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Quelque part dans les rues de Kuat

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MessageSujet: Quelque part dans les rues de Kuat Jeu 5 Avr - 0:58

BG Général :

Les troupes Républicaines ont commencé leur rassemblement sur Coruscant. Les meilleurs vaisseaux, ainsi que les soldats les plus entraînés, et volontaires pour la plupart, se regroupent sur les stations de décollage inter spatiales. Objectif : Kuat. Mission : secourir la chancelière que les Impériaux ont habilement capturé quelques semaines auparavant. Pourquoi tant de temps ? Tout simplement pour laisser le temps aux Républicains de s’organiser convenablement afin de ne pas courir au suicide. Mais d’un autre côté, les Impériaux se sont eux aussi regroupés et préparés pour combattre sur leurs terres, là où ils sont avantagés.

Pourtant, à l’approche des navettes Républicaines, les forces Impériales semblent bien maigres. Les navettes de déploiements de troupes n’ont aucun mal à se poser sur la planète tandis que divers chasseurs Républicains tiennent tête au peu de croiseurs Impériaux chargés de défendre la planète. Est-ce une manœuvre de l’Empire ? Le gros de troupes spatiales sont-elles cachées dans les environs, attendant le moment opportun pour frapper à grand coup ? Mais les Républicains n’ont pas le choix. La survie de leur chancelière et de leurs espoirs reposent entre leurs mains. A peine les navettes posées au sol, les troupes débarquent, accompagnées des Maîtres Yunstar et Ombrelune qui se chargent dès le début d’organiser les troupes et de les motiver. Parmi les Républicains, certains sont assez connus pour leur bravoure et leurs actes héroïques. C’est le cas d’Ahsio Nes et de Chakaëlle qui, malgré leurs compétences, décident tout de même d’écouter les Jedi. Au final, les troupes se séparent. Il est trop dangereux de partir en masse et de tomber dans une embuscade qui pourrait s’avérer fatal.

Du côté Impérial, les troupes s’organisent aussi. L’homme de confiance de l’Empereur, responsable de l’enlèvement de la chancelière, supervise lui-même la bataille et motive ses troupes. Lukan Reige, Grand Amiral et stratège brillant indique le plan d’attaque et la manœuvre à suivre. A ses côtés, l’Amiral Eolia Erices, est chargée de le seconder. Bien que les Impériaux soient motivés, ils ne sont pour la plupart pas de taille contre des Forceux. Pourtant, dans l’ombre, observant toute cette agitation, 3 paires d’yeux guettent leurs alliés et se préoccupent d’avantage de leurs ennemis de toujours, les Jedi, que de l’organisation Impériale. Ayant une vue d’ensemble sur la planète, les Impériaux se séparent eux aussi afin de bloquer l’avancée Républicaines.


BG Individuels :

L’autre groupe Républicain est dirigé par Ahsio Nes, soutenu par le Arsenicia Ombrelune. Le Maître Jedi, chargée de la sécurité de la chancelière sur Coruscant a échoué malgré sa ténacité. Elle aussi est présente pour une raison personnelle : venger l’affront qu’elle a subi et rattraper son erreur. Quant à Ahsio Nes, ses talents pour commander et diriger lui ont valu la tête du second groupe allié. Lui est là pour une tout autre raison, délivrer son supérieur du joug impérial. Dans l’ombre, ils sont suivi par un chasseur de prime, Larchael Stryker. Lui est uniquement intéressé par les primes, et plus particulièrement celle de l’Empereur. Chaque personnage est là pour une raison différente mais un seul objectif est en vue : trouver l’Empereur !

Pourtant, leur arrivée est bientôt stoppée par l’arrivée d’une petite troupe impériale chargée de les accueillir. Alors que le combat commence, Le Grand Amiral Lukan Reige profite de cette petite « distraction » pour mettre sa stratégie à l’œuvre et stopper leur avancée. Il est soutenu par Demeteris To’zex, chargée de ralentir la Jedi le plus possible afin qu’un plan d’action soit mis en place pour la neutraliser …

Ordre de passage : Ahsio / Larchael / Lukan / Arsenicia / Demeteris.
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MessageSujet: Re: Quelque part dans les rues de Kuat Ven 6 Avr - 9:37

Ahsio leva les yeux vers le ciel. De nombreuses navettes républicaines, accompagnées de leurs escortes, parfois accueillis par des tirs de turbolasers défensifs, perçaient l'épaisse couche de sombres nuages englobant la planète Kuat. Étrangement, à part les installations défensives au sol et sur les chantiers orbitaux, les républicains n'avaient rencontré que peu de défenseurs.
Ahsio avait d'ailleurs un mauvais pressentiment. S'il avait été aisé de débarquer sur la capitale impériale, il se doutait que s'en échapper serait autrement plus difficile. Ce qui l'avait le plus choqué, c'était l'absence d'une flotte conséquente autour de la planète. Kuat, en plus d'être le plus grand centre de production de croiseurs impériaux, était également la capitale impériale. Il aurait donc du y avoir une flotte conséquente autour de la planète. Et pourtant, les quelques vaisseaux qu'ils avaient croisés étaient largement moins nombreux que lorsqu'il était venu en mission de sabotage sur les chantiers spatiaux, quelques mois plus tôt.
Bon... Il n'allait pas s'en plaindre non plus. Au moins cela leur avait permis de poser pieds à terre sans trop de pertes. Quelques navettes avaient été abattues lors de leur entrée dans l'atmosphère, mais il s'était attendu à bien pire.

Il se tourna vers les hommes qui finissaient de débarquer. Ahsio s'était vu attribuer le commandement de l'un des deux groupes au sol. Il était ainsi passer d'une douzaine de subordonnées à une bonne centaine d'hommes des SpecForces républicaines, spécialisées dans les missions spéciales de la République. Ceux-ci étaient recrutés selon des critères extrêmement sévères, et formaient par conséquent l'élite des troupes républicaines. Et parmi l'élite de l'élite, on trouvait les commandos de Page, pour qui les missions suicides n'étaient que routine. Ahsio était bien content de les avoir à ses côtés. Face à eux, les Spectres auraient fait pâle figure, alors que son escadron avait tendance à laisser place à l'improvisation, eux agissaient réellement en professionnels.

Avant même son arrivée, les troupes déjà débarquées s’étaient déjà emparées du spatioport civil et l'avaient sécurisé, offrant ainsi un lieu relativement sûr pour débarquer davantage de troupes, sans qu'elles se fassent canarder dès la sortie des navettes.
Ahsio avait troqué sa combinaison de pilote contre une tenue d'infiltrateur, plus adaptée à la situation. En effet, il se voyait mal arpenter les rues de Kuat dans sa combinaison orange. Autant se dessiner une cible sur le corps, ça aurait eu le même effet... Non, la tenue qu'il portait était entièrement noire, d'une matière très flexible afin de laisser une totale liberté de mouvement à son porteur. Sur celle-ci se trouvaient de nombreuses poches afin de pouvoir transporter comlink, blaster, bandages de bacta, détonateurs thermiques, datapad, recharges, outils et tout le matériel nécessaire. Mais il avait décidé de se passer du casque, afin d'avoir une vision globale et directe du champ de bataille. Il vérifia une dernière fois que tout ce matériel était parfaitement accroché et se dirigea vers deux sous-officiers.

- Les dernières troupes viennent de débarquer, nous sommes prêts à passer à l'action, Capitaine Nes.
- Parfait, j'aimerai un scan des environs.
- C'est fait monsieur, pour le moment les impériaux se contentent de renforcer leurs positions dans un périmètre plutôt large autour du spatioport, mais nous sommes bel et bien encerclés.
- Ça ne durera pas longtemps, quand nous attaquerons, ils vont bien devoir se regrouper pour faire face au risque de laisser une brèche se créer.
- Vous voulez lancer une attaque frontale ? Fit l'homme, relevant sa tête vers lui.

Un sourire s'afficha sur le visage d'Ahsio.

- C'est ce que nous allons leur faire croire en tout cas. Il se tourna vers l'autre homme. Je veux trois groupes : je veux un maximum d'hommes pour une « attaque frontale », ils emporteront avec eux le plus de détonateurs thermiques et d'explosifs possible. Les tireurs d'élites les couvriront.
- Pourquoi autant d'explosifs ?
- Premièrement, car, en déclenchant des explosions un peu partout, les impériaux seront incapables de déterminer combien nous sommes. Et également parce que les explosions vont sérieusement brouiller les senseurs de nos ennemis. Et puis bien sûr, pour faire des dégâts.

Il fallut quelques minutes aux différentes équipes pour se préparer. Chacun était parfaitement au courant de son rôle et il ne restait plus que quelques détails à régler avant de commencer l'avancée des troupes sur Kuat. Ahsio saisit son comlink et passa sur la fréquence du Vengeur, l'un des nombreux croiseurs républicains en orbite de la planète. Celui-ci leur avait été spécialement désigné, il devait si besoin, couvrir les hommes au sol, ainsi Ahsio pouvait demander un bombardement orbital, même s'il était préférable d'éviter cela, les dommages collatéraux pouvant être importants. Mais il es contacta pour une toute autre chose.

- Capitaine Zevrin, ici le capitaine Nes, j'aimerai que vous envoyiez mon escadron en orbite basse, qu'il soit près à intervenir, si jamais les communications sont coupées ou brouillées par les impériaux, ce qui risque d'arriver sous peu.
- Bien reçu capitaine Nes, je transmet l'ordre.
- Merci. Nes, terminé.

Ahsio se retourna enfin vers ses deux étranges camarades. Le grand maître Jedi Arsenicia Ombrelune. La réputation de celle-ci n'était plus à faire, et se retrouver face à elle imposait le respect. Ils devraient coopérer afin de libérer la chancelière et de l'évacuer au plus vite. Sa présence à leur côtés avait quelque chose de rassurant, savoir qu'une grande utilisatrice de la Force les accompagnait motivait certainement les troupes. Quand à l'autre, Larchael Stryker, Ahsio ne possédait que peu d'information sur lui. En fait uniquement celles que les Renseignements avaient accepté de lui fournir. Il s'agissait d'un chasseur de prime plutôt expérimenté, et dont l'aide ne serait certainement pas de trop. Par contre, comme tous les chasseurs de prime, il était du genre à opérer en solo. Ce qui ne serait pas forcément facile à gérer. Mais cela présentait aussi ses avantages. Larchael n'étant pas identifié comme un républicain, et opérant seul, il lui serait plus aisé de se mouvoir derrière les lignes ennemies. Ahsio se tourna vers ce dernier :

- Stryker, étant donné que vous avez une plus grande liberté de mouvement, j'aimerai que vous vous faufiliez derrière les lignes ennemies, que vous partiez en reconnaissance, et que vous nous donniez le maximum d'informations pouvant nous être utiles, comme les effectifs ennemis, où se cachent, quels engins ils utilisent, bref, tout ce que vous pourrez nous fournir, quitte à ce que ça vous paraisse inutile. Bref, vous serez nos yeux et nos oreilles. Et si bien sûr vous parvenez à nous débarrasser de quelques impériaux, je suis certain que le commandement de la Flotte saura vous remercier comme il se doit. Voici la fréquence sur laquelle vous pourrez nous joindre, moi ou mes subordonnées. Elle est cryptée, établie par les soins de l'un de mes hommes, les impériaux ne pourront en aucun cas connaître le contenu de nos conversations.

Enfin, Ahsio s'adressa à la Jedi.

- Maître Ombrelune. Vous êtes prête à arracher la chancelière des griffes des impériaux ? Lui demanda-t-il avec un grand sourire. J'aimerai être sûr que le plan de route vous convient. C'est ce qui a été établi lors du briefing, et c'est ce qui semble être le moins risqué. Pendant que Stryker nous servira d'éclaireur et qu'une grande partie du groupe avancera à la surface et servira de diversion, nous allons passer par des chemins moins fréquentés. Nous emprunterons des passages souterrains autrefois utilisés pour l'entretien des structures des griffes-ciel, et par certaines rues peu surveillées. J'espère que nous ne rencontrerons pas d'impériaux, mais dans le doute, nous aurons une vingtaine d'hommes avec nous, et des renforts prêts à nous rejoindre si la situation stagne. Si en cours de route vous avez des choses à dire, n'hésitez surtout pas, vous êtes sans doute davantage capable d'anticiper que la plupart d'entre nous.


Enfin, il se tourna vers l'un de ses hommes soigneusement sélectionnés pour l'aider à diriger l'attaque.

- Bien, Lieutenant Perh, vous dirigez le groupe d'assaut principal, je veux un rapport détaillé du combat toutes les 10 minutes, et je veux pouvoir vous joindre à tout moment. S'il y a le moindre souci, n'hésitez pas à me contacter.
- Oui monsieur.
- Capitaine, voilà le matériel que vous m'avez demandé! Fit un homme qui courrait vers lui. C'est un BlasTech A280, il est équipé d'une lunette de visée avancé. Les circuits intégrés sont installés contre le cristal de polarisation.
- Et en langage simple ? C'est une arme ? Ça fonctionne ?
- Oui monsieur, c'est un blaster particulièrement puissant et précis. Il peut transpercer n'importe quelle armure.
- Parfait, c'est tout ce qu'il me fallait.

Il marqua une courte pause puis frappa dans ses mains, et s'adressa aux hommes qui attendaient les ordres :

-Ça fait déjà 6 minutes que nous avons débarqué, alors ne faisons pas attendre nos amis, il vaut mieux les surprendre avant qu'ils n'envoient l'artillerie lourde. Alors on se bouge !

Les hommes transmirent les ordres aux troupes, et il fallut peu de temps pour entendre les premières détonations de blasters. L'attaque venait de commencer. A l'entrée nord du spatioport, les troupes impériales se regroupaient pour faire face au flot des soldats républicains se déversant dans la rue. Les défenseurs durent d'ailleurs reculer sur plusieurs centaines de mètres tellement l'assaut était violent. Un bon point pour les républicains, mais Ahsio se doutait que cela ne durerait pas. Aussi décida-t-il de ne pas s'attarder.

- Bien ! Fit-il en se tournant vers le groupe qu'il menait et le maître Ombrelune. Nous allons passer par des voies un peu moins conventionnelles. Notre but est d'être rapide, si on croise des impériaux, tirez, mais continuez à avancer, sauf si bien sûr nous sommes encerclés, auquel cas on avisera.

Ils se dirigèrent vers l'accès aux tunnels d'entretiens, passant justement sous le spatioport. Ils y entrèrent tour à tour puis commencèrent leur avancée. Le passage était plutôt large pour un conduit d'entretien. De nombreux câbles électriques et de communications serpentaient le long des murs et au plafond, laissant un espace de deux mètres de largeur sur trois mètres de hauteur. Ils longèrent la galerie sur deux longs kilomètres, vérifiant à chaque porte d'accès si derrière celle-ci ne se cachaient pas quelques impériaux désireux de surprendre l'équipe. Mais ils ne rencontrèrent personne jusqu'à une intersection où ils furent accueillis par des tirs de blasters. Pour la discrétion, c'était raté...


Dernière édition par Ahsio Nes le Lun 9 Avr - 2:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Quelque part dans les rues de Kuat Ven 6 Avr - 11:59

L'espace était vaste, extrêmement vaste. Tellement vaste que je pensais avoir finalement visité toute la galaxie. Bien sûr, il y avait des endroits qui m'avaient marqué plus que d'autre. Korriban était l'un de ces lieux. Comment oublier une telle planète ? Malgré tous mes efforts, je ne pouvait oublier tout ce qui s'était passé là bas. Et puis, pourquoi voudrais-je oublier ? C'est vrai, j'avais fait là bas la rencontre la plus étonnante, étrange, intéressante de mon existence. Oui, sur cette planète j'avais rencontré Démétéris To'zex, une guerrière Sith des plus fascinante. Après avoir longuement discuté avec elle, elle m'avait fait une proposition alléchante. J'avais longtemps songé à ce qu'elle m'avait dis. Que devais-je faire ? Finalement, j'avais pris ma décision. Je la rejoindrais, elle et ses semblables pour obtenir plus de pouvoirs, de gloire et d'honneur. Malgré tout, je voulais me faire un nom, être connu des gens non pas comme un pauvre petit chasseur de primes, mais comme un ennemis de taille. Une alliance avec les Sith était le meilleur moyen d'obtenir ce que je souhaitais. Mais avant de donner ma réponse à Démétéris, il me restait encore une proie du côté Impérial. Celle là n'était pas des moindres, ma dernière cible en tant que chasseur de primes neutre était sûrement l'être le plus important de l'Empire : la dernière prime que je récolterais auprès de la République ne serait autre que celle mise sur la tête de l'Empereur Liam D.Kuran.

Bien sûr, je savais très bien que c'était là un pari risqué. Personne n'avait encore réussit à approcher l'Empereur dans le but de la capturer. Je doutais même de réussir mais je devais au moins faire ça, si je devais me retirer du côté des Sith, il fallait au moins que je fasse quelque chose d’impressionnant avant. En plus c'était l'occasion rêvée. L’Empire avait capturé la Chancelière, l'Empereur était sûrement seul avec sa prisonnière, il ne devait pas être si difficile que ça de l'approcher. Bon d'accord, peut-être étais-je un peu trop optimiste mais si j'étais positif, je finirais bien par arriver à quelque chose. Enfin, j'avais finalement pris ma décision. Une bataille s'annonçait sur Kuat, la République aidée des Jedi s'apprêtait à lancer une offensive pour récupérer la Chancelière. Cependant, l'Empire et les Sith ne semblaient pas disposés à leur rendre leur précieuse Chancelière. C'était là le meilleur moment pour mettre en exécution mon plan. Tandis que la République et l'Empire se disputerait se conflit et que les Jedi ainsi que les Sith se rentrerait dedans, je serait tranquille pour me faufiler jusqu'au bureau de Liam. J'avais beaucoup entendu parler de cet homme puissant. En faîte j'avais surtout entendu parler de la prime qu'il avait sur sa tête. Cinq cent mille crédits si il était livré en vie et cent mille si il était mort. Je n'avais pas l'intention de le tuer, de toute manière je n'en aurait surement pas l'occasion. Quoique... Non, mieux valait ne pas tenter le Diable. Déjà que je prenais un risque énorme en tentant de le capturer vivant. Ce dont j'étais sûr, c'était que je ne périrais pas pour cette prime. Démétéris m'avait fait comprendre quelque chose, si je ne faisait que courir après l'argent, je finirais par mourir bêtement. Faire jouer mon intellect était la clé. Si jamais les choses tournaient mal, je me dépêcherait de fuir pour sauver ma peau. Quitte à passer pour un lâche, je préférais passer pour un lâche en vie.

Alors que je sillonnait les alentours de Kuat, je put constater que la flotte Républicaine avait déjà envahit les lieux. Difficile d'approcher la planète discrètement dans ces conditions surtout que je m'attendais à ce que l'Empire réplique à tout moment. Malgré moi, je finirais bien par me retrouver dans des feux croisés. Il fallait que je sois ingénieux sur ce coup là. Pas que je me la joue « fonce dans le tas sans réfléchir ». Non il fallait que je prépare une stratégie qui m'aiderais à atteindre l'Empereur. Comment ? L'idée la plus simple qui me vint fut de m'allier à la République. J'avais alors joins mes forces aux leurs et les républicains ne l'ont pas refusé. Apparemment, deux bras supplémentaire n'étaient pas de trop pour cette mission. Mais peut m'importais, tout ce que je voulais c'était atterrir sur Kuat et trouver l'Empereur. Je pouvais éventuellement tenter de délivrer la Chancelière par la même occasion, la République me donnerais sûrement une belle récompense pour ça... Mais il fallait que j'arrête de rêver, tout ça n'était que fabulation. Ma cible, c'était l'Empereur.

Alors que les événements se déroulaient sous mon nez sans que j'y fasse vraiment attention, je finis par me retrouver en compagnie d'Ahsio Nes. D'après ce que j'avais compris, c'était lui qui dirigeait cette faction de la République. Pour ne pas se retrouver coincer dans une embuscade, ils s'étaient séparés en deux groupes et Ahsio s'était retrouvé à la tête de celui-ci. Apparemment, il devait être quelqu'un d'influent et une personne de confiance. Mais ce n'est pas pour autant que je ne me serais pas méfier. Finalement, je m'étais dis que cet homme était sûrement quelqu'un de bien et que sa présence était importante, surtout pour se troupes. Pour ne pas ternir la vision de chef que ses soldats avaient, j'avais pris la décision de lui « obéir » en quelque sorte durant quelques temps. Rien de bien compliqué, je garderais tout de même ma liberté de mouvement.

J'avais donc suivis le petit groupe sans rien dire et je m'étais aussi rendu compte de la présence d'une personne qui semblait inspirer le respect. Arsenicia Ombrelune, Grand Maître Jedi était également présente. La présence d'une telle personne m'amenait à penser que cette fois, ça n'allait pas être une petite bataille de pacotille mais bien un véritable affrontement. Si une Jedi se trouvait parmi nous, c'était que des Sith se trouvaient pas loin. C'était à prévoir. Mais ça ce n'était pas mes affaires, pour l'instant. Si je tombais sur un Sith et que ce dernier essayait de me faire la peau, je devais avouer que l'appuie de Maître Ombrelune ne serait sûrement pas de refus. Cependant, je m'en remettais pour le moment à l'instant présent.

Nous venions de débarquer. Ahsio réglait ses problèmes de son côté et moi je me tenais un peu à l'écart, observant les Républicains avec attention. Ainsi, les soldats de la Républiques formèrent trois groupes et je crut entendre le Leader des Spectres parler d'une « attaque frontale » seulement je ne compris pas vraiment. Mais dans cette mission, mon rôle n'était pas là et ce fut Ahsio qui me confia ma tâche.

- Stryker, étant donné que vous avez une plus grande liberté de mouvement, j'aimerai que vous vous faufiliez derrière les lignes ennemies, que vous partiez en reconnaissance, et que vous nous donniez le maximum d'informations pouvant nous être utiles, comme les effectifs ennemis, où se cachent, quels engins ils utilisent, bref, tout ce que vous pourrez nous fournir, quitte à ce que ça vous paraisse inutile. Bref, vous serez nos yeux et nos oreilles. Et si bien sûr vous parvenez à nous débarrasser de quelques impériaux, je suis certain que le commandement de la Flotte saura vous remercier comme il se doit. Voici la fréquence sur laquelle vous pourrez nous joindre, moi ou mes subordonnées. Elle est cryptée, établie par les soins de l'un de mes hommes, les impériaux ne pourront en aucun cas connaître le contenu de nos conversations.

J'acquiesçais d'un signe de tête, réglant ma radio sur la fréquence cryptée, je me tins prêt. Leurs yeux et leurs oreilles ? Ça voulait dire que si j'échouais, ce serait tout le groupe qui en pâtirait, c'était là une grosse responsabilité... Mais je devais l'assumer, c'était la première étape dans ma recherche de l'Empereur. Tout d'abord, aider la République à percer les lignes ennemis, ensuite faire cavalier seul jusqu'à Liam D.Kuran.

« Très bien Ahsio, je ferais ce que je peux pour vous venir en aide. Comptez sur moi, je ne vous décevrais pas. »

Paroles solennellement prononcées. J'avais un sens de l'honneur différent de celui des autres mais j'en avais un ! Avant que les autres partes, je saluai Maître Ombrelune d'un signe de tête puis Ahsio et enfin je m'élançai dans mon rôle d’éclaireur. Je devais repérer le terrain, trouver des informations et accessoirement butter quelques impériaux. Rien de plus simple. Enfin, c'était vite dis. Je traversais les rues sombres de Kuat qui étaient étrangement tranquilles cependant après quelques kilomètres, je repérai la présence de troupes impériales. Me cachant derrière un mur, je pris la radio pour informé le Leader des Spectres.

« Ahsio, il y a une troupe impériale non loin de votre position, je penses qu'elle ne va pas tarder à vous tomber dessus. »

D'après les coups de blaster que j'entendis retentir quelques instants après, je pus constater que je l'avais sûrement prévenu un peu trop tard. Mais de toute manière, ils pourraient se débrouiller, les soldats qu'ils avaient à affronter n'étaient pas si nombreux que ça. Haussant les épaules, je sortis de ma cachette pour avancer droit devant. Lorsque je croisais quelques impériaux isolés pour monter la garde ou pour arpenter les rues de Kuat, je me faisais un plaisir de leur ôter la vie. Pour l'instant, à part la première troupe que j'avais aperçus, il n'y avait rien à l'horizon. Mais cela pourrait vite changer. Mieux valait rester discret pour l'instant...


Dernière édition par Larchael Stryker le Lun 9 Avr - 3:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quelque part dans les rues de Kuat Sam 7 Avr - 12:41

Cela faisait plusieurs heures que Lukan s'était entretenu avec l'Empereur lors de ce qui n'avait été rien de moins que le dernier briefing avant l'arrivée imminente des forces républicaines. Comme convenu, seules les défenses planétaires et orbitales, pour la plupart automatisées, avaient fait feu sur les navettes ennemies. Oh bien sûr, les républicains en avaient perdu plusieurs mais il en s'agirait que de pertes mineures comparées à ce qu'ils avaient dû s'attendre.

Ayant troqué son uniforme immaculé pour une armure de commando grisâtre, l'impérial n'en conservait pas moins une parfaite liberté de mouvement. En effet, les plaques amovibles qui recouvraient sa combinaison thermique noire ne gênaient en aucun cas ses mouvements mais elles offraient une excellente protection contre les tirs de blaster... dans une certaine mesure, tout du moins.

Il avait néanmoins laissé le casque sur la table située devant lui pour le moment, ses yeux émeraude étant fixés sur l'affichage holographique qui montrait devant lui l'atterrissage des vaisseaux républicains puis le débarquement de leurs troupes... exactement comme le Commandeur Fel et lui-même l'avaient prévu. L'emplacement était idéal pour eux, et assez facilement défendable, même s'ils étaient pour l'instant encerclés.


- Combien sont-ils ? Demanda-t-il d'une voix sereine.

- Un peu plus d'une centaine, d'après les relevés infrarouges.

La voix grave qui lui avait répondu appartenait à un homme de grande taille, possédant des cheveux bleus impeccablement coiffés et ayant revêtu une armure identique à la sienne. L'un de ses yeux était ambré tandis que l'autre, une prothèse cybernétique, était dissimulé derrière la moitié de masque qu'il portait sur cette partie de son visage.

Le lieutenant Walter Stark était non seulement son garde du corps mais aussi l'un de ses subordonnés les plus loyaux et les plus efficaces. Ancien membre des commandos d'élite de l'Empire, il s'était remarquablement bien adapté au quotidien d'un officier de la marine, même s'il s'était aussi arrangé pour rester en forme... et pour le maintenir lui-même au summum de ses capacités par des entraînements physiques réguliers.


- Devons-nous nous préoccuper de l'autre groupe ?

- Non, cette charge revient à l'Amiral Erices et à Lady Valthiery. Où en sont nos préparatifs pour ce qui concerne la réception de nos "invités" ?

Le lieutenant ne répondit pas immédiatement, consultant certaines données avant de modifier l'affichage holographique, afin d'y incorporer une vue aussi bien aérienne que souterraine des lieux.

- Les égouts et canalisations de service ont été scellées dans un rayon de 30 km autour de la résidence de sa majesté comme vous l'aviez demandé il y a plusieurs semaines déjà. Celles sous le spatioport ont été laissées intactes mais des commandos lourdement armés ont été placés dans chacun des quatre tunnels qui partent du spatioport.

Lukan se contenta d'acquiescer aux paroles du lieutenant, l'encourageant à poursuivre d'un geste de la main. Après tout, il ne tenait pas à ce que la tactique qu'il avait utilisée sur Coruscant pour atteindre la Chancelière soit utilisée contre lui. Si les républicains voulaient récupérer leur Chancelière, ils allaient devoir passer par la surface plutôt que par en-dessous.

- Le spatioport est complètement encerclé par nos troupes pour le moment et des tireurs d'élite ont été placés aux différents endroits stratégiques. Les stormtroopers n'attendent que votre ordre pour attaquer.

- Et en ce qui concerne leurs communications ?

- Nous les avons brouillées seulement quelques minutes après leur atterrissage, conformément à vos instructions. Les caméras miniatures implantées dans le spatioport et les environs nous indiquent une certaine activité parmi les républicains. Tout laisse à supposer qu'ils préparent une offensive à l'encontre de nos hommes.

Reige se leva de son siège, s'avançant vers l'affichage holographique tout en passant une main sur son menton fraîchement rasé, dans un signe contemplatif.

