon sabre à la main lorsque le Sith m’aperçut. Chacun de nous n’avait aucun doute quant à l’identité de l’autre. Avant de faire siffler mon sabre dans l’air ensoleillé d’Endor, je le saluai dans la plus pure tradition des duellistes.


      - Sith ! Je suis Bahima Vulu. Je préférerais ne pas avoir à me battre, mais telle semble être ta volonté, alors ainsi soit-il.

    Sa lame rouge jaillit, tout comme la mienne, orange, qui vint exécuter les gestes de salut réglementaire, qui me donnaient une allure d’aristocrate d’un autre temps, mais surtout une prestance qui impressionnait beaucoup mes adversaires habituels. Dans un combat, il y avait beaucoup de talent en jeu, mais surtout beaucoup d’imaginaire. Quelqu’un qui se laissait emporter par ses impressions avait toutes les chances de perdre un combat, et je jouais beaucoup de cette déstabilisation possible en duel.

    Avant que nous ne nous jetassions l’un contre l’autre, j’eus le temps de le jauger un peu, bien que je fusse conscient de mes fréquentes erreurs de jugement. Je devrais garder mon verdict pour le moment où nous aurions commencé notre danse mortelle (même si, entendons-nous bien, je n’avais pas l’intention de tuer cette homme pour l'instant ; je voulais comprendre ce qui nous avait tous deux conduits ici). Ce moment vint vite, car il ne prit pas le temps de préliminaires pour éprouver ma maîtrise de la Force avant de croiser le sabre.

    Bondissant, il vint m’assener un large coup que j’évitai tranquillement, d’un geste ample, avant de frapper à mon tour d’estoc à trois reprises, faisant pivoter mon poignée de manière à rendre mes frappes moins meurtrières, mais surtout moins prévisibles. Néanmoins, il para chaque assaut sans grand problème, et contre-attaqua, tout en tournant autour de moi tel un félin. J’avais affaire à un jeune impétueux, très clairement, mais il avait un maîtrise du sabre impressionnante pour un Sith assez peu entraîné, d’après tout ce que je sentais d’inexploité dans son potentiel.

    Tandis que nos passes d’armes lumineuses continuaient, n’entamant pas beaucoup mon endurance, qui était ma principale force, je me concentrais pour en finir au plus vite avec cette parodie de duel épique. Grâce à la Force, je soumettrais celui-ci sans problème, pensais-je. Les arbres les plus proches se mirent à trembler sous l’effet de mon pouvoir. Je comptais déraciner les plus petits pour le distraire un instant et convoquer une Illusion de Force.

    Le stratagème fonctionna comme prévu : mon adversaire dut se désengager un moment et se jeter face contre terre tandis que trois troncs de quelques centaines de kilos chacun fonçaient sur nous à grande vitesse. Moi-même, je me contentai d’un leste bond en arrière pour éviter mes projectiles, et je créai un double de mon apparence afin qu’il se batte à mes côtés. J’avais peaufiné cette technique tout au long de ma carrière de duelliste, et plus j’étais parvenu à faire ferrailler mon clone de façon crédible, plus elle avait payé. Peu de Jedi faisaient combattre avec eux leur double car la technique nécessitait une grande dépense d’énergie et surtout une concentration très intense, mais mon grand potentiel me permettait d’en user (modérément, certes, mais suffisamment efficacement pour avoir contribué à me maintenir en vie et entier jusqu’ici).

    Je ne vis pas les yeux écarquillés de mon adversaire lorsqu’il put se relever et constater, à travers le nuage de poussière soulevé par les arbres déracinés, qu’il faisait maintenant face à deux Jedi parfaitement identiques, mais je les devinai. Néanmoins, ce garçon ne manquait pas de courage, puisqu’il reprit ses assauts après avoir effectué un Saut de Force très élégant pour revenir au contact.

    Je le submergeai rapidement cependant, car mes coups étaient doublés, pour lui qui ne savait pas quel Bith était le bon, et je vis bientôt des failles commencer à apparaître dans sa garde tandis qu’il cumulait les parades de justesse et les esquives de moins en moins adroites. Je pensais qu’il ne ferait plus long feu avant que je ne le vainque, lorsqu’il prit, à ma grande surprise, un risque incroyable qui fut payant pour lui. Il laissa un coup de mon clone porter à son épaule, gagnant ainsi la certitude qu’il combattait une simple image. Comment avait-il su, mille rancors, que celui-ci était le mauvais ? Avait-il simplement parié, ou avait-il détecté une présence plus faible ? Son audace me stupéfia un bref instant, qui lui fut suffisant pour placer quelques coups brutaux que j’eus grand mal à dévier, et tenter de m’étrangler par la Force.

    Je dus avouer que la manœuvre était digne d’un excellent duelliste, mais j’avais adapté mon apprentissage à contrer de telles techniques. Lorsque j’entendis la Force émettre des sons grinçants de compression, j’eus le réflexe salvateur, eu égard à ma concentration intense, à la fois de dissiper mon double et d’utiliser la Protection de Force, qui laissa son bras tendu vers moi, inefficace comme celui d’un enfant qui aurait joué à être un Jedi. Son attaque de Force parut comme aspirée par les mouvements de mes robes. Je saisis l’occasion et lui tailladai la paume de sa main libre avec mon sabre, si bien qu’il laissa échapper un grognement de douleur et retira vivement son bras.

    Nous reprîmes nos distances, cessant un instant de nous affronter pour nous toiser. Je commençais à légèrement transpirer, mais ma respiration et mon rythme cardiaque conservaient leur régularité et ne s’affolaient pas. L’âge ne m’atteignait pas encore, fort heureusement. Je profitai de cet instant de répit pour parler à mon ennemi.


      - Tu te bats très bien, jeune Sith, mais cessons là, je te domine.

    Mais il ne fut vraisemblablement pas de cet avis. Tout Sith qui se respecte a du mal à admettre la défaite inévitable.

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Eridan Narfadas
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MessageSujet: Re: Plus de Force face à l'adversité [PV Bahima Vulu] Mer 19 Mar - 9:11

Les Ewok n'étaient décidément pas futés. N'importe quelle créature intelligente aurait d'abord reculée face à un sabre laser. Mais cet Ewok n'était vraiment pas intelligent. Et il l'avais payé de sa vie. Quoiqu'il en soit, il n'était plus de ce monde, et Eridan avait autre chose à faire que de s'attaquer à de simples nounours sans jugeote. Il rengaina son sabre, mais le garda à la main. Il sentait... une présence. La Force s'agitait autour de lui. Mais il ne percevait pas encore l'origine de cette présence, ni son alignement dans la Force. Néanmoins, c'était une menace. Car elle s'approchait, rapidement. Il fallait donc faire attention, et être extrêmement vigilant. Malgré la puissance du Sith, un Jedi plus expérimenté voire une très grosse bête pouvaient avoir raison de lui. Il le savait, il le sentait, mais ne se laisserait jamais faire. Pour lui, un Sith devait mourir au combat, et ne pas faillir à sa réputation.

Il tournait autour du cadavre en peluche qui traînait à ses pieds pour attendre cette dite menace. Car oui elle se rapprochait. Mais le Sith serait prêt à la recevoir. Il balayait du regard les alentours, plusieurs fois, tout en marchant en cercle, mais il ne voyait rien. Il ne voulait pas faire appel à des visions de Force pour la localiser, car il voulait garder des réserves en lui, si jamais il devait se battre. Car après tout, cela finissait toujours en combat, n'est-ce-pas? Un Sith naît pour se battre, vit pour se battre, et meurt pour se battre. La vie d'un Sith est un perpétuel combat, qu'il soit physique, voire mental. Mais il aimait cela, et personne ne pouvait lui enlever cela. Après tout, il menait la vie qui l'entendait, si ce n'est qu'il obéissait aux ordres de l'Empereur.

Cette menace était maintenant toute proche, mais il ne la voyait pas. Elle, devait le voir. Mais peu importe. Il se tenait dos à elle, pensait-il. Et il allait la laisser venir à lui. Car c'était évidemment ce qu'elle allais faire. Les gens sont parfois si prévisibles face à des Sith. Quand il l'entendit sauter derrière lui, et parler, ayant dégainé son sabre laser, il se tourna, et vit que ce n'était pas un Sith. Une saloperie de Jedi. Un Jedi qui de surcroit le provoquait. Allègrement. Et ça, Eridan ne pouvait pas le supporter. Mais il était poli pour un Sith, et il répondait toujours courtoisement aux salutations de ses ennemis, quels qu'ils soient.

"Jedi, je suis Eridan Narfadas. Nous allons nous battre en effet. J'essaierai de vous épargner. Car je n'ai encore rien contre vous. Ce qui ne saurait pas tarder"

Il n'avais pas l'intention de le tuer. Pas maintenant du moins. Le ferait-il plus tard? Il n'en avais aucune idée, et il ne voulais pas le savoir. Seul la Force déciderait de leurs sorts. Elle décidait de la vie et de la mort de ceux qui étaient sous son emprise. Elle déciderait donc de la leur. N'attendant pas d'autres instants, il se jeta sur lui, assenant un coup de sabre ample, qui serait paré aisément. La contre attaque ne se fit pas attendre, mais le Sith paraît les coups avec des mouvements secs de poignet, mais rapides. Il ne tenait pas son sabre à deux mains comme faisait nombre de ses camarades, mais il le tenait toujours à une main. Il avait appris à se battre ainsi, et ne dérogeait jamais à cela. Il contre attaqua à son tour, rapidement, mais portant de lourds coups.

Ce qu'Eridan ne vit pas de suite, c'est que le Jedi utilisait la Force pour faire tomber les arbres. Sur lui. Il devait sûrement s'agir d'une diversion. Mais il ne le réalisa qu'assez tard, et dut se coucher à terre pour éviter d'être écraser. Les arbres qui furent au dessus de lui et qui l’empêchèrent de se relever ne firent pas long feu. Il usa et canalisa longuement une poussée de Force pour les envoyer dans les airs, afin qu'il puisse sortir de là. Il enrageait. Comment ne l'avait-il pas vu venir? Il allait lui faire payer cela. De toute les manières qu'il trouverait adéquates.

Mais sa rage fut de courte durée. Il se demanda si la Force ne lui envoyait pas une nouvelle vision, ou si un arbre lui avait cogné la tête. Il voyait double. Il se frotta les yeux quelques instants, mais cette sensation de voir double ne voulait pas disparaître. Il dû se faire à l'idée que oui, il y avais bien deux Jedi en face de lui. Mais comment était-ce possible? Sûrement une vision qui disparaîtrait au fil du temps. Mais elle semblait si vraie. Un Jedi pouvait-il se dédoubler ainsi? Il y avais une part de mystère à résoudre. Seulement, le cultiste ne pouvait s'empêcher d'avoir les yeux écarquillés d'étonnement face à cela.


