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Quand on est dans la gueule du loup... [PV Tyria] (Terminé)

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MessageSujet: Quand on est dans la gueule du loup... [PV Tyria] (Terminé) Ven 25 Mai - 9:33

Je descends rapidement les marches me conduisant au hangar. L'escadron des Phoenix est en pleine effervescence. L'appel de détresse a retenti il y a à peine quelques minutes et chaque seconde perdue est dangereuse pour les vies républicaines en jeu. Balayant d'un geste de la main les quelques pilotes essayant de se redresser pour me saluer, me dirigeant résolument vers mon chasseur, Deran sur mes talons.

Comme à son habitude depuis la fameuse mission où notre escadrille entière a été éliminée, il ne parle pas, mais empêche du bras le Commandant des Phoenix de m'intercepter. Depuis peu, il joue le rôle de garde du corps, et cela me gêne un peu pour tout dire, bien que je ne puisse pas lui en vouloir. Un peu protecteur, certes, mais un ami fidèle, et j'en ai besoin.


- Générale, vous ne pouvez pas nous accompagner, c'est bien trop dangereux enfin !

- Rejoignez votre chasseur Commandant, et ne vous en faites pas pour moi. Je suis tout à fait capable de me débrouiller seule. Dépêchez vous Commandant Aemon, les Impériaux ne vont pas nous attendre !


L'homme réfléchit un instant, puis acquiesce, me laissant le champ libre pour mon Intercepteur, Deran montant dans le sien. Pas le temps pour les procédures, et je décolle, avec à ma suite une trentaine d'appareils Républicains.

On m'a confié l'escadrille Phoenix depuis peu, et elle m'a valu pas mal de travail. Non seulement deux Commandants d'escadrons manquaient à l'appel, un apparemment retenu par le Consortium de Zann, l'autre ayant tout bonnement disparue. Fait très étrange, elle a disparu en-dehors de ses heures de services, et il faudra que je me penche sérieusement sur cette disparition après cette mission.

Enfin, en attendant, on doit secourir une navette aux prises avec plusieurs escadrilles de chasseurs Impériaux, et la tâche s'annonce compliquée, puisque nous allons nous battre à un contre trois.

Un saut hyperspatial plus tard, et nous y sommes. J'ai peine à distinguer le vaisseau avec les hordes d'Impériaux aux alentours, et, lorsque je prends le commandement des Phoenix, je m'aperçois très vite que le Commandant, si il accepte, à l'air de rechigner. Évidemment, il doit penser que je ne sais pas piloter, et que je cherche juste à avoir une nouvelle médaille. Qu'est-ce que vous voulez, ma réputation n'a pas du se frayer un chemin partout, et je vais vite lui prouver le contraire. Les actes valent mieux que des paroles de toute façon.

J'ordonne aussitôt aux chasseurs d'attaquer en vague successive, chacune soutenant la première, comme une tentacule se renouvelant sans cesse, les premiers chasseurs dégageant pour revenir à la charge derrière les autres dès que ça sent le roussi pour eux. Cette technique commence à porter ses fruits, puisque les Impériaux reculent, surpris, avant de charger de nouveau. Cette fois-ci, je me jette également dans la mêlée, les autres pilotes me faisant naturellement une place.

Cependant, il est trop tard pour les Impériaux. La navette Républicaine a pu se désengager, et bientôt elle nous annonce qu'elle peut repartir en hyperespace, ce qu'elle fait. Cependant, étant submergés par les forces Impériales, j'ordonne un repli immédiat, et j'assigne à chaque groupe des coordonnées différentes, afin que les Impériaux ne puissent pas nous suivre.

Quand à moi et Deran, on saute vers une station neutre, et nous rejoindrons la Base part plusieurs chemins détournés. Nous sommes les derniers à partir, et par conséquent nous prenons suffisamment de tirs pour que je rate la séquence des coordonnées, mais je n'ai pas le temps d'y revenir, et on saute. Où que ce soit, ce sera mieux qu'ici !

... Ou pas ! A peine sortie, j'évite de justesse un astéroïde gros comme le cargo qu'on vient de sauver. Trois secondes pour consulter ma carte, et deux secondes pour réaliser qu'en fait, on aurait peut-être du rester avec les Impériaux.

Le champ d'astéroïde de Vergesso, territoire notoire du Consortium de Zann... Tiens, quand je parlais de lui tout à l'heure! Enfin, c'est pas l'endroit où il fait bon de rester. Ouvrant le canal privé avec Deran, je lui indique, presque en murmurant, comme si on pouvait nous entendre.