Les Républicains n'étaient pas venus livrer une bataille conventionnelle sur Kuat. Non, ils avaient fait tout ce chemin pour libérer leur chef d'Etat, et cela resterait quoi qu'il arrive leur principal objectif. Cela signifiait qu'une confrontation frontale n'était pas la meilleure course d'action pour eux... mais cela pourrait s'avérer être une parfaite distraction pour causer de la confusion dans les rangs impériaux et leur permettre de s'échapper, par les passages souterrains par exemple.

Après quelques secondes de réflexion, le Grand Amiral reprit la parole d'une voix mesurée, tout en levant son bras droit pour pointer certains endroits de la représentation holographique.


- Ordonnez à deux de nos divisions blindées de se porter au front et de faire feu sur les troupes républicaines dès qu'elles se seront rassemblées pour l'attaque frontale. Gardez l'infanterie plus en retrait au cas où ils nous réserveraient de mauvaises surprises. Rappelez-leur que nous ne ferons pas de prisonniers aujourd'hui. Ils sont venus sur notre territoire et la seule manière dont ils en repartiront sera les pieds devant.

Il fit une courte pause, changeant l'affichage pour faire apparaître les tunnels en gros plan. La plupart avaient été équipés de capteurs de mouvements et d'holocameras miniatures en prévision de ce cas de figure, si bien qu'ils n'auraient pas grand mal à déterminer la position de leurs adversaires.

- Dites à nos troupes souterraines d'engager le combat avec les Républicains à vue. S'ils se sentent débordés, qu'ils reculent avant de déclencher les explosifs. Si nous ne pouvons pas les tuer du premier coup, il sera toujours possible de les bloquer ou de les ensevelir.

Ses subordonnés s'exécutèrent sans émettre la moindre protestation, transmettant ses ordres aux différents pelotons. Les Républicains en eux-mêmes ne l'inquiétaient pas trop. Après tout, même s'il s'agissait de troupes d'élite, ils demeuraient aussi vulnérables que les autres face à des tirs de blasters... par contre, ce n'était pas autant le cas des Jedi. Or, d'après ses informations, au moins deux Jedi accompagnaient les troupes républicaines.

Le Grand Amiral fut néanmoins sorti de ses pensées lorsque Walter reprit la parole à son attention.


- Monsieur, nous avons perdu le contact avec certains de nos hommes en surface, en dehors du périmètre occupé par les républicains.

Etrange... peut-être s'agissait-il d'une petite escouade ? Ou bien d'un éclaireur isolé ? C'était difficile à déterminer dans le cas présent mais ils n'avaient pas suffisamment de ressources pour chercher chaque mètre carré de la ville pour retrouver l'assassin.

- Recommandez la plus grande prudence à nos hommes et dites aux snipers d'ouvrir l'oeil. Ah, et établissez-moi une communication avec Lady To'zex.

Techniquement, Demeteris To'zex n'était pas encore une Seigneur Sith et n'avait donc pas accès au titre de Lady mais par courtoisie envers la Guerrière Sith, ils avaient établis un accord tacite de l'employer pour s'adresser à elle.

- Communication établie, monsieur.

- Parfait. Lady To'zex, ici Reige. Je vous envoie sur votre datapad et celui de votre chef de peloton les données relatives aux troupes républicaines se trouvant dans la zone du spatioport. Un tireur isolé semble courir dans les rues mais le plus gros de leurs forces se trouvent toujours dans la zone encerclée. Des éléments sont aussi en mouvement dans les tunnels souterrains, et au moins un Jedi est suspecté d'en faire partie.

C'était un résumé assez concis de la situation et qui disait à la Sith tout ce qu'elle avait besoin de savoir, même si son datapad lui donnerait accès à des informations plus détaillées si elle en éprouvait le besoin. Au pire, la petite trentaine d'hommes qui l'accompagnaient pourraient la renseigner sur d'autres questions éventuelles.

- Je vous souhaite bonne chance, signalez-moi si vous avez besoin de troupes additionnelles et prenez garde à ne pas déclencher prématurément les explosifs placés dans les tunnels. Reige, terminé.

Voilà, la bataille venait de commencer et il ne restait plus qu'à espérer que les Républicains auraient le bon sens de rebrousser chemin. Si tel n'était pas le cas, il lui faudrait probablement se rendre lui-même sur le terrain et enclencher la deuxième partie du plan de sa majesté.

Mais il espérait sincèrement ne pas avoir à en arriver là.
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MessageSujet: Re: Quelque part dans les rues de Kuat Dim 8 Avr - 11:12

    Arsenicia s'en voulait. Jamais elle n'avait ressentit un tel sentiment, pas depuis qu'elle avait laissé Eltarys à une mort certaine, il y a des années. Elle avait échoué dans la protection de la Chancelière et même si Eleanor ne lui avait pas dit clairement, elle savait que sa collègue la tenait pour responsable. Le regard azur de la grande maîtresse Jedi était posé sur un petit boitier qui donnait la position très approximative de la Chancelière, le signal était brouillé et donc assez imprécis, mais le groupe aurait déjà une idée de sa position. Souvenez-vous, lorsque les deux femmes c'étaient retrouvées dans les souterrains de l'ancien Temple Jedi, Arsenicia avait confié son seul bijoux à Leelou avec l'ordre de ne surtout pas le perdre. Elle l'avait fait pour une bonne raison : garder un oeil sur la Chancelière si jamais elle échouée dans sa mission de protection. Elle avait placé un micro mouchard sur le bijou, et apparemment la Chancelière avait réussi à le garder hors de vue des Impérieux, surement en le cachant là où personne n'aurait l'idée d'aller fouiller. Le signal, brouillé par les Impériaux depuis l'arriver de la République, était donc imprécis, mais permettrait aux groupes Républicains de savoir où aller, à peu près, sans que les deux Jedi qui les accompagnaient ait à sonder la Force pour sentir la présence de Leelou. Arsenicia avait bien sûr informé Ahsio de ce petit détail.

    La Jedi n'avait pas remie l'armure qu'elle avait brièvement portée, sur Coruscant, mais c'était tout de même équipé pour les combats et avait, à l'instar d'Eleanor, prit son droïde avec elle. K9 n'avait pas combattu aux côtés de sa maîtresse depuis quelques temps, mais ce droïde était aussi combatif et doué que l'était HK-47 et avoir son fidèle compagnon avec elle la rassurait, elle savait qu'elle pourrait compter sur lui. Pour l'occasion, le revêtement blanc de K9 avait été changé, et le droïde était maintenant entièrement noir. Sous ses plaques amovibles se cachaient de nombreuses armes, invisibles pour le moment, il ne tenait qu'un blaster entre ses mains. Son regard rougeoyant se posa sur le visage serein d'Arsenicia, qui observait les navettes Républicaines se diriger vers le sol, parfois accompagnée par les tirs de turbolasers.

    La maîtresse Jedi réajusta ses brassards en Phrik qui ne la quittaient pour ainsi dire jamais et faisait partit de sa tenue habituelle, tout comme ses protections au ventre et au cou, également en Phrik. Ses deux sabres lasers pendaient à sa ceinture qui tombait sur ses hanches et pour la première fois depuis longtemps, elle portait également un blaster avec elle. Il y avait aussi cette étrange sacoche également à sa ceinture, de forme allongée. Elle n'avait pas dit ce qu'elle contenait, mais cela était assez grand pour contenir un autre sabre laser, et il était facile de déduire qu'Arsenicia en possédait plusieurs, ne serait-ce que celui qu'elle avait fabriqué avec son maître lors de sa formation de Padawan.

    La maître Jedi posa son regard sur Ashio, l'homme qui était en charge de leur groupe. Elle avait pleinement confiance en cet homme, elle avait un bon près sentiment à son sujet. Il y avait également ce chasseur de primes. Elle n'avait pas totalement confiance en lui, après tout cet homme n'était motivé que par l'argent que pourrait lui rapporter la prime sur l'Empereur, mais il allait être utile... Ashio arracha un sourire à la Jedi de par ses paroles, et celle-ci lui répondit calmement.


    « Toujours, Capitaine, toujours. » elle ne lui dit pas, mais elle avait également une revanche à prendre. « Votre plan me convient, cependant je pressens que cela ne sera pas aussi facile, l'Empire n'est surement pas assez bête pour laisser ces tunnels non gardés, c'est même un lieu idéal pour nous attendre et nous abattre, il faudra être prudent. »

    Le Capitaine donna ses ordres et les groupes se dispersèrent. Bientôt les premières détonations se firent entendre. Tout en suivant Ashio, en marchant juste derrière lui enfaite, elle reprit la parole, toujours sereine.

    « Je peux me mettre à l'avant avec mes sabres ou me placer en retrait et déstabiliser nos ennemis avec mes pouvoirs pour en faire des cibles faciles, c'est à vous de voir selon les besoins. »

    Une fois dans le tunnel, la Jedi étendit ses sens aux alentours. Il n'y avait pas de « trous » dans la Force, donc pas d'Ysalamir, c'était parfait...Mais cela permettait également à un Sith de venir leur rendre visite, car après tout il s'agissait des alliers de poids de l'Empire et envoyer un Sith contre Arsenicia l'empêcherait de s'occuper convenablement du reste... Cependant, se retrouvait ainsi sous terre ne lui rappelait pas que des bons souvenirs, en fait cela lui rappelait le moment ou cette Sith avait fait exploser le tunnel et qu'Arsenicia avait dû faire appel à la Force pour survivre. Les Impériaux avaient peut-être piégé ses tunnels, après tout il serait relativement facile de les tuer en les écrasant sous des tonnes de pierre et malgré ses pouvoirs, jamais Arsenicia ne pourrait retenir les éboulements au-dessus de tout le groupe. Si cela devait arriver, une partie y laisserait la vie ... ceux qui était le plus loin d'elle, en l'occurrence.

    « Il me parait évident que les Impériaux ait piégé les tunnels avec des explosifs pour nous empêcher d'avancer si nous parvenions à passer leurs défenses. »

    Soudain, ceux qui se trouvaient devant furent accueillit par des tirs de blaster. Conformément aux ordres d'Ashio, les troupes continuaient d'avancer tout en tirant afin de faire reculer les Impériaux. Arsenicia prit ses sabres lasers en main, K9 tout près d'elle, près à se battre. Cependant, la Jedi demeura en retrait et comme elle l'avait dit au Capitaine, utilisa ses pouvoirs pour déstabiliser les Impériaux les plus proches afin de permettre aux Républicains de les abattre plus facilement. Un frisson lui parcouru l'échine, il lui semblait avoir ressentit une présence sombre.


"l'armure":
 
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MessageSujet: Re: Quelque part dans les rues de Kuat Dim 8 Avr - 12:03

    La guerre froide entre la République et l’Empire commençait à chauffer sérieusement, et chaque action des deux partis entrainait des réactions chez l’autre. Les tensions commençaient à craquer et les esprits s’ébouillantaient. Je connaissais l’avis de notre Seigneur Noir quant à ce sujet, enfin celui que je jugeais être notre véritable Seigneur Noir. Notre alliance avec l’Empire nous contraignait à leur venir en aide en cas d’attaque de la part des Républicains, bien que cela n’enchante guère de personne au sein de notre Ordre. Et voilà que l’Empire, et particulièrement l’Empereur dans toute sa présomption, se mit en tête de capturer la dirigeante suprême du camp adverse. Ce qui m’étonnait le plus, c’était que ces être inférieurs aient pu réussir. Il n’était donc pas étonnant que moi et mes confrères fîmes conviés à prêter main forte sur Kuat en vue de contre-attaquer la contre-attaque de la République. Toute cette politique m’assommait littéralement, mais on m’offrait la possibilité de massacrer sans merci quiconque prêtait allégeance à la Chancelière.

    Pour l’occasion, j’avais abandonné mon costume habituelle, préférant une combinaison près du corps et renforcée aux endroits les plus vulnérables par quelques plaques métalliques. Ma traditionnelle cape écarlate resta également au placard, car je savais qu’un point rouge au milieu d’un foutoir à abattre allait être la cible principale même des plus simplets des combattants. Ainsi j’avais enfilé la bure des Sith, noire et ample, car il fallait tout de même conforter mon rang, et qu’on se dise : « Oh mince, un Sith ! Ça va chier ! » en me voyant. C’est donc dans cette nouvelle tenue des plus confortables que je quittai Dromund Kaas en direction de la capitale impériale, armée de mon fidèle sabre laser à garde longue.

    J’avais enfin l’opportunité de rattraper les fautes de mon lamentable échec sur Nar Shaddaa et j’étais ravie et fière d’avoir été appelée à la bataille, bien que cette mission n’avait aux yeux de mes supérieures qu’un piètre intérêt. Du moins, c’est ce qu’il me semblait. J’allais pouvoir faire mes preuves et peut-être pourrais-je espérer une récompense digne de moi. Les ordres étaient clairs : aider l’Empire, mais pas de vain sacrifice pour leurs beaux yeux. Je pris donc la direction de Kuat en compagnie de mes consœurs Ki’a Zarkin, l’apprentie de notre Seigneur Noir et Anya Vi Valthiery que j’avais auparavant secondée sur la planète de débauche. Mais nos chemins se séparèrent dès l’arrivée sur la planète, quelques minutes avant l’entrée en scène de la République. Je me retrouvai seule, ce qui fortifia la fierté qui sommeillait en moi et la conviction que j’avais la chance de faire mes preuves. On me conduisit jusqu’à la troupe de soldats que j’allais guider et m’offrit le communicateur qui me permettrait d’entrer en contact avec l’Amiral Lukan Reige qui supervisait l’offensive de l’escadron que je dirigeais, ainsi qu’un datapad pour me mettre au courant de la situation en détail. Évidemment, savoir que je n’étais pas maître des soldats m’offensait quelque peu, particulièrement lorsque ledit maître restait cloîtré dans ses appartements plutôt que d’affronter directement le danger. Mais je m’étais promis de respecter les règles de l’alliance et d’obéir sans broncher, tout du moins pas ouvertement.

    Les vaisseaux de la République débarquaient rapidement et l’assaut semblait rapidement envahir le territoire à des kilomètres à la ronde. Une certaine forme d’excitation fit exploser une bombe de chaleur dans mon ventre lorsque retentirent les premiers coups de blasters. Un sourire aux vues de ce qui nous attendait se dessina sur mon visage. J’étais prête à arrêter, et même arracher, tous les cœurs qui croiseraient mon chemin. Mais on me détourna de ma contemplation.

    - Lady, l’Amiral souhaite établir la communication, me signala le chef de peloton qui me secondait.
    - Soit, répondis-je en guise d’acquiescement.
    - Lady To'zex, ici Reige. Je vous envoie sur votre datapad et celui de votre chef de peloton les données relatives aux troupes républicaines se trouvant dans la zone du spatioport. Un tireur isolé semble courir dans les rues mais le plus gros de leurs forces se trouvent toujours dans la zone encerclée. Des éléments sont aussi en mouvement dans les tunnels souterrains, et au moins un Jedi est suspecté d'en faire partie.
    - Si Jedi il y a, j’en ferai mon affaire.
    - Je vous souhaite bonne chance, signalez-moi si vous avez besoin de troupes additionnelles et prenez garde à ne pas déclencher prématurément les explosifs placés dans les tunnels. Reige, terminé.

    Il me souhaitait bonne chance. Cet homme avait réellement tout d’un haut-gradé : la couardise, le beau-parlé et l’humour. Je me tournai vers ma troupe pour un petit discours digne de ma personne. Et d’où venait cette idée de me donner le titre de Lady ? C’était d’un ridicule, j’en étais presque honteuse de me voir décerner cette appellation. On pourrait croire qu’il puisse s’agir d’une personne élégante, raffinée et noble. Mon œil ouais ! Je n’étais qu’une machine à tuer et je l’assumais. Néanmoins, étant un être naturellement supérieur aux Impériaux, je me devais de porter un titre honorant ma personne. C’était l’avantage d’avoir à ses ordres des soldats sans aucune force d’opposition. Ainsi je pus commencer mon discours d'encouragement.

    - Messieurs, contrairement à ce que vient de dire l’Amiral Reige, le facteur chance n’existe pas dans cette situation. Il n’y a que vos compétences de soldat qui pourra vous sauver. Si vous ne comptez que sur la chance, alors vous êtes morts. Suivez mes ordres sans contestation et tout ira bien. Notre objectif principal sera d’arrêter au maximum l’avancée du Jedi présument situé dans les sous-terrains. Ah ! Et autre chose : oubliez le « Lady », utilisons des termes plus détendus. « Excellence » ou « Votre Seigneurie » suffiront amplement.

    Je consultai le datapad ultérieurement transmis pour de plus amples informations sur les tactiques employées dans les souterrains. L’Amiral avait mentionné l’explosion de bombes, tandis que je n’étais pas du tout au courant et que ma fierté m’empêchait de questionner le chef du peloton. Je pus ainsi découvrir que les souterrains partant du spatioport n’ont subi aucune modification contrairement aux autres. De plus, des escadrons avaient été postés dans chacun des quatre tunnels découlant de ledit port, ce qui laissait supposer qu’ils nous feraient gagner un peu de temps. Mais ce ne sont pas quelques soldats avec leurs blasters qui les arrêteront si un Jedi les accompagne.

    D’un signe de main, je fis signe aux hommes de me suivre. Nous partîmes ainsi dans les ruelles de Kuat. Le son des batailles se faisaient plus intenses.au fur et à mesure que nous approchions du spatioport. Je demandai aux soldats les différentes débouchées des souterrains, mais n’écoutai aucune réponse. En effet, je ressentis une présence non loin de nous. Je levai la main sèchement, signe disant que « le prochain qui fait du bruit part seul en éclaireur ». Cette présence… Je l’avais sentie un long moment, quelques temps auparavant. Je m’en souvenais bien. Comment l’oublier ? C’était sur Korriban. C’était ce chasseur de prime. C’était un homme qui m’avait faite douter de tout. Mais était-ce vraiment lui ? Pourquoi diable serait-il venu au cœur même de la bataille ? Et finalement je pris tout de même l’initiative d’envoyer un homme en éclaireur.

    - Vous, soldat ! Vous êtes petit et laid, vous passerez inaperçu. Mais mettez tout de même votre casque, il ne s’agirait pas de faire fuir l’ennemi.

    Je fis signe à mes hommes de s’accroupir en s’entassant contre un mur, observant l’éclaireur partant seul en reconnaissance. Mais dès qu’il parvint au premier carrefour, quelques mètres devant nous, nous le vîmes se faire cribler de lasers et s’écrouler au sol en quelques courtes secondes. Me retournant vers mes soldats, je fis signe de partir en sens arrière pour prendre une rue adjacente, de façon à rester tout de même proche de la présence que je ressentais. Tous groupés en rang serré, nous avancions le plus silencieusement possible. Ce n’est pas que j’avais peur, mais il fallait que je conserve au maximum ma force et mon énergie pour éliminer le Jedi souterrain.

    - Capitaine, dis-je le plus doucement possible à mon second. Contactez l’Amiral Reige et demandez-lui si l’Empire a fait appel à un chasseur de prime. S’il répond négativement, dites-lui que je peux identifier l’éclaireur de la République…

    Je ne finis pas mon ordre. Laissant le chef d’escadron opérer, le fin mot de cette histoire m’apparut alors comme claire. Je me remémorai les paroles que Larchael Stryker avait prononcé : « Voilà mon défi : capturer l’Empereur ». Et cette attaque était l’occasion rêvé pour lui d’accomplir la mission qu’il s’était confié. Il avait probablement, comme à son habitude, offert ses services à la République pour l’assaut. Ainsi il pouvait profiter du merdier global pour atteindre sa cible. Je savais que peu lui importait de survivre ou non, tant qu’il se retrouvait face à au grand dirigeant de l’Empire. Et s’il réussissait, il avait juré de me suivre partout, toujours. Il allait devenir mon serviteur le plus dévoué. Un lien étrange nous unissait. Et bien que je servais l’Empire pour l’heure, je savais qu’il n’allait pas me faire du mal, comme lui saurait que je n’allais pas lui en faire. Son allégeance n’étant pas totalement tourné vers la République, je pouvais le laisser filer vers l’Empereur. Il n’aurait pas à libérer la chancelière, et l’échec de l’Empereur ferait plus d’un heureux, même chez nous. Surtout chez nous, peut-être. Seulement, il avait peu de chance de vaincre et encore moins de capturer vivant ce vil dirigeant prétentieux. Il fallait que j’accepte sa mort.

    Et tandis que j’entendais le Capitaine terminait son rapport à l’Amiral, des tirs de blaster se firent plus bruyant qu’auparavant. De plus, une nouvelle présence vint perturber la Force, mais cette fois-ci avec une puissance bien plus prononcée. Je savais de qui il s’agissait. Restait à savoir où la vermine était située.

    - Excellence, il semblerait qu’un combat ait lieu sous nos pieds…
    - Les souterrains ! Évidemment. Conduisez-nous à la débouchée la plus proche. J’ai un plan. Allez on se bouge !

    J'eus une certaine forme de respect envers ces soldats qui reconnaissaient chaque son de blaster. Et le plan qui s'écrivait dans mon esprit était simple. Il suffisait de faire exploser les bombes adéquates posées dans les souterrains de façon à obliger le groupe terré à sortir là où nous les attendrions. Ma fierté Sith m’empêchait de me soumettre aux volontés impériales d’attendre pour enclencher les détonateurs et bloquer les Républicains. Il me fallait du combat, des morts et des cris d’agonie. En réalité, n’était-ce pas juste pour cela que j’étais venue ? Je pris donc mon communicateur pour établir la connexion avec l’Amiral Reige pour lui faire par de mon plan.

    - Ici Demeteris To’zex. Nous sommes approximativement au-dessus du groupe terré dans les souterrains. Je ressens la présence d’un Jedi profondément ancré dans la Force. J’ai pour projet de les obliger à sortir de leur trou en détruisant les tunnels, ce qui ne leur laissera d’autre choix que de sortir pour survivre. Nous les attendrons à la sortie, si tant est que nous soyons à la bonne issue… Si vous avez une quelconque objection à mon plan, venez donc m’en empêcher en personne.

    Je coupai la communication sans attendre de réponse et commençai à suivre le Capitaine qui connaissait l’emplacement du possible guet-apens. J’enverrai ensuite un nouvel éclaireur dans les tunnels pour me faire part de la situation, et pourrai enclencher les explosions au moment le plus propice. Espérant seulement que rien ni personne ne vienne faire obstacle à cela.
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MessageSujet: Re: Quelque part dans les rues de Kuat Lun 9 Avr - 2:48

La remarque du Grand Maître était tout-à-fait pertinente :

- Il me parait évident que les Impériaux ait piégé les tunnels avec des explosifs pour nous empêcher d'avancer si nous parvenions à passer leurs défenses.

- C'est effectivement hautement probable, c'est d'ailleurs pour cela que nous ne nous attarderons pas dans les souterrains. C'est le lieu idéal pour nous piéger. Mais au moins, ils nous permettent d'éviter le plus gros des combats, et donc d'avancer plus vite.

Il n'eut pas le temps d'en dire plus que des tirs de blaster venant de l'autre bout du tunnel les accueillirent. Heureusement pour eux, le tunnel avait gagné en largeur au fur et à mesure qu'ils l'avaient parcouru, et quelques caisses vides laissées là négligemment leur offrait une protection rudimentaire. Ils se mirent ainsi à couvert derrière celles-ci et ripostèrent. Ils n'avaient que peu de temps s'ils voulaient éviter d'avoir affaire à des renforts impériaux venus soutenir leurs adversaires du moment. Ceux-ci, bien que peu nombreux, étaient lourdement armés et avaient déployé des tourelles E-web. Étant donné le temps d'installation requis pour installer ces engins mortels, 15 longues minutes, il était évident que les impériaux les attendaient. S'ils ne s'étaient pas trouvés dans des tunnels, Ahsio aurait sans doute envisagé d'utiliser des détonateurs thermiques pour nettoyer le passage. Mais ici, c'était hors de question. Ils risquaient de faire s'effondrer la galerie, et bloquer le passage.

S'abritant derrière une caisse, il sortit son datapad et consulta le plan des systèmes d'entretien. Ils étaient dans une galerie totalement rectiligne sur plus d'un kilomètre. La porte d'accès la plus proche était située derrière les impériaux. À moins de se débarrasser d'eux, il leur était impossible d'avancer davantage, et il était hors de question de rebrousser chemin. Ils n'avaient pas débarqué sur Kuat pour rentrer bredouilles. Se tournant vers le l'homme en charge des détecteurs, il lui adressa la parole, de façon presque inaudible sous le feu des fusils blaster.

- Lieutenant ! Je veux un relevé de la galerie sur les 200 mètres qui nous séparent de la prochaine porte d'accès.
- Oui Capitaine. Les détecteurs sont légèrement brouillés par les tirs, mais on a une vision assez claire de l'ensemble.

Ahsio observa l'écran sur lequel s'affichaient les données. À 100 mètres d'eux se trouvaient les impériaux qui les canardaient. Puis l'attention d'Ahsio fut attirée par une série de petits points rouges sur l'écran, situés à intervalles réguliers. Cet alignement de points lumineux commençait là où se situaient les impériaux, et se prolongeait derrière ceux-ci. La précision de l'appareil empêchait toute estimation des forces en présence, mais Ahsio doutait qu'ils fussent de taille à lutter longtemps contre ces soldats suréquipés.

- Il semblerait que ayez raison maître Ombrelune, les impériaux ont posé une quantité impressionnante d'explosifs plus loin dans la galerie.

Les impériaux n'avaient rien laissé au hasard. S'ils ne mourraient pas sous le feu des tourelles blaster, ils seraient ensevelis sous des tonnes de gravats. Une mort guère attirante. Mais c'était sans compter sur les ressources du petit groupe républicain. Ahsio contempla le datapad durant quelques secondes, jusqu'à ce qu'une idée germe dans son esprit. Il se dirigea vers le responsable des explosifs.

- Bien, on va utiliser leur matériel à leurs dépends. Il doit y avoir un câble parmi tous ceux-ci qui commande les détonateurs des explosifs installés dans la galerie. Fit-il en désignant les centaines de câbles longeant les murs. Trouvez-le et faites moi signe quand ce sera fait.

Puis il retourna devant et s'adressa à la maître Jedi :

- Maître Ombrelune, êtes-vous capable de contenir leurs tirs le temps que je nous trouve une porte de sortie ?

Il leur faudrait un peu de temps afin de trouver le bon câble. Les tirs de blasters ne cessèrent pas, mais ses hommes tenaient bon. Deux étaient tombés pour le moment, et deux autres étaient légèrement blessés. Heureusement, ils avaient un médecin dans l'équipe, capable de poser correctement des bandages de bacta. Ahsio était impatient. Il ne pouvait pas se joindre aux tireurs car ceux-ci occupaient déjà toute la largeur du couloir, et il aurait été plus gênant qu'autre chose. Pour se sentir moins inutile, il aida le lieutenant à chercher le câble. Après quelques instants retentit un cri de joie. Le soldat avait fini par trouver : un mince fil gris, beaucoup plus fin que la moyenne des autres câbles présents, et moins poussiéreux. Il s'agissait forcément de celui-ci.

- Lieutenant, vous savez ce qu'il vous reste à faire, débarrassez-nous de ces impériaux.
- Capitaine, si on active ces explosifs, on n'aura plus accès à la porte de sortie !
- Une porte ? Pourquoi faire ? Fit Ahsio avec un grand sourire. Faites ce que je vous dis, et ne vous inquiétez pas du reste. Et donnez-moi deux détonateurs thermiques.
- Bien monsieur.

Ahsio se dirigea vers l'arrière du groupe et se planta face à un mur, puis étudia son datapad. Selon ce dernier, il se trouvait en fait de l'autre côté d'une rame servant actuellement à ravitailler la ville sans encombrer la circulation à la surface. Il donna un détonateur à l'un de ses hommes en lui demandant de le fixer sur la paroi, puis fixa lui-même l'autre deux mètres plus loin, sur le même mur. Après avoir fait signe aux soldats de s'éloigner, il activa les deux détonateurs, enclenchant la fusion du baradium, le gaz hautement explosif se trouvant dans les appareils. Le minutage était réglé sur 10 secondes. Il fit signe à l'homme chargé de faire exploser les explosifs posés par les impériaux de les activer en même temps que les détonateurs.

