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Réunion au sommet [PV Leelou E. Valtym]

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MessageSujet: Réunion au sommet [PV Leelou E. Valtym] Jeu 22 Mar - 10:01

    Le Palais Républicain était sans doute l’œuvre la plus imposante sur Coruscant. Imposante de par son architecture, mais également par sa taille. Je levai les yeux vers l'immense structure, et me sentit ridiculement petit. J'avais beau l'avoir déjà aperçu à travers la verrière de mon aile X, le voir de près était autrement plus impressionnant. Vu depuis le plancher des vaches, le bâtiment était gigantesque. Le Palais faisait l'effet d'une montagne de permabéton et de transparacier. Tout était démesuré. Des énormes tours qui dépassaient de loin les plus hauts griffe-ciels de Coruscant aux nombreuses passerelles les reliant, s'entrecroisant à différents niveaux. L'ensemble, bien qu'harmonieux avait je-ne-sais quoi d'agressif... Sans doute les pointes des tours perçant les plus bas nuages.
    J'avais beau avoir visité de nombreuses planètes depuis mon arrivée dans les forces républicaines, j'avais toujours l'impression d'être un enfant qui découvre la Galaxie. C'était un peu vrai d'ailleurs...


    Je m'arrachai à ma contemplation et entrait dans le hall. Si l'extérieur du Palais vous donnait l'impression d'être un insecte, l'intérieur vous donnait celle d'être un microbe. Mais cette fois-ci, pas par sa taille, mais par sa conception. On entrait dans une pièce semi-elliptique, au plafond de laquelle des cristaux brillaient de toutes les couleurs imaginables. Des rayons de lumière se reflétaient de cristal en cristal, formant des figures lumineuses oscillant dans un mouvement perpétuel. Le long des murs grimpaient des plantes exotiques, provenant des quatre coins de la Galaxie. Il n'y avait rien à redire, les architectes avaient réussi à créer quelque chose de magnifique.

    Dans l'entrée, des gardes étaient campés, contrôlant les identités et guidant les visiteurs. Je me dirigeais vers eux et leur tendit ma datacarte.

    - Je suis convoqué par le Conseil.
    - Prenez le turbo-ascenseur numéro quatorze, montez au niveau 302 puis allez au bout du corridor. Vous trouverez la salle du Conseil.
    - Merci.

    Je pris donc la direction du turbo-ascenseur et me glissai entre deux conseillers sénatoriaux. Peu de temps après, je sentis le sol vibrer sous mes pieds, et en moins de temps qu'il n'en fallait pour s'accrocher, je me retrouvai catapulté à une vitesse folle vers les étages les plus hauts du Palais Républicain. La cabine étant faite essentiellement de transparacier, je pouvais voir le paysage de Coruscant se rapetisser sous l'ascenseur. Celui-ci finit par s'arrêter à l'étage 302 et je m'engageai dans le couloir. Moi qui m'imaginait un simple corridor, comme ceux que j'avais l'habitude d'arpenter dans les croiseurs de la flotte, c'était encore sans compter sur la démesure des concepteurs du Palais. Le couloir, que dis-je, l'avenue, faisait bien dix mètres de largeur. Je marchais sur une moquette rouge vif aux motifs argentés en direction de la salle du conseil. Tout avait définitivement fait pour que le visiteur se sente mal à l'aise dans cet endroit.

    Arrivé au bout, je montrai à nouveau mes identifiants, et répétait que j'étais convoqué par le Conseil. L'homme me fit entrer dans une petite salle d'attente et me fit patienter. Bon, j'étais arrivé longtemps en avance, mais pas question de se faire remarquer avec un retard. Mon public ne serait pas un groupe de pilotes comme j'en avais l'habitude, mais les plus hautes personnalités de la République, et de la Galaxie plus généralement. Pas question de se ridiculiser dès mon entrée !

    J'avais été convoqué suite à l'affaire qui s'était déroulé quelques jours plus tôt dans les niveaux plus bas de Coruscant. Moi et Nayeli Hawkins avions été pris en chasse par des espions impériaux dont nous avions découvert la véritable identité. Malgré leur supériorité numérique, nous avions réussi à en réchapper, mais non pas sans dégâts. Nayeli avait été gravement blessée au ventre. Et le choc avait été plus terrible encore lorsqu'elle m'avait appris qu'elle était enceinte. Les médecins n'avaient malheureusement rien pu faire, l'enfant était mort sur le coup. Nayeli était actuellement en train de suivre un traitement intense dans une cuve à bacta.
    De mon côté, je m'en étais mieux sorti. J'avais eu le bras salement amoché par une large entaille lors de la chute de notre speeder, touché par un canon ionique. Heureusement, il n'avait pas été arraché et je n'avais ainsi pas besoin de prothèse mécanique. Par contre, n'ayant pas eu le temps de recevoir un traitement digne de ce nom, la blessure était encore douloureuse. Entre les différents interrogatoires que j'avais eu, je n'avais pas réellement eu le temps de faire plus que de poser des bandages de bacta sur la plaie.

    Si j'avais été invité à prendre part à cette session du Conseil, c'était que la version du chef des Renseignements n'avait pas convenu aux diplomates, ou bien voulait-ils me demander quelque chose en particulier. Je n'en avais aucune idée, mon supérieur ne m'avait absolument rien dit là-dessus. Dans le doute, je m'étais préparé à narrer une nouvelle fois notre mésaventure dans les bas-fonds de Coruscant.
    Je fut tiré de mes pensées lorsqu'un homme entra dans la pièce et me demanda de le suivre dans la salle où se tenait la réunion du Conseil Dirigeant.