- D'accord, tu as vu où on est ? On va sortir discrètement de là, baisse ta vitesse, et dès qu'on sera hors du champ d'astéroïdes, on file d'ici ! Je coupe toutes mes transmissions, faut pas se faire repérer Der'.


Baissant ma vitesse et coupant tous les systèmes susceptibles de trahir ma présence, je dirige mon Intercepteur hors des rochers, afin qu'on puisse sortir de ce guêpier sans alerter les forces du Consortium. Avec de la chance, elles n'ont pas repéré deux objets aussi petits que nos chasseurs, et comme on est arrivés en plein milieu du champs d'astéroïdes, il y a des chances pour que leur senseurs soient plus ou moins inefficaces.

En tout cas, je me demande si on ne vient pas de se jeter de Charybde en Scylla...


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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Quand on est dans la gueule du loup... [PV Tyria] (Terminé) Ven 25 Mai - 11:33

Je vous le dis, il n’y a rien de mieux qu’un bon bain chaud. Hum… Il me semblait que cela faisait une éternité que je n’avais pas pris de bains… Des douches oui, en quantité industrielle mais un bain? Non. Pas depuis longtemps. Trop longtemps. C’était ça les privilèges du commandement : pouvoir poser son cul et laisser les lieutenants prendre la suite. Comment disent les impériaux et les républicains déjà? Ah oui. Je m’en souviens. Déléguer. Oui, il m’arrivait de déléguer de temps en temps. Rarement mais si je voulais m’offrir ce genre de petits luxes… Un bain quel bonheur… Pas une de ces merdes moussantes et parfumées, non. Juste un bain chaud, non bouillant, pour vous détendre. Le truc c’était de ne pas s’endormir dedans. Mais bon. Vous savez ce qui est mieux qu’un bain? Un bain ET un Ruby Bliel. ÇA c’est le paradis sur terre. Allez une petite gorgée pour profiter de la perfection du moment et…

Une alarme retentit. Naturellement, je sursautai, renversai mon Ruby Bliel et poussai consécutivement deux cris : le premier, de stupeur, parce que ce truc était bien glacé. Le second, de rage, parce que quelqu’un venait de me faire renverser ce divin nectar. Deux-cent vingt-huit jurons différents plus tard, et ce dans plusieurs langues, je bondis hors du bain pour répondre à mon comlink qui s’était mis à bipper. « QUOI!? », hurlais-je dans l’appareil. Le dit appareil étant munit d’un écran, mon fidèle second, Urai Fen, eut le privilège de m’admirer dans ma glorieuse nudité car, avec un temps de retard, je m’étais aperçu que j’avais quitté mon petit paradis sans même ramasser une serviette. Mais bon, Urai était un grand garçon, mature, responsable et Talortai donc pour lui, j’étais aussi sexy qu’il l’était pour moi donc… Pas du tout. Heureusement. Cela aurait pu avoir de curieux, très curieux effets…


« Désolé de te déranger mais nous venons de détecter deux signatures de vaisseaux se déplaçant dans l’hyperespace… Et ils vont débarquer en plein dans le champ d’astéroïdes. Plus précisément, à quelques centaines de mètres de nos trois stations spatiales. Aucun contact établit. Deux vaisseaux, républicains. Ils n’ont pas l’air d’être des éclaireurs… On dirait presque qu’ils sont arrivés ici par erreur. Difficile à croire mais… »

« Envoie la chasse. Déploie la flotte. Je veux leur tête ou leurs cendres! Personne ne me dérange dans mon bain, encore moins quand je sirote un Ruby Bliel! Je vous rejoins dans le centre des opérations du « Bountiful ». Personne ne se pointe chez moi sans invitation sans en payer le prix. Dommage pour eux : ils ne doivent pas se douter que plusieurs astéroïdes sont en fait des batteries de senseurs camouflés… »

J’avais coupé la communication avant qu’il ne puisse rajouter quelque chose, maugréant des malédictions à l’encontre de la République et m’habillant en vitesse. Je passai même mes armes à ma ceinture. Hors de question de laisser quoi que ce soit au hasard. Oh que non. Ouvrant la porte de ma demeure, une paire de corrupteurs se mit au garde à vous avant de m’escorter jusqu’à ma navette et de là, je pris la direction de ce qui faisait office de « capitale » sur mon planétoïde artificiel. Quelques minutes plus tard, j’ouvrais les portes du centre des opérations avec fracas, gueulant de ma voix des mauvais jours une série d’ordres brefs et on me présenta la carte virtuelle du chantier de Vergesso. Enfin, une sorte de plan de bataille interactif en temps réel. Je pouvais clairement voir les deux chasseurs ennemis et… Ils ne manquaient pas de culot : ils se dirigeaient vers la sortie du champ d’astéroïdes oui…