Puis les sons des blasters laissèrent place à un énorme grondement énorme. Pendant plusieurs secondes les oreilles d'Ahsio sifflèrent. L'explosion avait fait s'écrouler des tonnes de gravats sur les impériaux qui leur faisaient face. Et derrière eux, dans l'un des murs, se trouvait une ouverture béante donnant sur un autre tunnel, beaucoup plus large celui-ci. Sur un signe de sa part, les hommes le suivirent rapidement, avant d'étouffer à cause de la poussière dégagée par l'explosion. L'air était beaucoup plus respirable dans le tunnel. Ahsio se mit aussitôt en quête d'une sortie. Pas question de rester plus longtemps ici, les impériaux allaient envoyer du monde voir ce qu'il s'était produit Et bien qu'ils aient couvert le bruit de l'explosion du mur par celui de l'explosion du tunnel, laissant ainsi l'éventualité aux impériaux de croire à la mort des soldats républicains, Ahsio ne parierait pas là-dessus. Son comlink bipa :

- Ahsio, il y a une troupe impériale non loin de votre position, je penses qu'elle ne va pas tarder à vous tomber dessus.
- Je vous remercie Stryker, continuez à nous tenir informés.

Il leur fallut quelques minutes pour traverser le tunnel sur toute sa largeur et rejoindre l'une des portes d'accès menant à un escalier de service. Ils grimpèrent en silence jusqu'à la surface. En haut de celui-ci se trouvait une petite porte. Sans qu'il eut à en donner l'ordre, un homme fit un relevé des environs à l'aide de son détecteur. Celui-ci confirma les dires du chasseur de primes. Un groupe d'impériaux se trouvait non loin de là, de l'autre côté de l'avenue sur laquelle donnait la porte. Ils semblaient attendre. Ahsio comprit. Ils étaient près de la porte d'accès qu'ils auraient du emprunter s'ils n'avaient pas été confrontés à d'autres impériaux dans les souterrains. Ils avaient le choix : les prendre par surprise, ou bien tenter de les éviter. Mais la seconde option semblait difficile. Ils auraient à passer à quelques mètres seulement des soldats. Et si ceux-ci ne possédaient pas de détecteurs thermiques ou autres, il y avait de fortes chances qu'ils détectent les bruits de pas de ses hommes. Non, le combat semblait inévitable cette fois-ci. Il remarqua la présence d'un étrange individu au milieu du groupe de soldats impériaux : un homme, ou une femme, il n'aurait su le dire, le personnage étant de dos, portant une longue et ample bure noire. Il n'en fallut pour qu'Ahsio comprenne à qui ils avaient affaire.

*Oh m..., un Sith. Ça va chier !*

Heureusement, ils pouvaient compter sur la présence d'Arsenicia, et ici, elle était la seule de taille à lutter contre ce genre d'ennemi. Ahsio avait déjà vécu ce genre de situation, sur Kuat également, et il avait bien failli ne pas en revenir. Ici, la balance était plus équilibrée, grâce à la maître Jedi. Alors qu'il allait donner le plan d'action à ses hommes, l'ombre se retourna. Il l'avait vu, il en était sûr... Il n'hésita pas une seconde et lança l'ordre d'attaque à ses hommes. Les républicains déboulèrent dans la rue, prenant les impériaux de court. Il vit plusieurs armures immaculées s'effondrer au sol avant que les soldats de choc impériaux ne répliquent. Puis les troupes se dispersèrent à la recherche d'abris de fortunes : des speeders, des conteners de déchet... Tout ce qui pouvait servir de bouclier face aux tirs de blasters. Ahsio se retrouva avec plusieurs hommes derrière un speeder, cherchant à rompre les rangs ennemis. Les impériaux, d'abord surpris, s'étaient réorganisés à une vitesse propre à leur réputation. Le combat risquait de s'envenimer avec la présence du Sith.
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MessageSujet: Re: Quelque part dans les rues de Kuat Mar 10 Avr - 4:59

- Je vous remercie Stryker, continuez à nous tenir informés.

J'acquiesçai avant de me remettre en route. Au moins, je servais à quelque chose, même si je savais que ce ne leur serait pas d'une grande utilité, c'était mieux que rien finalement. Il semblait évident que les impériaux étaient décidés à mettre la République à genoux. Je ne savais toujours pas comment ils avaient réussit l'exploit de capturer la Chancelière mais cela amenait le respect. D'après moi, même les républicains devaient avouer que l'Empire avait réussit là un coup d'état comme jamais ! Franchement, c'était vraiment une humiliation... Mais ça ne me concernait pas, enfin pas directement. Enfin bref, tout ce que j'avais à faire pour le moment, c'était de continuer à servir d’éclaireur. Bien que ce rôle ne m'enchantait pas, ça avait des avantages. J'étais beaucoup plus libre que les autres, je n'avais que les ordres d'Ahsio à exécuter, et encore... Ce n'était pas si mal que ça finalement. De plus, à chaque pas que je faisais, je me rapprochais de plus en plus de l'Empereur...

Soudain, une pensée vint à mon esprit. J'avais entendu des impériaux parler des ordres d'un Amiral ou quelque chose comme ça. Cela voulait dire que quelqu'un chez l'Empire devait certainement diriger les troupes à distance. C'était sûrement ce type qui était la clé de tout ce merdier... Oui, si Ahsio et les autres le trouvait et l'empêchaient de donner ses ordres, peut-être que tout ça sera vite réglé ? Mais je n'étais pas un grand stratège et Ahsio était sûrement au courant de cela, aux premiers abords il ne m'avait pas l'air d'un idiot. Je me surpris même à me dire qu'il devait être un soldat de classe et de grande qualité. Ce n'était certainement pas pour rien qu'on lui avait confié le commandement de cette mission, les républicains devaient lui faire extrêmement confiance. Mais dans le doute, je me dis que j'allais tout de même lui exposer mon idée, juste au cas où.

« Dîtes Ahsio, c'est encore moi, je me disais, vous ne croyez pas que quelqu'un commande les déplacements des troupes de l'Empire ? Si c'est le cas, il serait plus judicieux de s'en prendre directement à lui au lieu de courir partout dans les rues de Kuat. Après moi je dis ça, je dis rien. Je ne suis pas un grand stratège alors je me trompe peut-être. Enfin bref, à part quelque impériaux je n'ai rien à signaler pour l'instant, je penses pouvoir vous retrouver à la sortie du tunnel si tout va bien. »

Même si j'avais pour ambitions de me rapprocher de l'Empereur, je n'allai tout de même pas les abandonner à leur sort maintenant alors que la partie venait de commencer. J'avais tout le temps de capturer le dirigeant de l'Empire, de plus je devais attendre le bon moment. Rien ne m'empêchai de m'amuser un peu en attendant et d'aider mes « alliés » du moment. J'arrivai à un nouveau carrefour lorsque je vis un impérial se dresser devant moi. Le pauvre n'eut pas le temps de réagir que mes tirs de blaster le transperçaient de toutes parts. Il s'écroula lourdement sur le sol devant moi et je m'approchai lentement, longeant le mur pour ne pas me retrouver à découvert comme cet idiot venait de le faire. Franchement il fallait vraiment avoir un petit cerveau pour s'exposer ainsi dans les rues d'une ville en ébullition tandis que des coups de laser retentissaient dans tous les coins de rue. A moins qu'il ne fasse qu'obéir aux ordres.... Bon d'accord, ce n'était pas mieux d'être un vulgaire pantin mais au moins, là il avait une excuse. Enfin, il était mort, ce n'était plus son problème. Redoublant de prudence, j'arrivai à ce carrefour. Je jetai un regard discret et aperçu une nouvelle troupe impérial non loin. Alors que j'allais prévenir Ahsio, mon regard se porta sur l'une des personnes constituant ce groupe. J'abaissai lentement mon comlink et finit par le ranger à ma ceinture sans même avoir entamer la conversation. Je continuai de fixer les impériaux se déplacer sans broncher. Ils avançaient lentement et je ne les quittait pas des yeux. Non pas pour les quelques soldats qui se trouvaient là, non, c'était pour la Sith qui se trouvait parmi eux.

Je me demandai si ma vue me jouai des tours. C'était pas, possible, elle ne pouvait être là, ça aurait été la plus incroyable des coïncidences. Démétéris To'zex. Il n'y avait aucun doute, cette sensation quand je la regardai, cet impression de déjà vu qui me transperçai, ce ne pouvait être qu'elle. Que faisait-elle ici ? A en juger par la troupe qu'elle commandait, elle travaillait sûrement pour l'Empire à l'heure qu'il était. C'était vraiment une étrange coïncidence...

« Pourquoi faut-il que l'on soit toujours dans des camps opposés à chaque fois que nous nous rencontrons ? »

Bien sûr, je ne m'attendais pas à recevoir une réponse puisque j'étais seul en cet endroit. Moi même je ne parvenais pas à trouver de réponse mais cela allait vite changer... Lentement, je les suivis de loin sans les perdre de vue. Vu le chemin qu'ils prenaient, ils devaient sûrement se diriger dans la même direction que moi. Nous avions la même destination : la sortie du tunnel souterrain... Si l'Empire avait envoyé une Sith, c'était sûrement pour qu'elle fasse face à Maître Ombrelune. Une légère crainte voilai donc mon visage à cet instant. Et si la Maître Jedi lui faisait du mal ? Et si Démétéris venait à être blessée au coure de ce combat ? Et si... Abandonnant toutes ces pensées néfastes, je me contentai de continuer de suivre le mouvement sans faire de bruit. J'étais à une distance respectable, assez pour ne pas me faire repérer. Évidemment, elle était une Sith, elle avait dû ressentir ma présence depuis longtemps et cela m'étonnai même qu'elle n'ai pas encore envoyer d'hommes pour tenter de me régler mon compte. Mais d'un autre côté, je ne trouvai pas vraiment ça étrange. Je n'aurai sut décrire pourquoi, mais j'avais une certaine affection pour cette femme, peut-être n'était-ce pas réciproque mais peu importait pour l'heure.

Je vis le petit groupe impérial s'arrêter à l'entrée des souterrains. J'entendis vaguement parler d'explosifs ou quelque chose dans le genre et je me demandais bien ce que cela pouvait signifier. Peut-être que des explosifs étaient enfoui dans les souterrains où Ahsio et les autres se trouvaient ? Une détonation confirma mes pensées. Mais de toute façon, que pouvais-je faire de là où j'étais ? Bien sûr, j'aurais put tenter de bloquer ce groupe d'impérial mais mes chances face à une Sith et une troupe impériale étaient faibles... Voir nulle. C'est alors qu'il vit les républicains jaillirent des tunnels tel un essaim d'abeilles fondant sur leur proie. Alors comme ça Ahsio avait décidé de tenter de prendre les impériaux par surprise. Ça pouvait-être un avantage de lancer l'assaut en premier mais aussi un désavantage. Il fallait aussi voir ce qu'ils avaient en face d'eux. J'étais presque convaincu que si Maître Ombrelune n'était pas là, Démétéris n'aurait fait qu'une bouchée de tous ces soldats, Ahsio y comprit.

J'avais en quelques sortes peur de me mêler au combat mais je n'avais pas trop le choix. Si Ahsio et les autres mourraient, comment ferais-je pour atteindre l'Empereur ? J'avais beau le cacher, j'avais encore besoin d'eux. Empoignant mon blaster, je tira dans le tas, fauchant la vie de certains impériaux. Tandis que j'entrais au combat, je portai mon regard vers la Sith et un léger sourire se dessina sur mon visage. Je me planquai derrière la vieille carcasse d'un speeder et aperçut Ahsio à quelques mètres de là. Sans prononçé de mot, je lui fit signe qu'il pouvait compter sur ma présence pour les épauler au cours de cet affrontement.
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MessageSujet: Re: Quelque part dans les rues de Kuat Mer 11 Avr - 10:38

Lukan était demeuré debout, alternant les différentes vues tactiques disponibles sur les projecteurs holographiques, de sorte que toute la pièce ou presque était engloutie d'une lueur bleutée. Le Grand Amiral cheminait d'un bout à l'autre de la salle, observant les données qui reportaient l'avancée de ses troupes, les déplacements des Républicains et... les victimes qui commençaient à tomber dans le camp impérial.

Les micros intégrés aux casques de ses stormtroopers lui permirent d'écouter clairement le "discours" adressé par To'zex à ses troupes. Visiblement, la Sith avait une idée bien précise de ce qui était son rôle dans cette mission et Reige espérait simplement qu'elle ne sacrifierait pas un trop grand nombre de ses hommes pour y parvenir.

De la même façon, il reçut la demande d'information d'un soldat concernant un éventuel chasseur de primes à leur service.


- Répondez-lui que nous n'avons engagé aucun chasseur de primes pour cette mission. Il s'agit très certainement d'un éclaireur républicain, comme l'a supposé notre alliée Sith.

Néanmoins, Demeteris semblait avoir réalisé que les républicains avaient certainement profité des souterrains pour continuer leur avancée à l'abri de leur infanterie. Elle ne tarda d'ailleurs pas à lui faire part de son plan à leur sujet.

- Ici Demeteris To’zex. Nous sommes approximativement au-dessus du groupe terré dans les souterrains. Je ressens la présence d’un Jedi profondément ancré dans la Force. J’ai pour projet de les obliger à sortir de leur trou en détruisant les tunnels, ce qui ne leur laissera d’autre choix que de sortir pour survivre. Nous les attendrons à la sortie, si tant est que nous soyons à la bonne issue… Si vous avez une quelconque objection à mon plan, venez donc m’en empêcher en personne.

Lukan n'aurait pas pu dire qu'il n'était pas tenté de la rejoindre sur place, pour regarder la situation avec ses propres yeux et se trouver aux côtés de ses hommes... mais il savait qu'il ne pouvait pas abandonner son poste, pas encore. Le regard déterminé de Walter lui confirma qu'il faisait ce qu'il fallait et que sa place était ici, s'il voulait éviter que cette opération ne tourne au désastre.

- Faites comme bon vous semble, Demeteris mais faites attention aux explosifs, il est possible que les républicains trouvent un moyen de les faire détonner avant l'instant prévu. Reige terminé

Et comme il l'avait prévu, les explosions ne tardèrent pas à avoir lieu, se répercutant en de vastes tâches lumineuses sur les affichages holographiques... et en cris sur les canaux de communication. Se mordant la lèvre, si fort qu'un filet de sang s'écoula jusqu'à son menton, l'impérial observa l'avancée des républicains dans les souterrains, se créant un chemin là où il n'y en avait pas grâce à leurs propres explosifs.

Lukan ne leur avait pas facilité la tâche... mais il avait aussi conscience que les mesures prises pour protéger les explosifs de ce genre de manoeuvre n'avaient pas été optimales... pour la bonne et simple raison qu'il avait voulu que les républicains les retournent à leur avantage, au mépris de la vie de ses hommes.


- Les ennemis sont remontés à la surface, Amiral. S'exclama l'un des officiers en charge des communications.

Reige ne perdit pas de temps à polémiquer, prenant la parole d'une voix forte, les yeux toujours rivés sur l'écran tactique.

- Tir de barrage des stormtroopers sur les républicains, immédiatement ! Ouvrez-moi un canal pour communiquer avec nos snipers!

- Oui monsieur ! Communication établie !

Tous les hommes étaient en place, sur les toits de certains immeubles, parfois derrière des fenêtres et tous particulièrement bien dissimulés. Ils avaient été positionnés précisément à des endroits clés de la zone de combat où les républicains avaient le plus de chances de sortir de leur trou... comme cela avait été le cas.

- Messieurs, vous avez ordre de tirer à volonté sur les républicains, et utilisez vos armes à projectiles uniquement. Cela vous rendra non seulement moins faciles à repérer mais ça évitera aussi que la Jedi puisse renvoyez vos balles renforcées comme elle pourrait le faire avec des tirs de blaster. Prenez tout de même soin de tirer sur les soldats les plus éloignés d'elle dans un premier temps, et ce en parfaite synchronisation. Elle est forte, très forte même mais pas au point de pouvoir repousser en même temps des projectiles subsoniques en telle quantité... ou tout du moins, c'est ce que j'espère. Visez la tête, ou à défaut, le coeur. Si vous êtes repérés, repliez-vous au point de rendez-vous bêta. Compris ?

- Oui, Amiral ! Lui repondirent-ils en coeur.

Seulement quelques instants plus tard, une dizaine de soldats républicains s'effondrèrent, leurs casques n'étant plus que des masses informes et reposant dans des mares rougeâtres. Il ne leur fallut que quelques secondes pour comprendre qu'ils étaient en train d'être canardés comme des lapins et pour se mettre à couvert... mais il n'y avait pas assez de cachettes pour tout le monde.

Le visage dépourvu de la moindre émotion, Lukan regarda plusieurs autres Républicains tomber comme des mouches avant que ses premiers tireurs d'élite ne se fassent repérer. Qu'à cela ne tienne, l'ennemi avait des effectifs limités... plus que les siens.


- Lieutenant, dites à nos soldats de reculer et faites activer les mines. Codes multiples et activation des détecteurs de mouvements à haute sensibilité.

Le lieutenant Stark tourna son oeil ambré vers lui, avant de saluer et de mettre son ordre à exécution. Les Républicains pouvaient songer qu'ils avaient mis les impériaux en déroute... ou bien qu'il s'agissait d'un piège mais dans les deux cas, un périmètre de près d'un kilomètre tout autour d'eux était semé de mines enterrées sous le durabéton. A sa connaissance, les Jedi pouvaient sentir le danger et dans une certaine mesure, avaient une conscience des choses... mais il ne s'agissait là que de bombes inactives et présentes en si grande quantité que la Jedi ne pourrait pas les désamorcer individuellement sans risquer de toutes les faire exploser... ce qui, en dépit de toute protection de la Force, ne manquerait pas de tous les tuer ou presque.

- Laissez intact le périmètre où se trouve la Jedi et Demeteris mais gardez des charges thermales prêtes à être activées au cas où notre alliée se révélerait ne pas être à la hauteur... et faillirait à sa tâche.

Les républicains se faisaient tirer dessus par les snipers, leur Jedi était aux prises avec la Sith et leur seul moyen de s'en sortir reviendrait à traverser un champ de mines dont même leurs détecteurs les plus pointus ne pourraient leur indiquer la localisation exacte des charges. Voilà qui serait un challenge intéressant à relever pour leurs adversaires...

- Amiral, nous avons détecté des communications cryptées sur un canal ne correspondant pas aux fréquences impériales. L'informa l'officier des communications.

Ah, il s'agissait sans doute du rat qui s'était faufilé entre les mailles du filet.

- J'imagine que le contenu de la transmission n'a pas encore été décodé mais avez-vous pu en déterminer la source ?

- Pas lors du premier signal mais nous l'avons triangulé lors du second, plus long. L'individu se trouve actuellement tout près des républicains. Quels sont vos ordres à son sujet ?

Lukan posa sa main gantée sur le contrôle de l'affichage holographique et fit agrandir l'image d'une caméra qui filmait les affrontements en temps réel. Le rendu était d'une qualité atroce mais l'impérial distinguait les traits d'un jeune homme aux cheveux blonds, à moitié dissimulé derrière l'épave d'un vieux speeder.

- Transmettez ses coordonnées exactes aux snipers et dites-leur de faire feu dès l'instant où ils obtiennent une fenêtre de tir suffisante. Attention, tir groupé, je veux que cet homme n'ait aucune chance d'en réchapper indemne.

- Bien, Amiral.

Essuyant négligemment le sang qui avait coulé de sa lèvre inférieure lorsqu'il l'avait mordue, un peu plus tôt, Lukan songea que cette opération allait s'annoncer bien plus complexe que prévu. Leurs adversaires étaient doués, suffisamment pour relever les défis qu'il avait placés sur leur chemin... et peut-être assez pour passer ses défenses.

Tout ce qu'il restait à déterminer, c'était combien de temps il leur faudrait pour réaliser qu'en posant le pied sur cette planète, ils avaient abandonné tout espoir.
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MessageSujet: Re: Quelque part dans les rues de Kuat Jeu 12 Avr - 8:38

    La réponse d'Ashio ne se fit guère attendre et Arsenicia s'en montra satisfaite, elle esquissa même un sourire en direction du Républicain. Elle avait hâte de le voir en plein combat pour savoir comment il réagirait dans une situation où il faut être rapide sans pour autant se précipiter, ce qui causerait plus de dommages d'autres choses.

    Alors que les soldats Républicains faisaient feu sur les Impériaux, Nicia observait cette présence obscure via la Force, il ne pouvait s'agir que d'un Sith. Tandis qu'Ashio mettait son plan à exécution, la maître Jedi demeurait en retrait afin de déstabiliser leurs ennemis via la Force et ainsi en faire des cibles faciles. Cependant, lorsque le Capitaine se tourna vers elle, la Jedi acquiesça puis sortie l'un de ses sabres lasers. Elle ne pouvait pas décemment tous les retenir, mais pouvaient en renvoyer une certaine quantité et abattre quelques tireurs de cette façon. Elle avança donc à couvert, puis activa sa lame bleu roi et prêta main forte aux soldats Républicains en se plaçant un peu plus en avant et en renvoyant le maximum de tirs. Cependant, malgré cela quelques valeureux hommes tombèrent. Arsenicia était totalement concentrée sur sa tâche afin de ne pas se faire blesser elle-même, ou pire, ainsi elle ne ressentait plus la présence du Sith et de ses hommes et n'aurait put prévenir une attaque surprise. Cependant, elle n'eut pas à rester longtemps ainsi, et se remit rapidement à couvert lorsque les hommes reçurent le signal de leur Capitaine. La Jedi se trouvait entre deux soldats Républicains, sa lame désactivée mais son arme toujours en main.

    Elle posa ses mains sur ses oreilles et ferma les yeux lors de l'explosion, celle-ci semblant faire trembler tout le tunnel. Lorsqu'elle se releva avec prudence, elle eut la satisfaction de voir que les armures blanches étaient maintenant ensevelies sous des tonnes de pierres, ce qui lui rappela aussitôt sa propre situation, sur Coruscant. Malheureusement pour eux, aucun n'avait la Force comme allier ni de sabre laser pour percer un chemin à travers le béton et le métal. La Jedi fut la dernière à entrer dans le nouveau tunnel découvert par les soins d'Ashio, totalement ouverte à la Force afin de ne pas se laisser surprendre. Tandis qu'ils avançaient assez vite dans le tunnel, Arsenicia sentit à nouveau la présence de cette Sith et des hommes qui l'accompagnaient. Ils attendaient, c'était clair. Nicia sortie ses deux sabres lasers, sans les fusionnés pour le moment, elle utiliserait ainsi le Jar'kai ainsi que d'autres formes contre le Sith, car il était clair qu'il allait être son adversaire.

    Une fois dehors, Nicia observa longuement son environnement, tous ses sens au aguets, surtout son ouïe, plus développée que celle des humains, et sa vue. Son regard se promena également plus haut, vers le ciel, à la recherche de tireurs embusqués. Elle ne doutait pas un seul instant que des snipers avaient été disposés, elle aurait fait la même chose.


    « Prenez garde, il doit y avoir des snipers. Marchez à couvert le plus possible et si vous devez vous montrer, ne perdez pas une seconde et dépêchez vous de vous remettre à couvert. »

    La Jedi remarqua rapidement le Sith, ou plutôt là apparemment. Elle ignorait son rang dans l'Ordre, mais son aura obscur laissait clairement penser qu'il s'agissait forcément d'un guerrier ou plus, mais pas d'un apprenti. D'ailleurs elle doutait fortement que l'Empire laisse un apprenti diriger des troupes seul. Arsenicia croisa le regard d'Ashio et hocha la tête, lui faisant ainsi comprendre qu'elle s'en occupait. Prit par surprise, plusieurs Impériaux tombèrent avant que le reste commence à répliquer, et d'autres tirs de blaster se joignirent au Républicain, signifiant l'arrivée de leur chasseur de prîmes.

    Alors que les impériaux se battaient contre les troupes Républicaines, Nicia alla à la rencontre de la Sith. Peut être savait-elle qui elle était ou au contraire l'ignorait, quoi qu'il en soit, ce fut la Jedi qui lança l'assaut, ce qui n'était pas commun dans l'Ordre, qui ne prônait pas la violence et privilégiait la diplomatie. Seulement, avec un Sith c'était inutile. Armé de ses deux sabres, Arsenicia attira son adversaire un peu plus loin afin de s'assurer qu'elle ne recevrait pas un tir impérial dans le dos. Le combat débuta réellement à ce moment. Si jamais la Sith lui donnait du fil à retordre, la Jedi pourrait la surprendre en fusionnant ses deux armes. Le double sabre laser étant son arme de prédilection, elle pourrait également se servir de sa propre forme pour défaire son adversaire, sans forcément la tuer.

    Le duel débuta donc dans une gerbe d’étincelles. Yeux dans les yeux, elles se défiaient du regard. Les deux duellistes exécutés de rapide mouvement, concentrées sur leur duel tout en gardant un œil sur leurs troupes respectives. Dans un rapide mouvement, Arsenicia parvint à briser la défense de son ennemi et visa son visage dans l’espoir de terminer cela rapidement, cependant la Sith parvint à éviter le coup qui lui aurait été fatal, mais la pointe de la lame bleutée toucha sa peau, juste au coin de l’œil, lui offrant une cicatrice fumante et douloureuse. Arsenicia dû alors reculer pour éviter un coup, la lame de la Sith passa à quelques centimètres de son corps, mais elle ne fit que lui couper quelques mèches de cheveux. Redoublant d’ardeur, elle reprit le duel en se demandant intérieurement comment sa collègue, Eleanor, se débrouillait de son côté.
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MessageSujet: Re: Quelque part dans les rues de Kuat Jeu 12 Avr - 23:34

    « Faites comme bon vous semble, Demeteris mais faites attention aux explosifs, il est possible que les républicains trouvent un moyen de les faire détonner avant l'instant prévu. Reige terminé. »

    N’importe quoi, cet Amiral ! Nous arrivions à l’issue du tunnel tandis que dans ma tête proliféraient de multiples adjectifs qualifiant la naïveté, la couardise et la nonchalance dont semblait faire preuve Lukan Reige. Tranquillement installé dans ses quartiers, en sécurité, observant, épiant même les moindres de nos gestes, se permettait d’émettre de stupides hypothèses sur les tactiques adverses. Mais au moins, il me laissait le champ libre, ce qui n’était pas pour me déplaire. Même si un refus de sa part n’aurait eu aucun impact quant à ma décision, il était bon de se sentir soutenue. Ainsi je pus placer mes troupes devant la débouchée du souterrain, toute arme pointée sur la lourde porte. Je pris le détonateur en main et avec un sourire, commençai le décompte.

    « Trois… Deux… Un…»

    BOUM ! Je n’eus même pas le temps d’enclencher le détonateur qu’il semblait que les explosifs se soient mis à fonctionner tout seuls. Un bruit assourdissant accompagné d’un tremblement du sol vint tout perturber. Et je compris ce qu’il s’était passé assez rapidement. L’Amiral avait eu raison. Oh la honte ! S’il savait ce que j’avais pensé de son avertissement, je serais plus humiliée encore que si l’on m’avait couverte de bouse de Bantha et affichée en place publique. Je commençais à rager au fond de moi, la colère bouillonnait tandis que mon regard ne lâchait plus cette issue d’une seconde. Un soldat, à mon côté, se permit une remarque.

    « Tout s’est passé comme prévu pour l’instant. Bravo Excellaaaaargh ! »

    Le pauvre tomba raide mort à mes pieds sans prendre le temps de terminer sa phrase. Dans son dos, son armure immaculée fumait là où un impact de blaster avait traversé le pauvre malheureux. À mettre au profil des dommages collatéraux, je supposais. Mais je ne pus m’égarer dans mes pensées car derrière nous débarquait en masse un groupe de républicains. Ils s’étaient conçus une issue de fortune à l’aide d’explosifs et nous avaient pris en traître. C’était génial ! Je respectais l’homme qui eut cette brillante idée. Nous nous étions fait avoir comme des bleus ! J’avais, je l’avoue, eu un peu trop confiance en mon plan sans penser aux options qui s’offraient aux adversaires. J’avais aussi un peu trop tardé pour enclencher le détonateur, il fallait l’avouer. Mais je tenais beaucoup aux effets théâtraux, particulièrement lorsqu’un groupe de soldat à ma botte contemplait chaque de mes mouvements. Je dégainai mon sabre et fis face à mes adversaires tandis que mes soldats commençaient à tomber un par un.

