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Faire de la politique, est-ce un euphémisme pour parler du mensonge ? [PV Leelou]

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MessageSujet: Faire de la politique, est-ce un euphémisme pour parler du mensonge ? [PV Leelou] Mer 9 Nov - 8:28

Le Sénat, contrairement à l'idée reçue était un des lieux les plus fermés. Seuls les initiés pouvaient y rentrer, ceux qui avaient assez de poids. En terme de verbiage, de valeur sociale ou selon la taille de son porte monnaie, il était nombre de critères autres que politique qui permettaient, ou pas, à quelqu'un d'entrer dans la chambre du Sénat Républicain. L’Église y avait pourtant son siège depuis longtemps, en tant qu'allié. Partenaire de la République, quel que soit son dirigeant, le groupe spiritualiste avait su multiplier les accords socio-économiques nécessaires à la conservation de sa place et de sa voix au sein des luttes de pouvoir perpétuelles qui se jouaient dans l'immense pièce.

Ne rechignant pas à ce travail, Moric participait à un maximum de réunions. Les séances régulières, les séances extraordinaires et même ... Quelques de ces séances officieuses où deux politiciens préparent leur coup, tendant une main et cachant un poignard dans l'autre. Ces petits jeux avaient constitué un casse tête complexe à l'origine pour le Twi'lek, ce n'était plus tout à fit vrai. On se fait toujours surprendre en politique, mais le tout est de retomber sur ses pattes. Une leçon acquise après bien des chutes ! Tout politicien honnête l'avouerait sans doute, mais cela nuirait à leur électorat.

Ce jour là, Moric était sorti parmi les premiers de la vaste Chambre du Sénat. Non que la séance ne lui fut pas profitable ni porteuses d'information, mais plutôt que le vrai travail commencerait jute après. Quittant sa loge en ayant prévenu ses collaborateurs, il remonta seul le flot de politiciens qui quittaient le bâtiment. Quelques escaliers, encore un couloir. Comme tout était blanc et métallisé, se repérer n'était possible que grâce aux panneaux disposés ça et là, aux endroits stratégiques. Une seule locution intéressait Moric sur le moment : « Chancellerie »

L'ecclésiastique avait eu vent de nombreuses rumeurs alarmantes pour son ordre et pour les idées qu'il défendait. On en parlait loin des oreilles indiscrètes, on le murmurait dans la rue, dans les couloirs ... Mais les murs ont des oreilles. L'avantage qu'avait Moric par rapport à la Chancelière dans cette affaire était toute simple ! Ne faisant pas figue de puissance étatique, l’Église jouissait de ne pas être pris dans l'amalgame République = Politique = Mensonge, argent et exploitation. Il y a toujours des mécontents. Quelque soit le régime. Quelle que soit sa justesse ou son application. On faisait plus confiance à un Convaincu qu'à un policier lorsqu'il fallait critiquer le Sénat !

Arrivé à sa destination, alors que le flot de personnes de toutes origines et de toutes formes se tarissait, Moric choisit d'attendre la Chancelière sur un des banc mis à disposition dans les couloirs à l'extérieur de la salle. Il réajusta ses vêtements en alignant son col et son pardessus correctement et resserra les liens de cuir autour de ses Lekkus. Ayant déjà réfléchi à la suite, il prit une posture typiquement masculine en s'asseyant. Il voulait avoir l'air d'un homme sur de lui, en terrain connu, un de ces individus qui ne se ferait pas distraire et qui savait ce qu'il voulait ! Très légèrement avachi sur le banc, il en utilisa le dossier comme accoudoir. Une de ses chevilles posée sur l'autre genou parachevait le rendu détendu et masculin.