Cependant il ne devait pas faire preuve de panique, ni de peur face à cela.

"Jedi, tes artifices ne marcheront pas avec moi. Je te rappelle que je suis un sith. UN SITH!"

Tout de suite après ses paroles, il sauta vers lui pour continuer le combat. Vers lui, mais était-ce seulement lui? Il essaya de garder la main face aux salves de coups qui pleuvait des deux côtés. Il était submergé en réalité. Il le savait, mais il ne l'assumait pas. Il ne voulait pas perdre face à un Jedi. Pas sur une planète peuplée de peluches sur pattes. Sur Coruscant, les choses se seraient passées autrement. Mais il était très attentif, et voyait des failles. Oui. Il y avais des failles, dans les mouvements d'un des deux Jedi. Ils n'étaient pas... coordonnés, ils semblaient même faux. Il allait exploiter cette faille à son avantage. Du moins il allait essayer de le faire. Il stoppa net son attaque, et ne bougea plus quand l'un des deux le frappa à l'épaule. Il ne sentit quasiment pas la douleur. Il esquissa un sourire sous son masque respirateur quand il eut remarqué ce stratagème.

Il tendit son bras vers son adversaire, canalisa de la force en lui et mima un étau avec sa main. Son adversaire s'éleva dans les airs, les mains a la gorge, en suffoquant. Plus il serrait fort cet étau, plus sa main tremblait, car sa rage et le flux de Force qui le traversait étaient immenses. Un rire profond, rauque, s'échappa de la gorge d'Eridan. Il riait, de plus en plus fort, et quand sa rage fut au paroxysme, il lui cria :

"Mrias Jidai. Tave qysik valia enil j'us won sulig natura"

De l'ancien Sith. Il avait toujours voulu parler ce langage à un Jedi. Cela faisait toujours son petit effet, paraît-il. Cependant, son adversaire s'était protégé grâce à une protection de Force. Eridan pesta. Il ne vit pas le coup de sabre qui lui fut assené dans la main. Il laissa échapper un cri de douleur, et une insulte. Il ne voulait pas se montrer dominé, mais il l'était. Il attendit que le Jedi finisse sa phrase, et il rengaina son sabre laser. Il attendit quelques secondes, ne bougeant plus, avant d'utiliser une violente projection de Force sur ce Jedi, qui fut propulsé contre une des parois de l'entrée de la caverne. Le Sith remit son capuchon avant de reprendre la parole :

"Maintenant tu va venir avec moi. Dans cette caverne. Je veut connaître la raison de ta présence ici, et tu découvrira la mienne. Pas d'entourloupe, pas d'appel à l'aide. Juste toi et moi. Dans cette caverne. N'essaie pas de me doubler Jedi, tu n'as pas vu le dixième de ma puissance, et crois moi que je pourrai te réserver bien des surprises. Maintenant dis moi, vaillant adversaire, que cherches-tu ici?"
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Bahima Vulu
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MessageSujet: Re: Plus de Force face à l'adversité [PV Bahima Vulu] Ven 21 Mar - 6:45

    Ma Protection de Force précédente était trop récente pour que je puisse en faire une nouvelle de sitôt. Je ne maîtrisais pas encore ce pouvoir aussi bien que les autres. Le Sith, avant de m’attaquer avec la Force, m’avait lancé quelques mots en ancien Sith, ce qui avait éveillé mon intérêt. Alors que le combat cessait, je me souvins des rudiments de cette langue magnifique que je tentais tant bien que mal d’apprendre. Heureusement, je me débrouillais assez à l’oral pour comprendre des élucubrations aussi simples. Ce Sith était certainement un érudit (en tout cas pour son âge), mais ses connaissances ne devaient pas trop excéder les miennes.

    « Mrias Jidai » signifiait « Meurs, Jedi. » Sympathique, à n’en pas douter, mais qu’attendre d’autre d’un Sith en colère ? « Tave qyâsik valia enil j'us won sulig natura »… Cette phrase n’était pas bien compliquée. Elle reprenait un fragment du code Sith, que je connaissais évidemment par cœur. « La Force me libèrera ! » se disait « Wonoksh Qyâsik nun ». Visiblement, ce Sith ne connaissait pas bien la grammaire, qui commandait un ordre verbe-sujet-complément. C’était élémentaire, pourtant. Pour me dire « La Force te libèrera de la vie », il eût plutôt dû dire : « Valia enil won sulig natura tave Qyâsik j’us » si du moins l’expression « enil won sulig natura », qui voulait signifier « libérer de la vie » était exacte, ce dont je n’étais pas certain.

    Je sentis trop tard qu’il allait me projeter de manière fourbe tandis que mon attention baissait. La Force me propulsa dans les airs, mais je me rétablis aisément, et atterris avec noblesse dans un tournoiement élégant de robes. Je n’aurais jamais dû baisser si vite ma garde et sous-estimer celui-ci. Même si les revendications qu’il me fit étaient bravaches et qu’il prétendait n’avoir utilisé qu’un dixième de son pouvoir jusqu’ici, je ne devais plus faire comme s’il n’était qu’un apprenti. De toute évidence, cet homme était un Sith accompli, surement pas un Archonte, mais pas non plus une menace à négliger. Je devais lui montrer que de nous deux, j’étais celui qui enseignait. Pour cela, je devais le désarmer et l’impressionner. Je lui parlai en Sith, pour lui prouver qu’il ne m’avait pas intimidé. Je n’étais pas encore un expert en cette langue, mais mon passage dans l’Ordre Sith et les archives des Maîtres Jedi m’avaient appris les bases. De quoi pouvoir dire quelques petites choses.


      - Zinot nu nie adata kia uzpra nuo tarnas, Tsis.

    « Je n’ai pas besoin d’appeler à l’aide, Sith. » Mon sabre jaillit de nouveau, tandis que j’envoyai des petits rochers sur le Sith pour l’obliger à se défendre. Usant de la Vitesse de Force, je fus sur lui en un clin d’œil, tandis qu’il repoussait les rochers sur moi avec ses pouvoirs. J’esquivai vivement les projectiles et assenai un coup puissant, frontal, qu’il para. Tournoyant, je frappai à sa droite, à sa droite encore, puis à sa gauche, au genou, à la tête, puis, d’estoc, ses côtes. Il para tout cela minutieusement, hasardant quelques coups habiles, mais je ne lui laissais aucune place pour une contre-attaque en règle : le Makashi me donnait le dessus. Je poussais tous mes savoirs martiaux dans le duel, exécutant des gestes subtils et précis. Je le dominais, et il sembla faiblir, malgré sa solide défense. Il tenta plusieurs attaques de Force, mais je les déviai ou les esquivai. Finalement, je me fendis, feintai et frappai sa lame sous un angle bien précis. Une botte redoutable que m’avait apprise le maître d’armes de Tython, et enchaînement très difficile à placer. L’adversaire, irrésistiblement, devait lâcher son arme, car le poignet ne résistait pas à la torsion imposée par le coup. Dès que ses doigts s’écartèrent, j’usai de la Force pour que son sabre arrive dans ma main gauche.

    Le combat cessa. Je vis qu’il avait un autre sabre à sa ceinture, mais peu m’importait car en le désarmant, je lui avais prouvé ma supériorité martiale. En prenant mes distances, tout en me préparant à une attaque de sa part, de sorte qu’il ne pourrait plus me surprendre comme auparavant, je rengainai les sabres et observai le sien, que j’avais conquis. Belle facture, même s’il y avait quelques détails assez mal dégrossis sur la poignée. Pas un sabre parfaitement disposé de Seigneur Sith, mais il était tout à fait fonctionnel.


      - Tu pourrais améliorer ce sabre. Ton cristal pourrait être mieux ajusté pour produire une lame plus acéré, le sais-tu ? Peut-être pas.


    Il prit conscience qu’il n’aurait pas le dessus en cas d’une nouvelle confrontation. Je sentis sa rage de s’être fait vaincre, mais un certain respect aussi. Néanmoins, il saisirait toute occasion de se venger que je lui laisserais. Je devais être très vigilant.


      - Bien, où en étions-nous quand tu avais encore cette arme ? Tu voulais pénétrer dans cette caverne, je crois.

    Je ne sentais plus d’agressivité débordante chez lui. La soif de pouvoir, la curiosité l’avaient remplacée. Nous entrâmes tous deux de front dans la sombre caverne. Il n’y avait pas de lumière, mais mon ouïe me guidait suffisamment. Dans une moindre mesure, je pouvais m’en servir comme d’un sonar. Il n’y avait pas de cristaux ici, je le sentais. La Force cachait leur emplacement, et elle devait les cacher aussi à mon étrange compagnon, car il grogna de mécontentement.


      - A ce que j’en ai compris, Sith, nous sommes ici pour la même raison. La Force t’a envoyé une vision à toi aussi, ai-je tort ? Tu me demandais ce que je cherchais. Je cherchais le danger qu’elle m’a montré, mais tu étais ce danger. Désormais, je cherche ce que tu cherches dans cette grotte.

    Mais la Force demeurait muette. Les cristaux n’étaient pas dans cette caverne, car nous arrivions à un cul-de-sac. Ou bien derrière des parois, mais nous n’avions pas le matériel archéologique nécessaire pour faire des excavations délicates. La Force pourrait nous servir, mais encore fallait-il trouver où creuser.


      - Cette grotte a l’air vide, mais nous n’y sommes pas arrivés pour rien. Sais-tu au moins ce vers quoi la Force te guidait ? Vers des cristaux d’Upari. Ce sont des éléments très rares, présents uniquement sur les lunes forestières. Je ne te crois pas capable d’en prélever un et de le placer dans ton sabre laser sans le briser, mais sait-on jamais. En tout cas, la Force ne me dirige plus vers eux. Sens-tu quelque chose ?


    Evidemment non, il ne sentait plus rien. Les midi-chloriens jouaient avec nous. Nous n’avancerions plus tant que nous n’unissions pas nos forces, que nous ne faisions pas la paix. La méfiance nous empêcherait d’accéder au gisement. Or, ce Sith voulait les cristaux pour lui, et me tuer ensuite, surement. Moi, je voulais qu’il ne sût jamais où ils se trouvaient, mais je souhaitais aussi que l’Ordre Jedi puisse les exploiter pour améliorer ses lames. Nous devions trouver un accord, nous devions discuter et agir en symbiose.