    « On se ressaisit, bande de familiers ! En formation barrage, exécution ! Et plombez-moi cette vermine républicaine comme si ça allait vous sauver la vie ! »

    J’usais de mon sabre et de mon pouvoir de Déflexion que l’on m’avait enseignée pour dévier les tirs de blasters qui fusaient trop près de moi. Je passai derrière mon barrage de soldat tandis que les républicains commençaient à se mettre à couvert, se couvrant des tireurs d’élite planqués ci et là dans la ville. Tout autour de moi, je sentais la Force se perturber grandement. J’avais durant quelques minutes oublié la présence de cette maudite Jedi ! Elle était là et je savais qu’elle m’attendait. Mais autre chose me perturba. Une autre présence… il était là ! Quelques secondes suffirent pour le trouver. Là, derrière un speeder, le séduisant Larchael Stryker se cachait derrière un speeder. Il fallait que je l’empêche d’aider la République, mais je ne pouvais me résoudre à laisser l’Empire le tuer. Cachée par mon barrage de soldats des yeux de la Jedi pour quelques secondes, je pus foncer sur Larchael et de mon sabre déviai tous les tirs qui le visaient par les snipers. Il avait été repéré lui aussi. Je pointai mon sabre vers lui un instant en lui jetant un regard noir sur un visage crispé pouvant traduire la faculté que j’aurais à le tuer s’il tentait quoi que ce soit contre moi. Puis je fis demi-tour sans me retourner, poussant tout soldat se trouvant sur le passage me conduisant au Jedi. Je ne craignais pas de tourner le dos à Larchael, car je savais qu’il ne me ferait rien. Et lui, je pensais qu’il avait compris ce que je voulais dire par mon avertissement silencieux.

    « Amiral, dis-je dans mon communicateur, si n’importe lequel de vos soldats cherche à abattre le chasseur de primes, je lui ferai connaître des douleurs qu’aucun de vos entrainements ne put l’en préparer. Et ce sera ensuite votre tour. Il peut m’être utile. J’espère être assez claire. »

    Je me fichais bien de savoir si le jeune homme allait abattre ou non des soldats de l’Empire, car j’imaginais bien qu’il n’allait pas attendre sagement derrière la carcasse de sa cachette. Néanmoins j’osais penser qu’il ne me laisserait pas risquer ma vie et qu’il interviendrait s’il voyait que je pourrais mourir. Enfin, je l’espérais.

    Le Jedi se jeta sur moi alors que j’eus à peine le temps de l’examiner. Plus que sa longue chevelure et son corps svelte couvert d’armures, c'est son sabre d'un bleu assez sombre qui m'intéressa, évidemment. Du maniement du sabre laser découlait les hypothèses quant au rang de l'adversaire. Par exemple une grande maîtrise de l’art du combat que j'aurais du mal à parer inclurait un haut rang. Ce qui pouvait, par la suite inclure la probabilité de mon incompétence face à elle, et donc de mon échec, voir de ma mort. Mes paupières se firent lourdes, non pas de nonchalance mais de lassitude face à la constante malchance qui pouvait s’abattre sur moi. Je soupirai d’exaspération juste à temps avant de lever mon sabre long pour contrer la femme que j’affrontais. J’adoptai la forme de combat Ataru, celle qui frappait violemment et rapidement, sans que j’y mette quelques figures acrobatiques qui donnaient sa particularité à cette forme. En effet, il était dangereux de sauter dans les airs et de tournoyer lorsque l'on se situait dans une zone où les tirs de blasters étaient plus nombreux que des Twi'lek aux danses érotiques sur Nar Shaddaa. Je restais concentrée sur les mouvements de la vermine qui m’affrontait, n’ayant aucun renseignement sur son talent et son affiliation à la Force. Je ne la lâchais pas de mon regard vide de toute lumière, le visage crispé je me défendais avec une conviction qui me surprenait moi-même. Mais dans un mouvement que j’eus du mal à comprendre, je me retrouvai les bras ouverts et le corps à découvert. Dans un élan de désespoir, je reculai d’un bond mais ne fus pas assez rapide, et la lame ardente de mon adversaire me tailla la peau sur une bonne partie du visage. Je poussai un cri mêlant douleur et haine sans fin et ne pris pas le temps de me faire prier pour revenir à la charge, offrant des coups d’une rare intensité. Elle avait touché à mon visage, elle m’avait défigurée pour toujours ! Mon sabre passait près d’elle, mais je ne parvenais pas à la toucher. Elle était trop forte. Quelle sale…

    « Hop là ! Où vas-tu toi ? » dis-je en usant de mon Etranglement de Force sur un de mes soldats.

    Puisant mes ressources dans la Force, je jetai littéralement ledit soldat sur la Jedi pour la déconcentrer. La seconde de répit que je venais de m’offrir me permit de chercher au fond de moi toute la colère dont j’aurais besoin pour ce combat. La Rage du Côté Obscur était un pouvoir qui permettait de se laisser emporter et d’augmenter nos capacités générales par la haine. Je pensais à Larchael qui était peut-être déjà mort, je pensais à mon visage qui avait perdu à jamais tout ce qu’il avait pu avoir de beau, je pensais à cet Empire de malheur qui utilisait les Sith sur les lignes de front tandis qu’eux restaient dans leurs quartiers à surveiller, je pensais à ces Sith qui se laissaient berner par des faibles en envoyant son Ordre à l’abattoir sur Kuat. C’est ainsi que le visage crispé par la rage, je pus repartir à l’assaut de mon adversaire. Mes coups étaient plus rapides, plus puissants, mais visiblement ça ne suffisait pas, elle contrait chacun de mes mouvements par une agilité et une maitrise de ses armes qui m’impressionnaient totalement. Elle n’était pas un simple Chevalier Jedi, je le pressentais aisément. Et elle me le prouvait dans le moindre de ses gestes.

    Intriguée par son identité, je réussis à provoquer un duel de force où sabre contre sabre nous luttions pour repousser l’autre. J’approchai mon visage tranché du sien et lui souris de ce sourire malicieux et malsain à la fois. D’un bond je me libérai de la zone d’atteinte de son sabres et baissai mon arme, pour lui montrer que je ne voulais pas simplement me battre. Autour de nous, les cris, les tirs et les explosions continuaient à fuser de part et d’autre de la rue où nous nous trouvions. Néanmoins personne ne venait nous dérangeait et j’en étais forte aise. C’était comme si nous nous étions enfermées dans une bulle invisible. Ou alors c’était comme si tout le monde n’en avait rien à fiche de nous, aussi. Ce qui était plus probable étant donné que chacun luttait pour sa survie. Je pus alors en haussant la voix m’adresser à la Jedi, j’étais curieuse d’en savoir plus sur elle. Après tout, connaître l’identité de son possible bourreau n’était pas un crime. Ça devrait même être une formalité, pour la vengeance.

    « Je suis impressionnée, tu m’as tout l’air d’être une experte dans l’art Jedi. Ce qui en soit devrait être suffisant pour te couvrir de honte jusqu’à la fin de tes jours, évidemment. Je me nomme Demeteris To’zex, ajoutai-je en m’inclinant ironiquement. J’espère que tu es prête à offrir à ce bon public un grand spectacle ! Assurément il le sera, puisque l’une de nous va aujourd’hui disparaître derrière les rideaux. Ha ! Ha ! »

    Je levai de nouveau mon sabre et me mis en position défensive. Il y avait dans ce Jedi une force qui me dérangeait. Elle était poussée par autre chose que la notion de paix et de justice qui faisait l’habituel Chevalier de la République. Après tout, elle m’avait attaquée en première. Si j’arrivais à trouver une faille dans son esprit, je pourrais la pervertir, ou au minimum l’affaiblir mentalement. Cela me laisserait un avantage car sans la force morale on perd bien vite le fil d’un combat. Peut-être que si je la provoquais en un peu je pourrais trouver où se situait cette faille. Je souris alors avant d’ajouter :

    « En tout cas qui que tu sois, il est certain que tes lèvres et mon postérieur devraient se rencontrer. »

    Je me mis à rire sans la lâcher du regard. Si je la perdais ne serait-ce qu’une seconde, je pourrais le payer très cher. J’attendais cela qu’elle donne la réplique, ou qu’elle attaque. Mais je refusais d’attendre trop longtemps dans cette position désagréable.
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MessageSujet: Re: Quelque part dans les rues de Kuat Sam 14 Avr - 9:59

- Dîtes Ahsio, c'est encore moi, je me disais, vous ne croyez pas que quelqu'un commande les déplacements des troupes de l'Empire ? Si c'est le cas, il serait plus judicieux de s'en prendre directement à lui au lieu de courir partout dans les rues de Kuat. Après moi je dis ça, je dis rien. Je ne suis pas un grand stratège alors je me trompe peut-être. Enfin bref, à part quelque impériaux je n'ai rien à signaler pour l'instant, je penses pouvoir vous retrouver à la sortie du tunnel si tout va bien.
- Notre mission est avant tout de ramener la chancelière en vie, je ne peux pas me permettre de faire un détour, le temps joue contre nous.

Bien sûr, la remarque de Larchael ne manquait pas de bon sens. Privées d'ordres, les troupes impériales seraient en déroute et mettraient du temps à se réorganiser, laissant là un bel avantage aux forces républicaines. Malheureusement, la priorité du groupe d'Ahsio était la chancelière, et même s'il détestait envoyer des soldats vers une mort certaine, il n'avait guère le choix. Son groupe était de toute façon trop avancé pour pouvoir s'occuper du leader des troupes impériale, et le gros de la force d'assaut était aux prises avec les blindés impériaux. Une idée germa dans l'esprit d'Ahsio. Il reprit la parole :

-Mais j’admets qu'être débarrassés de ce gêneur nous aiderait grandement. Si vous le croisez, n'hésitez pas à le plomber, ça lui fera le plus grand bien, et je vous en serait reconnaissant. Mon salaire de pilote ne suffira pas, mais je serai ravi de vous payer un whisky une fois tout ça terminé. Nes, terminé.

Décidément, devoir suivre le combat et gérer les communications n'était pas une chose aisée. Ahsio admirait les grands stratèges républicains et impériaux qui étaient passés maître dans cet art. Ahsio le savait, la communication était souvent la clé de la victoire dans une bataille. Or dans leur cas, tous les signaux étaient brouillés par les systèmes impériaux. Une mesure que leurs ennemis avaient pris dès l'arrivée des troupes républicaines au sol. Pourtant, certaines communications passaient à travers les mailles du filet, circulant sans doute dans des zones non couvertes par les brouilleurs. Le plus gros souci résidait dans l'incapacité des troupes au sol à communiquer entre elles, les empêchant de se tenir au courant de leurs avancées respectives. Heureusement, Ahsio avait trouvé une parade : son escadron survolait la ville à basse altitude, servant de relais aux systèmes de transmissions. C'est ainsi que son lieutenant, en charge des troupes situées proches du spatioport put le contacter. À ses dires, la situation était plutôt critique là-bas, mais ils tenaient. Un régiment de blindés s'était invité dans la partie. Conformément à ses ordres, les explosifs avaient fait des dégâts conséquents dans les lignes ennemies, mais les impériaux revenaient toujours en force. Heureusement, l'escadron Spectre avait fait de sérieux dégâts sur les casernes et entrepôt d'armements proches du spatioport, ralentissant l'arrivée des renforts. Ahsio avait conseillé à on lieutenant de séparer les hommes en petits groupes, les rendant plus difficiles à débusquer, que ce soit pour les soldats impériaux, que pour leurs tireurs d'élites, qui ne sauraient plus où donner de la tête. Car le chef des troupes impériales avait bien ficelé la défense de la planète : des tireurs avaient été placés un peu partout, faisant des ravages dans les rangs républicains. Dans ce cas, le meilleur moyen de les débusquer était de se séparer... Mais Ahsio n'avait pas eu le temps de donner davantage d'ordres au lieutenant, la communication avait été à nouveau brouillée. Heureusement, il faisait confiance en l'homme à qui il avait remis le commandement du groupe d'assaut.

Il put enfin se focaliser sur la situation actuelle. Les commandos républicains donnaient du fil à retordre aux impériaux dont les rangs diminuaient petit à petit. Il faut dire que des troupes régulières, face à des SpecForces républicaines, ne faisaient pas le poids. Ces hommes appartenaient de plus à l'unité de combat en milieu urbain, et savaient donc tirer le maximum de leur environnement. Alors que les soldats impériaux n'avaient reçu qu'une formation de base, certes de haut niveau, mais insuffisante.
D'un simple regard, le grand Maître Ombrelune lui fit comprendre qu'elle se chargeait de la Sith qui leur faisait face. Tant mieux, Ahsio avait déjà suffisamment de problèmes à traiter, devoir en plus composer avec un sith n'aurait fait qu'empirer la situation. Ombrelune se lança à l'assaut de la jeune femme à la lame rouge. Ahsio put constater qu'Arsenicia avait eu la bonté d'éloigner la sith du combat, leur laissant ainsi le champ libre. Ce problème réglé, la situation redevenait normale. Enfin, normale, si l'on exceptait qu'ils se retrouvaient à moins de vingt hommes en plein cœur de la capitale ennemie. Quoi de plus banal pour un Spectre me direz-vous ? Mais là n'était pas la question.

Non, le problème du moment était de trouver un moyen de se défaire de ces impériaux qui leur tiraient dessus, afin de continuer leur progression vers le bâtiment où se trouver la captive de l'Empire. Ahsio rangea son comlink puis décrocha un détonateur thermique de sa ceinture. Il avait repéré à l'autre bout de l'avenue, un petit groupe d'impériaux s'étant réfugiés derrière un speeder. Il activa le détonateur et le lança de l'autre côté de la rue, en direction du speeder derrière. Deux impériaux eurent le réflexe de bouger le plus loin possible. Mais ils furent abattus par des soldats d'Ahsio. Les autres n'échappèrent pas à l'explosion.

*Quatre de moins.* se dit Ahsio mentalement.

Malheureusement, c'était peu comparé à leur nombre. Ils devaient être une trentaine lorsqu'ils les avaient surpris. Ahsio estimait que les deux groupes étaient désormais à peu près équilibrés. Mais il reconsidéra son opinion lorsque des tireurs embusqué descendirent trois soldats républicains en un temps record. Les pauvres hommes n'eurent pas le temps de comprendre ce qui leur arrivait. Ahsio saisit à nouveau son comlink :

- Larchael, pouvez-vous nous débarrasser des tireurs qui nous empêchent d'avancer ? Soyez prudent, ils sont très discrets.

Ahsio saisit son fusil blaster et se prépara à rejoindre un autre groupe de soldats, cachés derrière in conteneur, situé à une trentaine de mètres. L'homme chargé des détecteurs était parmi eux. Il devait le rejoindre pour pouvoir situer les tireurs impériaux. Il se tourna vers ses hommes, toujours à l'abri du speeder.

– Couvrez-moi, je vais à la chasse aux renseignements.
- Oui capitaine.

Ahsio se mit alors à courir en direction de l'autre groupe de commandos républicains. De nombreuses explosions avaient déformé le permabéton et lui rendaient le parcours plus difficile, laissant plus de chances aux tireurs d'élites de l'Empire de l'abattre. Mais Ahsio tenait à sa peau, et il ne comptait pas se laisser avoir si facilement. Il courrait. Il courrait comme s'il avait le feu au derrière, ce qui était presque vrai puisqu'il pouvait entendre les tirs percuter le sol aux endroits où il était passé quelques secondes plus tôt. Il zigzaguait, afin de rendre ses mouvements plus difficiles à anticiper, augmentant ainsi ses chances de survie. Il avait l'impression d'être aussi gros et lent qu'un Bantha en fin de vie, cherchant à échapper aux charognards. Finalement il arriva à 2 mètres de son objectif et se jeta au sol derrière le conteneur. Haletant, il s'adressa à ses hommes :

- Que disent les détecteurs ?
- Il semble que les tireurs soient cachés dans les bâtiments alentours.
- Merci soldat, vous m'avancez énormément là...
- Désolé capitaine, mais les détecteurs n'indiquent pas à quelle hauteur ils se situent... Par contre, ils indiquent étrangement un signal allié dans l'un de ces bâtiments.
- C'est parce que nous avons effectivement un allié dans le coin... Montrez-moi ça.

Le soldat tendit l'écran à Ahsio. Au centre : sa position. Dans un périmètre de 100 mètres autour d'eux, on pouvait distinguer quatre tâches rouges lumineuses, épaisse, empêchant la détermination exacte des positions des tireurs embusqués. Mais ce qui inquiéta le plus Ahsio fut une énorme tâche orange, plus au nord. Impossible de déterminer de quoi il s'agissait, mais les relevés thermiques étaient formels, il y a avait quelque chose. Jetant un regard en direction de la position de celle-ci, il ne vit rien d'anormal. Rien de plus que des cadavres de speeder et des poubelles éventrées se déversant sur le sol. Mais pour le moment, sa priorité était de se débarasser des tireurs ennemis.

- Larchael, je vous transmet la position des cibles à éliminer.

Une fois cela fait, Ahsio fit le bilan des effectifs. Ils étaient désormais 13 républicains, face à peu près autant d'impériaux, eux aussi cachés derrière des abris de fortune. Ahsio observa la scène afin de déceler un élément qui pourrait leur permettre de prendre le dessus. Impériaux et républicains se tiraient joyeusement dessus, chaque groupe d'un côté de l'avenue. Sur la droite se battaient Arsenicia et la sith. Et sur la gauche : leur objectif. Au bout de cette très longue avenue se trouvait effectivement l'énorme bâtiment dans lequel se situait la chancelière. Mais pour le moment, impossible de s'y rendre, sous peine de se faire cribler de tirs de blasters. Ahsio trouva finalement la clé de la victoire sur le petit groupe impérial. Ces pauvres idiots s'étaient tous regroupés à proximité d'une citerne à carburant...
Quelle bande d'abrutis, ils ne s'en étaient sans doute pas rendu compte. Il allait leur faire payer leur erreur. Ahsio se tourna vers l'un des hommes qui avait encore des détonateurs thermiques à la ceinture.

- Toi, je veux qu'à mon signal tu lances un détonateur sur cette citerne.
- Compris capitaine.
– Les autres, occupez les impériaux, je veux un feu nourri qui les empêche de lancer toute action.

Les soldats répondirent par un signe de tête affirmatif et exécutèrent l'ordre, noyant les impériaux sous le feu de leurs blasters. Quelques secondes plus tard, Ahsio cria un ordre au dessus du bruit assourdissant des armes et le détonateur vola à l'autre bout de la rue. La détonation fit voler des débris de tous les côtés, et certains auraient blessé voire tué les républicains s'ils n'étaient pas protégés par la présence du speeder. Quand Ahsio se releva, il ne restait rien des impériaux. Seulement des cendres et des flammes. Il n'enviait pas leur fin...
Les tirs venant des bâtiments s'étaient tus. Soit Larchael avait bien fait son job, auquel cas Ahsio devrait le remercier, soit les tireurs avaient reçu l'ordre de battre en retraite, ce qui l'aurait étonné. Mais il ne réfléchit pas plus longtemps. Ils avaient enfin le champ libre pour aller délivrer la Chancelière ! Ils se levèrent et se regroupèrent. Ils étaient salement amochés. La poussière recouvrait leurs visages, certains étaient blessés. Ahsio constata que sa combinaison avait été déchirée sur son bras droit et qu'une éraflure y trônait. Rien de bien grave, ni douloureux d'ailleurs. Malgré les pertes, malgré leur piteux état, ils étaient tous animés de la même volonté : faire leur devoir, et le faire bien. Et Ahsio comptait bien réussir ce coup d'éclat : arracher la chancelière des griffes des impériaux. Il fallait l'admettre : ça faisait bien sur un CV...

Au loin, le grand maître Ombrelune et la sith étaient toujours en plein duel. Ahsio avait entièrement confiance en Arsenicia. Elle était certainement capable de se débarrasser de son adversaire. Mais il ne pouvait se permettre de l'attendre. Elle allait devoir les rejoindre.

- Allez, on y va. Fit-il à l'attention de ses commandos

Ils progressèrent sur une centaine de mètre sans encombres. Mais comme s'ils n'avaient pas eu assez de difficultés jusque là, un nouveau problème vint se présenter à eux...
Une explosion d'une intensité impressionnante les envoya voler plusieurs mètres en arrière. Lorsqu'Ahsio retrouva ses esprits, il était étalé au sol, dans l'incapacité de bouger. Ses oreilles bourdonnaient, des tâches noires venaient altérer sa vision. Seul son odorat lui permit de constater que la mare dans laquelle il baignait n'était pas de l'eau, mais du sang. Le sien ? Il n'en avait pas l'impression. En attendant que sa vision ne revienne, il palpa ses bras, ses jambes, ses côtes. Bien qu'il avait mal partout et que l'explosion avait calciné une bonne partie de sa tenue, il semblait entier et capable de se relever. Le voile recouvrant ses yeux finit par se dégager peu à peu et Ahsio se releva, non sans quelques difficultés. L'explosion avait complètement bouleversé son sens de l'équilibre. Il regarda autour de lui. Ses hommes étaient dans le même état que lui : lamentables. En faisant le compte : deux manquaient à l'appel : les deux qui étaient parti en tête. Les pauvres avaient été soufflés par l'explosion qu'ils avaient provoqués. Les retardataires aident les autres à se relever. Par chance, ils possédaient encore leurs senseurs et suffisamment d'équipement pour continuer la mission.
Ahsio, sans un mot, se dirigea vers le responsable des capteurs. L'écran n'indiquait pourtant pas qu'ils étaient dans la zone orangée qu'il avait remarqué précédemment. Les détecteurs n'avaient pas été assez précis... Et cela leur avait coûté des vies. À son retour, Ahsio aurait deux mots à dire au service du matériel. Mais pour le moment, il avait autre chose à faire. Plutôt qu'une perte de moral, Ahsio ressentait une rage, une haine profonde envers l'Empire se réveillait en lui. La moitié de ses hommes avait combattu vaillamment mais avait malgré tout succombé sous le feu de l'ennemi. Ahsio s'était juré de lutter toute sa vie contre cet ennemi, et jamais sa volonté n'avait été aussi forte.

- Que les médecins soignent ceux qui en ont besoin, les autres, allez récupérer les armes et l'équipement des impériaux pouvant nous être utile, s'ils s'abaissent à poser des mines au sol, alors je n'hésiterai pas une seconde à utiliser leur matériel contre eux.

Les hommes obéirent dans un silence qui en disait long sur la rage qui les animait. En moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, les soldats étaient prêts à en faire baver à tout impérial ou n'importe quelle personne hostile qui se présenterait à eux. Ahsio avait vaguement dessiné un plan dans son esprit qui lui permettrait de se frayer un chemin à travers le champ de mine. Désignant un speeder intact à proximité d'eux, il s'adressa à deux de ses hommes :

- Rammenez-moi cet engin, tous les autres, ramassez un maximum de choses volumineuses mais assez légères pour les porter facilement. Peu importe de quoi il s'agit

Après quelques instants, le speeder était rempli d'objets en tous genre : briques, débris de speeders, n'importe quoi qu'on pouvait trouver dans le boulevard qui ressemblait désormais davantage à un paysage d'apocalypse. Les soldats retournèrent à l'endroit de l'explosion, en gardant ses distances, pour éviter tout accident.

- Bien, c'est l'heure de jouer au Démineur ! Sauf qu'on ne va pas s'y prendre comme d'habitude, on balance les objets pour qu'ils déclenchent les explosions et ensuite on passe. Ca va être long et pénible, mais passer par la voie des airs serait du suicide, des tonnes de chasseurs ou de tourelles doivent nous guetter.

Ils commencèrent en lançant une énorme pierre au delà de l'endroit où ils s'étaient fait avoir un peu plus tôt. L'explosion engendrée provoqua l'explosion d'autres mines et fit voler des tonnes de poussières, comme prévu... Heureusement, les commandos portaient des masques à gaz, leur évitant d'inhaler celle-ci. Ils procédèrent ainsi, petit-à petit, mètre par mètre, explosion par explosion. Certes ce n'était guère discret, mais les impériaux étaient sans doute trop occupés avec les troupes postées au spatioport. Ahsio n'essaya pas de contacter son lieutenant afin de savoir comment le combat là-bas se déroulait, préférant focaliser toute son attention sur le travail en cours. Une erreur et c'était la mort assurée. Un mètre de trop et ils seraient soufflés par une explosion des plus puissantes. Heureusement, ce ne fut pas le cas, et après une longue demi-heure, plus aucune mine n'explosait lorsqu'ils jetaient des restes de speeder au loin. C'était le signe qu'ils avaient enfin réussi à sortir du périmètre miné.

- Bien, on peut abandonner ce speeder ici.

Ahsio s'empara de son comlink qui avait heureusement échappé à l'explosion, contrairement à son datapad.

- Maître Ombrelune, une fois que vous en aurez fini, pour nous rejoindre... suivez les traces d'explosions... Nous vous communiquerons notre position en permanence pour que vous puissiez nous retrouver. Nes, terminé.

Son datapad n'étant plus en état de lui fournir les renseignements dont il pouvait avoir besoin, il aurait quelques difficultés à guider son groupe. Heureusement, il avait mémorisé les détails de la mission lors de son briefing auprès du directeur des Renseignements. Il savait donc quel itinéraire emprunter, même s'il n'avait plus de carte de la ville sous les yeux. Après quelques instants d'hésitation durant lesquels ils cherchait les éléments lui permettant de se repérer, il finit par mener son groupe au bout d'une petite rue transversale à l'avenue. Une petite porte condamnée se situait au fond d'un renfoncement. Après quelques coups bien placés, le verrou céda et ils purent pénétrer à l'intérieur. Une échelle donnait vers l'un des tunnels d'entretien, semblables à celui qu'ils avaient emprunté plus tôt dans la journée. Normal puisqu'il s'agissait du même réseau. Sauf qu'ils se situaient dans l'un de ces souterrains qui avaient été condamnés. Aucun risque donc d'y trouver des ennemis ou des explosifs, les impériaux ne s'attendant pas à ce que les républicains arrivent aussi loin. Aussi leur trajet se déroula sans encombres.

Ahsio compta les portes d'accès, jusqu'à la onzième, où les hommes sortirent du conduit... Au pied d'une immense tour de transparacier. Ahsio en ressentit presque un vertige lorsqu'il leva les yeux. Ils étaient au pied du bâtiment où la chancelière était détenue par les impériaux...
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MessageSujet: Re: Quelque part dans les rues de Kuat Sam 14 Avr - 13:24

Cette fois nous y étions réellement. Oui, nous étions dans le cœur de la bataille, cet instant où tout le monde luttait pour sa propre survis. Dans ce genre de situation beaucoup de gens oubliait leurs alliés pour se concentrer sur leur propre vie sans se soucier de ce qui pouvait arriver aux autres. Mais connaissant les républicains, ils ne devaient pas être comme ça. Chacun semblaient se soutenir mutuellement. Pour ma part, j'étais toujours planqué derrière ce speeder et cette cachette commençait sérieusement à devenir douteuse. Avec tous les tirs de blaster qui frappaient la coque de l'engin, et bien ce dernier ne tarderait pas à voler en éclat d'après moi. Quelques fois, je tirais moi aussi sur mes adversaires tout en restant caché de manière à ne pas me faire tuer. Alors qu'un groupe d'impériaux se rassemblait non loin de moi, je vis une occasion de frapper un grand coup pour affaiblir leur rang. Détachant une grenade de ma ceinture, je la dégoupillai avant de la lancer verts les soldats de l'Empire. Une légère détonation résonna à mes oreilles puis je reportai mon attention sur les combats alentours. Décidément, la bataille faisait rage sur Kuat, je me demandai même comment j'avais fait pour atterrir ici. Mais maintenant que c'était fait, on y pouvait rien.

- Notre mission est avant tout de ramener la chancelière en vie, je ne peux pas me permettre de faire un détour, le temps joue contre nous.

Oui, ça c'était leur mission. Pas vraiment la mienne vu que je me fichai un peu de cette Chancelière mais je ne répliquai pas et gardai le silence en le laissant poursuivre. On aurait dit qu'il réfléchissait à ce que je venais de lui dire.

-Mais j’admets qu'être débarrassés de ce gêneur nous aiderait grandement. Si vous le croisez, n'hésitez pas à le plomber, ça lui fera le plus grand bien, et je vous en serait reconnaissant. Mon salaire de pilote ne suffira pas, mais je serai ravi de vous payer un whisky une fois tout ça terminé. Nes, terminé.