Tandis que l'intéressée arriva, une fois que Moric fut sur qu'elle avait noté sa position et donc compris le message corporel, le membre de l’Église se leva et, se tenant bien droit, salua la chancelière avec la juste déférence que voulait la tradition et le respect : une inclinaison de la tête en énonçant «
Chancelière Valtym », les bras le long du corps, paumes ouvertes, pour rassurer la garde personnelle de l'intéressée. Le Twi'lek ajouta :

« Je me présente : Moric Gellan, Gourou de l’Église de la Perception Infinie et partisan de la République depuis toujours. » L'ecclésiastique marqua une courte pause de sorte à ce que la chancelière puisse répondre.

Il continua ensuite par :


« Il me serait agréable de savoir quand il serait possible que nous ayons une entrevue, j'ai à vous entretenir de quelques sujets qui me tiennent à cœur et qui ne sauraient manquer de vous intéresser. De bonnes comme de moins bonnes nouvelles, je le crains, mais si je ne vous au pas prévenue par les voies conventionnelles, c'est bien que j'espère avoir une réponse dont la promptitude n'a d'égale que le caractère pressant des affaires que je vous porte. »

Un verbiage bien lourd, diraient certains. « Convenable » est plus l'adjectif auquel Moric aurait fait appel. En se présentant en personne il espérait forcer la main de la chancelière et obtenir son rendez-vous politique au plus vite. Jamais il ne le dirait à haute voix, mais les non dits étaient courants dans le milieu...

La dirigeante du Sénat aurait sitôt fait de le guider dans un endroit convenable à la discussion, Moric l'espérait.
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MessageSujet: Re: Faire de la politique, est-ce un euphémisme pour parler du mensonge ? [PV Leelou] Ven 11 Nov - 4:07

Sortant en dernière de la Chambre du Sénat de son pas lent et assuré, la Chancelière rejoignit Mélorée qui l'attendait au prés de quelques passants aux propos avenants et complaisants, flânant de sa frivole volupté savamment étudiée. Leelou la dépassa déposant un regard légèrement désapprobateur sur la twi'lek à la peau délicatement orangée qui, après avoir salué son groupe, passant sa lekku droite sur son épaule gauche, rejoignit la politicienne dans une démarche ondulée. La Chancelière n'appréciait guère que son amie parte en chasse en plein Sénat, néanmoins Leelou l' accueilli avec chaleur et bon coeur.


-Alors ? ...

- Comme d' habitude Mélorée ! ... Ça traîne, ça traîne ! ... Et cela n'est évidement pas leur problème ...


Serrant le poing, elle retint un énervement, un bref soupir d'exaspération s' échappa de sa réserve, cette dernière séance avait quelque peu agacée et assombrit son calme.
Voilà à peine un mois que la Yusanna avait revêtit son rôle de Chancelière et s' inquiétait elle d'entretenir le rôle que son discours avait laissé entrevoir lors de sa nomination, d' immenses changement étaient à effectuer et cela dans les délais les plus prompts ! La République avait trop longtemps dormi sur ses lauriers, lambinant négligemment et profitant sournoisement de cette quiétude instaurée afin d'en pervertir effrontément son miel ! Leelou Ely' Ja ne pouvait l' accepter plus longtemps !



- ... Certains n' ont même pas la notion de l' affliction qu'ils engendrent au sein de la République ... Peu d' entre eux sont dignes de leur place au Sénat ...


Mélorée leva doucement sa main, la posant délicatement sur la peau blanche de la Chancelière, se voulant rassurante elle entortilla de son index hâlé l'une des mèches bouclées et ambrées de la longue chevelure de son amie.


- ... Et je suppose que tu as une idée afin d' y remédier ?

Ralentissant leur avancé, la réflexion de la twi'lek fit naître un divin sourire sur ses lèvres, adressant cette verve à cette dernière, un éclat de détermination éveilla le regard noisette de la Ysanna. En effet Leelou avait en tête diverses solutions studieuses et nombreux remèdes astucieux afin d 'éradiquer maladresses et bassesses qui pullulaient en ces temps dans la République. La Yusanna comptait bien redresser tout cela. Cependant, elle ne révéla pas ses idées à la twi' lek dans l'immédiat, préférant sagement attendre d'avoir rejoint son office avant d' en dévoiler plus ...