    Lorsque j'entrais, une dizaine de regards se braquèrent sur moi. Je me sentais redevenir un gamin. Si on m'avait dit qu'un jour j'assisterai à une session du Conseil, en présence des chefs de la République, je n'y aurai pas cru. Et quand bien même, je me serais dis que ça n'avait rien d'impressionnant. Je me trompais lourdement.
    On me fit signe de m'installer au bout de la grande table ovale, ce que je fis prestement. Autour de celle-ci étaient assis de nombreux conseillers, notamment un Wookie à la fourrure noire, un Calamarien à la peau couleur saumon, pour le reste, il s'agissait majoritairement d'humains ou de proche-humains. Mon attention se focalisa un moment sur un sénateur Calibop au plumage de couleurs vives et diverses. Alors que les plumes autour de son bec étaient d'un vert pâle, le reste de son visage virait au jaune. Une crinière de plumes vertes à la base et rouges à l'extrémité parcourait le dessus de son crâne. Mais une autre présence détourna mon regard. La Chancelière était assise, face à moi, à l'autre bout de la table. Impossible de la louper. Son allure fière, on aurait presque pu dire hautaine, dégageait un tempérament capable de faire face à tous ces politiciens comploteurs cherchant à grignoter un peu de ce pouvoir qu'ils souhaitaient tant. Mais elle ne semblait pas arrogante pour autant, même si on aurait pu le croire, il s'agissait juste d'une attitude imposant le respect. Et tout cela de manière presque inconsciente. Je me sentais réellement intimidé, moi qui n'avais pas peur d'aller à l'encontre des ordres de mes supérieurs.
    L'un des conseillers prit la parole.

    - Maintenant que ce sujet est clôt, nous aimerions entendre le capitaine Nes de l'escadron Spectre nous rapporter les détails de l'escarmouche qui a eu lieu il y a deux jours dans les blocs 27 et 53. Capitaine, nous vous écoutons.
    - Bien sûr.

    Je me levai et branchai rapidement mon databloc sur l'Holoprojecteur, espérant qu'il n'afficherait pas un hologramme mal adapté à la situation, qui me discréditerait à l'instant aux yeux de tous ces gens. Comme par exemple l'holo d'un Karaoké en Ewok que m'avait envoyé l'un des membres de mon escadron. J'avais bien rigolé en le visionnant, mais je doutais qu'à ce moment, la chose serait malvenue. Mais j'avais réglé mon datapad pour qu'il affiche directement les données de l'évènement survenu deux jours plus tôt. C'est d'ailleurs ce qu'il fit.
    Un hologramme d'un grand entrepôt apparut au centre de la table. On pouvait observer des données défiler telles que sa localisation sur Coruscant, ce à quoi il servait officiellement, à qui il appartenait…

    - Il y a deux jours, alors que le moi et le commandant Hawkins de l'escadron Phoenix étions en permission, nous avons été pris sous le feu d'espions impériaux. Le commandant Hawkins n'a pu prendre part à cette réunion, étant actuellement dans une cuve bacta. Il s'agissait d'agents recrutant au nom de l'Empire. Il semble que nous étions de bonnes cibles pour eux. Mais nous les avons identifiés et tenté une feinte afin de prendre congé et d'informer les Renseignements de leur présence.

    Je marquai une courte pause, permettant aux membres du Conseil d'assimiler les détails, et également afin que je puisse reprendre mon souffle.

    - Malheureusement, ils nous ont retrouvé et s'en est suivie une course poursuite à travers les couloirs aériens de Coruscant. J'ai été obligé d'emprunter un... moyen de transport à un civil afin de rallier la base militaire.

    Je m'adressai ensuite à la Chancelière.

    - Aussi, si vous recevez une plainte d'un homme qui a perdu son speeder, ne soyez pas étonnée. Fis-je avec un petit sourire.

    La remarque décrocha un sourire à quelques conseillers. Je repris mon discours :


    - Les impériaux brouillaient nos émetteurs et nous n'avons donc pas pu contacter de renforts. Et pour couronner le tout, nous avons été touchés par un tir provenant d'une tourelle ionique mobile. Malgré que nous soyons pilotes, nous n'avons pu que nous écraser dans ce hangar.

    Je désignais l'hologramme.

    - Il s'agissait d'un hangar abandonné suite à la faillite de la société à laquelle il appartenait. Une entreprise de construction de yachts spatiaux. Mis en vente, il a été racheté par un certain Zerann N'Dissar. Les Renseignements ont découvert qu'il s'agissait d'un nom de couverture utilisé par un agent impérial, mais ils n'ont toujours pas retrouvé l'homme en question. Il s'agit sans doute du chef du groupe.
    Le Hangar abritait énormément de matériel : des blasters dernier cris, des explosifs, des tonnes de munitions. On a également eu le temps d'apercevoir des Z-95 Headhunters tels que ceux qui ont été utilisé pour nous poursuivre.
    Les impériaux avaient clairement conçus un plan d'action terroriste visant à éliminer de hautes personnalités républicaines. C'est d'ailleurs ce qu'ils nous ont révélé, car ils pensaient nous éliminer. Sauf que nous avons réussi à leur échapper en créant une diversion, et à s'emparer d'un de leurs cargos légers. Après, vous devez connaître la suite : ils ont été abattus par des chasseurs de défense planétaire. L'un des pilotes a été interrogé, et a dévoilé certains noms. Les Renseignements ont alors lancé des recherches, et le réseau a semble-t-il été démantelé.