Pourquoi pas. C'était vrai que si jamais on survivait, un petit remontant ne serait pas de refus ! Mais je mis cela de côté et sourirai. Si je croisait celui qui dirigeait ces troupes, je pourrais me faufiler plus rapidement vers l'Empereur et de plus, lui saurais sûrement où se trouvait son boss. J’empoignais mon blaster en tirant sur tous les impériaux qui s'approchaient un peu trop près.

C'est alors que je vis une silhouette s'approcher de l'endroit où j'étais caché. Me relevant pour mieux l'identifier, je vis un sabre rouge contrer des tirs provenant des toits. Des sniper ? Mon regard se porta vers les hauts bâtiments de Kuat et j'aperçus quelques hommes discrètement dissimulés sur la toiture des bâtiments. Un peu plus et je me retrouvais troué de toute part. Je reportai mon attention vers cette silhouette qui s'avançait vers moi et je souris en reconnaissant ses traits. C'était elle, Démétéris, elle avait empêché les sniper de me hacher menu. Ça me faisait du bien de revoir son visage crispé même si son regard semblait lancer des éclairs, je souriais face à elle tandis qu'elle me tournait le dos une nouvelle fois. Je la regardai s'éloigner en la contemplant de la même manière que lors de notre première rencontre sur Korriban. Elle était toujours aussi belle, fascinante et étonnante. En apparence, elle n'avait pas changée et le fait qu'elle m'ait en quelques sortes protégé me fit remarquer qu'elle était également rester la même psychologiquement.

Je sortis alors de ma cachette en abattant les impériaux qui se dressaient face à moi. Je la suivais de loin, ne voulant pas qu'il lui arrive quoi que ce soit. Sans qu'elle ne s'en rende compte, je protégeais ses arrières et bloquaient la plupart des tirs de blaster qui s'élançaient vers elle ou bien j’abattais les tireurs isolé qui la prenait comme cible. Il était hors de question que quiconque ne lui fasse de mal. Tandis que je continuai de me battre, un tir de blaster frôla mon épaule en y déposant une plaie fumante. Ce genre de petite blessure n'était rien, j'avais déjà connu pire. Repérant la provenance du tir, je fit feu ôtant ainsi la vie à mon assaillant.

- Larchael, pouvez-vous nous débarrasser des tireurs qui nous empêchent d'avancer ? Soyez prudent, ils sont très discrets.

Des tireurs isolés ? Sûrement encore ces snipers qui avaient tenté de m'abattre avant que Démétéris ne les élimine un à un. Si il en restait, j'en ferait mon affaire, oui ce serait leur fête. La plupart d'entre eux avaient voulut me prendre ma vie, j'allais leur faire payer cet affront.

- Larchael, je vous transmet la position des cibles à éliminer.

« C'est comme si c'était fait. »

Une fois les coordonnées reçus. Je m'élançais vers les bâtiments mais en restant le plus discret possible. Malgré la bataille qui faisait rage à quelques mètres, c'était le clame plein ici. Ma respiration était à peine audible tellement j'étais concentré. Ces tireurs bloquait le passage aux républicains et à moi aussi par la même occasion. Les éliminer reviendrait à libérer le passage alors je ne devais pas manquer mon coup. J'avais deux options, soit j'entrai dans l'un de ces bâtiments pour chopé ces tireurs moi même, soit j'attendais que l'un d'eux face feu pour déterminer leur position. J'optai pour la seconde option. Bien sûr, je m'exposait dangereusement au danger mais j'étais plutôt confiant. J'avais une chance sur quatre de réussir, étant donné que les tireurs semblaient être au nombre de quatre au vue des infos qu'Ahsio m'avait fournis. Mon blaster dans ma main droite, mon autre main prête à dégainer un couteau pour le lancer, je guettais la moindre trace de mouvement. Soudain, une lueur rouge se révéla à moi durant une fraction de seconde. A cet instant, je dégainai l'un des couteau bloqué dans ma botte et le lançai à grande vitesse vers l'endroit où la cible se trouvait. Mon arme disparut dans l'obscurité du bâtiment juste avant qu'un corps inerte ne s'écroule par la fenêtre et atterrisse brutalement sur le forum dans un bruit de craquement.

Mais je ne pus savourer cette « victoire ». Un autre tireur se révéla à cet instant, me prenant de cour, sa balle renforcée se planta dans mon épaule en me causant une douleur atroce. Mais j'ignorai cette douleur et tirai vers mon assaillant. Je le blessa à la jambe immobilisant ses mouvements et tandis que je m'apprêtai à l'achever, les deux autres tireurs tentèrent leurs chances au même moment. Je me jetai rapidement derrière un fragment de mur à moitié détruit tandis que les balles des impériaux percer le béton qui me couvrait. J'ouvris grand mes yeux en constatant que les deux trous que les tirs avaient causés étaient de chaque côté de ma tête. Un peu plus et je me retrouvais troué de toute part... Prenant mon comlik, je me branchais sur la fréquence d'Ahsio.

« Euh... En fait ça va sûrement me prendre un peu de temps finalement. Je vous tiens au courant. Stryker, terminé. »

Oh non, j'étais en train de prendre les habitudes de ces républicains à placer un « terminé » à la fin de ma communication. Enfin bref, là n'était pas le problème. Je reportais mon attention sur mon épaule. La balle n'était pas complétement rentrée dans ma chair, je pouvais l'enlever. Serrant les dents, je plongeai les doigts dans ma chair et en extirpait le morceau de métal encore chaud. Reprenant mon blaster en main, je n'entendis plus de bruit. Les tireurs guettaient le moment où je sortirais de ma cachette pour pouvoir me canarder. Je n'aurais qu'une seule chance, une seule pour abattre les trois impériaux qu'il me restait à éliminer. Bien sûr, l'un deux était blessé mais il pouvait encore tirer. D'après ce que j'avais put voir avant de me faire plomber, c'était que deux des sniper se trouvait sur le même toit. Ils ne semblaient pas vraiment éloignés l'un de l'autre. J'attrapai une grenade explosive pendant à ma ceinture et la dégoupillait avec mes dents. Je soufflai avant de sortir de ma cachette. Je lançai alors l'explosif dans la direction souhaiter et me tournai dos à la détonation pour viser l'impérial blessé. Ce dernier était prêt à tirer. Nous fîmes feu au même moment. L'explosion causée par ma grenade résonna dans mes oreilles mais je l’ignorais. Si j'avais échoué, je ne serait sûrement plus là pour le constater. Avec plaisir, je vis que le soldat face à moi avait été empalé par mon tir de blaster. En me retournant je vit que les autres tireurs étaient carbonisés sur leur toit. M’emparant de mon comlik, je souris.

« Échec et mat, la voie est libre Ahsio, les tireurs sont éliminés. »

Cette fois j'y était, d'après les données qu'Ahsio m'avait transmis, l'Empereur et la Chancelière se trouvait droit devant. Je touchai au but mais le plus dur restait à faire. Mais c'est alors que mon regard se tourna vers l'endroit où Démétéris était sûrement en train d'affronter Maître Ombrelune. Cette fois, j'avais un choix à faire, je pouvais foncer droit vers l'Empereur ou rebrousser chemin pour Démétéris. Quiconque aurait entendu mes pensée m'aurais pris pour un fou... Lentement, je me détourna de mon chemin et commença à faire demi tour. Soudain, une violente explosion retentit. J'en entendis plusieurs autres et je vis leur provenance au loin. Plus à droite de ma position. Des mines... Ahsio devaient les faire déclencher pour que le chemin soit dégagé. Mais si il y en avait là bas, il devait y en avoir ici aussi. Prenant un morceau de mur brisé, je le jetait devant moi, un peu plus loin et une violente détonation résonna me projetant vers l'arrière. Si j'aurais choisis de me lancer maintenant à la rencontre de l'Empereur, je serait mort à l'heure qu'il était... Oubliant ça, j'empruntais le chemin inverse de celui de tout à l'heure et je me retrouvais au même endroit. Cependant tout était différent, plus aucuns impériaux n'étaient debout et des traces d'explosions formait un chemin vers un immense bâtiment.

Tournant mon regard vers l'endroit où s'était tenu la Sith quelques instants auparavant, je vis Maître Ombrelune affronter Démétéris. Une Jedi contre une Sith, laquelle des deux femmes sortirait vainqueur de cet affrontement ? Je pensais savoir que Démétéris était puissante et sa maîtrise de la Force était grande. Elle savait manier son sabre laser, j'en était certain cependant son adversaire semblait plus expérimentée. Arsenicia Ombrelune était un Grand Maître Jedi manipulant deux sabres laser et possédant une énorme maîtrise de la Force. Comment une simple Guerrière Sith pouvait-elle faire face à un Maître Jedi ?

La Sith semblait se défendre de son mieux mais ça se voyait qu'elles étaient toutes deux d'un niveau différent. Je craignais que Arsenicia n'ait raison de Démétéris et que la rage de la Jedi l'emporte à un tel point qu'elle pourrait ôter la vie de la Sith... Que devais-je faire ? Devais intervenir dans ce combat qui me dépassait ou bien rester au loin et continuer d'observer l'affrontement à distance ? Lentement je m'approchai du combat, elles étaient trop préoccupé à se battre pour m'avoir repéré. Je me faufilait derrière tout ce que je trouvais et je finis par m'approcher assez. Ce que je m'apprêtait à faire me serais surement fatal mais je ne laisserais pas Démétéris se faire tuer sans intervenir. Qu'elle m'en veuille par la suite ne me gênait pas, au moins elle serait en vie, ce serait déjà ça.

Le canon de mon blaster se leva au niveau de la nuque de la Jedi. J'étais tout proche d'elle, mon arme touchait presque sa nuque et mon doigt était posé sur la détente. Bien sûr, Arsenicia pouvait très bien user de la Force pour m'envoyer balader au loin mais saurait-elle arrêter un tir à bout portant ? Aurait-elle les capacités nécessaires pour me contrer ? Je devais néanmoins tenter le tout pour le tout. Nous verrions bien qui de la Force ou de ma gâchette serait la plus rapide... Même si je ne voulais vraiment pas en arriver là...

« Je n'ai rien contre vous Arsenicia, ce n'est pas personnel. Mais j'ai besoin de cette femme, je ne peux vous permettre de la tuer, pas sans rien faire en tous cas. »

Cette fois les dès étaient jetées, comment se déroulerait la suite des événements ? Je n'en avait aucunes idées. Désormais, les choses avaient changé comparé au commencement de cette mission. Après cela, je passerais sûrement pour un traitre même si je ne faisait pas feu. Toujours en me tenant ainsi j'attendais. J'attendais un signe me disant de faire feu ou non, quelque chose, n'importe quoi... J’espérais seulement faire le bon choix...
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MessageSujet: Re: Quelque part dans les rues de Kuat Mer 18 Avr - 9:59

« Amiral, si n’importe lequel de vos soldats cherche à abattre le chasseur de primes, je lui ferai connaître des douleurs qu’aucun de vos entrainements ne put l’en préparer. Et ce sera ensuite votre tour. Il peut m’être utile. J’espère être assez claire. »

Le Grand Amiral ne répondit pas immédiatement. L'expression imperturbable de son visage ne laissait pas transparaître ce qu'il pensait du comportement de la Sith mais les expressions dédaigneuses de ses hommes en disaient long sur leur opinion au sujet de Demeteris. Activant le comlink, Reige prit la parole d'une voix neutre mais dont chaque mot était aussi tranchant comme une lame de rasoir.

- Votre chasseur de primes est en train de décimer mes tireurs d'élite, ouvrant ainsi une voie royale aux républicains. Je ne sais pas à quel petit jeu vous vous amusez avec lui et je m'en contrefiche mais je ne compte pas le laisser ruiner toute cette opération. Mes troupes auront ordre de tirer sur lui avec des rayons paralysants, c'est la seule chose que je puisse faire pour satisfaire vos caprices.

Décidément, cette alliance s'avérait de moins en moins fructueuse. Au moins sur Coruscant, Lady Glittertind avait rempli son rôle de manière admirable et sans gêner outre mesure l'action des forces impériales... ce qui n'était pas le cas de Demeteris, qui n'avait aucune considération, même tactique, pour la vie des soldats impériaux qu'elle était en train de sacrifier sans vergogne que l'autel de ses préoccupations personnelles.

Même si la quasi-totalité des soldats qui avaient été affectés à Lukan pour cette mission étaient des clones, cela ne signifiait pas que le Grand Amiral considérait leurs vies à la légère. C'étaient des soldats de l'Empire au même titre que les autres et il leur devait d'accomplir son devoir avec autant sinon plus de ferveur qu'eux mêmes sur le champ de bataille.

Détournant son attention du duel qui opposait désormais la jeune et irritante Sith à la Maître Jedi, Lukan changea d'affichage d'affichage tactique et observa quelques instants les troupes républicaines qui avançaient lentement mais sûrement sur le champ de mines. La tactique de faire exploser les mines au fur et à mesure était assez simple mais résolument efficace, bien que coûteuse en temps. A vue d'oeil, Reige estima qu'ils mettraient entre trente et quarante minutes pour traverser le champ de mines... ce qui leur laissait environ une heure, peut-être un peu plus, avant qu'ils n'arrivent au pied de la Tour.

Cela lui laissait le temps de s'occuper d'affaires tout aussi pressantes.


- Affichage tactique orbital, lieutenant.

- Bien, monsieur ! Répondit l'officier des communications.

Une vue de l'orbite de Kuat englobant presque toute la pièce apparut, et comme il s'y était attendu, la situation n'était pas du tout réjouissante. Se tenant à une certaine distance de l'anneau artificiel qui constituait les chantiers spatiaux de Kuat, se trouvait la flotte républicaine dépêchée certainement en toute hâte par le Conseil Républicain pour secourir la Chancelière.

Lukan devait admettre qu'elle était assez impressionnante.

Huit croiseurs de classe Scythe s'étaient divisés en deux groupes, l'un faisant face à une partie de l'anneau tandis que l'autre déversait ses tirs de turbolasers sur les plateformes de défense Golan IX qui se défendaient à feu nourri mais perdaient petit à petit de leur force de frappe. Chaque groupe était entouré de douze frégates ShaShore, qui apportaient un tir d'appoint et couvraient les chasseurs républicains qui harassaient les tourelles de défense placées à la surface des chantiers spatiaux.

Huit frégates de classe Sabertooth se tenaient un peu plus en retrait, gardant ce que Reige supposait être leur vecteur de sortie en cas de problème.

Mais tout cela était peu de chose en comparaison du Croiseur Stellaire MC150.

Le Grand Amiral avait entendu des rumeurs et des rapports fragmentaires au sujet du nouveau croiseur Mon Calamari mais il devait reconnaître que le bâtiment était plus majestueux et imposant qu'il ne l'aurait songé. Ses prédécesseurs de l'époque d'Endor pâlissaient en comparaison.


- Quels sont les dommages subis ?

- Un tiers de l'armement des chantiers spatiaux n'est plus opérationnel et les stations Golan ont perdu un quart de leurs forces de frappe.

Les yeux de Reige étaient toujours fixés sur la silhouette élancée du MC150, qui se tenait légèrement à l'écart des autres vaisseaux, comme s'il attendait quelque chose. Son armement était actif s'il en croyait les senseurs mais il se contentait de rester à distance, assez prêt pour venir en aide aux autres bâtiments si nécessaire mais assez loin pour ne pas entrer dans la ligne de mire des défenses planétaires et orbitales impériales.

- Quelle est votre opinion au sujet du MC150, lieutenant Stark ? Demanda-t-il d'une voix calme.

Walter observa l'affichage tactique, posant une main sur son menton d'un air songeur avant de prendre la parole à l'attention de son supérieur.

- Je dirais qu'ils l'ont laissé de côté pour leur servir de ligne de défense en cas d'arrivée d'une flotte impériale. Après tout, cet enfin possède sûrement assez de puissance de feu pour tenir en respect deux ou trois Pellaeon suffisamment longtemps pour que les autres croiseurs viennent le rejoindre. Il se peut aussi qu'ils suspectent un piège mais c'est moins probable, puisqu'ils sont délégué presque toutes leurs ressources à l'attaque.

Lukan acquiesça simplement de la tête, en étant arrivé aux mêmes conclusions. Son homologue républicain était visiblement compétent mais aussi prudent, trop prudent. S'il avait consenti à allouer toutes ses ressources à l'attaque, il n'aurait pas perdu autant de temps.

- Combien de temps avant la destruction de toutes nos défenses ?

- Une heure, peut-être deux tout au plus. Si le MC150 entrait dans la partie, ce délai serait réduit à une demi-heure environ.

- Je vois. Détails sur les effectifs de leurs chasseurs ?

- 38 escadrons au début de la bataille, et il n'en reste plus que 23. Un certain nombre de leurs bombardiers BB-2 Starfire n'ont pas survécu à leurs attaques contre les Golan. Le reste est composé de chasseurs Crossfire.

Les chasseurs, représentés sous forme rudimentaire mais facilement distinguables sur l'hologramme, étaient rassemblés par essaims autour des Golan et des chantiers spatiaux. Bien qu'ils soient moins efficaces que les vaisseaux capitaux pour causer des dommages lourds, l'histoire avait prouvé que leurs torpilles à protons pouvaient s'avérer particulièrement dangereuses.

- Ont-ils déployé aussi les chasseurs du MC150 ?

- Et bien... oui, monsieur. Un peu plus tard que les autres mais ils ont déployé six escadrons, leur capacité maximale normalement.

Un très léger sourire fleurit sur les lèvres de l'impérial. Son adversaire venait de commettre sa première erreur en lui donnant une magnifique opportunité d'exploiter sa faiblesse... et par une tactique typiquement "rebelle".

- Déployez les escadrons Cimeterre, Vornskr, Wampa, Rancor, et Shadow depuis Bador et ordonnez-leur d'attaquer le MC150. Offensives par petits groupes, qu'ils ne leur procurent pas de cibles faciles. Exécution.

- Bien, Amiral, je transmets !

Bador était l'une des deux lunes de Kuat et contrairement à l'autre, Ronay, elle n'était pas armée. Cela expliquait que les Républicains ne lui avaient pas prêté plus d'attention que cela... et pourquoi ils n'avaient pas songé que des forces ennemies pourraient venir de cet emplacement.

En effet, les républicains paraissaient persuadés que l'Empire avait encore à sa tête des brutes comme Tarkin qui ne croyaient qu'en la force brute. La leçon donnée par le Grand Amiral Thrawn, un siècle plus tôt, aurait pourtant dû leur faire réaliser que les temps avaient changé... et les tactiques aussi.

Trois escadrons de chasseurs Predator, accompagnés d'un escadron de bombardiers Neutralizer et d'un escadron d'Intercepteurs Reaper fonçaient à toute vitesse sur l'imposant croiseur. Les Républicains ne tardèrent pas à les détecter, si l'on en croyait les mouvements de leurs chasseurs, qui se détournaient peu à peu des défenses planétaires mais ils ne seraient pas assez rapides...

Les Predator commencèrent à méthodiquement faire pleuvoir leurs rayons laser sur les boucliers déflecteurs du croiseur Mon Calamari, les affaiblissant lentement mais sûrement sur le flanc bâbord. Les Reaper escortaient les bombardiers vers le partie ventrale du vaisseau, plus vulnérable que le reste de la coque, et arrosèrent aussi d'un feu nourri les boucliers en place.

L'instant suivant, plusieurs bombardiers lâchèrent leur première salve de torpilles à protons, faisant tomber les boucliers ventraux et causant une explosion à cet endroit du vaisseau. D'après les senseurs, les dégâts étaient assez minimaux mais en ciblant le pont ou les moteurs, ils pourraient peut-être l'endommager davantage.


- Dites aux Reaper et aux Neutralizer de continuer comme ça. Que les Predator se portent à la rencontre des chasseurs ennemis, en formation pointe de flèche.

- Bien, monsieur.

- Amiral, le groupe de républicains au sol vient de refaire surface face à la Tour.

Par les os noirs de Mon Mothma, cela faisait déjà une demi-heure qu'il s'était désintéressé des commandos républicains ? Réduisant l'affichage tactique de la bataille, il tourna son regard vers les républicains qui avançaient en direction de la Tour.

- Déployez les troupes aux niveaux intermédiaires, avec armement lourd, et activez toutes les mesures de sécurité aux niveaux inférieurs : lasers, lance-flammes intégrés aux murs, trappes, charges soniques de faible puissance, je veux qu'absolument tout soit activé.

- Bien Amiral. Gardons-nous cette position ou devons-nous partir ?

Ils se trouvaient eux mêmes au milieu de la "Citadelle d'Argent" comme l'avait appelée l'Empereur, certes protégés par d'épais murs en duracier et en durabéton mais à terme, ils finiraient par être coincés si les Républicains gagnaient les étages supérieurs... ce qu'il ne doutait pas de leur part.

- On bouge. Prenez tout le matériel nécessaire et dirigez-vous vers les escaliers. Que le dernier soldat à fermer notre cortège enclenche le dispositif d'inondation au béton de l'étage. Ils seront ainsi forcés de passer par l'extérieur s'ils veulent continuer d'avancer, et découvrir les surprises qu'on a laissées à leur attention, ou bien de prendre le risque de tout faire sauter.. et que l'immeuble s'effondre.

- Où allons-nous exactement, Amiral ? Demanda Stark une fois sortis de la pièce.

- Sur le toit, lieutenant. Nous avons fait notre possible et les instructions de l'Empereur étaient très claires. Ce qui se passera ensuite... ce n'est plus de notre ressort.

Et ils commencèrent ainsi leur rapide ascension vers les étages supérieurs, conscients que les républicains devaient être en train de pénétrer au rez-de-chaussée. Bien qu'il soit préoccupé à l'idée de savoir les soldats ennemis dans la place, le Grand Amiral s'inquiétait aussi du sort de ses pilotes qui tentaient l'impossible en orbite... Pourvu que tout se passe comme prévu.


Dernière édition par Lukan Reige le Dim 6 Mai - 1:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quelque part dans les rues de Kuat Mer 18 Avr - 12:15

    Les coups s'échangeaient à une vitesse incroyable et un simple oeil mortel aurait du mal à suivre un tel échange. C'était à se demander comment les deux duellistes parvenaient à voir la lame de l'autre avant qu'elle ne le fauche. Nicia fit un pas pour éviter un coup qui aurait dû la chauffer au niveau du ventre, mais c'était une ruse et elle sentit la lame écarlate mordre sa peau au niveau de la cuisse. Rien de bien méchant, seul la pointe de la lame l'avait touché, comme lorsqu'elle avait elle-même touché le visage de la Sith, mais l'éclair de douleur la déstabilisa l'espace de quelques secondes et elle recula. Le petit discourt de la Sith la fit sourire, mais la Jedi ne répondit pas, elle ne lui ferait pas ce plaisir. Mais par ces quelques mots, Arsenicia fut convaincue qu'il s'agissait d'une Sith étant relativement certaine de l'emporter ... et elle se ferait un plaisir de lui prouver le contraire. Ca seconde phrase tira un soupire à la grand maître, qui lui répondit cette fois-ci, un peu amusé.

    « C'est ta tête qui va rencontrer le sol. »

    Et elle repartit à l'assaut. Violement, puisement, sans arrêter de bouger pour lui laisser le moins d'opportunités possible de la toucher. Totalement ouverte à la Force, elle puisait dans celle-ci toute la force dans elle avait besoin pour se battre en utilisant l'Ataru. Cette femme semblait si sur d'elle, et il était vrai qu'elle était douée, mais pas autant que la Grand Maître, et cela se voyait. Totalement concentré sur son duel, elle ne fit guère attention au chasseur de prîmes qui s'approchait.

    Le temps de quelques secondes, les deux combattantes s'écartèrent l'une de l'autre, et c'est cet instant que Larchael put braquer son arme sur sa nuque, alors qu'elle ne bougeait plus. La Jedi suspendit aussitôt ses mouvements lorsqu'elle le sentit derrière lui, lorsque la Force lui permit de comprendre la teneur des sentiments qu'il avait l'égard de la Sith. Celle-ci, cependant, ne semblait pas contente de voir l'humain tenir en joug la Jedi.


    « Larchael, qu'est-ce qui vous prend ? »

    Son ton était calme, très calme, trop même. Lentement, sans que cela se remarque, elle invoqua la Force et la lança droit sur le Chasseur de Prime. Sans la moindre douceur, elle l'envoya paitre contre le mur le plus proche, qui se fissura sous la violence du choc. Cependant, dans son entreprise Arsenicia perdu quelques précieuses secondes et évita in extremis la lame de la Sith. Celle-ci semblait déchaînée, preuve que ce que la Jedi avait fait à Larchael ne la laissait pas indifférente. Le côté obscur la guidait, la rendait plus forte et Arsenicia fut contrainte de sortir son second sabre laser, dont la lame bleue roi bloqua un coup qui aurait pu lui être mortel.

    La danse mortelle des deux utilisatrices de la Force reprit, plus puissant et plus impressionnant encore. Arsenicia reprit peu à peu le dessus sur la Sith, cependant il était clair que l'une des deux allait devoir mourir. Dans un habile mouvement, elle parvint à porter un coup puissant chez la Sith qui fut déstabilisée. Dans même mouvement, la Jedi lui porta un coup de pied au ventre, ce qui lui coupa aussitôt la respiration et la fit se plier en deux. Profitant de ces quelques secondes en y voyant l'opportunité de terminer ce duel, elle lui envoya une poussée de Force qui la fit s'écraser contre le mur se trouvant derrière elle. Sonné, la Sith se releva et voulue repartir à l'assaut, mais la Jedi n'était pas de cet avis. Elle désactiva ses sabres, puis se campa solidement sur ses deux jambes.

    [J'ai la permission.]

    Fermant les yeux, elle invoqua la Force et laissa celle-ci guider ses gestes. Elle se courba légèrement en ramenant ses mains près de sa hanche droite, ses paumes se faisant face. Elle concentra la Force dans ce petit espace entre ses mains, en une boule compact renfermant une puissance de frappe colossale. Puis, rouvrant les yeux, elle lança la Force vers la Sith, un cri lui échappant dans son effort. La Force semblait visible et se rapprocha de la femme à une vitesse vertigineuse. Elle fut tout d'abord retenue contre le mur par cette puissante énergie puis, lorsque la décharge vint sur elle, elle fut littéralement écrasée contre la pierre tandis qu'autour d'elle le mur volait en éclat, projetant des débris vers Arsenicia. Heureusement, celle-ci avait prit grand soin de se tenir à bonne distance, et ne reçu que quelques égratignures lorsque les plus petits éclats arrivèrent vers elle. Un mince fil rouge ornait désormais sa joue, et un éclat un peu plus gros, la taille d'un stylo, l'avait légèrement blessé à l'épaule, la faisant grimacer... La Jedi observa alors le spectacle qui se dressait devant elle.

    Le mur était pratiquement détruit, et la Sith était recouverte par un gros pan de mur. Arsenicia ne pouvait voir son visage ou même son corps, mais elle se doutait que les dégâts devaient être importants. Elle pouvait encore sentir la vie en elle, mais la violence de l'attaque portée par la grand maître avait dû briser quelques os et causés des dégâts internes... Cette Sith, même si elle survivait à ses blessures, était désormais hors course. Jetant un regard polaire à Larchael, qui était conscient et qui avait probablement assisté à ce spectacle, elle prit son communicateur et se mit sur la fréquence d'Ashio.


    « La Sith est hors d'état de nuire. J'arrive, mais sans Larchael, il a voulu me tuer pour m’empêcher de faire du mal à mon précédent adversaire. Je l'ai quelque peu ... balancé contre un mur. » Sur ces quelques mots, elle partit en usant de la vitesse de Force, tout de même ralentir par sa blessure à la cuisse qu'elle sentait toujours.

    Comme promit, Nes communiquait sa position à Arsenicia. Celle-ci traversa le champ de mines en suivant les traces d'explosions, tout de même sur ses gardes, puis se remit à courir dès qu'elle en fut sortit pour rejoindre Ashio le plus rapidement possible. Lorsqu'elle arriva près d'eux après avoir emprunté le même chemin, elle se rendit compte qu'ils avaient perdu des hommes, probablement dans le champ de mine et à cause du précédent affrontement. Tout en essuyant d'un revers de la main le sang qui perlait lentement sur sa joue, elle s'approcha du Capitaine Républicain. Cependant, alors qu'elle allait lui dire quelques choses, elle leva les yeux vers la tour, les sourcils froncés. Elle pouvait sentir la présence de Leelou, celle de l'Empereur également, qui était sombre, comme celle d'un Sith ... Et une autre, qu'elle avait déjà vue quelque part. Il lui fallut à peine quelques secondes pour s'en souvenir.