Marchant sereine entre les successives rangées de colonnes, trois gardes républicains vinrent se présenter aux deux femmes, alors que Mélorée leur adressa un signe de sa grasse enjouée, Leelou Ely' Ja, élevant son menton, les accueillit d' un aimable sourire. Ils l' accompagnaient souvent dans ses déplacements, non qu'elle ressentait le besoin d' être, ou bien même, de se sentir protéger, mais cette troupe lui étant de temps à autre imposée, Leelou se devait de respecter leur présence et ainsi faisait elle de sorte que leur compagnie ne s'illustrait guère comme un poids indécent. D'ailleurs appréciait elle finalement leur présence, et ne manquait' elle jamais d' écouter leur suggestions et avis, qui montraient souvent une forte pertinence dont la Chancelière estimait particulièrement.

Mélorée à ses côtés, elles restèrent silencieuses, se dirigeant vers le Bureau, passant dans une foule de passant dont la plupart, politiciens et représentants, bavardaient et acclamaient diverses élucubrations élogieuses et houleuses, certains saluaient de bonne grâce la Chancelière qui les dépassait, sans doutes désireux de s'approprier quelques gratifications de sa part, consciente de cela, Leelou se montrait sincèrement distante vis à vis de ces propositions plus que douteuse de part leur caractères mélioratifs. Sombrer à son tour dans les valses honteuses dans lesquels la masse de politicien se cloîtrait en ces temps perclus ne figurait aucunement dans ses prérogatives.

Néanmoins cette fois-ci la Yusanna ne put s' extirper de la foule. Mélorée lui mit un discret coup de coude, les noisettes de la chancelière se posèrent alors sur le regard avenant d'un twi' lek, qui se levant de son banc d'un air assuré, s'adressa à cette dernière qui s' arrêta et fixa dont son regard imposant le twi'lek qui la salua de bienséance.



- Chancelière Valtym



Respectueuse elle lui rendit son salut, adressant un sourire poli, léger mais généreux de par sa fraîcheur à cet interlocuteur inattendu, ses deux noisettes s' imposèrent fermement sur le regard confiant du twi'lek. Elle garda d'abord le silence, attendant que cette personne décline son identité, chose qui ne ce fit pas languir ...


- Je me présente : Moric Gellan, Gourou de l’Église de la Perception Infinie et partisan de la République depuis toujours.

- Ravie de rencontrer enfin le haut dignitaire de l' Église de la Perception Infinie, que me vaut votre interpellation ?


Leelou n' appréciait que peu l ' Eglise, leur désir de répudier l' Ordre Jedi l' exhortait sincèrement, mais intriguée par ce que ce gourou de l ' Église avait à lui annoncer, la Yusanna le laissa continuer ...


- Il me serait agréable de savoir quand il serait possible que nous ayons une entrevue, j'ai à vous entretenir de quelques sujets qui me tiennent à cœur et qui ne sauraient manquer de vous intéresser. De bonnes comme de moins bonnes nouvelles, je le crains, mais si je ne vous au pas prévenue par les voies conventionnelles, c'est bien que j'espère avoir une réponse dont la promptitude n'a d'égale que le caractère pressant des affaires que je vous porte.


- De m'intéresser ? ... Vraiment ?



Elle eu un léger soupir, une importante affaire de corruption attendait et attisait son attention, la Chancelière s' impatientait ardemment de congédier définitivement l' acariâtre débauché qui avait osé exploiter le système républicain, entachant sournoisement ainsi l' emblème de la République. Pour cela, Leelou aurait aimé remettre à plus tard cette entrevue avec Gellan, d'autant que la politicienne se doutait avec pertinence la raison première de sa venue, l' Église perdait en influence, le twi'lek devait il sans doute espérer rehausser leur estime dans les moeurs de la Chancelière. Elle savait lire derrière ses paroles et ne se faisait aucunes illusions, pourtant il était de son devoir d' écouter et d'entendre ce que proférait les différents partis et ordres, ainsi accepta t 'elle de satisfaire la demande de Gellan, bien que d'autres idées se discernaient dans son esprit ...