    Les conseillers restèrent silencieux pendant quelques secondes, puis un Bothan à la fourrure brune se tourna vers moi.

    - Vous avez dit "semble-t-il" ? Vous pensez qu'il en reste encore ?

    Aïe ! La bourde ! On m'avait appris une chose primordiale lorsqu'on conversait avec des politiciens : toujours être sûr de soi, ou au moins le paraître. Sinon, il y avait fort à parier qu'ils ne fassent qu'une bouchée de vous.

    - Conseiller, dire qu'il n'y aurait plus d'espions sur Coruscant serait se voiler la face. Sur une population s'élevant à un billion d'habitants, référencés, il y a fort à parier qu'il y a de nombreux espions impériaux, très bien cachés. Avec les milliers d'arrivants sur la planète chaque jour, il est inconcevable de contrôler chaque nouveau venu, les Renseignements ne peuvent être présents partout.
    - Ils devraient ! Cracha un conseiller. Capitaine Nes, vous appartenez aux Renseignements. Votre rôle n'est-il pas de filer et d'arrêter ces espions ?
    - Sauf votre respect, Conseiller Eskin, je n'appartiens pas à la branche du Contre-Espionnage. Le fait que nous nous soyons retrouvé nez-à-nez avec ces agents impériaux est totalement du au hasard. En temps normal, je ne suis pas chargé de débusquer les espions impériaux se cachant dans les systèmes Républicains.


    Je voulais éviter de me mettre les conseillers à dos, mais ma franchise m'empêchait de le laisser dire des inepties. Cet homme ne connaissait que la structure politique de la République. Je me demandais comment quelqu'un faisant acte d'aussi peu de jugeote pouvait siéger au Conseil. Mais je connaissais déjà la réponse : si certains membres agissaient dans l'intérêt de la République, d'autres en revanches, s'intéressaient davantage à leur pouvoir, et à celui qu'ils pourraient grignoter chez les autres. Ce conseiller en faisait certainement partie : parlant uniquement pour obtenir l'assentiment de ses congénères, et non pas pour essayer de construire de nouvelles choses vraiment intéressantes.


Dernière édition par Ahsio Nes le Dim 20 Mai - 3:13, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Réunion au sommet [PV Leelou E. Valtym] Jeu 29 Mar - 2:58

Le Haut Conseil républicain s' était rassemblé tôt ce jour-ci. Plusieurs nouvelles d' importances, divers événements troublants étaient à étudier de près et, selon leur avis, de la plus consciencieuse des minuties ... Tout les conviés étant arrivés à l' heure imposée, l' inverse ayant eu pour unique conséquence d' attirer les foudres noires attisée de la Ysanna, le vétéran de guerre Var' Zhur, iktotchi et général suprême des armées républicaine, se leva en premier. Leelou Ely' Ja secondant posément son geste, portant ses airs de fierté sur ses traits, laissa l' iktotchi prendre la parole de sa voix haute, grave et emprunté de fermeté, entamant ainsi la réunion ...


- Très bien commençons.


Ces entrevues avaient un poids décisif sur la politique de fonctionnement de la République, de fait il était évidemment de mise que le retard ou l' absentéisme étaient amplement moins bien pardonnés que celui qui profanait la dignité du Sénat Galactique, il fût un temps. Leelou l' acquiesça de son port de tête, avisa un instant les différents regards des membres du Conseil républicain puis engagea la conversation sur le premier sujet du jour : la défection de l' Église de la Perception Infinie. Depuis que les Jedi avaient mis un terme à leur agissement en dévoilant leur réseau criminel, leurs menaces contre les sénateurs et leur famille pour les forcer à rejoindre leur idées contre leur grès, le parti en question s' est vu évincer du Sénat puis proscrit de la République de manière ferme et définitive. Néanmoins, il était navrant qu'il ait fallut qu' un meurtre se produise pour que l' Ordre Jedi déchire enfin ce voile de mensonge et de traîtrise.

Maintenant, il fallait s' assurer que tout les sénateurs puissent récupérer leur intégrité et leur confiance afin que ceux qui avaient reçut des pressions de la part de l' Église puissent oeuvrer selon le bon sens pour la République. De plus, les sanctions à prendre envers ces profanateurs, et surtout contre leur dirigeant devaient se montrer exemplaire. La Chancelière ne tolérerait guère qu' une telle affaire se renouvelle ! Les prévenus avaient été arrêté, et leur jugement devait se faire entendre dans la semaine à venir, le temps que tout les témoignages soient clarifiés et entendu. En outre, ce n' était guère pour ressasser leurs méfaits que le sujet était de mise ce jour-ci, mais plutôt pour débattre de son éviction, puisque un nombre conséquents de personne refusaient évidemment la clôture de l' organisation, estimant que tout les partisans n' étaient pas impliqués dans les affaires de meurtres et de corruptions qui finançaient le parti.

Pour en avoir débattu au Sénat, les avis divergeaient radicalement, mais la majorité se portait en faveur de son annihilation. Ce qui était finalement une bonne chose. Tout le monde connaissait la politique de la Chancelière avec l' Ordre Jedi, ne plus avoir l' Église de la Perception infinie dans la République lui simplifierait bien des débats et l' exempterait de recevoir bien des protestations supplémentaires. Leelou eu lors d' un instant un léger sourire amusé à la souvenance d' une visite du Gourou de l' Église qui était venu la voir espérant s' attribuer quelques louanges sous l' honnêteté apparente et la rigueur factice par laquelle il s' était présenté. Néanmoins des rumeurs laissaient penser que leur réseau était toujours en action, que des membres isolés tentaient de conserver leur organisation en secret, que d' autres voulaient rejoindre l' ennemis ... Sachant que l ' Église possédait une force armée assez conséquente ces derniers points étaient relativement troublant, néanmoins le Conseil considérait cela comme des cas isolés, mais ce ne fut pas pour autant que des promesses d' enquêtes ne furent guère mise en place ...