      - Ecoute, Sith. Nous ne pouvons détruire les parois de cette grotte pour trouver les cristaux, car des éclats de pierre pourraient tout détruire, ce qui ne t’arrange ni toi, ni moi. Leur fragilité est notoire. Nous devons faire front commun, mais je ne peux t’accorder aucun crédit tant que tu ne m’auras pas fait preuve que tu n’es pas une simple brute. Tiens, ton sabre, je te le rends. Fais-en usage contre moi, et tu peux être certain que tu ne trouveras jamais ce que tu es venu chercher.


    Je lui rendis solennellement son arme. S’il la dégainait, je serais obligé de le tuer, et tant pis pour les cristaux, mais de tels gisements étaient rarissimes, et il serait dommage de passer outre. L’Ordre avait grand besoin de tous les atouts possibles, et j’avais grand besoin d’y regagner la réputation d’exemple que j’avais jadis.


      - Le fait que tu apprennes à parler l’ancien Sith est pour le moins intéressant. Pourquoi fais-tu cela ? De nombreux Sith que j’ai rencontrés, même parmi les Cultistes, négligaient ce côté érudit. Etudies-tu d’autres domaines ?

    Je voulais en savoir plus sur cet homme, qui m’intriguait véritablement. Même s’il se comportait tout à fait comme un Sith, avec une violence et une colère certaines, il y avait chez lui quelque chose de plus réfléchi, de plus subtil, que je n’avais que trop rarement vu chez ces adeptes de la loi du plus fort, où le savoir n’était bien considéré que lorsqu’il conférait la victoire. Je n’avais jamais vu un Sith faire de l’art, et jamais ils ne poursuivaient la vérité pour le plaisir.

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Eridan Narfadas
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MessageSujet: Re: Plus de Force face à l'adversité [PV Bahima Vulu] Sam 29 Mar - 10:20

Un Jedi qui parlait Sith? Mais comment était-ce possible? Comment un Jedi pouvais maîtriser l'ancestrale langue Sith? Où l'avait-il appris? Quand? Trop de questions venaient dans la tête du cultiste. Mais il trouvais un avantage dans cette situation. Il pouvais faire passer les pires horreurs dans sa langue, le Jedi les comprendraient. Excellent. Il fallait néanmoins qu'il ne prenne pas le dessus. Et Eridan agissait de manière à montrer à ce Jedi qu'il ne le dominait pas. Un Sith ne se laissait jamais dominer par un Jedi. Jamais. Il ne se pardonnerai jamais de montrer de la faiblesse envers un stupide Jedi, et s'il devait mourir, il mourrait dans l'honneur.

Il ne se laissait pas abattre. Son attitude envers le Jedi faisait que ce dernier ne considérait plus le Sith comme un apprenti, mais qu'il commençait à le considérer à sa juste valeur. Parfait. C'est tout ce qu'Eridan cherchait. Qu'on se rende compte de sa véritable valeur. Peut être un tout petit peu prétentieux de la part du jeune Sith, mais il ne faut jamais sous-estimer un combattant Impérial. Mais il vit que le Jedi n'avait pas frappé de plein fouet la paroi rocheuse. Ce n'était pas grave, il lui avais prouvé qu'il ne fallait jamais baisser sa garde. Un maître Jedi devait savoir ça, il fut donc surpris de ce manque de réactivité de sa part, mais il ne put s'empêcher d'arborer un léger sourire, invisible sous son masque.

Il vit que ce sympathique Alien lui envoya des pierres. Manque de chance, le Sith fut assez réactif et utilisa à nouveau une projection de Force pour écarter ces pierres de son chemin. Sous l'effet de l'éclatement des roches, de la poussière tomba sur ses épaules, qu'il balaya d'un revers de la main en émettant un léger soupir. Il fondit sur lui, mais le Sith para les quelques coups qu'il reçut. Il essayait de frapper le Jedi mais lui parait également les coups. Quelques attaques de Force furent échangées, sans succès. Mais Eridan ne vit pas l'attaque du Jedi. Il ne la sentit que trop tard. Un profond cri de douleur sortit de sa gorge tandis que les os de son poignet craquaient sous l'effet de cette torsion. Il ne pouvait que lâcher son sabre, résigné, pour ne plus sentir cette affreuse douleur dans son poignet. Il avait un autre sabre sur lui, plus puissant, mieux fabriqué, mais il ne laisserait pas un Jedi l'effleurer.


"Je te remercie de ce conseil, Jedi. Ce sabre que tu tient entre tes mains, je l'ai fabriqué moi même. J'y tient plus que ma propre vie, une simple rayure sur son manche, et tu ira rejoindre la Force"



La rage montait en lui. Il ne supportait pas l'idée de la défaite face à un Jedi, qui en plus l'avait désarmé. S'il lui avait laissé son sabre, le Sith aurait accepté l'idée de se faire battre. Mais désarmer un Sith, pour lui, n'était pas loyal. Il réclamait vengeance au plus profond de lui même. Et ce moment allait venir, tôt ou tard. Cependant, cette rage en lui s'évanouit quand il entra dans la caverne. La soif de pouvoir. Oui. Il sentait que quelque chose lui donnerait du pouvoir dans cette caverne. Quelque chose, qu'il ne voyait pas pour l'instant. Mais qu'il saura trouver, en temps voulu. Sur le coup, déçu, il poussa un grognement de mécontentement. Il aurait pu faire plus froid aussi.


"C'est exact. Une vision de Force. Je ne vois pas pourquoi je t'en fais part, car je ne le ferai pas en temps normal, mais nous devons collaborer. Et cette idée m'insupporte au plus haut point. Je hais les Jedi, je déteste votre stupide philosophie, mais nous devons collaborer pour arriver à nos fins respectives. Je ne te tuerai pas, parce que je n'ai tout simplement pas envie de le faire, ne te fais pas d'illusions. Tu cherches ce que je cherche? Bougeons nous alors"


Il pesta intérieurement. Pourquoi la Force l'avait-elle guidé ici, et ne lui montrait pas le chemin à suivre? Il ne comprenait pas. Il donnait une très grande importance aux visions de Force, et donnait tout court une immense importance à la Force. Mais là rien. Il savait que des cristaux étaient présents dans la caverne, et il sentait que la Force se jouait d'eux. Il fallait donc faire preuve de malice, de réflexion, pour arriver à les trouver.


"Tu m'as appris quelque chose Jedi, en me donnant le nom de ces cristaux. Très puissants. Intéressant. Pas capable de les intégrer dans mon sabre? J'ai manipuler des matériaux bien plus dangereux que ça. Je te donnerai un seul conseil : ne sous estime jamais un Sith. Jamais. Ou du moins jamais en face. Il pourrait t'en coûter la vie, le sais-tu?"


Eridan ne montrait plus de signes d'agressivité. Il fallait coopérer, il s'était mis cette idée en tête. C'était la première fois qu'il agissait ainsi envers un de ses ennemis. Mais il ne fallait pas se leurrer, le Sith faisait cela uniquement par pur intérêt personnel. Il n'éprouvait aucun sentiment d'empathie ni de début d'amitié avec ce Jedi. Il sentait que le Jedi ne voulait pas qu'il trouve ces cristaux. Mais il allait les trouver. Un pouvoir agrandit l'attendait dans ces cristaux. Et dès qu'il s'agissait d'avoir un pouvoir plus grand, un Sith se devait de trouver ce pouvoir, par tous les moyens. Il récupéra son sabre, qu'il mit directement à sa ceinture. Il n'avait pas l'intention de l'utiliser. Et le Jedi ne l'avait pas abîmer, c'est déjà ça.


"Pourquoi je parle l'ancien Sith? La curiosité est un vilain défaut, mais je vais t'expliquer. La Force donne un grand pouvoir, mais le savoir procure un autre type de pouvoir, tout aussi grand, et bien plus intéressant. Je parle l'ancien Sith parce que je respecte les Grands Sith, je respecte ceux qui ont bâti notre empire. Je parle l'ancien Sith parce que je trouve dans le savoir une forme de pouvoir que j'aime. J'aime apprendre de nouvelles choses. Le savoir est primordial. Je n'aime pas les Sith qui ne se cultivent pas. Je ne me considère pas comme un érudit, personnellement. Et pour tout te dire, j'étudie également la stratégie de guerre"


Sa voix résonnait dans la caverne, un son grave et métallique. Il agissait certes comme un Sith la plupart du temps, c'est à dire impulsivement, avec de la colère et de la rage. Mais il réfléchissait, lui au moins. Il ne fonçait pas dans un combat sans avoir jaugé l'adversaire. Il étudiait ces adversaires, étudiait leur comportement, cherchant sans cesse une nouvelle stratégie. Il aimait étudier, dans quasiment tous les domaines. Il pouvait passer des heures à étudier pleins de sujets, pouvait même passer plusieurs nuits blanches à se perfectionner dans un domaine. Il était perfectionniste en effet.


"Maintenant si tu le veux bien, commençons à chercher activement."
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Bahima Vulu
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MessageSujet: Re: Plus de Force face à l'adversité [PV Bahima Vulu] Sam 29 Mar - 13:49

    Et voilà, comme je l’avais pressenti, il poursuivait la vérité pour le pouvoir. Le Sith était empressé, terriblement impatient, mais il avait cet intérêt de n’être pas un complet ignorant accro du sabre. Pour autant, je ne l’aimais pas, et il semblait être aveuglé par son pouvoir. Il me mésestimait terriblement, et ne savait pas même ce qu’étaient des cristaux d’Upari. Il n’était accouru que par soif de pouvoir, et rien d’autre. Il ne s’était pas posé plus de questions. Quand nous aurions trouvé les cristaux, je ne pourrais pas le laisser en prendre ne serait-ce qu’un seul. Il devrait déguerpir, ou bien je serais obligé de le terrasser. Malgré son estime du savoir, cet homme était brutal.


      - La philosophie Jedi ? Parles-tu du Code, Sith ? On me reproche souvent de ne pas le suivre d’assez près. Mais le Code Sith est tout autant une ânerie. Cesse de croire que ta foi est vraie et que toutes les autres sont fausses. Les Sith et les Jedi sont, dans les faits, tout aussi puissants et habiles les uns que les autres, tu ne peux le nier. Les enseignements Jedi n’affaiblissent pas, pas plus que ceux des Sith ne renforcent. Pour preuve, je t’ai vaincu. Pour autant, les enseignements Jedi sont étroits, mais ceux des Sith également, si ce n’est plus. Pour avoir suivi les deux, je peux t’assurer qu’aucun n’est foncièrement valable, en tout cas. J’ai finalement préféré les Jedi, qui ont un certain sens des réalités que n’ont pas les Sith : ils ont conscience qu’il faut savoir vivre avec les autres, et non seulement contre eux. Vous, Sith, pensez au fond que vous pouvez tout dominer, alors qu’il n’en est rien. A quoi bon cette domination ? Que faire, une fois au sommet ? Le pouvoir pour le pouvoir est totalement vain. Mais le refus de l’émotion et le maintien à l’écart de la tentation est tout aussi absurde chez les Jedi, car il provoque lui-même la crainte face à ses propres états d’âme. Le Jedi, en tentant de n’avoir peur de rien, a finalement peur de la peur, peur de lui-même. Quelles bêtises de chaque côté !