- Trés bien ... Suivez moi, allons dans un lieux qui sera plus propice à la discussion.



Ne faisant guère attention aux regards étonnés que la vision de la Chancelière en compagnie du Gourou de l' Église de la Perception Infinie provoquait, Dame Valtym se dirigea vers son office de son allure calme, sereine et fière; à son côté Mélorée souriait malicieusement en coin, suivant tranquillement le convois de son envoutante démarche, jouant distraitement de sa lekku droite, elle jaugeait discrètement Gellan.
Après plusieurs couloirs et salutation respectueuses, le groupe arriva devant deux grandes portes encastrées et encadrées par de prouesses architecturales nobles et subtiles. Ouvrant la porte, Leelou entra en première dans son bureau et, de son pas posée, elle s' avança dans la pièce faisant face à la lumière qui s 'échappait de la vitre devant laquelle son visage attrayant s' arrêta, les deux twi ' lek entrèrent à sa suite, et alors que deux des gardes restèrent hors de l' office, l'un d'entre eux s' intercala dans la pièce. Se tournant vers lui, Leelou fit lui un signe de tête, étirant doucement ses deux lèvres rosées. Puis posant fermement, de son regard imposant, ses noisettes sur le twi' lek, la Chancelière l' invita à s 'assoir d'un gracieux mouvement circulaire de la main.



- J'espère que la présence de Mélorée qui me seconde ne vous trouble pas, elle est pour moi autant mon assistante que mon amie ainsi ... Quoiqu' il me sera dit, je lui rapporterais les faits et cela jusqu' à la plus infime syllabe du moindre mot qui parviendra aux oreilles. Ainsi, j'ai espoir de vous convaincre d' accepter sa présence à notre entrevue.



Leelou, s' assaillant à son bureau, désenclencha la sécurité d'un tiroir droit, avisant toujours le gourou de l ' Église sans sourciller, laissant Mélorée s ' assoir sur un coin du meuble qui séparait la Chancelière du dénommé Gellan, elle s'installa dans son siège et éleva son menton courbé, le laissant répondre. Enfin, elle s' éclairci délicatement la gorge, puis entama de sa voix flutée aux accents charmants ...


- Trés bien ... Mon attention est votre ... Je vous écoute ... Quelles sont donc ces ... nouvelles si importantes à vos yeux ?



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MessageSujet: Re: Faire de la politique, est-ce un euphémisme pour parler du mensonge ? [PV Leelou] Ven 11 Nov - 12:00

Il fallait l'admettre, Moric avait réussi ses trois premiers objectifs. Non content d'avoir obtenu une entrevue éclair avec la Chancelière, il ne manqua pas de noter les visages des uns et des autres, politiciens ou non, lorsqu'il traversa les couloirs en compagnie de la plus haute représentante du Sénat. Des froncements de sourcils de la part des réfractaires et des hochements intrigués de la part des membres favorables. Si beaucoup d'entre les politiques se demandaient encore qui était le Twi'lek, Moric savait que la situation jouerait en sa faveur. Les on-dit sont tellement porteurs ! Même faux, ils ont l'avantage de faire parler. Ainsi, tandis qu'ils traversaient les places publiques à l'intérieur du Sénat, l'ecclésiastique marcha au sein même de la garde de la Chancelière, derrière elle, bien entendu, mais à deux pas. Et si d'aventure, les passants avaient fait attention à la garde en elle même, ceux là seulement auraient perçu son malaise. Enfin (on en vient au troisième objectif), le soupir lâché par la républicaine avant d'accepter l'entrevue. C'était là le seul reproche qu'elle avait fait après le comportement du Gourou. Il adopté une attitude conquérante, ne s'était pas plus investi que ce que le protocole exigeait. Il n'était pas attendu, s'était imposé et avait qualifié d'important son affaire sans avoir connaissance de celles de la Chancelière, en décodé, il avait fait passer en premier lieu son propre dossier sans tenir compte des autres. C'était terriblement arriviste. Il avait marché sur les pieds de la Dame (c'est une image) sans qu'elle n'en dise mot !