Rompant les discutions, un glissement feutré se fit entendre, la porte qui s' ouvrit laissa alors place à un humain qui s' immisça dans la salle en silence. Sans doute intimidé par le regard pesant des nombreux membres du Conseil Républicain, il alla rapidement s' installer sur l' une de chaise qui bordaient la longue table ovale faisant face à Leelou, qui se tenant droite du haut de ses noisettes fières qui le salua d' un signe de tête, apposant avec application ses prunelles sur le regard du Capitaine. Ayant finalement terminé avec ce premier sujet, l' un des Conseillers, un bothan qui siégeait au Sénat, s' éclaircit la gorge avant de prononcer distinctement ...


- Maintenant que ce sujet est clôt, nous aimerions entendre le capitaine Nes de l'escadron Spectre nous rapporter les détails de l'escarmouche qui a eu lieu il y a deux jours dans les blocs 27 et 53. Capitaine, nous vous écoutons.


Les différents membres du Hauts Conseil s' étaient tournés vers le Capitaine Nes, se taisant afin de laisser le pilote s' exprimer. Cette rencontre inopinée entre les deux pilotes et ces agents de l' Empire se montrait particulièrement intrigante, cependant, la ysanna grinçait des dents en apprenant qu' on venait recruter pour l' Empire sur la planète mère de la République. Évidement, pour la Chancelière, cela n' avait rien d' étonnant, Coruscant et ses bas fonds croulaient de personnes désireuses et hargneuses qui s' exhortaient contre le système mis en place, un potentiel de partisan non négligeable pour ses ennemis ... Leelou, légèrement courroucée, se mise à taper ses doigts fins contre le bord de son accoudoir, ressassant ces dernières pensées jusqu' à ce que le Capitaine l' interpella ...


- Aussi, si vous recevez une plainte d'un homme qui a perdu son speeder, ne soyez pas étonnée.


Leelou laissa ses lèvres s' étirer en un sourire, avisant le pilote d' un air amusé tout en plaçant ses prunelles noisettes et imperturbable sur lui qui signifiait clairement ... # Nous couverons vos actions mais que cela ne soit pas une habitude non plus. # ... Retournant son attention sur les dires du membres des Spectres, elle arrêta les mouvements de ses doigts, afin de les croiser, ses coudes posés sur la table, réfléchissant sombrement aux révélations élucubrées alors qu' un silence s' était imposé dans la salle, Nes venant de terminer son rapport … Jusqu' à ce que le Conseiller Bothan s' adresse à ce dernier ...


- Vous avez dit "semble-t-il" ? Vous pensez qu'il en reste encore ?


La Chancelière dût lever un sur-cil étonnée, estimant que la réponse à cette interrogation était des plus évidente, comme le signifia le Capitane Nes, les allers et venues des millions de personnes passant sur Coruscant était incontrôlable dans sa totalité. Même avec toute la volonté de la galaxie un tel contrôle n' était pas réalisable. À la réponse du pilote, Eskin se montra particulièrement virulent, ce qui irrita Leelou, bien que rien en apparence le démontrait.

Elle entendit Var' Zhur remuer sur sa chaise qui grognait sourdement, se préparant à répliquer mais d' un geste que la Chancelière lui adressa discrètement, l' iktotchi croisa les bras la laissant exprimer à sa manière le ressentiment de ce dernier, et cela sans doute d' une tactique plus diplomatique que le chef d' Armée. En effet, en plus du rôle de Chef d' État, notre ysanna ce devait d' être le lien entre le voie politique et de l' armée, ces deux systèmes ne se côtoyant que très rarement, leur façon d' agir, de penser ou de délibérer divergeait considérablement, il lui fallait concilier les deux assemblées ...


- Conseiller Eskin, je vous pries de bien vouloir croire que nos agents font du mieux qu' ils peuvent avec les moyens qu' ils ont. Ceci ne mettant qu' à l' appuis les dires de notre précédente entrevue, d' ailleurs je doute fort que ce soit au Capitaine Nes qu' il faut en vouloir ... Que je tiens d' ailleurs à remercier pour leur implication, ainsi que le Commandant Hawkins.


Elle esquissa un sourire poli au Capitaine puis au conseiller afin de continuer avant que ce dernier ne la coupe, enchainant ainsi de sa voix haute, mesurée et posée, mais dont la fermeté n' était pas à douter …


- Conseiller, j' apprécie énormément la critique, et vos réactions me satisfais puisqu' elle relèvent votre exhortation face à ce problème, néanmoins je préférais amplement qu' elles soient accompagnées de remarques constructives afin de faire avancer le fond de la question ...


Le Général s' empressa d' ajouter en toisant Eskin de son regard perçant de vétéran, peu enclin à laisser le politicien lâcher des élucubrations houleuses sur un plan qu' il ne connaissait à peine.


- Et il est évident que nos actions ne s' arrêtent pas à Coruscant ! C'est de celui de tout les systèmes qui ont rejoint la République que le contre espionnage doit s' occuper !