    « L'Empereur est ici, avec la Chancelière, je peux les sentir... mais il y a un autre homme. Celui qui commandait le groupe qui a enlevé la Chancelière sur Coruscant et qui commande surement les opérations ici aussi ... un haut gradé, sans le moindre doute. Si nous pouvions l'avoir également, cela handicaperait l'Empire. » Elle sortit alors un petit appareil, miraculeusement intact quoique salit par la poussière.. « Maintenant que nous sommes proches de la Chancelière, le signal du mouchard que j'ai placé sur elle quand nous étions sur Coruscant est plus net. » Elle donna le petit appareil à Ashio « Nous sommes près du but, mais ne confondons pas vitesse et précipitation. »
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MessageSujet: Re: Quelque part dans les rues de Kuat Jeu 19 Avr - 0:25

    Au début, aucun son ne sortait de la gorge de mon adversaire. Ne résonnaient autour de nous que les explosions, les tirs de blasters et parfois un cri ou deux. Je n’avais plus aucun contact, qu’il soit physique ou mental, avec le combat d’êtres inférieurs qui se déroulait. De puissantes explosions semblaient retentir et le nombre de soldats avaient clairement diminué depuis le départ. Il ne fallait pas suivre la bataille depuis son commencement pour le deviner. J’étais néanmoins rassuré sur un point, l’Amiral avait tenu compte de ma demande quant à Larchael et avait refusé de l’abattre, simplement de le paralyser. Un bon gars que voilà ! On en faisait rarement des comme cela chez nous autres, les Sith. Alors quand on avait la chance d’en profiter, il ne fallait pas se gêner.

    Enfin la Jedi prit l’initiative de répondre à ma dernière réplique. Elle semblait prendre ça avec humour, certainement trop sûre d’elle et de ma défaite. Mais le plus important fut qu’elle reprit l’assaut contre moi, tandis que je l’attendais toujours en position de défense pour me préparer à la contrer. La forme Soseru, technique défensive de duel, me permettrait probablement de la repousser. Et ce fut le cas. Elle m’attaqua avec une grande force et enchaina avec violence. Je fus quelque peu déstabilisée car il m’était rare d’exécuter un combat dans lequel ce n’était pas moi qui lâchait d’énormes coups sur l’adversaire. Comment pouvait-on se laisser aller à tant de violence tout en respectant l’espèce de paix intérieur qui faisait la fierté des Jedi ? Soudain je vis s’approcher derrière la Jedi une silhouette, mais le combat et ma concentration poussée à son maximum m’empêchèrent de voir de qui il s’agissait. En un mouvement que je ne saurais décrire, nous réussîmes à nous écarter l’une de l’autre et c’est à cet instant que je pus identifier le nouveau venu.

    La tignasse blonde du chasseur de primes pointait son blaster droit sur mon adversaire. Une simple détente et il l’anéantissait aussi aisément qu’un Hutt tentant de courir pour fuir. Mais la Jedi, bien qu’elle lui demanda une explication quant à ce revirement, ne semblait pas le moins du monde déstabilisée. Moi, je rageais en moi. J’étais évidemment rassurée de voir que je comptais plus pour lui que pour les Républicains, et peut-être même que son désir de chasser l’Empereur. Néanmoins il intervenait dans un combat que je réussissais à maitriser, même si je n’avais pas l’avantage. Je n’étais pas plus blessée que mon adversaire, ce qui prouvait que je n’avais pas moins de chance de l’emporter. J’étais décidée à le renvoyer gentiment par la Force, mais je vis son corps valser à travers la rue avant que je ne pus faire quoi que ce soit. Cette maudite Jedi l’avait agressé sans procès. Comment un Jedi pouvait se permettre tant de violence ? Il n’y avait que moi qui étais permise de faire ce que je voulais de Larchael ! Je me jetai sur elle avec rage tandis que celui qui se voulait être mon sauveur s’écraser lamentablement contre un mur. Si j’avais attaqué deux secondes plus tôt, j’aurais pu l’avoir. Néanmoins elle m’avait repoussée in extremis, ce qui ne m’empêcha pas de déverser sur elle toute ma haine et ma frustration. J’avais de l’affection pour cet homme, et cette misérable vermine l’avait attaqué sans scrupule. Et si mon estime pour les Sith descendait encore plus bas qu’elle ne pouvait l’être, je dirais sans vergogne qu’elle ne valait pas mieux qu’eux.

    Et c’est à cet instant que tout bascula. Mon désir de venger Larchael et d’évacuer toute la haine que je ressentais me permit de trouver une faille dans la défense de mon adversaire et j’entrepris d’asséner le coup fatal. Là, je vis sa lame bleue contrer mon coup. Mais comment était-ce possible ? Je savais pertinemment que mon coup ne pouvait être paré. Il me fallut une petite seconde pour comprendre qu’elle avait sorti de sa poche un nouvel atout qui ne jouait pas en ma faveur. Cette petite peste contrôlait deux sabres, et visiblement ce n’était pas pour cette occasion mais bien un style qui la définissait bien. Je m’étais faite rouler en beauté. Une nouvelle honte qui s’abattit sur moi ! Je repris le combat, les yeux écarquillés par la stupéfaction. Je me défendis tant bien que mal sous cette pluie de coups qui dévalait sur moi tel un torrent en furie. Je commençais à paniquer. Mon esprit se reporta sur Larchael. Maintenant j’aurais eu besoin de lui. Il ne venait pas. Pourquoi ? Je ne devais pas mourir ici. Le Seigneur Noir nous avait demandé de ne pas sacrifier nos vies pour la saleté de l’Empire. Mes coups se faisaient plus mous. Je perdais presque espoir. Ma défense se faisait moins bonne. J’étais perdue.

    Un coup au ventre me ramena à la réalité. Ma respiration se coupa. Je me pliai en deux. Sûrement des côtes brisées. Je n’eus le temps de le constater. Les actions étaient plus rapides que mes pensées. Une nouvelle fois le souffle coupé lorsque je vins percuter le mur derrière moi. Je sentais la matière se fissurer. J’étais littéralement encastrée dedans. C’était fini. Je le savais, j’avais perdu. Instinctivement mon regard se porta sur Larchael. Ma vue trouble ne me permettait pas de constater s’il assistait à la scène ou non. Néanmoins j’esquissai un sourire. Au moins il allait vivre, et même si son geste allait lui causer des problèmes, je savais qu’il l’assumerait jusqu’au bout et en mon nom. Peut-être même en ma mémoire. Je regardai rapidement la Jedi qui semblait préparer une dernière chose. Je n’avais pas fini de me faire maraver. Mon affiliation à la Force, bien qu’elle semblait s’estomper dans la nature, me permit de ressentir une vergence autour de la Jedi.

    À ce moment, je maudis tout ce qui put régir ma vie. Je commençai par haïr l’Empire et ses idéaux merdiques. Ils avaient capturé une Chancelière, mais à quoi bon ? Par leur faute j’allais périr, et ils ne trouveraient rien à dire de plus que « dommage collatéral ». C’est tout ce que ma mort allait leur inspirer. Puis je maudis tous ces Sith également. Ma mort, à eux, n’allait causer ni chaud ni froid. Ils allaient même laisser mon cadavre ici, parce que pour eux je n’aurais aucun mérite. Et de toute façon si je survivais, je n’y retournerais pas. Mon destin était scellé, si je parvenais à Dromund Kaas, j’allais soit mourir de honte et de déshonneur, soit de la main d’un Seigneur. Enfin je finis par maudire ces Jedi, bien que je les haïssais déjà suffisamment. Je me dis que c’était à cause d’eux que toute ma vie me conduisit jusque là. S’ils m’avaient laissée tranquillement vivre sur Tatooïne, il n’y aurait eu aucun problème. Je serais devenue commerçante, ou peut-être contrebandière, qui sait ? J’aurais vécu avec ma mère jusqu’à ce qu’elle meurt de vieillesse. Au lieu de cela, j’étais encastrée dans un mur tandis qu’un flot d’hyper-concentration de Force se dirigeait droit vers moi. J’eus le temps d’esquisser un sourire, et de murmurer :

    « Oh, la fille de… »

    C’était sûrement cela qu’on appelait « voir sa vie défiler devant ses yeux ». Moi ma vie, elle m’avait parue bien haineuse. J’avais sûrement manqué beaucoup de choses à cause de cette haine constante. Je n’ai pu profiter de rien. Je me contentais de rire d’un meurtre et d’être heureuse à la vue d’un cadavre. Mais était-ce suffisant ? De toute façon à ce moment, je ne pouvais plus réfléchir. Jamais la Force ne m’avait causée de réelles douleurs. J’aurais pu décrire les sensations, si seulement mon cerveau avait été encore capable de traduire la moindre douleur. Je sentais autour de moi le mur exploser littéralement en mille morceaux. Voir plus. Beaucoup de ces morceaux m’écorchèrent la peau, s’incrustèrent même dans mon corps. Et lorsque mon corps tomba au sol, je fermai les yeux juste au moment où je voyais le plus gros du mur d’écrouler sur moi. Je disparus sous un amas de débris. Beaucoup de mes os étaient brisés. Mes côtes avaient reçu un nouveau choc et j’avais du mal à respirer. Il semblerait que le pan de mur effondré m’ait écrasée légèrement la trachée et brisée les côtes encore intactes qu’il me restait.

    Une chose était sûre : je n’avais plus envie de bouger. Mais il le fallait, si je voulais continuer à vivre. Avec la force qu’il me restait, je poussai les plus petits débris qui me recouvraient, et après de longues minutes à rouler, me tortiller dans la pire des souffrances, je pus me dégager du plus gros pan de mur. Je rampai jusqu’à la zone de combat, où je voyais mon communicateur posé au sol. Il avait du m’échapper durant l’une des nombreuses mandales que j’ai prises. Plein de poussière, il semblait fonctionner encore. Lorsque je commençai à parler, une douleur aigue vint me transpercer la gorge. Je respirais bruyamment et avec difficultés, mais je me devais d’informer l’Amiral de mes pensées.

    « A… Amiral. Ici Dem… Demet… Merde ! Échec… de… la mi… mission. Dém… Démerdez…vous, maintenant. Je me…Je me… casse ! Puissiez-vous… pourrir… en enf… en enfer. Terminé. »

    Je laissai ensuite tous mes membres se relâcher. Je regardais le ciel. Par-ci, par-là, des explosions survenaient. Ma vue se troublait de plus en plus. Et avec le peu de force qu’il me restait, affrontant la douleur général et cette respiration qui me causait bien des torts, je prononçai :

    « Larch… Larch… Aide-moi… Mon v… Mon vaisseau… Larchael… »

    Je fermai les yeux et laissai mon esprit quitter cette maudite planète. Ironie et paradoxe, malgré la douleur qui m’envahissait totalement, mes pensées étaient plus claires que jamais et j’en étais presque heureuse. J’abandonnais. La vie de souffrance et de soumission était pour moi terminée.
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MessageSujet: Re: Quelque part dans les rues de Kuat Dim 22 Avr - 9:03

Le communicateur d'Ahsio résonna :

- La Sith est hors d'état de nuire. J'arrive, mais sans Larchael, il a voulu me tuer pour m’empêcher de faire du mal à mon précédent adversaire. Je l'ai quelque peu ... balancé contre un mur.

Larchael ? Un traître ? Ahsio était assez surpris. L'homme lui avait paru sincère jusqu'ici, et il s'était admirablement chargé de son boulot jusqu'alors, éliminant les impériaux que la troupe ne pouvait atteindre, et laissant ainsi le champ libre aux commandos républicains. Pourtant, d'après les dires de la grande Maître Jedi, celui-ci avait retourné sa veste pour prendre le parti de la guerrière sith. Étrange affaire que celle-ci, il était rare de voir un chasseur de prime trouver un intérêt à collaborer avec des siths. En tout cas, il aurait à parler avec le supérieur qui lui avait assuré la fiabilité de Stryker. En attendant, il devait admettre qu'il les avait bien aidé. Et puisqu'Arsenicia s'en était sortie malgré tout, il s'occuperait de cette affaire plus tard, il y avait plus urgent. De toute façon, l'homme était hors d'état de nuire pour le moment.

Ahsio étudia de près le bâtiment qui se dressait face à lui. Extrêmement haut et large, il était évident qu'il devait comporter des systèmes de sécurité très sophistiqués. Après tout, il s'agissait là du bastion dans lequel se terrait l'Empereur lui-même, et dans lequel la Chancelière Suprême était détenue. Plusieurs choix s'offraient aux commandos pour s'infiltrer dans le bâtiment. L'entrée principale bien sûr, mais il était hors de question de passer par là : elle devait être extrêmement surveillée déjà en temps normal, alors Ahsio n'osait imaginer ce que cela devait être en cas de siège : des centaines de pièges les attendaient sans doute ne serait-ce que dans le hall. Les entrées auxiliaires devaient également être sous contrôle, mais sans doute plus accessibles. D'autres solutions plus subtiles se présentaient à eux comme passer par les égoûts ou les conduits d'entretiens tels que ceux qu'ils avaient empruntés pour venir ici, mais Ahsio se doutait que ces possibilités avaient été envisagées par les impériaux, et que ceux-ci les avaient lourdement piégé. La dernière solution, aussi subtile qu'un détonateur thermique : passer par les airs. Celle-ci impliquait d'avoir un airspeeder sous la main, et d'être très bon pilote puisque de nombreuses défenses anti-aériennes devaient être situées dans le coin. Ahsio fut tiré de ses pensées par le son de pas qui se faisait de plus en plus bruyant. En se retournant, il put voir Arsenicia arriver à la hauteur du petit groupe. Bien qu'elle avait visiblement vécu un rude combat, lui laissant quelques traces visibles telles que le sang qui coulait le long de sa joue, elle semblait suffisamment en forme pour continuer la mission. Une bonne nouvelle car à l'intérieur de cette tour, ils auraient besoin de son instinct guidé par la Force pour éviter les multiples pièges qui s'y cachaient.

- L'Empereur est ici, avec la Chancelière, je peux les sentir... mais il y a un autre homme. Celui qui commandait le groupe qui a enlevé la Chancelière sur Coruscant et qui commande sûrement les opérations ici aussi ... un haut gradé, sans le moindre doute. Si nous pouvions l'avoir également, cela handicaperait l'Empire.

Ainsi l'homme qui était responsable de l'enlèvement de la chancelière était désormais son geôlier. Intéressant... Pour avoir réussi un tel coup de force : débarquer sur Coruscant et prendre la chancelière en otage, l'homme devait être un grand stratège. Ils devraient donc faire d'autant plus attention.
Arsenicia sortit un petit objet qu'elle tendit à Ahsio. L'objet en question signalait la position approximative de la Chancelière dans le vaste complexe face auquel ils se trouvaient.

Maintenant que nous sommes proches de la Chancelière, le signal du mouchard que j'ai placé sur elle quand nous étions sur Coruscant est plus net. Nous sommes près du but, mais ne confondons pas vitesse et précipitation.

- Bien sûr. Nous sommes ici pour récupérer la Chancelière au plus vite, mais ce n'est pas une raison pour foncer tête baissée dans la gueule du rancor !

Ahsio prit un instant pour réfléchir. Peu importe le chemin qu'ils emprunteraient, ils auraient des ennuis. Il en aurait mis sa main à couper. Or il n'étaient plus qu'une dizaine de soldats. Cela relevait de la mission suicide : infiltrer dix hommes dans le bastion ennemi, et surtout en ressortir vivants, avec la Chancelière. Aux yeux d'Ahsio, sur une échelle de un à dix, la mission était au niveau Luke Skywalker... Au delà donc du dixième barreau. Pourtant une idée vint frapper son esprit lorsque son regard se posa sur le bâtiment adjacent au Palais Impérial. Après tout, pourquoi forcément passer par un chemin direct ? La construction en question était un griffe-ciel atteignant presque la hauteur du Palais Impérial.

- Le Palais doit être en état d'alerte maximale. Il est hors de question de passer par l'intérieur. Du moins pas directement. Le bâtiment à l'est nous servira de point d'entrée.

Ahsio n'eut pas à en dire plus pour que la troupe se prépare et se mette en mouvement. Sur ses ordres, les républicains se dirigèrent vers le bâtiment en question. Dans une ruelle renfoncée, ils trouvèrent une porte d'accès qui leur permettrait d'entrer sans se faire remarquer. Bien qu'il s'agissait d'un griffe-ciel dans lequel étaient regroupées des activités uniquement civiles, la vue des soldats risquait de provoquer la panique, et les bureaucrates pourraient donner l'alerte, réduisant à néant l'effet de surprise qu'ils avaient l'intention de se donner. Ils pénétrèrent sans problème, la porte n'étant même pas verrouillée. En toute discrétion, ils se dirigèrent vers les zones de service, peu fréquentées par le personnel administratif. Après quelques couloirs dans lesquels ils ne croisèrent personne, ils finirent par y accéder, et se retrouvèrent dans une vaste pièce. Au fond de celle-ci se trouvait un vieux monte-charge. Moins rapide qu'un turbo-ascenseur, mais beaucoup plus large, afin de convoyer des caisses de grande envergure. L'équipe s'y engagea, et la plate-forme se mit en mouvement quelques secondes après qu'un commando eut appuyé sur la commande.

Leur lente ascension fut parsemée de pauses, lorsque la plate-forme s'arrêtait pour changer de direction. Il s'agissait en effet d'un système pouvant se déplacer verticalement et horizontalement. Ils finirent par se stopper au dernier étage. Étage peu fréquenté étant donné qu'il s'agissait essentiellement d'une piste d'atterrissage pour l'usage des employés du griffe-ciel. Mais ces mêmes employés étaient actuellement en plein milieu de journée et donc personne ne traînait dans l'étage. Tant mieux pour eux, d'ici ils pourraient préparer leur entrée dans le Palais Impérial. Ils prirent rapidement possession du niveau. On y trouvait quelques speeders garés, qui commençaient à prendre la poussière.
Ahsio se tourna vers les hommes qui attendaient derrière lui.

- Bien, je veux deux tireurs pour nous couvrir. Nelv et G'sengte Sau, je veux que vous vous installiez de façon à couvrir le toit de la tour, et en même temps que vous puissiez nous aider en cas de besoin. Les autres, on va utiliser les grappins pour s'infiltrer dans le Palais.
- Capitaine Nes, j'ai des signes d'activité sur le toit du Palais, des hommes ont déployé des défenses!

Voilà qui contrariait les plans d'Ahsio. Les tireurs sur le toit du Palais étaient situés plusieurs mètres plus haut qu'eux et dominaient donc les républicains. Ils avaient ainsi le champ libre pour descendre les commandos républicains comme des rats womps dès que ceux-ci essaieraient de se rendre dans le bâtiment. De plus les détecteurs étaient incapables d'évaluer le nombre exact d'impériaux établis sur le toit. Bref, la situation ne leur était guère favorable. La seule possibilité pour eux était de d'abord se débarrasser des impériaux avant d'infiltrer le Palais.

- Eszza, allez voir si ce speeder démarre encore. Si oui, amenez-le par là, en silence. Les impériaux ne doivent pas savoir que nous sommes là avant que je ne le décide.

Le rodien obéit et se dirigea vers l'engin en question. Après quelques instants, il le déplaça, en s'aidant uniquement des répulseurs, et l’amena à hauteur du groupe.

- Nous allons sortir avec le speeder, de l'autre côté du hangar, et débarquer en vitesse sur le toit du Palais. Notre but ne sera pas de descendre tous les impériaux présents, mais uniquement de pénétrer dans le bâtiment en les bloquant sur le toit.

Personne ne vint contredire l'idée d'Ahsio. Ils savaient que les autres possibilités n'étaient pas moins dangereuse, et celle-ci leur conférait l'effet de surprise. C'était un pari risqué, mais il fallait le prendre et compter, un peu, voire beaucoup, sur la chance. Ils prirent tous place à bord du speeder, sauf les deux tireurs et un autre soldat, restés pour couvrir leurs arrières. Ils se retrouvaient ainsi à 7 infiltrateurs et une maître Jedi se lançant à l'assaut de la forteresse ennemie. Le speeder quitta le hangar et s'engagea dans le flot de speeders. De nombreux engins des forces de l'ordres étaient présents, tentant vainement de contrôler le vent de panique régnant dans la population Kuatienne. De nombreux civils quittaient leur domiciles et se dirigeaient vers le seul spatioport encore en service à proximité, afin de quitter la planète. Leur pilote vira sur la droite, dans une autre artère, celle qui menait vers le toit du Palais. Il prit un peu d'altitude, suffisamment pour se retrouver au dessus des impériaux qui organisaient la défense ce celui-ci, puis piqua dans leur direction. Le mouvement eut pour effet de semer la panique parmi certains impériaux qui courraient vers les bords du toit. D'autres, conservant leur sang froid, accueillirent les républicains à coup de blasters. Au dernier moment le pilote redressa le speeder, et le posa presque délicatement sur le plastacier. Les républicains en sortirent du côté où aucun impérial ne se trouvait, et se mirent à couvert derrière le speeder et diverses caisses vidées de leur matériel.

Ahsio lança un regard à Arsenicia, et lui désigna des yeux la porte donnant au niveau inférieur. Puis il s'adressa à l'un de ses hommes.

- À mon signal, je veux que vous lanciez des détonateurs thermiques et des grandes fumigènes à trois secondes d'intervalle. On va profiter de la fumée pour rejoindre la porte d'accès à l'étage du dessous.

Ahsio s'empara de son fusil blaster, qui ne l'avait toujours pas quitté depuis le début de la mission et se mit correctement à couvert derrière le speeder. Il leva la tête de façon à être le moins exposé possible et pouvoir évaluer les forces ennemies. De nombreux soldats impériaux étaient en train de riposter aux tirs des commandos. Parmi eux, Ahsio put distinguer un homme qui semblait être le leader des troupes impériales. Pas particulièrement grand, il dégageait pourtant quelque chose qui inspirait le respect. Il devait être un homme particulièrement apprécié par ses soldats. Mais Ahsio ne prit pas le temps d'étudier l'homme plus en détails. Il avait plus important à faire. S'ils tardaient, il était certain que les impériaux l'emporteraient. Ahsio fit un geste de la main aux soldats chargés des détonateurs thermiques et des fumigènes. Ceux-ci envoyèrent alors leurs charges mortelles en direction des impériaux. Le but de la manœuvre n'était pas d'être précis mais de semer la confusion parmi les ennemis. Aussi, il était peu probable que les impériaux subiraient de lourdes pertes à cause des explosions. Seuls ceux qui n'auraient pas eu le temps de se mettre à couvert en voyant les grenades risquaient d'y rester.

Quelques secondes plus tard, le toit entier était envahi de fumée. Les commandos républicains eux possédaient un casque intégral, comprenant un respirateur et des lunettes de vision leur permettant de ne pas être encombrés par la fumée. Ils se hatèrent ainsi vers la porte d'accès au niveau inférieur. Des tirs de lasers fusèrent à travers l'épaisse fumée. Deux soldats républicains tombèrent, raides morts. Mais ils ne pouvaient pas s'arrêter pour eux. Une fois les derniers ayant franchi le pas de la porte, Ahsio enfonça le bouton activant la fermeture de la porte incendie.

*Bon courage pour la démolir, ça va vous prendre beaucoup de temps*

Ils étaient enfin à l'intérieur !

Mais il ne fallait pas se réjouir trop vite. Des systèmes de sécurité avaient certainement capté leur arrivée. En attendant d'éventuels défenseurs, ils se hâtèrent en direction de la position indiquée sur le traceur de la Jedi. La Chancelière se trouvait à quelques niveaux en dessous : cinq étages. Cinq étages à franchir, cinq niveaux en état d'alerte maximale, où les mesures de sécurité devaient être énormes...


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MessageSujet: Re: Quelque part dans les rues de Kuat Dim 22 Avr - 23:36

« Larchael, qu'est-ce qui vous prend ? »

Le ton calme de la Jedi aurait très bien put m’inciter à baisser mon blaster, j'allais même le faire mais mon regard croisa celui de Démétéris juste derrière et je ne pus m résigner à l'abandonner. Elle ne mourrait pas ici, pas maintenant!J'étais prêt à tirer à tout instant, au moindre geste brusque, je n'aurais pas hésité à transpercer le crâne de cette femme que je connaissais à peine. J'avais déjà tué de sang froid, ça ne me ferais rien si je recommençais cependant je ne pouvais m'empêcher de penser qu'ils me prendraient tous pour un traître. Mais qu'importe finalement ? Ces gens finiraient sûrement tous par mourir ici et je risquais de ne pas les recroiser avant longtemps. Mais elle me laissais une chance de m'expliquer, de m'exprimer, de lui faire comprendre les raisons de mon geste cependant je n'en eu pas l'occasion. Contrairement à ce que je pensais, Arsenicia n'avait pas l'intention de me laisser parler.

Sans que je comprenne quoi que ce soit, je me retrouva projeter dans les airs, mon doigt pressant la gâchette au même instant sans que mon tir ne touche quoi que ce soit, mon dos claqua brutalement contre un mur. Le choc violent se propagea dans tout mon corps, je sentis plusieurs de mes os se craquer et se fracturer tandis que le mur se fissurait. La douleur qui envahit mon corps me paralysa en partie tandis que je retombai brutalement sur le sol. Au contact du sol dur, un voile noir recouvrit mes yeux. Je n'y voyais plus rien, je n’entendais que des bruits sourds, ouvrir les yeux m'étais presque impossible. Je voulais voir ce qu'il se passais, constater les dégâts que mon corps avait subit par moi même mais mes muscles refusaient de bouger. Le choc que j'avais reçut pouvait-il être si violent ? Une Jedi avait-elle le droit d'utiliser la violence de cette manière ? J'avais mal calculer mon coup, j'avais pensé qu'en tant que Jedi elle n'oserait pas m'attaquer tant que je n'aurais pas engagé les hostilités mais je m'étais trompé. Et maintenant Démétéris était encore plus en danger à cause de moi. Je devais faire quelque chose pour l'aider. J'ordonnai à mon corps de bouger, de retrouver sa mobilité cependant il refusait de m'écouter et ignorait mes ordres.

Finalement j'arrivai à retrouver la mobilité de mes membres au bout de quelques secondes qui me parurent une éternité. Toujours étendue sur le sol, les yeux mi-clos, j'observai la suite du combat entre Démétéris et Arsenicia. Je vis avec une certaine frayeur le second sabre de la Jedi parer le coup de la Sith. Plus les coups pleuvaient sur Démétéris, plus ma rage de me relever pour lui prêter main forte amplifiait. J'arrivai à me traîner lamentablement de quelques mètres à la force de mes bras lorsque cela se produisit. Tandis que je vis Arsenicia préparer une attaque qui pourrait très bien être fatale à la Sith, je me redressai sur mes jambes difficilement mais ce fut trop tard. La déflagration qui suivit fut terrible et malgré le fait que des débris de pierre s'enfonçaient dans ma peau, tout ce qui me préoccupait était que Démétéris se trouvait presque au cœur de cette « explosion de Force ». Un hurlement sonore s'échappa de ma gorge tandis que le choc me plaquais une nouvelle fois à terre.

Lorsque tout fut finis, je vis Arsenicia, debout près d'un gros pan de mur détacher par l'attaque et elle parlait dans son communicateur, sûrement à Ahsio. Puis je la vis partir, longuement je l'observai. La suivre aurait été simple, même dans l'état où j'étais je pouvais encore me déplacer. Seulement c'était Démétéris qui me retenait ici. Elle ne pouvait pas être morte, elle n'avait pas le droit de mourir ! Non, si elle mourrait, que ferais-je moi ? Que deviendrais-je ? C'est alors que je vis un mouvement sous le pan de mur. La jeune Sith s'en dégagea difficilement et pris son communicateur à son tour pour dire quelque chose. Je m'approchai d'elle aussi rapidement que je le pouvais et je finis par m'écrouler à genoux près d'elle. Sans comprendre pourquoi, je pris sa main dans la mienne, prenant son pouls par la même occasion, il était faible mais elle était en vie.

« Larch… Larch… Aide-moi… Mon v… Mon vaisseau… Larchael… »

Puis elle ferma les yeux. Tandis que je la fixai je compris ce qu'elle voulait me dire. Sa survie était entre mes mains, si je l’emmenai dans son vaisseau, elle pourrait quitter cette planète maudite et avoir une chance de survivre. Ce qui était certain, c'était que si je ne faisait rien, elle mourrait. J'observai son visage, les blessures qui se trouvaient dessus ne m'empêchèrent pas de voir la beauté de cette femme.