Il n'était pas dans l'habitude du Gourou nouvellement nommé d'avoir de telles méthodes. D'un commun discret, il n'en était pas moins calculateur. Ce dernier trait était un véritable atout en politique, discipline où tout le monde se jauge continuellement. Un autre trait inéluctablement nécessaire était l'humilité. Si Moric était capable de quoi que ce soit, il devait considérer que son adversaire l'était au moins autant. Ainsi, si la Chancelière avait accepté de telles conditions, c'est qu'elle avait forcément quelque chose à y gagner ! Ne serait-ce qu'une réponse à une question passée sous silence ... Le tout étant de savoir laquelle ! Qu'est-ce qui valait de subir un tel affront ? On la disait réfractaire à l’Église de la Perception Infinie et voilà que la républicaine cautionnait une telle situation par son absence de réaction ! Le revers de fortune serait lourd. Le tout étant d'anticiper.

Lorsqu'ils arrivèrent à destination, Moric ne manqua pas de noter la présence de la Twi'lek et d'un seul garde dans la pièce où aurait lieu la discussion. Un homme seul pour protection signifiant de simples choses : Moric n'était pas perçu comme un danger ou alors, même s'il pouvait s'avérer agressif, il n'était pas jugé difficile à maitriser. Une preuve de confiance ? Un manque de considération ? Le Gourou imagina alors un instant que la femme à la peau orangée puisse faire partie de la garde de la Chancelière. Pas d'arme à sa ceinture ... Une légèreté dans ses attitudes qui n'avait rien de physiquement intimidant ... Pourtant, elle avait dans le regard quelque chose ... Cette même lueur qu'ont les yeux de la Sénatrice ... Ce qui suivit, Moric le prit pour une insulte :


« J'espère que la présence de Mélorée qui me seconde ne vous trouble pas ... » Le Twi'lek fronça les sourcils et retint avec difficulté une expression d'indignation.

Présentée par son prénom, allant s'assoir sur le coin du bureau de sorte à ce que la femme à la peau orangée soit entièrement visible au premier plan, devant la Chancelière, de sorte à ce que l'homme puisse regarder plutôt que réfléchir ... Était-ce une façon pour la Sénatrice de briser l'argumentaire d'un mâle, au sens le plus bas et répugnant du terme ? Les deux femmes jouaient-elle un rôle ? Si elles le faisaient, c'est que la routine devait fonctionner !


    #Pauvres êtres stupides que sont les hommes ! Puissent-ils être gouvernés par la chair de sorte à ce que les vrais cerveaux discutent !# pensa Moric.


« ... Ainsi, j'ai espoir de vous convaincre d' accepter sa présence à notre entrevue. » Le Gourou avait tout à fait saisi que la question était rhétorique. Il n'insita pas.

Comment diable ces attitudes pouvaient être acceptées ? Si prompt qu'ils sont à dire qu'ils travaillent pour le peuple, les politiciens seraient-ils si faibles face à leur homologues féminines ? C'était un fait, les individus masculins travaillaient moins vite et moins bien lorsqu'une femme les côtoyait. Pitoyable. Fallait-il blâmer les politiciennes de se servir de toutes les armes ? Moric aurait fait de même. Elles sont « assistantes autant qu'amies ». Voilà une tournure de phrase à faire pâlir tous ces amateurs pornographes qui ont plus d'imagination pour la chose que pour leur travail ! Se contenant, pestant intérieurement, c'est le raclement de gorge de la Chancelière qui ramena le Gourou à la réalité. Avec un peu de chance, il saurait jouer du malentendu. Si ses deux interlocutrices pensaient que leur jeu d'actrice ait pu marcher ...