- Un contrôle strict ralentirait considérablement le transit et le commerce, ce qui économiquement ralentirait la République. De plus, nous ne pouvons appliquer un contrôle rigoureux. D' une part, le Sénat refuserait, pour en connaître la structure vous vous en doutez bien. Mais surtout cela pourrait remettre nos valeurs de liberté en cause. Il n'y a qu' en période de trouble qu' il serait possible de l' appliquer, or nous ne sommes pas en guerre.

- Pas encore.


Ils échangèrent un regard grave, la ysanna répondant par l' affirmative d' un signe de tête. La Chancelière posa un coude sur son siège tenant son visage aux traits fins entre son pouce et l' index, observant en silence Eskin, se remémorant du pourquoi elle avait demandé sa présence au Conseil. Pour être un grand orateur, il se trouvait être le porte parole majeur d' un nombre considérable de sénateurs et autres politiciens au travers de la Galaxie. En dehors tout autant qu' au sein de la République. Avoir son soutient était politiquement nécessaire afin qu'il puisse transmettre les décisions prises lors de ces réunions et qu'il puisse recueillir les divers non dits de ses partisans.

En tant que Chancelière, au Sénat Galactique son avis importait, mais sous la voie parlementaire si une majorité de sénateur refusaient pour X raison son verdict alors sa position était flouée. Et c'était dans l' optique qu' Eskin et sa haute opinion rejoigne leur position que la ysanna l' avait convié au Conseil républicain. Une voie de plus, un allier de surcroix n' était guère à refuser en politique ... Autant que lui même n' avait pu refuser de participer à cette session du Conseil lorsque Leelou lui avait proposé …

Néanmoins, il fallait reconnaître qu' il y avait une faille. Faille qui bientôt finirait par être le fruit vicieux de problèmes bien plus impétueux que ceux que les deux républicains avaient recueilli, et nos ennemis en récoltaient déjà le miel … Après, être restée un instant silencieuse la Chancelière posa ses prunelles sur le Capitaine, puis vers le Directeur des renseignements …


- Mais il est vrai que le contrôle doit tout fois être améliorer, je tolère mal de savoir leur présence en milieu républicain … Et surtout s'ils préservent des objectifs menaçant ses représentants ... Cependant, pour ce qui est du hangar … Savons nous d' où proviennent ces armes ? Sont elles issues de Kuat ou de réseaux de contrebandes qui leurs seraient parallèles ? Tracer leur origine ne pourrait il pas nous fournir quelques … données sur leurs réseaux ?


Leelou joignit à nouveau ses mains devant elle, décroisant les jambes, attentive quand aux réactions des différents intervenants, notamment sur celle du Directeur des services de renseignement ou du Capitaine. Puis, une idée qui traînait depuis un moment dans son esprit lui laissa prononcer ces mots ...


- D' un point de vue historique, l' Empire est attachée à Kuat. Je demande à ce que des espions y soient envoyés. Et sur ses métropoles aussi. Je voudrais un rapport de leurs forces. Le plus complet possible, cela va de soit. Et de surcroix ... Je souhaiterais que les usines de Kuats servant aux intérêts de l' Empire soient ... ralenties si la nécessité s' en fait ressentir ...


Elle ne prêta pas attention aux protestations montantes qui s' élevèrent. La Chancelière savait parfaitement que ce qu' elle demandait pouvait paraître insensé, dangereux ou peu productif, mais Leelou estimait que ralentir leur avancé n' était pas à négliger.


- Capitaine Nes, DSR ... Cela serait il réalisable selon vous ?
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MessageSujet: Re: Réunion au sommet [PV Leelou E. Valtym] Lun 9 Avr - 9:09

    La chancelière mit fin aux commentaires incessants du conseiller, rammenant la discussion vers le sujet du jour.

    - Mais il est vrai que le contrôle doit tout fois être amélioré, je tolère mal de savoir leur présence en milieu républicain … Et surtout s'ils préservent des objectifs menaçant ses représentants ... Cependant, pour ce qui est du hangar … Savons nous d' où proviennent ces armes ? Sont elles issues de Kuat ou de réseaux de contrebandes qui leurs seraient parallèles ? Tracer leur origine ne pourrait il pas nous fournir quelques … données sur leurs réseaux ?

    - Nous y travaillons déjà. Il semblerait que la majeure partie de leur matériel provienne du marché noir. Pour le reste, il s'agit d'armes volées dans des usines de compagnies privées, situées sur Coruscant. Les enquêteurs des renseignements ont réussi à remonter les transactions effectuées et ont débusqué le fournisseur d'armes. Il a révélé le nom de ses acheteurs. Au final, on a pu éliminer une cellule impériale, mais il reste des éléments que nous n'avons pas encore pu identifier, nous sommes encore en train de les chercher.

    Le directeur des Renseignements m'avait laissé prendre la parole. Certes j'avais été au cœur de l'affaire, et j'avais suivi tout ce qui s'en était découlé, mais en toute logique, cela aurait été à lui de relater les faits et les enquêtes menées. Mais je ne m'attardai pas sur ce détail-là, me refocalisant sur la conversation en cours.

    - D' un point de vue historique, l' Empire est attachée à Kuat. Je demande à ce que des espions y soient envoyés. Et sur ses métropoles aussi. Je voudrais un rapport de leurs forces. Le plus complet possible, cela va de soit. Et de surcroix ... Je souhaiterais que les usines de Kuats servant aux intérêts de l' Empire soient ... ralenties si la nécessité s' en fait ressentir ...