    Je ne pouvais pas résister. Ce Sith était trop dogmatique pour que je ne lui révèle pas ses propres contradictions. S’il se bornait à ses préceptes Sith, je ne l’aiderais pas. Lâcher un rancor dans une caverne de cristaux fragiles et rarissimes était une très mauvaise idée. Si ce Sith ne suivait que ses pulsions, et leur était aliéné, il ne valait pas mieux qu’une bête dangereuse. La passion devait pouvoir être maîtrisé. A vouloir sans cesse s’abandonner au passionnel, les Sith oubliait qu’il fallait savoir s’en abstenir.


      - Tu es trop impatient, Sith. Quand je te disais que tu ne serais peut-être pas capable de fixer un cristal d’Upari, je te parlais de leur fragilité. Un cristal n’a rien de dangereux tant qu’il n’est pas partie d’un sabre, c’est simplement un cristal. Mais il faut manipuler ceux-là avec patience et délicatesse, et d’après ce que j’ai vu, tu n’as ni l’une ni l’autre. Tu apprends, certes, mais par acharnement, et non par une tranquille persévérance, ce qui est plus efficace. Ce que tu apprends, tu dois l’intégrer, pas le provoquer, pas t’échiner pendant un très court laps de temps à l’ingurgiter de force. Face à ce que tu ne comprends pas, la colère et l’acharnement sont des faiblesses. Tu ne parviens pas à accepter d’être impuissant, et pour cela, je vais te faire attendre. Je ne travaillerai avec toi que quand tu auras appris à être calme face à ce qui te surpasse. Tu veux chercher activement, Sith ; or, il est bien évident qu’aujourd’hui, c’est dans la douceur que tu trouveras la solution. Le chemin ne nous sera révélé que quand tu me respecteras comme également puissant et conscient, et quand je ferai de même. Considère-moi simplement comme un moyen de parvenir à tes fins, et tu échoueras lamentablement.


    Je ne m’attendais pas vraiment à ce que le Sith comprenne cette leçon-ci. Pourtant, s’il venait à la méditer, il prendrait conscience de la vanité de ses impatiences, de ses insolences et de ses bravades. Il prendrait conscience que le monde n’était pas découpé en deux camps, rangé entre bien et mal. Il prendrait conscience que tous, nous étions des êtres conscients, avec nos raisons et nos torts. Mais les Sith ne comprenaient jamais cela, et rarement les Jedi. Voir le monde divisé en deux factions le rendait bien plus simple : on savait qui affronter, qui était l’ennemi. Mais l’expérience me donnait raison contre une telle vision, puisque le Sith et moi étions tous deux en train de discuter pour parvenir à un but commun, sans nous battre. Nous étions opposés, et avions certes des intérêts divergents, mais étions-nous des ennemis pour si peu ? Peut-être pas.

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Eridan Narfadas
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MessageSujet: Re: Plus de Force face à l'adversité [PV Bahima Vulu] Dim 30 Mar - 1:19

Eridan ne peut s'empêcher d'émettre un léger rire. Le Jedi venait de tomber dans son piège. Le Sith l'avait prévu. Parfait. Tout se déroulait comme il le souhaitait désormais. Il le prenait pour un bourrin, quelqu'un d'impatient, qui n'aimait le savoir que pour le pouvoir. Mais il n'était pas comme ça. Le Jedi allait donc devoir changer sa vision du jeune cultiste. Mais allait-il cependant le faire? Le Sith, d'un ton très calme, lui répondit.


"Ma philosophie? Ai-je seulement dit que ma philosophie valait mieux que la tienne? Ma foi est aussi puérile que la tienne, je le reconnais. Elle ne vaut pas mieux que la tienne, et je le sais. Tu m'as vaincu, effectivement. Et je prend cette défaite avec honneur, désormais, même si tu m'as désarmé. Je te répondrai que je ne comprend pas cette idée de vouloir vivre pour les autres. Rester toute sa vie un larbin d'un sénateur, être hais jusqu'à la mort par des peuples autochtones qui vous pourrissent la vie. J'ai choisi la voie des Sith car elle est présente dans ma famille depuis des générations. Vois-tu, je ne souhaite pas avoir un pouvoir illimité ni dominer une planète ou une partie de la galaxie. Je souhaite devenir Seigneur Sith, pour avoir un apprenti, et lui transmettre mon goût de la connaissance. Je t'ai piégé en me montrant impatient, agressif, et tu est tombé dans le panneau comme je l'avais prévu. Ne juge pas les gens a première vue Jedi. Je t'aurai au moins appris quelque chose en retour. Tel que tu me vois là maintenant, je ne suis pas comme les autres Sith. Je ne suis pas aussi impatient, agressif, et voulant la culture pour le pouvoir. Le savoir pour moi est un plaisir. J'aime apprendre. Je ne veut pas rester un ignorant agressif toute ma vie. La culture est un plaisir Jedi, un plaisir. Quant à la peur, il n'est pas judicieux de s'en défaire. Il faut savoir l'affronter, pour la surpasser, et aller de l'avant."


Il ne parlais pas d'un ton hautain. Il respectait vraiment son ennemi à présent. Et il le montrait, dans sa façon de parler, dans ses gestes, dans son attitude corporelle également. Mais c'était tout de même un ennemi, et il restait en alerte, au plus profond de lui même, paré à toute éventualité. Car un Jedi peut être sournois. Il l'avais appris à ses dépends. Il restait méfiant, mais avait du respect. Deux sentiments contradictoires, mais ils étaient présents, et il fallait donc faire avec.

Il ne fallait pas se borner, collaborer ensemble. Pour un Sith, collaborer avec un Jedi pouvait être une des choses les plus pénibles qui soient. Mais là, Eridan n'avait pas le choix. Il devait faire avec. Et il ferait avec. Cependant, au plus profond de lui, cette idée était insupportable. Insupportable, mais nécessaire à sa quête. Il ravala un soupir, puis repris la parole, d'un ton toujours très calme, malgré sa voix grave et métallique.


"Comme je te l'ai dit Jedi, tu est tombé dans un piège. Je me suis fait passé pour quelqu'un d'impatient, d'orgueilleux, et d'agressif. Je te l'ai dit, je ne suis pas comme les Sith lambda. Je suis quelqu'un de réfléchis, je pèse le pour et le contre de chaque chose, et le pouvoir n'est pas la seul chose qui m'intéresse. J'apprends par plaisir. Par pur plaisir. Pas par soif de pouvoir. Comprends-tu? J'ai pu paraître ignorant sur ses cristaux, car tout simplement, je n'en avais jamais entendu parler auparavant. Aucune patience et aucune délicatesse? Le deuxième sabre que j'ai fabriqué, avec mes mains, celui que tu n'as pas eu entre les mains, regarde le. Il est d'une autre facture. Il est mieux réalisé que mon premier sabre. J'ai mis des mois à le réaliser. Minutieusement. Si je n'avais aucune patience, ni aucune délicatesse je ne l'aurai jamais réalisé. Je ne te juge pas, alors j'attends que tu ne me juge pas en retour. Surtout quand tu ne connais pas ton ennemi. Un Sith lambda t'aurait fait payé ton affront, mais je ne le ferai pas. Lis au plus profond de moi, tu verra que je n'ai plus d'agressivité envers toi. Car je me contrôle. Et je sais faire preuve de douceur. Envers les gens que j'aime, mais aussi quand la situation l'exige. Je croyais que les Jedi savaient qu'il ne faut jamais juger un Sith de visu, mais seulement en le connaissant réellement."


Il n'étais plus agressif, c'était un fait. Il attendait de connaître la réponse de ce Jedi. Il voulait apprendre, il le montrait. Et s'il fallait apprendre d'un Jedi, alors Eridan serait prêt à le faire.
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Bahima Vulu
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MessageSujet: Re: Plus de Force face à l'adversité [PV Bahima Vulu] Lun 31 Mar - 7:42

    Ce Sith m’irritait. Quel piège ? Si ç’avait été un piège, je me serais trouvé marri de ce qu’il n’était pas ce qu’il montrait. Là, je devais juste admettre qu’il jouait bien la comédie. Je fis taire mon agacement. Cet homme, s’il n’était peut-être pas exceptionnellement brillant, était au moins conscient de certaines de ses limites. C’était toujours ça.


      - Me faire payer mon affront ? Et comment, je te prie ? Je t’ai battu, dois-je te le rappeler une fois encore ? Qu’est-ce qu’un Sith moins bon que toi aurait pu faire contre moi ?

    Titiller la fierté des Sith était un excellent moyen de savoir si oui ou non ils savaient se tenir. Les moins malins dégainaient leur sabre à la moindre injure voilée. Les postulants que j’avais dû tuer pour devenir apprenti dans l’Ordre Sith, il y a dix ans, était tous des petites boules de nerfs à qui il manquait cervelle et muscles. Des incarnations de la vanité, douées d’un potentiel de Force supérieur à la moyenne. Quel gâchis de ce qui aurait pu devenir du talent…


      - Il faut bien te juger, Sith. Le théorique peut toujours attendre, mais il faut agir, sans quoi nous sommes passifs, et nous choisissons de subir. Ne pas te juger m’aurait amené à ne pas savoir comment me comporter avec toi. Ça n’a pas grand sens de parler de pièges et de lancer des idées reçues. Libre à toi de ne pas me juger, si c'est ce que tu souhaites, mais tu te fourvoies à t’y refuser, à mon avis. En revanche, je te l’accorde, rester figé dans son jugement alors que tout prouve sa fausseté est preuve de stupidité.


    Allions-nous donc rester là à déblatérer ? Hum. Au moins, je pouvais parler avec ce Sith, c’était déjà ça. Je décidai d’en profiter.