« Très bien ... Mon attention est votre ... Je vous écoute ... Quelles sont donc ces ... nouvelles si importantes à vos yeux ? »

Le ton presque mielleux de la Chancelière acheva de convaincre Moric : il était hors de question qu'elle puissent penser qu'il puisse se laisser prendre à une telle mise en scène. Hors de question !

    # « Si importantes à vos yeux » En pensée, Moric souligna l'ambiguïté de la syntaxe. De quoi parle-t-on ? La présence de ... Mélorée ou la raison de l'entrevue ?#


D'un geste circulaire de la main, copiant sinon singeant celui de la Chancelière quelques instants plus tôt, Moric leva tout doute sur la situation :

« Peut-être Mademoiselle voudra-t-elle s'assoir ? » S'adressant directement à Mélorée, il ajouta :« Si vous voulez bien excuser ma syntaxe, je ne connais pas votre qualification ni votre nom. Nonobstant la situation, votre présence n'est pas importune. »

Sans attendre de geste de la part de la Twi'lek, sans attendre même de réponse à sa dernière phrase, Moric ignora avec superbe « l'assistante et amie » de la Chancelière pour dire :

« Je ne suis pas ici pour pavaner ou pour me montrer. Je n'ai pas la prétention d'être meilleur qu'un autre, j'ai seulement le niveau social nécessaire pour faire passer un message. Laissons tomber ces mesquineries politiques, nous sommes alliés il me semble. »

Moric marqua une pause. Assez longue pour donner du poids à son allégation, assez courte pour ne pas peser sur le rester de la discussion. Le Gourou décida alors de commencer par la mauvaise nouvelle :

« Je viens avec des informations précises à propos d'un membre du Sénat dont les soupçons de détournement de fond sont avérés. Le mise en place d'une procédure pénale publique n'est pas une condition sin équa non au partage des informations que je porte, mais c'est un point auquel l’Église tient particulièrement. »

Moric leva la main dans un signe de paix et pour ne pas qu'on lui coupe la parole. Il venait accuser et demander que le public soit mis au courant d'une affaire de blanchiment d'argent d'un sénateur. On pourrait croire à un nouvel affront de la part du Gourou qui avait déjà fait fort depuis le début de la rencontre. Mais l'explication qui suivit permis de comprendre les raisons de cette demande :

« Nous avons obtenu ces informations en épluchant certains désordres dans nos dossiers. Oui, les nôtres. Le sénateur en question utilise l'altération classique des valeurs immobilières, en sous évaluant ses biens, pour blanchir de l'argent. Corrompu, un de nos employés dans une branche de transfert de fonds de l’Église a permis des transactions vers les systèmes éloignés des yeux et des oreilles de la République et de l’Église de la Perception Infinie. Comme mon ordre entend porter l'affaire en justice, il me semble profitable à nos deux parties de faire front ensemble et de porter plainte conjointement pour détournement de fond, atteinte grave à l'image de nos deux administrations, abus de confiance et financement du terrorisme. »

Un marché équitable selon l'avis du Gourou. Il portait sur lui un appareil de stockage d'informations numériques et, d'un signe, proposa de visionner le dossier dont il était question. Dans l'objet se trouvaient : les noms, les montants et les méthodes des deux escrocs.
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MessageSujet: Re: Faire de la politique, est-ce un euphémisme pour parler du mensonge ? [PV Leelou] Sam 19 Nov - 3:38

Leelou haussa un sur-cil, surprise, se redressant, elle joignit ses longs doigts entre eux, apposant ses coudes sur le bureau. L' attitude du Gourou la décontenançait légèrement, avait il mal interprété un geste de sa part ? Elle osa espérer qu' il saurait se tenir ... Et pourtant, le twi'lek proposant à Mélorée de prendre un siège, la Chancelière se demanda à qui appartenait le bureau ... Préférant laisser cela sur le compte de la courtoisie, bien qu'elle en douta fortement, Leelou Ely ' Ja n'en fit rien, enfin en apparence évidement ! ... La Yusanna annota dans son esprit ludique cette inopportune aisance que présentait le politicien ...