    Intéressant... La Chancelière elle-même envisageait une action contre les forces impériales. Et pas des moindres. S'infiltrer dans la capitale ennemie relevait d'un certain culot, et même du suicide. Pourtant, j'en étais sûr, le directeur des Renseignements avait plus d'un agent dans la place, récoltant et transférant un maximum d'informations sur Kuat. J'éprouvai une grande admiration pour ces hommes-la. Alors que moi je n'avais que des missions, certes extrêmement dangereuses, mais de courte durée, eux étaient menacés d'être découverts en permanence. Au moindre mot de travers, ils pouvaient être découverts et je n'osais imaginer quels châtiments il subiraient : la torture sans aucun doute, pour révéler des noms, des informations, tout ce qu'ils savaient en fait... Ils devaient être constamment angoissés, stressés, et ne pas faire un seul faux pas. À côté de ça, faire sauter une usine de chasseurs, c'était d'une facilité !
    Face à cette proposition, des protestations se firent entendre. Certains conseillers refusèrent catégoriquement d'écouter un tel discours. Pourtant, la Chancelière savait ce qu'elle faisait, elle était sans doute consciente, plus que la plupart de ses conseillers, qu'une guerre allait être inévitable. Dans ce cas, autant avoir une longueur d'avance sur l'ennemi, et c'était sans doute dans ce but qu'elle avais émis cette idée.

    - Capitaine Nes, DSR ... Cela serait il réalisable selon vous ?

    Le directeur des Renseignements resta songeur pendant quelques instants, le regard errant, il était assurément en train de se remémorer le nombre de ses effectifs sur Kuat. Puis il prit enfin la parole :

    - Vous êtes consciente que si cette mission venait à déraper, cela pourrait mener à une déclaration de guerre ? Si vous mesurez les répercussions que cette action pourrait engendrer, alors, seulement dans ce cas, j'accepterai de lancer une telle mission.

    Il marqua une pause afin de réfléchir à un plan général.

    - Comme vous l'avez suggéré, le capitaine Nes, et son unité sont compétents, et il a l'avantage de s'être déjà rendu sur Kuat lors d'une mission qui date d'il y a peu. Il connaît donc déjà le terrain. Mais il me faudra l'accord du Commandant Suprême de la Flotte pour lancer une telle mission.

    Var' Zhur hocha lentement la tête, en signe d'accord, et incitant le général à continuer.

    - Ce que vous demandez, c'est une mission de reconnaissance, mais également de sabotage. Il ne s'agit pas d'une mince affaire. Pour le côté renseignements, j'ai bien sûr déjà des hommes sur place qui m'envoient régulièrement des informations. Mais en ce qui concerne le rapport détaillé, je ne peux leur demander davantage d'informations sans compromettre leur couverture. Il faudrait que l'équipe envoyée sur place gère et la prise d'informations, et le sabotage, ce qui n'est pas une mince affaire, même pour l'escadron Spectre. De plus, l'équipe de sabotage, si elle réussit à s'infiltrer sur place, ne réussira peut-être pas à sortir sans faire de bruit. D'où le fait que cet acte pourrait mener à une déclaration de guerre. Qu'en pensez-vous Capitaine ?

    - Vous l'avez dit. Même si j'ai des pilotes tout-à fait adaptés à ce genre de situation, ce ne sont pas des surhommes, loin de là. Donc je ne parierai pas sur le fait que nous puissions rester discrets jusqu'à la fin de la mission. Réussir à s'infiltrer sur Kuat est une chose, partir sans problèmes en est une autre. Mais cela n'est pas impossible pour autant. Mon escadron peut très bien se charger des deux missions : renseignements et sabotages. Mais pour plus de sûreté, nous devrions commencer par l'étape d'observation, et partir en faisant des dégâts.

    Le général se tourna alors vers la Chancelière.

    - Bien, dans ce cas, si vous êtes d'accord avec le plan que nous venons d'envisager, nous allons devoir plancher sur la mise en place de cette mission. Mais pour cela, j'aurai besoin de davantage de discrétion, vous comprenez que je ne peux donner trop de détail en présence d'autant de personnes.


Dernière édition par Ahsio Nes le Dim 20 Mai - 3:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Réunion au sommet [PV Leelou E. Valtym] Sam 21 Avr - 1:49

La Chancelière, noisettes plissés et sur-cils courbés avait jeté un regard avenant aux conseillers, les intimant froidement à se taire alors que le DSR considérait de son air perdu mais songeur les possibilités d' exécution de sa demande qui, bien qu' inopinée, malvenue et dangereuse, pouvait se démontrer fortement audacieuse. La fière politicienne savait pertinemment qu' elle en demandait énormément, mais les rapports présents alertaient assurément la vigilance de sa conscience. Les espions que les officiers avaient envoyés en territoire impérial, et notamment sur Kuat, étaient fermes dans leur conclusions, tous s' accordaient sur le fait que leur industrie militaire s' étaient largement et manifestement développé. Beaucoup trop pour de simple précaution de défensive ... La Chancelière voulait retarder la montée de leur effectif afin de laisser le temps aux forces républicaines d' accroitre et de perfectionner une tactique défensive … Il apparaissait inévitable qu' une guerre se déclencherait dans les temps à venir, et la ysanna comptait indubitablement miner le champs à l' Empire.

Ce fût finalement en sortant de son introspection profonde que le DSR se redressa avec lenteur avant de se tourner vers la Chancelière. Le silence était alors enfin revenu dans la salle de réunion du Conseil Dirigeant, mais cette nouvelle quiétude n' amputa guère l' envie de l' homme d' exprimer l' authenticité de ses considérations ...


- Vous êtes consciente que si cette mission venait à déraper, cela pourrait mener à une déclaration de guerre ? Si vous mesurez les répercussions que cette action pourrait engendrer, alors, seulement dans ce cas, j'accepterai de lancer une telle mission.