« Compte sur moi Démétéris, je ne te laisserais pas mourir, tu n'en a pas le droit, tu m'entends ! T'as intérêt à vivre ! »

Avec le peu de force qu'il me restais, je la soulevai dans mes bras tout en me redressant. Où pouvait bien être son vaisseau ? Je m'élançai donc à l'aveugle dans les rues désormais déserte de Kuat à la recherche du vaisseau de la Sith. Elle avait besoin de soins, et de toute urgence. J'avais des connaissances, je pouvais faire jouer mes relations pour que la Sith soit remise sur pied dans le plus grand secret. Il était certain que les autres Siths n'apprécieraient pas son échec et qu'ils la tueraient si jamais elle rentrait sur Dormund Kaas. C'était donc là un choix à rayer. Je pouvais également la faire disparaître complétement aux yeux du monde si jamais elle ne voulait plus être poursuivis. Je ferais mon possible pour lui venir en aide. Mais pour l'instant, je devais l'emmener hors de la planète. La confusion qui y régnait était telle que personne ne remarquerait notre départ. Je devais avouer qu'abandonner Ahsio ainsi me faisait un peu de peine, je commençais justement à l'apprécier ce républicain. J'avais aussi une revanche à prendre sur Arsenicia, j'aurais aimer me lancer à sa poursuite pour lui faire payer ce qu'elle avait osée faire à Démétéris. Et ce qu'elle m'avait fait par la même occasion. Mais je n'avais pas le temps de m'attarder là dessus ! Il fallait que je trouve ce vaisseau et vite !

Après avoir courut durant plusieurs minutes en boitillant légèrement, je finis par trouver ce que je cherchais. Un Yatch Stellaire m'attendais et je sut que c'était ce que je cherchais. C'était là le vaisseau de Démétéris, j'en était certain. Je reportai mon attention sur la jeune femme que je tenais toujours dans mes bras. Elle était toujours inconsciente mais encore vivante, je n'avait pas de temps à perdre ! Je m'élançai donc vers le Yatch Stellaire et y pénétra. Une fois à l'intérieur je déposai la Sith sur un lit moelleux en faisant attention à ce qu'elle ne soit pas blessée durant le transport. Puis je me tournai une dernière fis vers la planète. Kuat... Je n'étais pas près de remettre les pieds ici. Mon regard se porta ensuite sur la tour où l'Empereur et la Chancelière se trouvaient. J’abandonnais ma cible pour sauver une femme. Mais peu m'importais, seule la survie de Démétéris avait une quelconque importance pour moi à cet instant. Aussi je lançais les commandes du vaisseau qui se souleva lentement du sol. Au moins il était toujours opérationnel. En quelques secondes, j'arrivai à m'approprier les commandes de ce vaisseau et je le fis s'élever plus haut dans les airs. Bientôt il vola vers la bataille stellaire qui se déroulait juste au dessus de Kuat. Une fois cette épreuve franchie, plus rien ne m'empêcherais de sauver la Sith.

Mais ce ne fut pas une mince affaire... Esquiver les tirs et passer au milieu d'une bataille de ce type n'était pas aussi simple que l'on pouvait le croire. Le Yatch Stellaire fut même quelque peu endommagé. Rien de bien grave, juste un petit trou sur la coque mais rien d'important. Il n'y avait pas de risque de fuite d'air. Après plusieurs acrobaties aériennes, je quittai enfin l’orbite de Kuat. Finit cette incessante bataille, finit cette vie sans but, aujourd'hui j'avais un objectif à atteindre : sauver Démétéris. Sans jeter un dernier regard vers Kuat, je volais dans l'espace. Je savais qui pouvait m'aider, je connaissais le moyen de sauver la Sith. J'aurais également ma revanche sur Arsenicia Ombrelune, tout ce dont j'avais besoin c'était de patience.

C'est donc ainsi que je quittai Kuat, j'avais fait mon choix, plus rien ni personne ne pourrait plus me résister.


Dernière édition par Larchael Stryker le Mar 1 Mai - 6:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quelque part dans les rues de Kuat Mer 25 Avr - 10:44

- Colonel Arrow, des troupes d'élite. L'Empereur nous a placés sous vos ordres, Excellence.

Ainsi, l'Empereur devait avoir pris le temps de regarder les rapports et vidéos qu'il lui avait envoyés... ou bien quelqu'un lui en avait fait la synthèse. En tous les cas, sa majesté impériale avait décidé de placer ses meilleurs hommes sous le commandement de Reige, et cela ne serait sans doute pas de trop s'ils voulaient trouver un moyen de stopper l'avancée des Républicains.

Malheureusement, les commandos ennemis paraissaient bien plus malins que les officiers des Renseignements ne l'avaient prévu. C'est en arrivant sur le toit, et en étant directement témoin de la bravoure -ou peut-être plutôt de l'inconscience- de ses adversaires. Ces derniers avaient en effet préféré passer par un immeuble adjacent plutôt que de monter par le rez-de-chaussée de la tour. C'était un choix judicieux mais qui avait ses faiblesses aussi.


- Lieutenant, positionnez vos hommes de sorte à avoir les républicains dans leur ligne de mire. Dès que ce sera fait, ordonnez-leur de faire feu à volonté.

- Oui, Amiral !

Pendant le lieutenant activait ses hommes, Lukan s'éloigna de la zone et activa son comlink pour entrer en communication avec le chef des troupes d'élites. Si les évènements prenaient bien la tournure qu'il prévoyait, ils allaient avoir bien besoin d'eux.

- Colonel, ici le Grand Amiral Reige. Dites à vos hommes de gagner les étages supérieurs, je répète, faites-les monter dans les étages supérieurs. Il y a de grandes chances que les Républicains tentent de passer par le toit. Vous ne devez en aucun cas les laisser approcher de la salle du trône.

- Compris, Excellence mais... n'êtes-vous pas sur le toit ? Avez-vous besoin de renforts ?

- Négatif, Colonel. La Chancelière et sa majesté sont certainement la priorité n°1 des rebelles. Je ne pense pas qu'ils perdront de temps avec nous. De la même manière, l'interception des troupes ennemies et la protection de la salle du trône sont vos priorités absolues ! Est-ce que je me suis bien fait comprendre, Colonel ?

- Oui, Excellence. Il en sera fait selon vos désirs. Arrow, terminé.

Lukan laissa échapper un léger soupir. Il ne faisait certainement pas cela de gaieté de coeur mais il avait des ordres très clairs concernant cette mission. A peine eut-il le temps de terminer la communication que des tirs de blaster se firent entendre de l'autre côté du toit. Dégainant son propre blaster, l'impérial vit ses craintes se confirmer lorsqu'il vit le speeder servant de barricade sur le toit et les troupes républicaines qui s'abritaient derrière.

Les républicains étaient revêtus de combinaisons intégrales avec masque, si bien qu'il ne fut à en mesure de les distinguer mais l'un d'eux parut l'observer quelques instants avant de diriger son groupe vers une porte menant vers les étages inférieurs. Probablement le leader des commandos... il lui faudrait se renseigner au sujet de l'identité de cet homme, enfin, s'il survivait à cette bataille.

Puis les choses semblèrent se calmer un peu.


- Amiral, ils ont bloqué la porte ! Le système de coupe-feu est enclenché, il n'y a rien que nous puissions faire sans équipement adéquat.

Ces Républicains étaient décidément pleins de ressources. Néanmoins, il n'avait pas le temps de s'extasier de leurs prouesses, du travail l'attendait encore. D'ailleurs, le bruit de répulseurs en train d'être allumés lui annonça que son départ était imminent.

En effet, devant lui se trouvait un Transport Spatial YX-1980, dont la forme de demi-cercle était caractéristique et il aperçut bientôt le lieutenant Stark, qui se tenait sur la rampe d'embarquement. Lukan se retourna alors vers le lieutenant qui lui parlait un instant plus tôt.


- Barricadez la porte avec tout ce que vous pourrez trouver et piégez-la s'il vous reste des explosifs. Ensuite, prenez la navette Nune et rejoignez le point de rendez-vous alpha. Là-bas vous attendrons vos prochaines instructions.

- Bien, Amiral. Mais... et vous ?

Reige posa la main sur l'épaule du jeune lieutenant et lui adressa un sourire, mi-confiant, mi-amusé, avant de prendre la parole à nouveau.

- Ne vous en faites pas pour moi. J'ai encore à faire sur cette planète avant de la quitter. Occupez-vous de garder vos hommes en vie, c'est le principal.

- Je comprends... je veux dire, Oui mon Amiral !

- Rompez, lieutenant.

Reige regarda le jeune homme s'éloigner quelques instants, souhaitant qu'il ne finisse pas comme tous ces autres soldats que la République avait déjà décimé depuis le début de son assaut mais malheureusement à la guerre, il n'y avait aucune garantie. Se détournant finalement de la scène, il monta à bord du Transport.

Bloodfin, tel était le nom de ce vaisseau qu'il avait fait minutieusement modifier par le professeur Llwyd et par une équipe de techniciens chevronnés pour en améliorer considérablement les performances. Certes, ce n'était pas le Chimaera mais pour le rôle qu'il lui destinait, Bloodfin serait beaucoup plus approprié.

Se dirigeant vers le cockpit, il ne fut pas surpris d'y trouver le lieutenant Karen Hamilton dans le siège du pilote et le lieutenant Selena Lawford dans celui du copilote. Les deux femmes ne s'entendaient pas très bien en temps normal mais en cette occasion, elles paraissaient avoir conclu une sorte de trêve et travaillaient de concert. Lukan prit place dans l'un des autres sièges, devant une console de communication pendant que Walter prenait la place du navigateur.


- Boucliers actifs à 100%. Annonça Karen d'une voix forte.

- Armement opérationnel. Les filles, vous êtes en place ?

- Oui, Selena ! Répondirent deux voix juvéniles en coeur.

Deux voix qu'ils ne reconnaissait que trop bien. Le Grand Amiral tourna immédiatement la tête vers le lieutenant Lawford, sa surprise et sa colère clairement visibles sur son visage mais il n'eut pas le temps de prendre la parole que la jeune femme aux cheveux verts et aux yeux ambrés devançait sa question.

- Elles n'ont pas voulu rester sur Yaga Minor. Elles ont insisté pour venir et ont menacé de voler un vaisseau pour tenter de vous rejoindre si je le leur refusais. Je me suis dit qu'elles seraient mieux à bord du Bloodfin... et puis, c'est vrai qu'elles font d'excellents artilleurs.

Les invectives qu'il comptait lui adresser moururent dans sa gorge et il n'en sortit qu'un soupir mi-exaspéré, mi-las. Evidemment que Melinda et Teresa n'allaient pas accepter de rester bien gentiment éloignées de lui, surtout si elles le savaient en danger. Les deux adolescentes étaient très attachées à lui et elles avaient déjà prouvé par le passé qu'elles feraient tout pour le protéger.

Les placer chacune dans une tourelle était également un choix judicieux puisqu'elles étaient naturellement douées au tir et avaient démontré d'excellents scores dans les simulateurs. Seulement aujourd'hui, il n'était pas question de faire face à des ennemis imaginaires mais à de vrais tirs de lasers... Enfin, ce qui était fait ne pouvait être défait. Il n'en activa pas moins l'unité com.


- On reparlera de ça à la maison, ne croyez pas que vous êtes sorties d'affaire. Les réprimanda-t-il.

- Oui, Lukan. Répondirent-elles encore une fois en coeur, mais d'un ton plus repentant.

Le vaisseau venait de décoller et les moteurs subluminiques étaient activés. Lukan activa l'écran de la console et consulta les données des senseurs et celles transmises par les différents systèmes de détection placés sur la planète.

- Où allons-nous, Amiral ? Demanda Walter d'une voix grave.

Reige observa l'écran tactique et constata que les troupes républicaines débarquaient de plus en plus nombreuses à la surface de la planète. Des poches de résistance impériales résistaient encore mais à ce rythme, elles seraient bientôt toutes débordées. Son regard fut ensuite interpellé par un endroit en particulier.

- Les usines d'armement. C'est là que l'Amiral Erices se trouve.

- N'a-t-elle pas un moyen de quitter la planète ? Demanda Karen.

- C'est possible mais les communications sont brouillées par endroits, elle n'a peut-être donc pas reçu le message. En tous les cas, nous devons la récupérer, cap sur ces usines !

- Bien, Amiral !

Tandis que le vaisseau se dirigeait vers sa destination, Lukan utilisa l'écran tactique pour afficher les dernières données sur la bataille spatiale en cours. Ce n'était certes pas aussi pratique que l'affichage holographique du QG qu'il occupait auparavant mais cela lui donnait une idée assez précise de ce qui se passait en orbite.

Sur les trois escadrons de Predator, il ne restait plus que dix-neuf appareils encore en vol et ils continuaient d'affronter les chasseurs républicains qui fonçaient sur eux comme des mynocks sur les coques d'un vaisseau spatial. L'escadron de bombardiers Neutralizer avait perdu deux de ses membres mais les boucliers latéraux droits du Croiseur avaient largement faibli, laissant son flanc exposé à leurs torpilles à protons. De leur côté, les Reaper continuaient de le harceler de tous les côtés.

Visiblement, la manoeuvre avait eu l'effet escompté puisque le MC150 se rapprochait désormais du reste de la flotte, sans doute dans l'espoir que les frégates et les autres escadrons de chasseurs puissent les débarrasser de ces appareils gênants. Il ne restait plus qu'à espérer que cela les occupe suffisamment longtemps.


- Amiral, nous arrivons près des usines.

- Parfait. Dites à l'Amiral Erices de se diriger vers l'aire d'atterrissage la plus proche pour que nous la récupérions. Précisez-lui que c'est un ordre de classe A, du Grand Amiral Reige.

- Bien, monsieur.

Il n'y avait plus qu'à espérer qu'Eolia ne ferait pas de zèle, sinon quoi ils risquaient bien de tous périr sur ce caillou sans la volonté de l'Empereur ne puisse être menée à bien.
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MessageSujet: Re: Quelque part dans les rues de Kuat Mar 1 Mai - 5:47

    J’étais en paix. J’étais bien. Enfin, cela était un bien grand mot, parce que je douillais quand même sévèrement ! Les multiples fractures, la brûlure au visage et mes difficultés respiratoires empêchaient quelque peu mon esprit de se reposer. Je luttais pour ne pas complètement sombrer dans l’inconscience, car je savais que j’aurais toutes les chances de ne pas en ressortir. Alors je fermais les yeux, et me concentrais sur le contact que j’avais avec mon sauveur. Après m’avoir agrippé fermement la main, il me porta de toute sa virilité et prononça quelques mots réconfortant. Nous étions là, dignes d’un grand film dramatique, luttant pour notre survie au milieu des détonations et du feu ravageur d‘une guerre impitoyable, et j’étais physiquement aussi performante qu’un Hutt enrhumé. La honte. Je pourrissais tout ce tableau d’héroïsme. Je passai difficilement mon bras autour de sa nuque pour m’éviter une chute qui, même à un mètre soixante seulement du sol, pourrait désormais m’être fatale. Puis, ouvrant légèrement les yeux et les lèvres en un sourire narquois, je prononçai quelques mots difficilement.

    « C’est pas à toi de me donner les ordres, sale hérisson jaune. »

    Je laissai tomber ma tête dans le vide pour garder le maximum de force, bien que le mouvement m’eut été aussi douloureux que mes côtes cassées flottantes dans mon thorax à chaque mouvement de ma monture de fortune. Il courrait dans les rues défoncées aux pavés branlants de la ville, je souffrais atrocement mais n’osais pas lui en faire part. Il était déjà assez sympa comme ça de renoncer à son rêve pour me sauver la vie, je n’allais pas en plus lui demander de ralentir et de faire attention à moi tandis qu’il risquait sa vie… non, nos vies, à chaque intersection. Je savais arrêter d’être exigeante lorsque le moment commençait à se réchauffer dangereusement.

    Heureusement que ce chasseur de primes était là. Heureusement que je l’avais rencontré auparavant et que mes charmes naturels l’avaient conduit à éprouver à mon égard une affection prononcée. Sans ça, je serais probablement déjà morte sur le pavé, noyée dans mon sang et les tripes de soldats malchanceux. Il était pour l’instant la seule chose qui me permettait encore de m’accrocher à l’envie de vivre dans cette foutue de galaxie. J’avais perdu toute illusion que je m’étais forgée autour des Sith et de l’Empire. Nous n’étions pas cet Ordre puissant que j’imaginais, auquel cas nous gouvernerions déjà la plupart des secteurs. Non, nous n’étions que les chiens de l’Empire. Tous mes confrères agissaient comme s’il s’agissait d’un choix personnel et que rien ne les obligeait à exécuter les volontés de l’Empereur, mais il n’en est rien. Nous étions manipulés, envoyés à l’abattoir comme si nos vies ne valaient rien. Les Seigneurs Noirs n’étaient que des égoïstes qui se fichaient pas mal de nous voir vivre ou mourir, en fait. Seuls comptaient leurs propres intérêts, au même titre que l’Empire. Pourquoi se laisser berner plus longtemps ? J’étais bien heureuse de pouvoir quitter tout cela. Et si Larchael se dépêchait de trouver mon vaisseau et de quitter cette planète avant que je n’ai clamsé dans ses bras, j’irai à travers la galaxie pour faire tout ce dont j’ai envie. Je pourrais même retourner voir ma mère sur Tatooine, si elle n’est pas morte depuis le temps.

    Plus tard, et avec soulagement, je fus déposée sur un support moelleux et confortable que je reconnus aisément. Il s’agissait de la couchette dans mon yacht baudo. Ainsi le blondinet avait trouvé mon vaisseau ? Il était plus débrouillard que je n’avais osé l’imaginer. Quelle surprise ! Après plusieurs minutes, je sentis le vaisseau quitter le sol. Nous nous élevions dans l’espace. Il réussissait même à contrôler le vaisseau de transport. Je ne pouvais nier que cet individu si charmant m’épatait de jour en jour. Il me tardait d’être rafistolée pour l’accueillir à l’emplacement même où je me tenais là, non sans difficulté néanmoins. Les yeux fermés, j’imaginais l’espace apaisant qui nous entourait. Mais avant que mon esprit ne s’évade dans l’infini, des bruits bien reconnaissables retentirent et m’extirpèrent de ma méditation avec un écarquillement d’yeux effroyable. Nous avions quitter la bataille terrestre pour nous retrouver dans une bataille spatiale. De plus, mon vaisseau n’était pas fait pour le combat, et malgré ses boucliers déflecteurs il ne supporterait que peu de temps l’assaut des lasers. Je n’eus le temps de rien faire, d’abord parce que mon état ne me le permettait pas, ensuite parce qu’un choc extérieur vint déstabiliser le vaisseau. N’ayant la force de me retenir, je roulai sur la couchette et tombai au sol lourdement, avant que le pilote dont les talents restaient à prouver ne redresse sa trajectoire.

    « Aaaaaaaaaaïe-euh… » lançai-je d’un râlement de douleur, certes mêlé à une certaine forme de désespoir. Le sort s’acharnait sur moi. Les douleurs dans tout mon corps s’intensifièrent, et je dus mettre plusieurs secondes avant de trouver un rythme et une force de respiration normaux. De quoi faire peur aux plus peureux des enfants soit dit en passant. Mais démotivée et exaspérée par toutes ces horreurs qui s’abattaient sur moi comme une averse de Kamino, je décidai de garder mes forces et de rester sur ce sol, qui n’était pas si inconfortable finalement. Le vaisseau était stable et tout restait silencieux autour de moi. Je murmurai un « merci » destiné à Larchael qu’il ne pourrait pas entendre de toute façon, mis à part s’il était accroupi pour coller son oreille sur ma bouche. Mais ce n’était pas le cas. Je restais couchée sur le ventre, la tête sur le côté, les bras le long du corps. J’avais survécu. J’étais heureuse, même si chaque seconde me paraissait être la dernière de ma vie.

    Finalement, je m’endormis sur le sol de mon Yacht Stellaire.



[HRP : Comme vous l'aurez compris, la mission se termine (lamentablement ou non selon les avis) pour moi. Merci à tous !]
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MessageSujet: Re: Quelque part dans les rues de Kuat Sam 2 Juin - 4:50

Quelques soldats venaient de sortir d’une pièce hautement sécurisée. Vêtue d’une armure de stormtroopers noires, les silhouettes s’avançaient d’un pas sûr vers leurs prochaines victimes : les troupes républicaines. En effet, celles-ci avaient presque réussis à occuper le QG de l’Empire mais une seule pièce ne devait pas être prise : le bureau de l’Empereur. Ainsi, ces soldats, une quinzaine au total, marchaient à travers les couloirs sombres et dénudés de vie. Ils étaient très bien organisés, un petit groupe ouvrant a marche, un autre préparant munitions, armes et grenades tandis que le dernier groupe fermait la marche, surveillant le dos de leurs camarades. L’empereur Kuran fondait de grands espoirs en eux. Ils étaient les premiers d’une nouvelle « race » de soldats hautement qualifiés, semblables aux anciens commandos impériaux qu’avaient possédés les anciens Empires. Une bonne partie de la fortune impériale avait été injectée pour leur création. Il ne restait plus qu’à savoir ce qu’il valait sur le terrain.

Ces soldats sont simples, mais relativement meurtriers. Ils sont équipés d’une armure légère identique à celle des stormtroopers de base, mais de couleur noire et recouverte d'une matière appelé Reflec, servant à dévier la lumière et les rayons des senseurs, les rendant quasiment invisibles aux yeux de leurs adversaires ainsi que des systèmes de sécurité. Voilà pourquoi l’obscurité était leur terrain de jeux favori. Bien que ces unités d’élites soient à l’aise pour n’importe que terrain d’ailleurs. Ils n’étaient pas spécialisés pour les assauts mais plus pour les missions discrètes. Un peu comme les ombres des stormtroopers. Pourtant, l’Empereur les envoyait directement sur le terrain, face à face avec leurs adversaires, sans subterfuge. Certainement pour jauger de leurs capacités de combat. D’ailleurs, l’Empereur suivait tout sur un écran, grâce aux diverses caméras dissimulées un peu partout dans le bâtiment.

Et bientôt, le groupe se retrouva face aux troupes républicaines. Une sorte de silence s’installa quelques instants, les troupes ennemies restant dubitatifs face à ces nouvelles unités fraîchement sorties des usines de clonage. D’ailleurs, en arrivant devant les ennemis, le groupe impérial, qui était une quinzaine au départ, n’était plus que huit à présent. Les autres se cachaient, bien à l’abri des regards en attendant le moment propice. Et ce moment fut vite arrivé car, quelques minutes après, les lumières se coupèrent, plongeant les impériaux et leurs adversaires dans le noir complet, les faibles rayons du soleil n’éclairant que très faiblement le couloir. Ils avaient tout prévus. Coupure de courant puis fermeture des volets automatiques. C’était de vrais professionnels qui savaient tirer parti de leur environnement. Et tout aussi instantanément, équipés de leur amure, les soldats d’élite disparurent devant les yeux des républicains. Ils étaient toujours là, présents. D’ailleurs, on pouvait facilement deviner du mouvement si on se concentrait assez. Mais il était difficile de se concentrer car, rapidement, des tirs de blasters commencèrent à fuser, renversant quelques républicains qui répliquèrent sur le champ, la plupart essayant de les viser …




[P.S: Je tiens à m'excuser pour le retard et la gêne que cela occasionne. J'espère que la mission reprendra son cours normal et que tout le monde sera d'attaque pour la terminer Smile]
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MessageSujet: Re: Quelque part dans les rues de Kuat Sam 2 Juin - 8:37

    Ils avaient parcouru plusieurs centaines de mètres et descendu trois étages sans rencontrer une quelconque forme d'opposition. Si cela les arrangeait énormément, Ahsio restait tout de même sur ses gardes. Il était surprenant de ne rencontrer aucune résistance dans le bastion ennemi. Alors qu'ils avançaient dans un couloir, des soldats impériaux arrivèrent face à eux. Tous cachés sous une armure noire de haut en bas, ils avaient de quoi impressionner. Sans doute était-ce l’obscurité des plaques de protection qu'ils portaient qui leur conférait cet aspect menaçant. Au moins, ces abrutis d'impériaux avaient enfin compris que fournir des armures immaculées à leurs soldats en faisaient des cibles de choix. C'est vrai, bien souvent les soldats républicains avaient eu l'occasion de faire du tir au pigeon sur des impériaux, à défaut de pigeons... D'autant plus que les soldats impériaux avaient pour ordre de nettoyer parfaitement leur armure, et la poussière ne pouvait donc venir atténuer l'éclat de celle-ci.
    Ces soldats-ci étaient différents. Mais Ahsio n'avait pas pris le temps de les observer en détail et s'était jeté sur son arme afin de les accueillir comme il se doit. Enfin, c'était plutôt eux qui venaient accueillir les commandos républicains. Avant même de pouvoir leur tirer dessus, les lumières du couloir déjà assez obscur comme ça s'évanouirent et laissèrent place à une obscurité totale. Ahsio avait déjà visé avant cela, et tira, espérant que la cible n'avait pas bougé. Un bruit sourd d'une masse s'effondrant au sol lui confirma que ce n'était effectivement pas le cas. Il continua à arroser l'autre bout du couloir espérant en descendre quelques uns à l'aveugle. Car c'est ce qu'ils étaient : aveugles. Ahsio fut admiratif de ces soldats impériaux qui avaient pensé à tout pour les piéger. Lorsqu'il jeta un œil sur le scanner que lui tendait l'un de ses hommes, il ne vit rien... Non pas parce qu'il faisait noir, mais parce qu'aucun point lumineux sur l'écran n'indiquait la position de leurs ennemis. Ceux-ci étaient invisibles aux détecteurs. Du moins les détecteurs actifs que possédaient les républicains. Mais Ahsio se doutait que sous leur armure, ces soldats dégageaient de la chaleur, et aucune armure ne pouvait retenir celle-ci. Ils devaient donc scintiller de mille feux sur un simple détecteur thermique passif, comme des lunettes infrarouges. Quelle drôle de coïncidence ! Les républicains disposaient tous de lunettes infrarouges intégrées à leur casque. Ahsio enfila le sien et activa la vue nocturne, tout en ordonnant à ses soldats de faire de même. Étrangement, des corps mouvants s'illuminèrent en vert. Alors que les tirs des impériaux avaient descendus deux hommes de plus, les républicains ripostèrent, envoyant leurs ennemis au tapis.

    La situation s'était renversée. Les commandos républicains avaient de nouveau le dessus, et c'était tant mieux. Du moins c'était ce qu'ils croyaient jusqu'à ce qu'ils se retrouvent face à un autre groupe d'impériaux qui était resté en retrait afin de terminer les commandos s'ils parvenaient à se débarrasser du premier groupe. Un choix judicieux puisque c'était exactement ce qui s'était produit. Les tirs dévastateurs des impériaux firent encore des morts chez les républicains, et il leur fallut se protéger au coin d'un couloir. La situation était des plus difficiles. Il leur suffisait de pencher un peu trop la tête pour essayer de voir ce qui se passait dans l'autre partie du couloir pour se faire canarder par les soldats impériaux. Heureusement, leurs lunettes de vision nocturne ne détectaient que les variation de chaleur, aussi pouvaient-elle « voir » à travers les murs. Leurs ennemis se situaient à environ 8 mètres d'eux. Le couloir débouchait en « T », une partie se prolongeait sur la gauche, une autre sur la droite. Les impériaux se situaient sur la gauche, cachés dans un renfoncement. Mais celui-ci ne les aiderait pas à s'en sortir. Étant l'expert en démolition de son escadron, Ahsio avait pour habitude d'emporter de nombreux explosifs lors de ses missions. Aussi, il avait beau en avoir déjà utilisé pas mal, il lui restait encore quelques détonateurs thermiques qui ne demandaient qu'à servir. Ahsio en décrocha un de sa ceinture et activa une minuterie de courte durée : quelques secondes seulement. Leurs ennemis avaient commis l'erreur de tous se retrancher derrière un pan de mur, ce qui rendrait les choses plus confortables pour les infiltrateurs républicains. Ahsio envoya la grenade à l'autre bout du couloir. Celle-ci rebondit contre un mur dans un impact sourd avant d'atterrir aux pieds d'un impérial...