D' ailleurs l' impolitesse de ce dernier ne s'en arrêta pas là, chose qui impatienta Leelou irritée de ses attitudes. Le sur-cil de la Chancelière diminuant en hauteur, se fronçant légèrement, Gellan, qui s'étant adressé à la twi' lek à la peau délicatement teintée, snoba explicitement l' éventuelle réponse que la twi'lek lui aurait pu lui porter ! Enchainant effrontément sur sa propre affaire. Un autre exemple d' affront de sa part et la Chancelière serait lui rappeler ce qu 'était la bienséance ! Déjà pouvait il s 'estimer fortuné qu' elle lui ait ouvert les portes de son office, alors que la scène politique proclamait fermement sa divergence d'opinion avec son invité !

Néanmoins, Mélorée, qui eu un regard appuyé au garde, ne s'en senti pas le moindre frustrée, se contentant d' esquisser un poli sourire au Gourou, s' abstenant de répondre à ce dernier, songeant qu' il était absurde de sa part que de l' ignorer ainsi ... Mélorée avait un poids majeur dans les décisions de la Chancelière. La twi'lek passant sa lekku droite devant elle, la chancelière eu un sourire, comprenant de visu l'attention de son amie. Sourire, qui lui rappela la présence de Gellan, et toujours aussi calme ses noisettes s' imposèrent sur son ... intriguant locuteur ...


- Je ne suis pas ici pour me pavaner ou pour me montrer. Je n'ai pas la prétention d'être meilleur qu'un autre, j'ai seulement le niveau social nécessaire pour faire passer un message. Laissons tomber ces mesquineries politiques, nous sommes alliés il me semble.


* ... Il vous semble en effet ... *

Il marqua une pose, souhaitant donner de l' importance à son discourt. Ses derniers mots firent discrètement étirer un coin de ses lèvres rosés, sa notion d' allié était plus que relative, aussi était il le seul à se sentir menacé à par de quelconques mesquineries politiques. Si la Chancelière avait reçut le Gourou de l ' Église ce n'était certainement pas pour s' échanger des joutes verbales et oratoires, et encore moins afin de le discréditer ! Étant une personne à l'esprit noble et de confiance ! ... Mais aussi très occupée ... Leelou n'avait le loisir de dépenser son temps à de telles bassesses ! Ainsi profita t 'elle de son mutisme afin de mettre les choses au clair de son accent Yusannant, gardant une voix d'autant plus posée ...


- Personne ici ne vous dénigre Gelan, ayez seulement la délicatesse d' être courtois, et malgré nos différents peut être pourrions nous éventuellement nous entendre ... Je suis Chancelière et non une enfant qui se joue des rumeurs proférées sur autrui ... Enfin, supposant que vous n' êtes pas ici afin de délibérer sur les pratiques politiques, je vous encourage à énoncer ces nouvelles pour lesquelles vous m'aviez interpellé.



Écoutant alors avec la plus grande attention le gourou de l ' Église, Leelou posa délicatement son menton sur le dos de ses mains dont les coudes reposaient sur le bureau. Mélorée remua sur place, jeta en arrière sa lekku gauche, la Yusanna observa le geste, mais n' y répondit pas. Leelou n' afficha pas la moindre expression d' étonnement, restant tranquille à l' annonce, quoique qu' un trés discret sourire s 'étira doucement sur ses lèvre rosée. L' affaire que lui rapportait le Gourou de l 'Église lui était connue, mais désireuse d' en savoir plus la politicienne n 'en fit rien, laissant le twi'lek parler. Elle haussa d'un sur-cil en apprenant que la fuite venait de l' Église, si la Chancelière était au courant de l' affaire, elle n'avait eu vent de ce détail, voilà qui serait gênant.