      - Nier toute dimension de pouvoir au savoir est également une erreur, jeune Sith. Qu’est-ce que le savoir, sinon la maîtrise, par l’entendement, des choses du monde ? En apprenant, tu étends ta domination intellectuelle sur les choses. Celui qui connaît détient bel et bien un pouvoir, et c'est cela que les Jedi comprennent sans le dire. Tous les grands tyrans de l’histoire galactique l’ont compris aussi : il faut supprimer les intellectuels et les savants si l’on veut asseoir parfaitement sa domination. L’ignorant est toujours à la merci du savant. Ne joue donc pas avec les concepts pour me faire bonne impression. Cependant, je dois reconnaître qu’il est tout à ton honneur de préférer le pouvoir de la connaissance, qui est celui dont tu tires ton plaisir, au pouvoir tel que l’entend le Code Sith, à savoir la domination sur autrui. D’habitude, tes pairs ne considèrent pas le savoir comme un pouvoir en soi, mais comme un moyen d’atteindre la domination physique des autres. Ce que je ne comprends pas bien, c'est pourquoi tu les as rejoint et que tu as de l'aversion pour les Jedi. Est-ce seulement par conformisme, parce que tu as suivi les enseignements de ton ascendance ?

    Je n’avais guère envie d’être l’allié de cet homme, mais je préférais que ce fût lui plutôt que l’un des fous qui avaient prétendu m’ « instruire » il y a quelques années. Au moins, celui-ci avait un intérêt pour autre chose que la culture de la passion et de la force brute. Peut-être était-il possible d’envisager quelque chose, mais je devrais obtenir des garanties de son comportement. Or, la tromperie qu’il avait organisée jusqu’alors confortait fort peu en moi l’idée de lui accorder quelque confiance.

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Eridan Narfadas
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MessageSujet: Re: Plus de Force face à l'adversité [PV Bahima Vulu] Lun 31 Mar - 9:37

Le Jedi commençait sûrement à comprendre qu'Eridan jouait la comédie en se montrant agressif. Parfait. Un bon Sith sait dissimuler sa véritable personnalité et ne la montre qu'à ceux qui sont dignes de l'apercevoir. Mais il était conscient que cela ne pouvait pas toujours marcher. Cela s'était déjà retourné contre lui par le passé, notamment au sein même de son ordre. Mais là, il réussissait, pour l'instant. Le Sith pensa qu'il valait mieux arrêter de prendre le Jedi pour un imbécile et arrêter de la jouer brute agressive.


"Un Sith lambda, même apprenti, peut être très dangereux. J'ai vu des cultistes mourir de la main d'apprentis. La colère est un sentiment très puissant. Quelques uns savent la contrôler. Mais pas tout le monde. C'est un sentiment très puissant, mais également très dangereux. Un Sith de rang inférieur peut être dangereux Jedi, il ne faut jamais sous-estimer un Sith. Je ne sous-estime jamais les Jedi pour ma part, ça, je l'ai appris à mes dépends"


Sa respiration se fit pénible pendant quelques instants. Le souvenir de ce Jedi qui avait failli le tuer, et qui lui avait défoncer la cage thoracique se répétait à présent en boucle dans son esprit. Ses poings se serrèrent. Il ne supportait pas l'idée de ne pas retrouver ce maudis Jedi. S'il le retrouvait, il le tuerai de ses propres mains. Mais avant tout, il le ferai souffrir, lui ferait endurer milles tourments. Pour le faire payer de l'avoir mis dans cet état. Pour lui faire payer l'affront qu'il avait eut de le considérer avec dénigrement quand il était à terre. Il allait le tuer, oh oui.

Il fallait que le Sith explique au Jedi la raison de son brusque changement de comportement. Eridan avait un regard très noir, ses poings étaient crispés, et les os de ses poignets commencèrent à le relancer douloureusement, la douleur de la torsion faite par le Jedi ne s'était pas estompée, loin de là. Elle empirait à cause de cela. Mais il n'en avait cure. Du moins, c'est ce que l'on pouvait croire extérieurement.


"Je t'ai dit que j'avais appris à mes dépends de ne pas juger un Jedi. Vois-tu ce masque? Il me maintient en vie quand je ne suis pas chez moi. Ma cage thoracique est enfoncée, et mes poumons sont terriblement endommagés. Un Jedi a failli me tuer. Je ne lui en veut pas pour cela. Je lui en veux pour m'avoir considéré avec dénigrement tandis que j'agonisais par terre. Ce masque est le seul mécanisme qui me maintient en vie. Si je le retrouve un jour, je lui ferai payer. Je ne cherche pas la vengeance pour avoir essayé de me tuer. Je cherche à me venger pour l'affront qu'il m'as fait, en ne me respectant pas. Ceci est peut être puérile, j'en suis absolument conscient, mais ceci doit être fait."


Au moins, il lui avait expliqué. Avec une voix très calme, malgré sa haine envers ce Jedi là, qu'il ne cessait de traquer, coûte que coûte. Il faisait comprendre, par le ton de sa voix, qu'il n'en voulait pas au Jedi qu'il avait en face de lui. Il n'avait plus aucune haine envers lui, chose très rare chez lui, il fallait l'avouer. Il avait du respect pour ce Jedi. Oui, du respect. Et il le montrait, par sa manière de s'adresser à lui. Mais il ne fallait vraiment pas s'attendre à ce qu'ils deviennent amis.


"Jedi, il est plus utile d'avoir un pouvoir culturel, partager ses connaissances, unir des peuples sous une même culture, par le savoir, et l'apprentissage, que de dominer par la force brute. C'est ce que je pense. La connaissance est plus utile que la force. Après, en tant que Sith, je ne démordrais pas sur le fait que parfois, la force est plus utile que la connaissance, mais ces cas sont rares. Nous le savons. Personnellement, quand je vois quelqu'un qui désire connaître des choses, mais qui n'a pas à sa disposition les choses essentielles au savoir, je partagerai mes connaissances avec lui. Je ne peut pas laisser un ignorant dans son ignorance. Je partage mes connaissances avec lui, pour qu'il ne se fasse pas piéger par un savant qui, sous prétexte de l'ignorance, le dominerait. Je ne suis pas d'accord avec cette vision des choses. Comme je viens de te le dire, je ne souhaite pas utiliser la connaissance dans l'optique de la domination. Je l'utilise dans l'optique du partage, pour mettre à la disposition de ceux qui ignorent quelques connaissances pour ne pas subir la domination aveuglent de ceux qui savent. Pour ne pas se faire piéger."


Le Sith marqua un temps d'arrêt. Il avait quelque peu de mal à respirer. Une douleur le tenaillait dans la poitrine. Il plaqua sa main sur sa poitrine et respira lentement, le temps que la douleur s'estompe petit à petit. Il trouvait ces crises de plus en plus fréquentes, et cela commençait à l'inquiéter. Mais quand Eridan trouva un rythme de respiration régulier, il continua de lui répondre.


"Ma famille est au sein de l'Empire depuis des générations. Je sert l'Empereur loyalement depuis toujours. Je vais te dire d'où vient mon aversion pour les Jedi. J'en ai connu des tas, des plus respectables, aux plus détestables. J'ai un grand respect pour vos maîtres, et si un jour je dois me battre contre l'un d'entre eux, cela se fera avec honneur. Mais celui qui à failli me tuer, à fait monter ma haine contre vous, les Jedi. Jamais auparavant, je n'avais vu un adversaire aussi peu irrespectueux. Je l'ai traité avec respect, j'en attendais donc de sa part. Jamais cela n'est arrivé. Le respect est une chose essentielle, même entre ennemis jurés. J'ai étudié votre code également. Cependant, on peut y trouver de bonnes choses, comme on en trouve dans le code Sith. L'enseignement que j'ai reçu n'as rien à voir avec ma haine des Jedi. Ma personnalité est ainsi. Mais je vous respecte, je vous hais et je vous respecte. Sentiment contradictoire, n'est ce pas?"


Soudainement, Eridan venait d'avoir une idée. Une méditation de Force. Il s'agenouilla, sur le sol dur, froid et poussiéreux de la caverne, il ferma les yeux. Prenant de grandes inspirations, il essaya d'entrer en communion avec la Force. Allait-elle indiquer quelque chose qui lui serait utile?
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Bahima Vulu
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MessageSujet: Re: Plus de Force face à l'adversité [PV Bahima Vulu] Mar 1 Avr - 13:13

    Alors que le Sith parlait, je pris soudainement conscience que je me trouvais face à un homme, un autre être humain, et souffrant qui plus est. Je pourrais le guérir, mais à quoi bon ? Peut-être m’en voudrait-il de l’avoir pris en pitié, et c’est tout ce que je ne voulais pas. Je voulais qu’il me respecte assez pour ne pas m’assassiner pendant que je tournais le dos. Je ne fis donc pas mention de la possibilité que j’avais de soigner, si peu que ce soit, ses poumons. Il voulait vivre avec pour se souvenir.

    Cette volonté de flagellant était pour le moins étonnante, mais pas si inhabituelle chez les Sith (et même chez les Jedi, du reste). La cicatrice semblait être pour beaucoup un élément de mémoire bien plus vif qu’un simple souvenir. Pour moi, la nécessité de vivre avec un respirateur n’avait rien d’avantageux, d’autant plus qu’il était tout à fait possible, grâce aux techniques médicales que nous possédions, de soigner une telle blessure. S’imposer un si grand handicap relevait de la superstition, à mes yeux. Lors d’un entraînement, cela pouvait se tenir, mais toute une vie, ça n’avait aucun sens. Pourquoi s’infliger une souffrance perpétuelle, s’interdire la joie d’être en bonne santé ? C’était du masochisme.


      - Je conçois parfaitement que tu souhaites vous venger, mais cela ne te rendra rien. Ça n’a rien de puéril, mais c’est… émotionnel. Je suis imperméable à ce genre de pulsions. Nous autres Bith ne sommes pas de grands passionnels. Toutefois, je comprends que tu n’aies pas supporté ce mépris. Lorsque j’étais en apprentissage dans l’Ordre Sith, je n’appréciais pas non plus d’être traité comme de la vermine par des hommes que j’aurais pu pourfendre sur place. Mais sur moi pesaient les soupçons justifiés d’un manque d’adhésion à votre Code, et de tels meurtres auraient compromis ma position. Ta vengeance ne t'apportera rien. Ne tue pas ce Jedi : fais-lui simplement comprendre que tu le pourrais.

    L’imaginaire du pouvoir. C’était là qu’était la clé de la conversation, et c’est pour cela que nous nous tournions autour depuis maintenant plusieurs dizaines de minutes. En discutant, nous négocions.