En fonçant directement sur nos lignes! Leurs senseurs devaient effectivement leur transmettre tout un beau bordel de données « fantômes » : il s’agissait de chasseurs, pas de vaisseaux capitaux donc leur matériel était moins… Efficace? Performant? Me tournant vers un autre de mes lieutenants, Slayer, le chef de mes forces armées, je l’écoutai me résumer la situation depuis les dernières minutes et je pu voir apparaitre sur la carte une bonne partie de ma flotte de chasse. Des StarViper-class attack platform se déployèrent pour une manœuvre d’encerclement au moins une douzaine, de quoi les dissuader de faire des conneries. J’ordonnai le déploiement additionnel de corvettes de classe Crusader, faites spécialement pour contrer les chasseurs et les bombardiers. J’allais leur faire comprendre que personne n’envahissait mon territoire.


« C’est bizarre. J’ai l’impression qu’on a oublié de faire quelque chose. Non, ça ne me revient pas. Ah il faut reconnaitre que ce sont des pilotes de talents malgré les limitations de leur matériel. Le Star Viper reste un excellent investissement… Une fois qu’on les aura en ligne de mire des plus gros vaisseaux… Dis leur d’activer les rayons tracteurs. Ah et… Dit au « Corruption » d’activer son champ d’interdiction, juste par précaution… »

« Pour ce qui est du « Corruption », j’avais déjà pris cette initiative. Cela fait maintenant partie du plan de défense standard de nos installations. Je suppose que tu ne m’en voudras pas pour cette décision sans consultation? C’est bien ce que je pensais. Et nous avons déjà pris soin de brouiller leurs communications. Ils ne pourront par conséquent appeler de renforts ou se communiquer des plans de bataille. »

« Ah oui, c’est une super initiative, je comptais en glisser mot lors de notre prochaine réunion de sécurité, après le bilan financier du dernier trimestre. Bah oui, c’est super important pour la planification des dépenses de mi année. Et brouiller les communications, c’est un grand classique ça, c’est la base de toute opération de combat je dirais, même si ça demande un vaisseau dédié et… Attends… QU’EST-CE QUE T’AS DIS?! »

« Nous avons déjà pris soin de brouiller leurs communications et… »

« C’est ça qu’on a oublié! Les sommations d’usage! Oh bordel de merde… À toutes les unités engagées! Repli stratégique je répète, repli stratégique! Aux chasseurs de le République : ici Tyria Zann, chef du Consortium de Zann. Vous avez ordre de vous diriger aux coordonnées qui vous ont été fournies pour interrogatoire. Toute résistance mènera à votre destruction. Ah et… Bienvenue dans le champ d’astéroïdes de Vergesso! »

Ah la boulette, la grosse merde, la belle erreur… Je me disais aussi que leur silence radio était curieux… Une chance que Slayer, bon droïde qu’il était, avait fait état de toutes les procédures suivies… Autrement nous les aurions pulvérisés pour… Peut-être rien. Ce n’était pas encore sûr ça… Qu’est-ce qu’ils foutaient ici ces deux-là? Ils voulaient se suicider en mourant au combat? C’était le nouveau défi des pilotes républicains ça? Allez se foutre en territoire ennemi et revenir intact? Il y avait des divertissements plus sains et moins dangereux, à mon avis… Mais encore là je ne suis pas pilote de la République donc… Je ne peux pas savoir ce qui est normal pour eux. Et je ne veux pas savoir. République, Empire… La même merde dans deux emballages différents. Nous allions bien voir de qui il s’agissait et quelles excuses ils allaient fournir. En tout cas, nous restions en alerte jaune : prêt à tirer…
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MessageSujet: Re: Quand on est dans la gueule du loup... [PV Tyria] (Terminé) Sam 26 Mai - 0:09

Autant pour la discrétion. Vu l'agitation qui vient de s'emparer du champ d'astéroïdes, je comprends de suite qu'on a été repéré, et qu'on est pas les bienvenus... Je réactive alors les moteurs, plein pot, faut se tirer de là, et avant que les unités ennemies n'aient le temps de balancer leur chasseurs à nos trousses. Deran m'imite et on commence à accélérer en aveugle vers ce que je conçois comme étant l'espace libre hors du champ...