La Chancelière était quelques peu ennuyée, elle même souhait ardemment porter cette affaire en justice, néanmoins voilà que l' Église y mettait son nez, et cherchait à montrer une image immaculée de son Ordre.
Elle ne refuserait pas de l'épauler, ayant promis d' éteindre la corruption au sein de la République, mais la Yusanna avait aussi affirmer son soutient pour l' Ordre Jedi, et ce ! En défaveur de l ' Église de la Perception Infinie. Aussi, craignait elle qu' on y voit ici un changement de bord de sa part ... Leelou ne souhaitait pas être vu comme une alliée de l' Église, marchant main dans la main contre la corruption politique, l ' Église avait ses affaires cachées et dumment estompées, elle le savait, et la Chancelière ne souhaitait pas être mise dedans ...

Leelou Ely'Ja prit l'objet chromé que lui tendit Gellan entre ses mains, puis observa en silence les informations qu'il contenait, appuyant doucement sur les boutons afin de changer de page. Le dossier avait l'air complet, le sénateur en question, Sardic Lejik, avait en effet duper ses biens vis à vis de l' administration de l'Église. Chose qui eu le don de faire apparaître sourire sur les lèvres de la Chancelière, puisque cette affaire avec l' Ordre de la Perception Infinie incriminait ce sénateur qui plongeait dans une autre de fraude qui touchait cette fois-ci le Comité Corporatif de 244Core, planète d' exploitation dont il avait en partie la charge ...


- J' ai eu vent des fraudes du Sénateur Lejik ... Qui me préoccupe énormément d'ailleurs ... Cependant, je dois vous avouer que j'ignorais votre implication dans cette affaire, je connaissais ses fraudes avec 244Core ... Et de savoir que vous êtes prêt à coopérer renforce mes convictions à l'aboutissement de ces facéties ... J'apprécie votre rigueur, j'espère néanmoins qu' elle perdura ...



Leelou, terminant sa lecture holographique, leva le menton de l'objet puis le tendit à Mélorée qui l' activa sur le plat de sa main. La Chancelière écouta avec minutie les précisions de Gellan, calant son dos sur le dossier de son fauteuil.


- Dans quels types de contrat le sénateur Lejik est il impliqué dans l' Église ? ... Et ... De quand datent ces informations ? ... Savez vous si d' autres ...phénomènes de ce genre eurent lieu avant que vous ne preniez la tête de votre Ordre ?


La Chancelière se leva, une fois qu' il ait répondu aux questions de la twi'lek aux teintes orangées qui rendit l' appareil au Gourou de l' Église. Elle se posa devant la fenêtre ses noisettes lointaines avisant la métropole de Coruscant et son flot perpétuel de véhicules, songeant à sa décision ... Puis elle se tourna vers le Gourou de l 'Église.


- Nous nous m' occupons de cette affaire, je ne compte aucunement laisser ce flot de déraisons qui flane ces temps ci dans la République continuer ! Il n'en est pas question ! Vous avez à porter plainte contre le sénateur Lejik. Si vous rencontrez le moindre soucis dans votre démarche, je vous pris de m' en avertir, je ferais de sorte d' alléger les instances et les administrations afin qu'il ne puisse rejoindre les rangs du Sénat Galactique pour sa corruption ! Néanmoins, je demanderais qu' une enquête ouverte soit effectuée, l' accusation étant d'importance je ne peux me permettre d' accuser à tord, bien que les faits soient flagrants. Il s'agit plus de prévention étant donnée les preuves que vous m' apportez ... Cela vous convient il ?... Si cela est le cas ... avez vous autres choses m' annoncer ?

Levant le menton, elle croisa des bras, observant de biais Mélorée remuer de l' épaule, puis fixa d'un regard avenant et interrogateur le haut représentant de l ' Église.
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MessageSujet: Re: Faire de la politique, est-ce un euphémisme pour parler du mensonge ? [PV Leelou]

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Faire de la politique, est-ce un euphémisme pour parler du mensonge ? [PV Leelou]

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