      - Unir les peuples sous une même culture ? Il n’y a rien de mieux pour en faire des moutons. Si tu veux asseoir votre domination aisément, donne à tous les mêmes valeurs. En revanche, divise les cultures, attise les régionalismes et communautarismes, et tu saperas les fondements du pouvoir. C’est bien sûr la force qui fonde le pouvoir : si les Jedi se sont imposés comme gardiens de la paix, c’est-à-dire force de répression et de règlement des conflits, dans la République, c’est parce qu’ils avaient la Force, une puissance supérieure. Mais le savoir bâtit un imaginaire autour de cette force, et la rend finalement non-nécessaire : on domine par l’imagination. De nombreux Jedi se battent pour un Bien et une Justice qu’ils auraient bien du mal à définir. Tout est impressionnisme là-dedans. Il faut dire des mots et laisser les autres penser. Le savoir est pouvoir en ce qu’il permet de comprendre que ceux qui détiennent le pouvoir ne le gardent que par l’imagination. Le savoir permet de renverser… ou de respecter l’ordre établi, parce qu’il génère la paix civile. Il permet de savoir où est notre intérêt. Cependant, il ne faut pas oublier qu’il modèle cet intérêt, aussi. Mon propre savoir m’oriente ainsi à respecter l’établissement qu’est l’Ordre Jedi, et le tien l’Ordre Sith. N’est-ce pas curieux ?


    Je n'attendais pas vraiment de réponse, car je sentais que nous arrivions à un point critique. Quelque chose chez le Sith avait cédé. Il semblait m’accorder un certain crédit, ce qui était pour le moins étrange. Il me parla de haine et de respect. Paroles, paroles. Pourquoi devrait-on le respect à qui nous l’offre ? Je ne comprenais pas bien sa logique, qui semblait relever plus de l’opinion que du raisonnement conceptuel, mais qu’importait ? Ce qui comptait, c’était qu’il abaissait sa garde, qu’il m’accordait du respect, si ce n’était de la confiance. J’aurais pu saisir ce moment pour le mettre définitivement à terre et débarrasser l’Univers d’un dangereux Sith, mais je ne le fis pas. J’étais las des querelles qui opposaient les utilisateurs de la Force, et qui se fondait plus sur une idéologie fanatique que sur le bon sens. Cet homme agenouillé, qui maintenant méditait, n’était pas pire que les Jedi qui voulaient imposer un Bien unique, une vérité absolue qu’ils pensaient détenir, et était considérablement meilleur que les Sith complètement corrompus par leur volonté de puissance, qu’ils étaient incapables de borner, dévorés qu’ils étaient par un appétit insatiable de domination.

    Je rejetais fermement les fanatismes, et si mon présent compagnon fonctionnait beaucoup sur le mode de l’opinion, il n’en était pas moins critique, empreint d’une certaine modération du jugement qui, fondement de toute morale, me le faisait paraître de plus en plus fiable. Certes, il contrôlait peu ses passions et du reste ne cherchait pas vraiment à le faire, mais au moins ne les cultivait-il pas avec la fascination malsaine des Sith pour l'incontrôlable. Une fois ses pulsions apaisées, il était capable de réfléchir froidement, d’être rationnel. Le Sith parfait, selon le Code, était celui dont les passions ne se taisaient jamais, dont le désir englobait tout, et obtenait ce qu'il désirait. Un être qui laissait libre cours à sa volonté illimitée de puissance et écrasait les autres pour l’atteindre. Un être si puissant qu’il n’avait pas besoin de finesse. Cela me dégoûtait. Mais le Cultiste que j’avais devant moi n’était pas de ce genre qui tente de désirer sans limite.

    Je pris ma décision. Alors qu’il commençait à méditer, je m’assis à ses côtés, et pénétrai la Force. Le tissu sonore aux fils innombrables apparut dans mon esprit. A mon côté, les tonalités graves de mon compagnon entrèrent en communion avec les miennes, qui étaient rondes, douces et plus aiguës. Le timbre de ma signature dans la Force ressemblait fort à celui d’une clarinette, tandis que celui du Sith avait une texture de son de violoncelle. Notre contact dans la Force se fit sans que nous le voulions vraiment. Nous agissions de concert, poussés irrésistiblement l’un vers l’autre, et nos deux puissances jouèrent l’une avec l’autre, puis interagirent avec le reste, rejoignant et couvrant la symphonie discordante de la Force. L’expérience provoquait des harmonies inhabituelles, mais d’une rare intensité…

    Un son de la réalité tangible me tira hors de ma concentration. La paroi de la grotte, juste à ma droite, avait cédé. J’examinai la caverne, tout autour de moi. Notre rencontre « psychique » avait descellé une stèle naturelle camouflée par la mousse. L’ouverture béante laissa apparaître des scintillements. Je sentais tout le pouvoir de la caverne, désormais. La Force ne nous cachait plus rien. Les cristaux étaient intenses, profonds, et encore vierge de toute influence extérieure. Aucun Jedi n’était jamais venu ici. C’était de véritables réservoirs de Force, qui pourraient jouer le rôle de puissants catalyseurs. Un lieu exceptionnel, qui commençait déjà à absorber les traces de notre passage, et les vestiges de l’expérience commune que nous venions d’avoir. Nous allions laisser des indices ici, et je ne pourrais pas cacher aux autres Maîtres qu’un Sith avait eu connaissance de ce gisement. Je n’en avais pas vraiment l’intention, mais le problème était ainsi réglé. J’avais maintenant deux choix : l’un, prélever quelques cristaux et tuer l’autre pour qu’il ne prévienne jamais ses compagnons. L’autre, trouver un accord et faire de ce gisement un lieu clé pour l’Ordre Jedi, tout en prenant le risque que le Sith aille prévenir ses camarades, ou seulement s’empare pour lui-même de précieux cristaux. Je penchais plutôt vers la deuxième option. La première était trop limitée, et je dois dire que je n’avais aucune envie de tuer cet homme. La seconde était plus risquée, mais après tout, nous étions dans l’espace républicain, et l’intérêt était bien plus grand que le danger. Si l’on manœuvrait bien, le contrôle de cet emplacement serait un pas de géant pour l’Ordre. Équiper ses meilleurs éléments d’armes d’exception n’était pas négligeable en temps de guerre, ne serait-ce que si l’on prenait le problème que de façon très terre-à-terre.

    Je me tournai donc vers le Sith, qui réfléchissait comme moi à la suite des événements.


      - Alors, Sith ? Que faisons-nous, maintenant ?




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Eridan Narfadas
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MessageSujet: Re: Plus de Force face à l'adversité [PV Bahima Vulu] Mer 2 Avr - 7:35

Le Jedi semblait... perplexe. Avait-il des idées en tête? Voulait-il le tuer durant son moment de faiblesse? Cela ne ressemblait pas aux Jedi à vrai dire. Alors, à quoi réfléchissait-il? Le Sith ne le savait pas à vrai dire. Le saurait-il vraiment un jour? Mais là, ce n'était pas le moment pour se poser ce genre de questions. Ils étaient là pour résoudre un mystère, et c'est bien ce qu'il comptait faire. Aucun des deux n'avait un avantage au niveau des visions de Force apparemment. Ils étaient donc à un parfait pied d'égalité à ce niveau là. Parfait.

Ne pas tuer ce Jedi, qui avait failli le tuer. C'était envisageable. Juste le faire souffrir, lui faire endurer milles tourments, cela suffirait, pensait-il. Quelque part, c'était vrai. Eridan comptait faire endurer à ce Jedi ce qu'il avait endurer depuis des années à cause de cette blessure. Mais il en voulait également à l'Empire. Pourquoi l'avoir affublé de ce masque respirateur, alors qu'ils avaient la technologie nécessaire pour l'opérer, et donc lui faire retrouver une vie normale? Il ne comprenait pas la logique de cette chose, mais cherchait-il seulement à la comprendre? Pas vraiment, à vrai dire, il était résigné à cela.

Quand il entendit les révélations du Jedi, le Sith fut effaré. Il avait réellement fait parti de l'Ordre Sith? Comment était-ce possible? Mais surtout, pourquoi avoir quitté l'Ordre pour partir chez les Jedi? Pour lui, cela n'avait aucun sens. Mais c'était sûrement sa personnalité, son ressenti des choses qui faisait qu'il ne comprenait pas ce brusque changement d'alignement dans la Force. Mais il pouvait comprendre l'envie. Après tout, si la philosophie Sith n'était pas faite pour lui, il n'allait pas la subir.


"Vous avez... fait partie de l'Ordre Sith? Pourquoi ce changement aussi brutal? Personne ne supporte cela, pas même les Sith. Être traité comme un moins que rien, que ce soit chez les Sith, ou chez les Jedi, personne ne peut supporter une telle humiliation"


Une discussion aussi longue avec un Jedi lambda lui aurait fait littéralement péter un câble. Mais pas cette fois. Il négociait, il apprenait, il partageait. Pour quelqu'un de cultiver, le partage et l'apprentissage était quelque chose de réellement important. Et pour ce Sith, c'était bien plus important que la recherche du pouvoir à proprement parler. Mais il fallait tout de même penser à la finalité de la chose : les cristaux présents dans cette grotte. Allaient-ils les trouver, ou rentreraient-ils bredouilles?

Dans sa méditation de Force, Eridan fut rejoint par le Jedi. Ils coopéraient. Un Jedi qui méditait près d'un Sith, et inversement. Chose rare, qu'il était important de souligner. Il le voyait, dans sa vision. Il entendait les variations de sa signature dans la Force. Calme, douce. La sienne, personnelle, était plus brutale, plus rauque. Mais elle l'était moins qu'un Sith extrêmement violent et avide de pouvoir. Ceux là, on pouvait les compter par centaines. Il n'aimait pas ces Sith là. Incapable de voir le pouvoir ailleurs que dans la violence. Alors qu'il y avais des tas d'autres formes de pouvoir, tout aussi puissantes et intéressantes.

Leurs signatures respectives se répondaient, se chevauchaient, s'éloignaient. Mais elles étaient en synchronisation. Comme une symphonie. Mais la vision d'Eridan était quelque peu obscure. Il voyait, en effet. Mais sa vision de Force était comme si il voyait à travers un tube de feu mêlé de sang. Mais le Sith aimait cette vision. Quoi de plus normal d'ailleurs? Mais il fallait se concentrer, pour réussir à résoudre ce mystère. La symphonie continuait, parfois très puissante, parfois très douce. L'une ou l'autre signature prenait parfois le dessus, l'instant d'après elle passait au second rang.

Mais enfin ils trouvèrent ce qu'ils cherchèrent. Les cristaux. Un scintillement multicolore se propagea à travers leur champ de vision. D'une beauté déconcertante. Eridan ne savait pas quoi dire. Il resta bouche bée. Mais il fallait réfléchir, et vite. Qu'allait-il faire? Allait-il s'accaparer de cristaux pour lui seul, au risque de se faire tuer par ce Jedi, ou allait-il tout lui laisser, en regrettant tout de même d'être passé à côté d'une possible augmentation de sa puissance. C'était un véritable dilemne.