Je pousse un juron sonore en apercevant la flotte adverse qui nous attend bien gentiment derrière. On est fait comme des rats, et j'essaie de communiquer à mon ailier pour lui dire de dégager avant de se faire coincer par un rayon tracteur, mais apparemment, nos hôtes ont pris soin de nous brouiller... Merde!

Ma première idée ? Retourner dans le champs d'asteroides, en détruire certains pour emmerder nous poursuivants et ressortir de l'autre côté pour qu'on puisse s'enfuir. Mais deux choses me retiennent. La première, c'est que Deran, si il est un bon, voir très bon pilote, n'a jamais été à l'aise dans les champs d'astéroïdes. Or ce que je propose de faire nécessitera une bonne dose de sang froid, et je dote qu'il y parvienne indemne. Ou qu'il me pardonne après coup.

La deuxième chose, c'est le message de la chef du Consortium, qui nous envoie des coordonnées pour qu'on y atterrisse comme de gentils Républicains. Si j'étais toute seule, j'aurais crié joliment mon désaccord avant de filer. Mais je ne suis pas seule, et je suis officier supérieur de la Chasse. Les doigts d'honneur, c'est fait pour les pilotes qui ne savent pas quelles répercussions ça peut avoir. Je sais en effet que déclencher une guerre avec le Consortium n'est vraiment pas ce que veut la République.

Comme si on avait pas assez de problèmes comme ça. Poussant un soupir de rage, je dirige mon chasseur vers les coordonnés indiquées. Un rapide coup d'oeil sur le clignotant rouge au-dessus du moniteur d'hyperespace m'indique que toute fuite est exclue. Ils doivent avoir un générateur d'interdiction dans le coin, peut-être même que c'est le vaisseau qu'on leur a "offert". J'ai lu le dossier la-dessus, apparemment une transaction faite en rétribution de services rendus, avec en charge principalement... L'officier disparue des Phoenix. Étrange comme tout semble me rapporter à eux, et eux au Consortium.

Cependant, en cours de route, je me demande ce qu'il va nous arriver. Je me rappelé fort bien les images du Commandant de Phoenix 3 sur l'holonet, et vu à quel point il a été humilié et sa vie détruite par cette Tyria, que j'appréhende ce qu'elle fera lorsqu'elle apprendra qu'elle tient entre ses griffes métalliques une Générale et son premier conseiller. Bon, certes, c'était un gars uniquement la grâce à sa famille, et vu qu'on m'a assigné son escadrille, je l'aurais fait renvoyer peu après, mais quand même, c'était assez expéditif comme méthode, alors que moi j'aurais juste cassé son grade et son rang. Il aurait très bien pu reprendre une vie civile tandis que là... Il allait avoir du mal. Mouais. Je sais pas ce qu'il avait fait au Consortium pour mériter ça, mais ce qui était sûr, c'est que ça avait pas du leur plaire et qu'il valait mieux qu'on évite ça pour nous.

Si l'envie de résister à atterrir pour cet interrogatoire est forte, je n'en fais rien. Je doute qu'enerver la chef du Consortium soit une bonne chose, d'autant plus qu'elle avait déjà l'air d'etre déjà de mauvais poil. Je frappe la console d'hyperespace en rageant, je déteste ne rien pouvoir faire comme ça.

Mes options sont trop limitées : ou je me rends à la justice partiale du Consortium, ou je les attaque pour m'enfuir, mais dans ce cas mes chances de survie sont aussi faibles que de trouver de l'eau dans un feu, ou bien j'essaie de sortir du champs d'interdiction pour qu'on puisse se casser d'ici. Sauf que la dernière option devien de plus en plus improbable à mesure qu'on se rapproche de leur camps. Non seulement leurs chasseurs auraient tôt fait de nous rattraper, et en abattre un équivaudrait à une sentence de mort, ou c'est eux qui nous abattraient, auquel cas, la République serait dans une fâcheuse position. Et puis, on doit être à portée de leurs rayons tracteurs à l'heure qu'il est, et fuir serait alors aussi inutile que ridicule.

Pas le choix donc, on va devoir se la jouer diplomatique. Ce que j'adore faire bien entendu. Je jette un œil au vaisseau de Deran, qui garde son visage inexpressif, je peux le voir jeter un regard triste à sa console d'armement. Ce même visage triste quand il s'apprête à faire une connerie. Je sais que depuis qu'on a failli se faire capturer tout les deux, il refusera à jamais la captivité, mais la, c'est du suicide total !

Je prends ma radio et commence à lui gueuler de pas attaquer les chasseurs adverses, je le lui ordonne, mais il n'a pas l'air de vouloir m'écouter. Et il est trop tard pour que je me joigne à lui : nous sommes largement à portée des armes du Consortium, et tirer maintenant serait un acte délibéré de guerre et si le Consortium ne nous tue pas, ce sera un conseil de guerre républicain qui aura notre peau.