Le regard des deux locuteurs se fixèrent, la teinte de leur prunelle, l'une tout aussi grave que l' autre s' assombrit. Il était vrai que d' une simple erreur, aussi isolée ou futile soit elle, pourrait compromettre définitivement la stabilité que ses prédécesseurs avaient tant voulu préserver … Et pourtant à cause de cette protection, nos défenses s' étaient amoindries. Si la Chancelière n' avait eu la prévenance d' esprit de réveiller leur propres industries, s' étaient considérablement affaiblis que l' Empire serait venu nous cueillir … Mais dans la teneur actuelle, c' était vers une précipitation de la guerre dans laquelle nous plongerions s' il advenait que l' opération soit découverte, et ainsi le retard de l' échéance en serait dès lors révolu …

De plus, il serait malvenu que la République lance une attaque contre une faction qui n' avait montré d' agressivité envers elle. Certes, l' Empire était un ennemis contre lequel nous avions depuis longtemps eu a nous confronter, néanmoins l' activité de ses troupes n' était pas suffisante pour entamer une guerre ouvertement. Oui, il y avait des tensions et des confrontations, dissimulées par la présence de mercenaires ou de hors la loi, c' était de manière non officielle que les forces récidivistes de l' Empire frappaient ... Pourtant les rapports holographique que Leelou faisait défiler devant ses yeux et qu' elle relisait avec attention étaient clairs. Sa décision tout autant.

Ce coup d' audace, il fallait le tenter. Si dans ce même temps, la destruction ou voir même le sabotage d'une de leur usine pouvait ralentir la conception de leur force armée et spatiale, ce coup du sort serait un gain non négligeable pour la République ... Laissant le Capitaine Nes et le DRS parlementer avec le général Var' Zhur sur divers détails, la ysanna s' était adossée contre son siège plissant ses prunelles pour considérer leur avis avec le plus vif intérêt. Le commandeur iktotchi se montrait favorable. C ' était déjà fort aise de le voir acquiescer aussi facilement pour une mission de cette envergure, avoir son appuis était inévitable pour mettre à bien l' opération.
Finissant leur échange le directeur des renseignements s' adressa à nouveau à la Chancelière qui flânant doucement ses longs doigts fins sur le rebord de la table ovale, prit une brève inspiration comme pour se donner de la contenance, lui esquissa un léger sourire entendu que son regard emplis de sagacité appuya pour enfin laisser sa voix fluide et magnétique s' élever dont le ton ne pouvait détromper sur la puissance de la fermeté de sa décision ...


- J' en conçois évidement les risques Etans ... Et je dois vous avouer que de déclarer une guerre ne me satisfait guère. Néanmoins, nous ne pouvons continuer à laisser leur force s' accroitre ni à s' attaquer impunément à nos systèmes en se camouflant derrière des bands d' hors la loi ! Ce n'est qu' un début à de véritables confrontation.


S' interrompant dans son discours, Leelou lança un regard appuyé vers Var' Zhur, la ysanna attendit son avis qui, bien que peu empressé ne se fit point désirer. L' iktotchi inclina de la tête, les bras croisés dont l' une de ses mains lui tenait le menton, puis releva la tête affichant ainsi son accord. Leelou El'y Ja hocha de son visage altier, avant de redresser son menton fier pour toiser de son regard noisette les différents intervenant de cette session. Certains conseillers, exprimant leur entente d' un signe de tête, semblaient partager son avis, une bonne chose.


- Je ne peux par moi seule décider d' une opération dont la finalité pourrait éventuellement déclencher une guerre. Var' Zhur, je pense avoir votre appuis. Cependant, dans ce cas, pensez vous que nous pourrions tenir face à eux ?


Dans un nouveau silence, Leelou Ely' Ja tapa son index sur la table, avant de reprendre la tête haute. Lucide quand à la teneur de la décision, la Chancelière souhaitait entendre les remarques des autres dirigeants avant d' apposer un avis définitif.


- À terme, cette guerre me semble inévitable. Si elle doit être déclenchée autant que nous sachions quand et comment, et cela même si cela vient d' une erreur. Autant prendre un ennemi par surprise avant qu' il ne le fasse. Aussi, j' estime qu'il serait inopportun d' attendre qu' ils nous attaquent en premier … Néanmoins, Capitaine Nes, vous et vos hommes sont ils prêts pour une opération de cette envergure ? Et par prêt, je ne sous entends pas uniquement la finesse de vos compétences mais surtout de votre propre appétence et volonté à effectuer cette mission ?


Leelou lui laissa le temps de réflexion qui se devait pour permettre au membre de l' escadron Spectre de lui répondre convenablement, avant de continuer ...


- Disposez vous du matériel et du nombres d' homme nécessaire pour envisager une réussite ?
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MessageSujet: Re: Réunion au sommet [PV Leelou E. Valtym] Dim 20 Mai - 3:12

    Je me sentais dépassé par la conversation. Je ne comprenais pas l'ampleur de ce qui était en train de se passer sous mes yeux, mais il me semblait pourtant bel et bien que la guerre se préparait, autour de cette grande table ovale, sur laquelle chaque conseiller était à son aise, dans un grand siège confortable, avec un verre d'eau à disposition. C'était ainsi que les grands conflits se décidaient ? Autour d'un verre ?
    Mais je me forçais à me sortir de mes rêveries. Que je sois dépassé par la situation ne signifiait pas que je ne devais pas y prêter attention. Car lorsqu'on s'adresserait à moi, j'aurais l'air malin, si je devais demander « vous pouvez répéter la question ? » Je reprenais donc le fil de la discussion, et envisageai à l'avance toute question que l'on pourrait me poser. Il allait de soi que mon escadron serait au cœur de la mission qui faisait l'objet du débat. Mais pour le moment, cette même mission semblait soulever un autre point, crucial pour l'avenir de la République, et dans une autre mesure pour celui de la Galaxie.