    … Qui n'eut pas le temps de réagir. Le détonateur explosa dans un vacarme assourdissant, vaporisant les soldats impériaux et laissant le champ libre aux commandos. Ceux-ci se hâtèrent en direction de l'escalier menant au niveau où se situait l'Empereur, et également son otage. Ils finirent par arriver devant la porte derrière laquelle le signal émettait. Ne pouvant l'ouvrir d'un simple appui sur le bouton d'ouverture, ils durent faire usage de nouveau des explosifs. En fixant un petit sur la porte, Ahsio le régla pour exploser à son signal. Tous les hommes se mirent sur les côtés de la porte. L'explosion ne ferait que détruire la porte et ne possédait pas un champ d'action élevé, quelques centimètres seulement.

    - On entre dès que c'est ouvert. À mon signal, 3, 2, 1...

    L'explosion fit voler la porte en éclats métalliques qui se répandirent au sol. Les soldats entrèrent, Ahsio à sa tête. La poussière n'était pas encore totalement retombée, rendant la vision assez difficile. Ils avancèrent à toute vitesse, tant bien que mal, dans le corridor menant au bureau de l'Empereur.

    - Surprise !
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Liam D. Kuran

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MessageSujet: Re: Quelque part dans les rues de Kuat Dim 15 Juil - 2:40

La chancelière gardait son silence glacial malgré les révélations de l’Empereur. Pourtant, Liam avait donné suffisamment d’informations pour mettre le doute dans n’importe quel esprit. Mais peu importe. Le jeune homme avait d’autres préoccupations après tout. Briser mentalement la chancelière n’était qu’une question de temps. Elle se rendrait compte tôt ou tard que toute cette bataille n’était qu’une mise en scène, prévue depuis plusieurs semaines par les Impériaux. Et l’élément clé de cette mise en scène, c’était la capture de la chancelière. A l’instant même où la capture sur Coruscant était réussie, les Républicains perdraient beaucoup plus que leur honneur. Et ce, en plusieurs étapes. Tout d’abord, les Impériaux avaient frappés leur orgueil en s’attaquant à la capitale Républicaine, en s’infiltrant, détruisant, et capturant leur symbole de liberté et de règne. Jamais ils n’auraient pu imaginer une telle prouesse impériale. Passer les défenses et mettre un léger blocus sur cette planète … un excellent travail réalisé par les soldats impériaux. Ensuite, la suite était de les attirer sur Kuat pour secourir leur chancelière. Visiblement, ils ne s’étaient posés aucune question sur la faible résistance en face et avaient continué tranquillement leur chemin vers le QG de l’Empire. Bien sûr, Liam avait envoyé quelques soldats avaient de faire croire à une quelconque résistance impériale. Mais, il manquait un minimum de réflexion … Les troupes qui avaient prit d’assaut Coruscant, leur esprit tactique … Cela reflétait-il vraiment ce qui se passait sur Kuat ? Il ne devait y avoir à peine 1% de troupes impériales sur Kuat à l’heure qu’il est, les morts compris. Mais Liam l’avait subtilement dissimulé à travers des visages connus des Républicains, notamment Lukan Reige, celui qui a capturé la chancelière. Avec sa présence, les Républicains étaient sûrs de frapper à grand coup et d’être dans le vrai. Tout était en place.

A travers les soldats qu’il avait envoyés, Liam suivait la progression des Républicains dans son palais. Visiblement, face à un petit groupe, les ennemis s’en sortaient plutôt pas mal. Mais ses soldats s’étaient révélés particulièrement efficaces, si bien qu’il faudrait penser à la production de masse. L’Empereur le garda dans un coin de sa tête, pour plus tard … Mais, visiblement, les Républicains seraient là d’une minute à l’autre. Il reprit son émetteur holographique et entra en communication avec Lukan Reige, son grand Amiral.


« Je crois que tout est en place. Les cibles seront bientôt là où elles doivent être … »

Liam coupa court à la communication rapidement. A présent que les troupes républicaines étaient dans le QG, les communications devaient être les plus courtes possibles pour éviter qu’elles soient interceptées. Liam garda son silence tandis qu’un léger sourire commençait à se dessiner sur son visage. C’était tout bon … C’était limite s’il ne jubilait pas. Son plan s’était déroulé exactement comme prévu et les Républicains suivaient exactement le parcours dessiné par les Impériaux. Puis, le calme de la pièce fut bientôt interrompu par des bruits de pas. Les Républicains étaient à présent devant sa porte. D’ailleurs, il entendait très bien qu’on traficotait sa porte, sans doute pour la faire exploser. C’était risqué. Quelle probabilité y avait-il que, juste avant l’explosion, Liam place la chancelière juste à côté de la porte ? Cela serait fort dommage qu’elle soit blessée car, l’Empereur s’en doutait, l’explosion ne serait pas de grandes envergures. La porte finit par sauter, se répandant en miettes sur le sol. Tandis que la fumée envahissait la pièce, Liam distingua parfaitement le chef de l’escadron qui avait infiltré son palais. Un nouveau sourire apparut sur son visage : ils avaient atteint le point de non retour. Alors que les deux protagonistes se faisaient face, le Républicain pouvait remarquer un détail troublant : la chancelière n’était plus là. De plus, la fumée totalement disparue, il pouvait même constater que Liam n’était pas vraiment là lui-même. Avec un léger soupir et comprenant son air interrogateur, l’Empereur se hâta de prendre la parole avant lui :

« Très pratique les projections holographiques … J’ai permis à la chancelière d’observer votre défaite mais, malheureusement pour vous, elle n’est pas ici … Mais je tiens tout de même à vous rendre ceci … »

Il indique sur un coin de bureau le collier que portait la chancelière et qui servait de mouchard pour la repérer. Cela avait été très facile de le poser là où on le souhaitait pour attirer les Républicains. Ainsi, la chancelière restait hors de portée des Républicains. Pour le moment !

« Ne vous en faites pas … La chancelière est toujours avec moi, dans un lieu sûr. Je vous prie de traiter ma forme astrale avec respect, vous êtes tout de même en face de l’Empereur … »

La forme astrale de Liam commença à faire les cents pas dans la pièce. Mais tout à coup, un soldat républicain sortit des rangs en hurlant :

« Enfoiré ! Te fous pas de nous ! Où est la chancelière ?! »

Il pointa son blaster sur l’Empereur et tira dans sa direction. D’un geste de la main, la projection renvoya les tirs vers le soldat qui tomba, mort, aux pieds de son chef. Les yeux du soldat rencontrèrent ceux de son chef avant de s’éteindre définitivement.

« Evitez ce genre de débordement. Il est très difficile, même pour un Sith de mon niveau, de maintenir une telle projection … La Force est très utile parfois. Je ne suis pas là mais je peux utiliser la Force. Par contre, je dois avouer que c’est assez épuisant. C’est l’une des première fois que j’utilise cette technique … Bien sûr, vous pourriez suivre ma trace mais … Que vois-je ? Vous n’avez aucune Jedi avec vous. J’ai bien peur que la partie ne soit terminée … »

On ne le voyait pas mais, quelque part dans la galaxie, le vrai Liam faisait face à la chancelière. Son regard se posa sur elle. Que ressentait-elle ? De la frustration ? De la peur ? Aucun de ses soldats ne viendraient la sauver puisque, tout simplement, personne ne savait où elle était. Dans un sourire, Liam poussa un bouton pour donner le signal à Lukan Reige.

De retour dans le bureau, la forme astrale de Liam commença à disparaître et souffla ce dernier mot à ses invités :


« Adieu … »


[P.S: Je le met à deux endroits car ce message sert de transition entre celui de Ahsio et le RP dans le bureau.]
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MessageSujet: Re: Quelque part dans les rues de Kuat Mar 24 Juil - 7:42

« Je crois que tout est en place. Les cibles seront bientôt là où elles doivent être … »

La communication de l'Empereur avait été brève mais elle constituait tout ce qu'il avait besoin de savoir. S'installant à la console des communications, Lukan entra une série de codes qui lui donneraient un accès à distance à de très nombreux dispositifs installés sur Kuat, certains depuis des mois, d'autres depuis des années. Rejetant des mèches brunes de son front perlant de sueur, l'homme avait conscience que le signal de sa majesté impériale ne tarderait pas à venir et à ce moment là, tout devrait être prêt.

Certains stratèges prétendaient que les plans les plus simples étaient les meilleurs. En général, cette assertion s'avérait exacte... mais incomplète. Le plan en lui-même pouvait être simplissime mais ce qui importait en réalité, c'était que l'ennemi réalise son existence le plus tard possible, et dans le meilleur cas, trop tard pour pouvoir y changer quoi que ce soit.

La phase finale de ce plan aussi ingénieux que machiavélique avait pris plusieurs mois de préparation, même si elle résultait d'une longue réflexion qu'avaient partagé les membres du Conseil Impérial. Reige en avait supervisé les détails en compagnie du Commandeur Fel, sous la supervision de l'Empereur, et ils faisaient partie des rares personnes à avoir su tout du long le sort réservé à Kuat.

Expirant silencieusement, le Grand Amiral continua ses préparatifs tout en prenant la parole à l'attention du lieutenant Stark. L'homme était installé devant l'écran tactique, scrutant les moindres informations fournies par les senseurs pour le mettre continuellement à jour.


- Quelle est la situation, Walter ?

- Au sol, les républicains ne rencontrent quasiment plus aucune résistance. Les capteurs de la Tour nous indiquent que les commandos d'élite se trouvent à l'étage du bureau de l'Empereur mais je ne saurais dire s'ils ont réussi à s'y introduire...

- Cela n'a pas d'importance. Le coupa Reige, conscient qu'il serait le premier averti si les républicains pénétraient dans le bureau de sa majesté. Et en orbite ?

Stark pianota sur la console, changeant l'affichage de la tour pour y substituer une vue en trois dimensions de la planète vue depuis son orbite. La flotte républicaine y était massivement rassemblée mais il semblait y avoir du mouvement par rapport à certains essaims de chasseurs stellaires.

- Un croiseur Scythe s'est posé à proximité des usines d'armement... et trois escadrons de Crossfire viennent de changer de trajectoire, visiblement en direction de la tour. Il semblerait également que les républicains aient commencé à procéder à une évacuation d'après ce que l'on a pu glaner de nos dispositifs d'écoute...

Lukan se mordit la lèvre inférieure. Les Jedi ! Cela ne pouvait être qu'eux ! Si l'un de leurs maîtres avait eu le pressentiment d'un piège grâce à la Force, alors la moindre seconde comptait ! Si seulement sa majesté pouvait lui donner l'ordre. Reige avait été sommé de garder le silence radio pour ne pas révéler sa position, jusqu'au moment où le signal viendrait mais que se passerait-il si les communications dans le secteur étaient brouillées ? Ou si les républicains étaient parvenus à désactiver le relai holonet ?

Tirant sur le col de son uniforme pour essayer de desserrer cet étau qui semblait le prendre à la gorge, le Grand Amiral ne pouvait s'empêcher de prier une quelconque force supérieure pour que le signal arrive dans les plus brefs délais, sinon quoi toute cette mascarade n'aurait pas le moindre sens !


- Amiral ! Nous venons de recevoir une communication sur le canal crypté de sa majesté. Il ne s'agit que d'un seul mot... "exécution".

Un cri libérateur émergeant de la gorge de Lukan, l'homme pressa la dernière touche de la série de commandes qu'il venait d'exécuter. Prenant une profonde inspiration, il se dirigea ensuite vers l'écran tactique et observa avec un mélange d'horreur et de fascination les événements qui en découlèrent.

Partout sur la planète, des explosions massives étaient en train de se produire, à chacun des endroits stratégiques mais aussi à des points répartis complètement au hasard... et parfois à proximité de certaines troupes républicaines. De toutes manières, les souffles des différentes explosions allaient ravager une grande partie de la surface de la planète et les survivants - s'il y en avait - n'auraient que peu de chances d'être secourus avec ce qui allait bientôt se passer en orbite...

Détournant son regard de l'écran, Lukan retourna à sa console avant d'interpeler son garde du corps.


- Walter, je vais avoir besoin de ton aide pour exécuter la seconde procédure. Prends la console auxiliaire.

- Bien, Amiral.

- Selena, j'ai besoin de toi pour surveiller l'écran tactique. Karen, établis moi une communication avec le reste de nos forces dans le secteur.

Les deux jeunes femmes répondirent à l'unisson avant de se mettre au travail. Heureusement pour lui, son équipage réduit à bord du Bloodfin était suffisamment compétent et polyvalent pour s'acquitter de la lourde tache qui leur incombait.

Le cargo ne payait pas de mine par rapport aux navettes flambant neuves que préféraient utiliser les autres officiers supérieurs mais aucune n'était aussi bien équipée que le Bloodfin en termes de matériel de pointe. Non seulement rapide et bien armé, le vaisseau était avant tout conçu pour lui servir de poste de commandement mobile, si bien qu'il disposait virtuellement de tout ce qu'il avait besoin pour mener une bataille spatiale.

Toutefois, ce n'était pas exactement une bataille qui allait avoir lieu...


- De nos vaisseaux déjà engagés ne subsistent que quatre Predator, deux bombardiers Neutralizer et six intercepteurs Reaper. Les Predator ne pourront toutefois pas tenir longtemps face aux forces massives qui arrivent sur eux... Les Reaper ont réussi tant bien que mal à occuper les tourelles de turbolasers du croiseur MC150, si bien que les bombardiers ont pu affaiblir les boucliers du MC150 de 70% mais avec le peu d'effectif qu'il leur reste, ils ne pourront pas maintenir... L'informa Selena avant d'être coupée par l'Amiral.

- Ce n'est pas un problème, dites aux chasseurs de se replier au point gamma immédiatement ! Walter, tiens-toi prêt à entrer le code d'autorisation à mon ordre. Un... deux... trois !

Les deux officiers entrèrent les chiffres au même instant et pendant quelques secondes, rien ne se passa... et puis la première explosion se produisit.

Elle n'eut pas lieu à la surface de la planète, qui continuait de s'illuminer par instants tandis que les explosions continuaient de s'y poursuivre. Non, celle-ci eut lieu en orbite, sur l'anneau de métal que constituaient les chantiers navals de Kuat.

Telle une réaction en chaîne, les explosions se propagèrent sur toute la surface de l'anneau, entraînant avec elles plusieurs frégates ShaShore qui se trouvaient à proximité, ainsi qu'un certain nombre de chasseurs Crossfire. La déflagration ne s'arrêta toutefois pas là, prenant davantage d'ampleur à chaque seconde qui passait.


- Amiral, le croiseur Scythe qui s'était posé a réussi à entrer en orbite avec une majorité des chasseurs qui l'escortaient. Ils semblent se diriger vers un vecteur pour passer en hyperespace. Quels sont vos ordres ?

Sans doute les Jedi, et peut-être aussi ces commandos qui avaient démasqué leur petite supercherie. Lukan n'éprouvait pas d'animosité particulière envers les serviteurs du côté lumineux, il avait même un certain respect pour leur honneur et leur éthique, même s'ils passaient le plus clair de leur temps à lui mettre des bâtons dans les roues... Heureusement pour eux, leur petite flottille ne constituait pas une cible prioritaire et il allait avoir besoin de toutes les ressources à sa disposition pour exécuter les dernières directives de l'Empereur.

- Nous les laissons partir mais suivez leur vecteur de départ pour calculer leur direction et les principaux secteurs vers lesquels ils pourraient se rendre. Karen, qu'en est-il de cette communication ?

- J'ai dû communiquer tous les codes appropriés pour leur prouver qui nous étions mais en théorie, elle devrait être établie... maintenant !

Le projecteur holographique s'illumina d'une lumière bleutée, avant de laisser apparaître la silhouette d'un homme d'une trentaine d'années, vêtu d'un uniforme de la marine où l'on pouvait reconnaître l'insigne d'un capitaine. Avec ses cheveux noirs coupés courts et ses traits inexpressifs, il avait l'air d'un homme ordinaire et il l'aurait sans doute été... s'il était né en sortant du ventre d'une femme et si la quasi-totalité de son équipage n'arborait pas des traits similaires.

En effet, l'homme était un clone, comme le reste du personnel naviguant à bord du vaisseau qu'il commandait. Leur mission était particulièrement risquée et avait toutes les chances de leur coûter la vie, raison pour laquelle il avait paru plus prudent de confier cette tâche à des clones plutôt qu'à des êtres nés naturellement. Lukan avait du mal à ne pas voir ces soldats comme des hommes à part entière mais il se gardait bien d'exprimer son opinion à voix haute.


- Capitaine Winterfell au rapport, Grand Amiral Reige. Déclara le clone d'un ton sérieux en le saluant.

- Repos, capitaine. Votre flotte est-elle prête au combat ?

- Nous avons commencé à réactiver nos systèmes dès que le signal a été donné. Nous sommes à vos ordres, amiral.

Lukan acquiesça solennellement avant de tourner la tête vers le lieutenant Lawford. Celle-ci consulta les dernières données tactiques avant de les lui communiquer.

- Les Républicains ont réussi à reconstituer une flotte autour du MC150, composée de 4 croiseurs Scythe, 5 frégates Sabertooth et 12 frégates ShaShore. L'ordinateur estime leurs chasseurs restants à l'équivalent de 15 escadrons opérationnels. La flotte était de s'éloigner de l'orbite de la planète pour échapper aux explosions et se rapproche du vecteur d'entrée en hyperespace le plus proche.

C'était encore trop, beaucoup trop. Plus de la moitié de la flotte républicaine d'origine était encore fonctionnelle... ce qui l'obligeait à exécuter la tactique à laquelle il aurait préféré ne pas recourir. Serrant les poings, il retourna son attention sur le Capitaine Winterfell.

- Capitaine, exécutez un micro-saut hyperspatial depuis l'emplacement où vous vous trouvez jusqu'à un point de la trajectoire de la flotte républicaine. L'un de mes subordonnés va vous envoyer les coordonnées exactes. Placez votre vaisseau amiral en retrait et établissez votre champ d'interdiction dès la sortie d'hyperespace.

- A vos ordres, Grand Amiral.

Et sur ce, la communication prit fin. Karen s'était déjà attelée à calculer puis transmettre les coordonnées exactes au capitaine, secondée par Walter. Selena consultait toujours l'écran tactique, vérifiant que la flotte ne déviait pas de sa trajectoire initiale.

Tel n'était cependant pas le cas. Les Républicains avaient choisi le chemin le plus rapide, conscients que la réaction en chaîne qui avait lieu sur les chantiers navals en orbite ne tarderait pas à provoquer une déflagration d'une telle puissance qu'elle ne tarderait sans doute pas à réduire en cendres ce qui subsistait de leur flotte... et presque tout ce qui se trouvait à moins de plusieurs milliards de km.


- Combien de temps avant que les générateurs sur les chantiers n'atteignent leur seuil critique ?

- Huit minutes, si l'on s'en tient aux calculs de Llwyd.

- Et le passage en hyperespace de la flotte républicaine ?

- Cinq minutes environ, s'ils continuent à leur allure actuelle.

Cela allait se jouer serré, très serré... La flotte mobilisée dans le système était volontairement de petite taille, afin de plus facilement échapper aux senseurs républicains puisqu'elle se trouvait juste à l'extérieur du système mais aussi pour qu'elle dispose d'une rapidité d'action optimale.

Quatre minutes s'écoulèrent dans un silence presque religieux. Karen était demeurée aux commandes du vaisseau mais le lieutenant Stark les avait rejoints devant l'écran tactique. Lukan commençait à se demander s'il n'avait pas donné l'ordre trop tard... quand la flotte sortit de l'hyperespace.

Elle était composée d'un destroyer stellaire de classe Pellaeon, de six frégates Ardent et de neuf frégates Apprehender. Des chasseurs ne tardèrent pas à être déployés de leurs hangars respectifs, principalement des Predator mais on pouvait aussi reconnaître quelques intercepteurs Reapers. Ils formaient vingt escadrons en tout.

Le rapport de force était totalement inégal, surtout au niveau des vaisseaux lourds. Un seul Pellaeon ne pouvait pas faire le poids face à un MC150 et quatre croiseurs Scythe, même s'ils conservaient un léger avantage numérique au niveau des chasseurs stellaires.

Toutefois, ce n'était pas une victoire que Reige était venu chercher.


- Le destroyer a activé son champ d'interdiction, Amiral. L'informa Selena.

Le Bloodfin se trouvait heureusement à l'extrémité la plus éloignée du système, donc largement en dehors du champ d'interdiction mais assez près pour que les données tactiques continuent d'affluer. En effet, le périmètre de destruction de l'explosion à venir n'avait pas pu être calculé avec certitude, si bien qu'il leur avait été recommandé de passer en hyperespace avant qu'elle ne se produise. Lukan comptait le faire... mais pas avant la dernière seconde.

Actuellement, il restait un peu plus de deux minutes avant la déflagration.

Comme il s'y était attendu, la flotte républicaine ne chercha même pas à prendre une formation de combat, ses commandants sûrement conscients qu'ils jouaient contre la montre. Les vaisseaux les plus rapides, à savoir les frégates formaient la pointe de leur formation actuelle et elles engagèrent immédiatement le combat avec les frégates impériales tout en essayant de se frayer un chemin jusqu'au destroyer Pellaeon. Même en vitesse subluminique maximale, ils n'avaient aucune chance de sortir du champ d'interdiction dans les temps... donc leur seul espoir consistait à stopper le champ... et par conséquent, à détruire le Pellaeon.


- Mais... on dirait le Chimaera. S'exclama Karen Hamilton, d'une voix étranglée.

- C'est bien le Chimaera. Confirma Selena dans un soupir.

Reige se contenta de serrer les dents. Lorsque le plan avait été établi, il était apparu clairement que si la flotte républicaine survivait aux premières explosions, alors il faudrait sacrifier un Destroyer stellaire Pellaeon pour la stopper. En tant que Grand Amiral, il aurait pu choisir n'importe quel Pellaeon de son choix mais... il n'était pas le genre d'homme à laisser ses subordonnés endosser ses responsabilités à sa place.

Voilà pourquoi c'était son propre bâtiment qu'il avait choisi de sacrifier dans ce qui n'était rien de moins qu'une mission suicide. Certains auraient pu argumenter qu'il ne s'agissait que d'une carcasse de métal mais pour Lukan... c'était son vaisseau, le destroyer dont il était le capitaine. Quelle que soit sa fin, il aurait dû être là pour y assister.


- Selena, quelle est la situation ? Demanda-t-il d'une voix sourde.

- La moitié des frégates se sont annihilées mutuellement ou ne sont plus en état de naviguer, les autres sont toujours en train de s'affronter. Un des Scythe a été détruit par nos chasseurs mais hormis les trois escadrons qui forment un écran autour du Chimaera, tous les autres ont été détruits. Le MC150 et les trois croiseurs Scythe restants sont presque à portée de tir du Chimaera.

Et il restait encore une minute avant l'explosion... une minute était largement suffisante pour que la flotte passe en hyperespace si la destroyer venait à être détruit. Il fallait que le Chimaera tienne, encore quelques instants...

- Karen, programme le saut hyperspatial, s'il te plaît. S'exclama la voix grave de Walter Stark.

Lukan leva les yeux vers le lieutenant et ce dernier soutint son regard. Reige aurait voulu rester pour voir le dénouement de la bataille mais il était également conscient du risque s'ils s'attardaient trop longtemps...

- Calcule-le mais n'enclenche l'hyperpropulsion que sur mon ordre. Se contenta-t-il de rétorquer.

Les secondes s'écoulaient à un rythme effroyablement lent même si Lukan savait qu'il ne s'agissait que de sa propre perception. Il vit les vaisseaux impériaux se faire anéantir un par un avant que les croiseurs républicains ne commencent à marteler le Chimaera de leurs tirs de turbolasers. Les données transmises par le Pellaeon montraient que la puissance des boucliers diminuait un peu plus de seconde en seconde tandis que les différentes zones du vaisseau s'illuminaient de rouge...

Pourtant le Chimaera tenait bon. Plus de trente secondes maintenant et tout serait fini, il fallait juste qu'elle tienne un petit peu plus longtemps.


- Amiral, il faut que nous partions. Lui rappela Walter d'une voix douce.

Lukan leva une main, lui indiquant à la fois de se taire et d'attendre. Le Chimaera avait concentré toute la puissance dont elle disposait dans ses boucliers, ce qui expliquait que le destroyer n'ait pas encore été réduit en poussière mais même cela ne suffirait pas à contenir les tirs couplés des trois croiseurs Scythe et du MC150.

35%...25%...15%... Les boucliers ne tiendraient guère plus de dix secondes.


- Amiral, nous devons y aller maintenant ! Répéta Walter, d'un ton plus fort.

Jetant un bref coup d'oeil au chronomètre, Lukan constata qu'il leur restait effectivement dix secondes avant l'explosion. S'ils voulaient partir, c'était maintenant ou jamais.

- Exécution, Karen. Déclara-t-il d'une voix étranglée.

Les étoiles se mirent à s'allonger tandis qu'ils passaient en hyperespace. Lukan se rattrapa au dossier d'un siège pour ne pas tomber mais il demeurait malgré tout un peu secoué. Des centaines de milliers de clones... non, d'hommes, étaient morts sur son ordre, en l'espace de quelques minutes. Et ils avaient emporté avec eux son précieux Chimaera.

Le saut fut très court vu qu'ils étaient simplement passés dans un système voisin. Néanmoins, ils étaient suffisamment près pour recevoir le signal de la sonde qu'ils avaient laissée derrière eux, si celle-ci n'avait toutefois pas été détruite.


- Nous recevons le signal de la sonde, Amiral. L'enregistrement des secondes qui ont suivi notre départ confirment que le Chimaera a été détruit en même temps que l'un des croiseurs Scythe. Le croiseur MC150 et les deux autres croiseurs Scythe semblent avoir essayé de passer en hyperespace mais ils ont échoué. Les Scythe sont partiellement disloqués et le MC150 est gravement endommagé mais il est impossible de dire s'il est encore opérationnel ou si leurs équipages ont survécu. La déflagration perturbe les senseurs donc on ne peut se fier qu'aux données visuelles.

Lukan ne savait pas s'il devait être soulagé ou déçu. Le Chimaera avait tenu jusqu'à la dernière seconde et aucun des vaisseaux de la flotte républicaine n'avait pu s'échapper du secteur. Même si le MC150 et les Scythe étaient réparables, il leur faudrait des mois pour que les vaisseaux soient de nouveau opérationnels... et ce ne serait pas en orbite de Kuat qu'ils pourraient effectuer les réparations.

En effet, là où s'était trouvé un anneau de métal autour de la planète, on pouvait désormais voir un anneau de débris qui commençait à se former, mais aussi des morceaux de métal qui tombaient sur la planète telle une pluie de météorites. S'il y avait des survivants à la surface, leur espérance de vie allait être courte... Cela l'attrista parce que certains des soldats impériaux avaient été obligés d'y demeurer, faute de pouvoir évacuer.


- Amiral, j'ai calculé la trajectoire du croiseur qui est parti avant la bataille et... je peux me tromper mais je pense que leur destination est Bastion.

Le Grand Amiral resta un instant sans voix. Bastion... se pourrait-il que les Jedi aient réussi à savoir où se trouvait réellement la Chancelière ? Si tel était le cas, il fallait que sa majesté impériale soit prévenue de toute urgence !

- Etablissez une communication avec Bastion immédiatement !

- Je crains que cela ne soit pas possible, Amiral. L'explosion a du avoir des répercussions sur le réseau holonet, nous ne pouvons pas y accéder... Dois-je envoyer un message subspatial ?

Un message subspatial mettrait des jours, voire des semaines à arriver. D'ici là, les républicains auraient sûrement déjà rassemblé une force d'invasion suffisante pour s'emparer de Bastion.

- Envoie en un à Bastion... et un autre au Commandeur Fel. Nous allons avoir besoin de toutes les forces disponibles.

Bilbringi était plus proche de Kuat que Bastion donc le message arriverait sans doute plus vite... mais arriverait-il à temps ? Il ne restait plus qu'à l'espérer sinon l'Empereur se retrouverait en grand danger.

- Programme un saut hyperespace vers le relais holonet le plus proche. Républicain ou impérial, cela m'est complètement égal. L'Empereur doit être prévenu !

- A vos ordres !

Lukan se laissa tomber sur un siège et regarda les étoiles s'allonger de nouveau par la verrière du cockpit. Ils avaient remporté une drôle de victoire aujourd'hui, avec des pertes bien difficiles à accepter... mais si les républicains parvenaient jusqu'à Bastion, non seulement ils récupéreraient leur précieuse Chancelière mais ils pourraient également en profiter pour assassiner l'Empereur et ça, il ne pouvait le permettre.
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Quelque part dans les rues de Kuat

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