"Nous avons des cristaux devant nous. Mais nous sommes dans une impasse. Nous voudrons utiliser ces cristaux, soit pour notre usage personnel, soit pour l'usage de notre Ordre... A vrai dire, je ne sais vraiment pas quoi faire"
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Bahima Vulu
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MessageSujet: Re: Plus de Force face à l'adversité [PV Bahima Vulu] Lun 7 Avr - 11:56

    Nous nous trouvions dans une aporie. Le Sith voulait les cristaux, c’était évident, et je ne pouvais pas le laisser les prendre. Je trouvais dommage d’en arriver là, à cette regrettable impasse, alors que nous avions coopéré de façon admirable jusqu’ici. Enfin, toute coopération entre Jedi et Sith était déjà admirable en soi. Avant de prendre une décision, je décidai de répondre à sa dernière question sur moi, à laquelle je n’avais pas eu l’occasion de répondre avant notre méditation commune.


      - J’ai bel et bien fait partie de ton Ordre, oui. Je trouvais les Jedi limités, bornés, incapables de comprendre que leurs idéaux étaient trop abstraits pour fonctionner dans la pratique. Alors je les ai quittés, j’ai vécu quelques mois en ermite dans les Terres d’Ombre de Kashyyyk, puis j’ai rallié Dromund Kaas. J’étais un Chevalier Jedi parmi les meilleurs, si bien que j’ai rapidement atteint le rang d’Apprenti Sith. Mais votre Ordre est tout aussi limité, et les maîtres se méfiaient de moi, car je n’avais pas les dispositions d’un Sith, tout en dépassant tous les autres Apprentis. A raison, ils pensaient que je ne renoncerais pas aux techniques apprises chez les Jedi. Et pourquoi l’aurais-je fait ? Que faut-il bannir dans le pouvoir de guérir, par exemple ? Je ne comprends pas qu’on puisse mettre de côté un savoir par dogmatisme. J’ai fini par tuer l’Archonte qui me surveillait et par rejoindre la République, trois ans avant l'ouverture du conflit contre l'Empire. Pendant la guerre, j’ai rejoint de nouveau les rangs des Jedi. Comme tu le vois, je suis à la fois un ancien Jedi et un tout récent.

    Cette réponse, si elle l’intéressait peut-être, ne réglait pas pour autant notre problème actuel. Ces cristaux avaient énormément de valeur pour l’Ordre, et il était impossible de m’en emparer sans défaire ce Sith, car il ne renoncerait pas à mon profit si aisément. Mais je ne voulais pas le tuer. Notre communion m’avait donné une certaine sympathie. Non que je le trouvasse aimable, mais je sentais comme un lien, quelque chose qui me faisais sentir ce qu’il ressentait. Je supposai que le lien n’était pas univoque, si bien que j’érigeai de solides barrières autour de mon esprit. Il n’y pourrait plus rien lire tant que je ne le voudrais pas, avec elles.

    Je devais le tuer. La nécessité s’imposa à moi comme la Force m’entourait sans cesse d’harmonies. J’étais prêt à régler l’affaire en quelques coups de sabre, mais je me retins : nous risquions de détruire tous les cristaux, et tuer un Sith pour tuer un Sith ne m’intéressait pas. Puis une idée me vint. Elle ne me plaisait pas, elle ne plairait pas au Sith, mais elle nous éviterait de partir blessés ou de ne pas partir vivants. J’y réfléchis rapidement, et j’y trouvais une faille qui me permettrait de tirer mon épingle du jeu. J’allais tester une dernière fois la sagacité de ce Sith. Je jouai donc cartes sur table, mettant en jeu ma franchise.


      - Très bien, Sith. Voilà ce que je te propose. Laissons-là ces cristaux, oublions-les. Donnons à d’autres la tâche de les trouver comme nous l’avons fait. En somme, renonçons à eux. Cela évitera que nous nous quittions plus amochés, et que nous abîmions ces gisements. Laissons-les aux générations futures qui s’aventureront dans cette caverne. Je pense que c’est la leçon du renoncement qu’il faut choisir : notre coopération était une fin, non un moyen. Nous nous sommes unis dans la Force. Nous avions le pouvoir en vue, mais nous l’avons fait. Prenons pleinement conscience de cet acte, et restons-en là, veux-tu ?

    Je ne savais pas si le Sith accepterait ça. Il était difficile de percer à jour ses pensées, ce qui était étonnant étant donné qu’il était extrêmement simple de saisir ses émotions. Mais même à ce niveau, il semblait partagé, ou le feignait.



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Eridan Narfadas
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MessageSujet: Re: Plus de Force face à l'adversité [PV Bahima Vulu] Ven 11 Avr - 4:07

Eridan voulait bien prendre ne serait-ce qu'un seul de ces cristaux, qui semblaient si puissants selon le Jedi. Mais bien sûr, il savait que ce dernier ne le laisserait pas faire. Le Jedi semblait... perplexe, véritablement. Il réfléchissait. A une éventualité. Sûrement, de toute manière cela crevait les yeux. Un Jedi qui avait été Sith, cela ne se trouvait pas à tous les coins de rues, peut être était-ce pour cela qu'ils avaient collaborer ensemble, mais le Sith était assez lucide pour savoir que ce n'était pas le cas. Pourquoi cela aurait été le cas?

Le jeune cultiste se posait néanmoins certaines questions. La signature dans la Force du Jedi ne présentait aucune empreinte obscure. Il avait réussi à la dissimuler ou l'avait-il totalement abandonné, ce qui était une abérration en soit. Pourquoi l'avait-il abandonné? Pourquoi nourrissait-il cette profonde affinité avec le côté lumineux? Trop de questions se bousculaient dans sa tête, trop de questions sans réponses et cette idée lui étais insupportable. Il ne supportait pas d'avoir une question sans réponse.

Il savait que le Jedi convoitait les cristaux. Il savait qu'il ne le laisserai pas faire. Mais il savait également qu'il ne s'abaisserai pas à le tuer. Il allait sûrement le tester, voir si le cultiste n'allait pas prendre de cristaux pour son usage personnel, ou avertir sa base. Mais Eridan n'avertirait pas sa base, non. Il garderait un cristal pour lui seul. Les autres se démerderaient comme bon leur semble. Après tout, c'est lui qui était venu là en premier, il n'y avais aucune raison que les autres comptent sur son aide, pour devenir plus puissants, sur son dos. Cela serait vraiment trop facile, et il n'allait pas faire ça.

Cependant, Eridan pensait que le Jedi lisait dans son esprit. Il se concentra pour barricader son intimité mentale. S'il y avait bien une chose qui pouvait le faire littéralement exploser, c'était bien le fait qu'on lise dans son esprit, pour anticiper ce qu'il allait faire ou ce qu'il ressentait. Si un Jedi ne laissait pas faire ce genre de choses, pourquoi un Sith laisserait faire une chose pareille? Il ne voulait pas tuer son adversaire, car il le respectait, mais il ne l'aimait pas pour autant, c'était un Jedi, un ennemi, une vermine pour l'Ordre Sith, quelque chose qu'il fallait réduire à néant le plus vite possible. Mais là, il n'était pas question de ce genre de choses. Tuer un Jedi, surtout celui là, et ici, ne lui apporterait aucune satisfaction.


Le Sith contrôla ses émotions et répondit au Jedi


"Jamais je n'aurai collaborer avec quelqu'un de ton ordre, jamais. Je l'ai fait tout de même. Je t'en remercie certes, mais n'espère pas que je cesserai de traquer les Jedi. Celui qui m'as fait ça, mourra de ma propre main j'en fais le serment. Je ne prendrai pas de cristal, mais je vais les admirer encore quelques instants"


Son esprit, quasiment illisible pour le Jedi à présent échafaudait quelque plan pour pouvoir prendre un cristal à la sauvette, sans endommager le gisement. Mais son adversaire ne pouvait pas le deviner, ses pensées et ses gestes le cachait.... Parfait.
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Bahima Vulu
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MessageSujet: Re: Plus de Force face à l'adversité [PV Bahima Vulu] Dim 27 Avr - 2:43

    Le Sith avait accepté, ce qui ne manqua pas de m’étonner, sur le coup. Mais à l’instant où je m’étonnai, je me rendis compte de mon imbécilité. Un Sith, refuser du pouvoir ? C’était la méfiance qu’il me fallait adopter, car ce guerrier de colère et de douleur, malgré ses discours - sincères, du moins le pensais-je - sur le savoir, ne pourrais pas résister à l’attrait de ces cristaux. Moi-même, j’avais eu beaucoup de mal à prononcer cette renonciation.

    Soit, qu’il les admire, même si je me doutais qu’il en prélèverait volontiers quelques-uns pour pouvoir les admirer un peu plus longtemps et, qui sait, peut-être admirer la belle lame acérée qu’ils donneraient à son sabre. Ah, mille rancors ! Que ne pouvais-je lui accorder un minimum de crédit ! Cet homme brisé avait une certaine sagesse que n’avaient pas les Sith, et il devrait un jour venir à bout de ses contradictions. Les Sith habituels n’avaient pas de contradictions. Ils se complaisaient dans la passion, et n’allaient pas plus loin. Ils étaient amoraux. Lui ne l’était pas, et ne pouvait être, en cela, un véritable Sith. C’était pour cela que je devais croire un minimum en sa sincérité. Il savait que s’il détruisait la caverne, la piégeait ou agirait avec violence, je le saurais et le tuerais avant qu’il ne puisse s’enfuir. Il serait donc forcé d’agir finement, si vraiment il souhaitait agir, et c’était là un moindre mal. Je le laisserais partir sans vérifier s’il dérobait quelque chose ou non.

    Je sortis donc de la caverne, tandis que lui restait à l’intérieur pour l’admirer, et après m’être assuré, grâce à la Force, qu’il était encore à l’intérieur, et plus du tout à portée de ma voix, je sortis mon comlink et appelai la base républicaine, tout en surveillant le retour du Sith.


      - Maître Vulu à base républicaine. Préparez une unité à envoyer à mon commandement sur les coordonnées précédemment communiquées. Terminé.