    - Je ne peux par moi seule décider d' une opération dont la finalité pourrait éventuellement déclencher une guerre. Var' Zhur, je pense avoir votre appui. Cependant, dans ce cas, pensez vous que nous pourrions tenir face à eux ?

    J'observais alors l'Iktotchi. Si la mission menait à une déclaration de guerre, une autre question se posait alors : étions-nous prêts à faire face aux forces impériales ? Si oui, à quel prix ? Si non, comment fallait-il agir ? Autant de point auxquels j'étais incapable de répondre, mais lui devait connaître les données permettant de résoudre l'équation. Après tout, c'était le Commandeur Suprême des forces armées de la République. Il ne faisait aucun doute qu'il connaissait les effectifs de sa flotte et qu'il savait s'ils étaient suffisant.

    - Si nous sommes prêts pour une guerre ? Nous avons une flotte suffisante pour contrer des attaques impériales, mais sur le long terme, il est clair que nous avons besoin de davantage de moyens et de matériel. Ces dernières années, le budget militaire de la République s'est vu considérablement diminuer pour répondre aux besoins de reconstruction de nombreux mondes. Si nous avons pu mettre notre flotte à neuf, elle n'est pas assez conséquente pour affronter l'Empire pendant une longue période. Aussi faudrait-il penser à une augmentation du budget militaire, si nous souhaitons être en état de faire face aux forces impériales.

    Des paroles d'une grande sagesse. La République avait beau avoir une flotte plus grande que celle de l'Empire, si l'affrontement futur évoluait vers une guerre d'usure, elle devrait remettre ses chantiers navals en activité. Sluis Van, Mon Calamari, Fondor, Bilbringi, Corellia... Remettre toutes ces installations en service nécessiterait énormément de moyens. Je n'osais pas imaginer quelle somme, colossale, cela allait de soi, il faudrait pour maintenir la flotte républicaine. Et cela ne concernait que la marine et la chasse. Il fallait aussi prendre en compte l'armée de terre qui nécessitait également que son équipement soit entretenu.

    - À terme, cette guerre me semble inévitable. Si elle doit être déclenchée autant que nous sachions quand et comment, et cela même si cela vient d' une erreur. Autant prendre un ennemi par surprise avant qu'il ne le fasse. Aussi, j' estime qu'il serait inopportun d' attendre qu'ils nous attaquent en premier … Néanmoins, Capitaine Nes, vous et vos hommes sont ils prêts pour une opération de cette envergure ? Et par prêt, je ne sous entends pas uniquement la finesse de vos compétences mais surtout de votre propre appétence et volonté à effectuer cette mission ?

    Un raisonnement d'une logique imparable. Je n'y trouvais rien à redire. Quand une guerre s'avérait inévitable, autant frapper le premier d'un grand coup, plutôt que de se laisser surprendre. Et c'était l'escadron Spectre qui allait se charger de ce... grand coup. Finalement, le slogan « l'impossible est ce que les Rogues font le mieux » aurait peut-être davantage convenu à notre escadron. S'infiltrer dans la capitale ennemie, y récolter des informations de haute importance, faire des dégâts considérables, et quitter la planète sans se faire attraper, c'était une mission pour des suicidaires. Pourtant, cela ne m'effrayait pas. Il fallait bien quelqu'un qui s'y colle, et que cette tâche soit attribuée aux Spectres était également un signe de la reconnaissance du talent des pilotes par les hautes personnalités de l'Alliance. Aussi je me sentais prêt à relever le défi, et je savais que mes hommes le seraient aussi.

    - Si je veux m'infiltrer au cœur de l'Empire, y voler des renseignements cruciaux, faire un maximum de dégâts sur leurs installations militaires et repartir mine de rien ? Ça me paraît être de belles vacances que vous m'offrez là ,Chancelière !

    Ah, ça, oui. La réputation sulfureuse de l'escadron me suivait où que j'aille, et je n'avais pas pu m'empêcher de décrocher une petite remarque, qui, par bonheur, décrocha quelques sourires. La Chancelière m'adressa de nouveau la parole :

    - Disposez vous du matériel et du nombres d' homme nécessaire pour envisager une réussite ?

    - Concernant les hommes, augmenter nos effectifs n'est sans doute pas une bonne idée. Après tout, nous somme une unité d'infiltration, et moins nombreux nous sommes, mieux cela vaudra. Du point de vue logistique, nos ailes X commencent à sérieusement avoir du retard sur les nouveaux chasseurs tels que les Crossfire que possèdent désormais la plupart des escadrons. Nous ne serions pas contre un petit remaniement dans notre matériel. Si bien sûr cela est possible. Pour les équipements individuels, nous n'avons aucun souci à répertorier, concluais-je sur un petit sourire.

    Je vis le général sortir son datapad. Il était assurément en train de vérifier les ressources que possédait l'escadron. Il fallait l'avouer, nous n'avions pas eu de missions majeures depuis longtemps, aussi, nous n'avions jusqu'alors pas été en haut de la liste prioritaire. Mais avec la mission qu'on allait devoir effectuer, il y avait de forte chance que l'on grimpe beaucoup d’échelons très vite.
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