    Le Sith n’avait pas entendu. Il était toujours dans la caverne, et les cristaux étaient bien trop puissants dans la Force pour qu’il ait pu sentir les signaux qu’avait envoyés le comlink. Comme il s’attardait dans la grotte, je décidai d’aller vérifier qu’il ne contrevenait pas à notre accord. Doucement, je m’approchai de l’entrée que nous avions dégagée, pour le découvrir en position de méditation. Il ne semblait pas avoir bougé. Il était vrai que les cristaux résonnaient désormais merveilleusement dans la Force, formant une harmonie très douce, rassurante, mais incomparablement vivante. Je sentais en eux la marque de notre rencontre, de notre collaboration. Une douce raison teintée de folie. On y sentait l’humanité, en quelque sorte, cette substance pensante, rationnelle, qui, à tout moment, pouvait commettre des actes insensés, pulsionnels, passionnels. Je ne pourrais pas cacher cela, quand d’autres Jedi viendraient à tomber sur ces cristaux, mais, tout bien réfléchi, je ne le voulais pas. Oui, j’avais collaboré avec un Sith, l’ennemi. Mais après tout, qu’est-ce que cette rencontre avait produit, sinon du beau ? Dans cette caverne gisait une leçon pour les suivants. Il n’y a pas dans la Force deux Côtés foncièrement contraires. Peut-être y avait-il deux Côtés, même si je ne croyais pas à cette dichotomie simpliste de la Force, si complexe, mais au moins étaient-ils contradictoires, c’est-à-dire complémentaires. A eux deux, ils formaient un tout magnifique, et nous l’avions une fois de plus prouvé.

    Mais il était maintenant temps de partir.


      - Sith, il nous faut quitter ces lieux, maintenant. Avant que nous ne nous séparions, j’aimerais connaître ton nom. Il est difficile de me fier un tant soit peu à un homme qui masque son identité. Bien sûr, je saurais reconnaître ton empreinte dans la Force, ta signature, mais un nom satisferait ma raison. Peux-tu me le donner, comme je t’ai donné le mien avant de t’affronter ?


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Eridan Narfadas
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MessageSujet: Re: Plus de Force face à l'adversité [PV Bahima Vulu] Dim 27 Avr - 3:19

Eridan était quelque peu sincère dans son discours mais Bahima semblait septique. Et bien qu'il le soit. Un Sith n'est pas toujours un être de manipulation et de traîtrise, il sait également être sincère quand il le faut. Certains Sith sont ignorants de cette distinction, et le jeune Cultiste ne leur accorde donc que peu de crédit. Qu'ils restent dans leur ignorance et leur soif avide de pouvoir qu'ils n'auront jamais. Si un Sith désire le pouvoir, il se doit de jouer finement. Eridan n'avait pas comme ambition de changer la vision des Sith, mais certains pensaient comme lui, et c'était l'essentiel. Il fallait être sage, doué de raison, et ne pas toujours agir avec impulsion, comme le faisaient beaucoup trop d'entre eux. Mais ce devait être l'apanage des Sith somme toute.

Il y avait beaucoup de cristaux qui l'intéressait. Il voulait donner une nouvelle couleur à sa lame, et il n'avait donc que l'embarras du choix. Pourquoi ne pas prendre autre chose qu'un traditionnel cristal rouge? Pourquoi pas un cristal orange, ou jaune? Il y en avait des verts, et le cultise avait cette couleur en horreur. Comment pouvait-on porter cette couleur sur un sabre laser? A vrai dire, il ne comprenait, mais les Jedi sont des gens difficiles à comprendre, car souvent plein de contradictions. Eridan ne souhaitait pas piéger la caverne, ni agir avec violence car il savait que le Jedi serait prêt à lui faire payer cette audace. Il fallait donc la jouer finement. Utiliser la Force. Oui. Mais il fallait être rapide et délicat, deux choses contradictoires, mais qu'Eridan pouvait faire.

Le Jedi sortit de la caverne, sans doute pour aller vérifier quelque chose dehors. Cela laissait le champ libre à Eridan pour faire ce qu'il avait à faire. Il masqua le plus possible son empreinte dans la Force et utilisa de la Télékinesie. Il repéra un cristal orange, et essaya de l'extraire par la Force. Des fissures se firent dans son socle, commençant à le dégager. Il fallait faire vite pour ne pas que Bahima voit ce qu'il était en train de faire. Il mit toute la délicatesse qu'il avait dans cette extraction, sortant ce cristal de son socle, sans trop le fissurer. Il en avait choisit un assez bien dissimulé pour ne pas qu'il soit remarqué dès le début. Il le contempla quelques instants avant de le dissimuler sous ses habits.

Bahima revint quelques instants plus tard, découvrant le Sith en pleine posture de méditation. Le stratagème semblait fonctionner. Stratagème? Qu'a moitié. Car le Sith méditait bien. Il méditait pour voir si les cristaux n'avaient pas une signature différente, dû à ce rapt. Mais ils produisaient une merveilleuse symphonie, comme si rien n'avait changé. Parfait. Tout ce passait bien. Cependant, il répondit à la question de son adversaire.


"Je m'appelle Eridan. Eridan Narfadas. Et je suis un cultiste Sith, comme tu peux le voir. Je n'ai pas tenu à masquer mon identité, puisque je te l'aurai donné tôt ou tard. Soit, retournons dans nos camps respectifs, mais sache le Bahima, ce n'est pas parce que nous avons coopérer que j'arrêterai ma traque des Jedi. Cependant, je ne te traquerai pas."


Il lui tendit sa main, en signe de gratitude et de respect. Il avait apprit des choses sur cette personne. Mais il devait retourner sur Dromund Kaas, intégrer ce puissant cristal dans son arme principale. Le Jedi ne l'avait pas vu, et c'était mieux ainsi.


[Sortie du RP]
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Bahima Vulu
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MessageSujet: Re: Plus de Force face à l'adversité [PV Bahima Vulu] Dim 27 Avr - 5:12

    Eridan Narfadas. Encore quelque chose d’étonnant, chez ce Sith : il ne se présentait pas comme un Darth, mais comme un homme, avec son nom de naissance. Et pour cause, il était encore homme avant d’être Sith. Il était encore raisonnable, malgré ses bravades et sa prétendue traque. Un personnage intéressant, dont je conserverais le nom en tête. Ça, non, je ne l’oublierais pas.


      - Traque qui tu veux, Eridan, mais sache que je ne retiendrais pas non plus mon bras si, dans d’autres circonstances, tu croises mon chemin et menaces mes alliés. Va en paix, maintenant. Aujourd’hui, nous avons fait front commun.


    Je serrai la main qu’il me tendait avec fermeté, à défaut de chaleur. Personne ne méritait le mépris, mais certain moins encore que d’autres. Et si parmi les Sith, j’étais tenté d’en dédaigner beaucoup, celui-ci échappait à ma sévérité, aussi bien métaphoriquement que littéralement, puisque je le laissais partir, libre et à peine blessé. Je sortis avec lui de la caverne, et attendit de le sentir s’élever dans son vaisseau pour passer à la suite de ce que j’avais prévu. Je n’abandonnerais pas les cristaux. Je repris mon comlink, et m’adressai une fois encore au QG républicain.


      - Maître Vulu à base républicaine. Le secteur est momentanément sécurisé, vous pouvez amener l’unité préalablement commandée. Je lui donnerai de plus amples détails à son arrivée. Terminé.


    Le transport républicain allait surement mettre une petite heure à arriver sur les lieux, et je n’avais pas de temps à perdre en oisiveté. Je commençai donc par enterrer dignement le petit Ewok qu’Eridan avait décapité juste avant mon arrivée. J’étais navré de n’avoir pas pu le sauver, mais il avait fait preuve d’imprudence en s’approchant du Sith. Qu’il repose en paix. Une fois enseveli sous la riche terre d’Endor, je retournai dans la caverne, curieux de savoir ce qu’y avait fait Narfadas. Après plusieurs dizaines de minutes d’examen visuel des cristaux, je remarquai une brisure qui certes paraissait naturelle, mais jurais terriblement avec l’érosion des autres formations cristallines. Le Sith avait prélevé un cristal. Son habileté me stupéfia, cependant, car je ne pouvais ressentir aucune marque de son action. Avait-il vraiment utilisé la Force ? Si oui, c’était un excellent dissimulateur. Hum… il était de fait plus puissant que je ne le pensais jusque-là. Je n’étais pas déçu de m’être fait duper. Je n’étais pas satisfait de moi-même, bien sûr, mais ce qui dominait plutôt était une fascination à l’endroit de ce Sith qui, sous ses dehors très bruts, avait fait preuve d’une finesse très grande, non dans son plan, car j’avais prévu qu’il voudrait prélever un cristal, mais dans ses moyens, car je ne le pensais pas capable d’un tel niveau de dissimulation. Encore une fois, j’avais sous-estimé un adversaire, mais celui-ci me permettrait d’affiner mes qualités d’analyse.

    Je fus interrompu dans mes pensées par le bip de mon comlink. Usant de la Vitesse de Force pour rapidement revenir à l’air libre et recevoir l’appel, je répondis.


      - Ici Maître Bahima Vulu, j’écoute.
      - Notre transport arrive, Maître Vulu, signalez votre position.
      - Bien reçu soldat, je vous transmets les coordonnées précises. Il devrait y avoir une clairière légèrement à l’ouest, où j’ai déposé mon chasseur.
      - Parfait, Maître Jedi. Nous atterrissons. Terminé.

    J’entendis le grondement de la canonnière qui approchait dans le ciel, prête à se poser, et en aperçut la silhouette métallique à travers la dense cime des arbres immenses. Cinq minutes plus tard, une colonne d’une cinquantaine de soldats me rejoignit près de l’entrée de la caverne. Je m’inclinai légèrement devant leur officier, qui me répondit par un salut militaire.


      - Capitaine Fotsoku, à vos ordres, Maître Jedi !
      - Capitaine, vous et vos hommes devez garder sûr ce secteur jusqu’à temps que l’Ordre Jedi prenne le relais. Prévenez le quartier général de la République qu’un détachement doit surveiller cette zone à tout moment et empêcher quiconque de pénétrer dans cette caverne jusqu’à nouvel ordre. En cas de menace ennemie, faites-en immédiatement part au Conseil Jedi de Tython.
      - Bien, Maître Jedi.
      - Si je peux me permettre, vous feriez bien aussi de ne pas déranger les tribus ewoks des alentours. Etablissez une petite base stable, mais ne dérangez pas votre environnement.
      - Certainement, Maître Jedi.
      - A la bonne heure. Je dois partir faire mon rapport au Conseil, maintenant, Capitaine. Bon courage.
      - Merci, Maître Jedi.

    Sans plus un mot, je retournai à mon chasseur et décollai de la lune forestière. Il était heureux que la caverne fût en espace républicain. Nous allions pouvoir en faire un nouveau site d’extraction des cristaux et d’épreuve pour les Padawans. Aucun doute, le reste du Conseil serait satisfait de ma réussite, même s’il me reprocherait d’avoir laissé partir Eridan Narfadas, pour les mêmes raisons qu’habituellement. Heureusement, le Grand Maître Garvan semblait faire confiance à mon jugement, désormais. Je mis le cap sur Tython, et passai en hyperespace, engloutissant mon vaisseau dans une dimension qui défiait les lois du temps.


FIN DU RP
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Plus de Force face à l'adversité [PV Bahima Vulu]

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