Je décide alors de l'empêcher de faire ses bêtises, et je brise ma trajectoire pour me placer derrière lui en ouvrant le canal général pour que les forces de Zann m'entende. Avant de parler, je me concentre au maximum, je vais devoir être foutrement précise si je ne veux pas tuer mon ami, et je tire en plein dans sa console énergétique. Aussitôt, son vaisseau part à la dérive, il n'a plus aucun système en état de marche, enfin, normalement. Pas le temps de pousser un cri de victoire, si je ne parle pas rapidement, ce sera les chasseurs ennemis qui nous tireront dessus:


- Aux forces du Consortium, ne tirez pas ! Ici la Générale Aola'Sinya, de la Chasse Républicaine, halte au feu ! Mon ailier était un peu trop nerveux, mais il est calmé maintenant. Nous nous rendons aux coordonnées, comme prévu, si vous pouviez juste le tracter, je doute qu'il puisse le faire en l'état... Nous ne sommes pas venus en ennemis. Terminé!


Leur donner mon nom et mon grade était un risque calculé: non seulement ils l'auraient su tôt ou tard, mais aussi cela aurait pu les déstabiliser suffisamment longtemps pour que nous puissions gagner du temps. Et ça marche puisque nous sommes toujours en vie!

Je pose donc mon chasseur avec délicatesse dans le hangar assigné et en descend en poussant un discret soupir de soulagement. Dès que je veux faire de la diplomatie, ça part en n'importe quoi, la preuve, j'ai évité de justesse un incident diplomatique majeur avec le Consortium sur on territoire. Reste à espérer que la suite se déroule mieux...
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MessageSujet: Re: Quand on est dans la gueule du loup... [PV Tyria] (Terminé) Sam 26 Mai - 2:21

Ils envoyaient leurs généraux en chasseurs maintenant? Eh ben, surprise, surprise, pour ne pas dire autre chose. Si je m’y attendais à celle-là… Bon chose certaine, ils avaient accepté de se rendre, je n’allais pas les pulvériser… Tout de suite. Combien ça pouvait rapporter, une générale de la chasse républicaine? Faisant signe à Slayer de me sortir son dossier, je ne pus retenir un sifflement. D’admiration? Allez savoir. Une générale twi’lek avec d’excellents états de service quand même… Pétard, l’Empire me paierait une fortune pour sa tête… Et la République tout autant… Non. Pour commencer, négocier, ensuite penser aux ventes… Il ne faut pas vendre la peau du rancor avant de l’avoir tué et mon instinct me disait qu’elle serait plus coriace que le général de porcelaine type. Bon, il me faudrait faire un nouveau saut en navette pour me rendre là où je lui avais dit de se poser. Elle en tirerait une tête…

Peu de gens avaient eu la chance de voir un planétoïde artificiel, encore moins de poser le pied dessus. La républicaine aurait donc ce… Privilège, pour ainsi dire car je n’allais pas l’interroger à bord d’un croiseur quand je pouvais le faire au cœur de ma puissance et ce sans risques. À moins qu’elle cache un superlaser dans ses poches? Ça j’en doutais fort. Il y avait une nette différence entre paranoïa et prudence. Elle s’était rendue de bonne foi, avait même neutralisé son allié, plus nerveux qu’elle… D’ailleurs lui, on l’avait tracté jusqu’ici, histoire de montrer qu’on n’était pas des salopards. Le laisser s’écraser aurait pu être divertissant… Mais stratégiquement irresponsable. Est-ce que MOI je suis stratégiquement irresponsable? Parfois mais pas maintenant. Pas à moins de vouloir me retrouver encore une fois en session spéciale avec mes lieutenants à me casser la tête sur le pourquoi et le comment on négociait avec la République.

Bon, pour rencontrer un général républicain, il faut s’habiller et s’équiper en conséquence. Je repassai par chez moi en catastrophe, fonçai dans ma salle d’exposition et accrochai à ma ceinture la dague en cortose pure offerte par Nayeli lors de notre première rencontre. Une républicaine des plus sympas et cela faisait un moment que je ne l’avais pas vue. En fait… Le fait que le cadeau que moi je lui avais fait ne transmettait plus de signal ne laissait rien augurer de bon. Ce n’est pas que je me foutais d’elle mais les dernières semaines avaient été au mieux bordélique. La galaxie toute entière semblait avoir décidé de me rendre la vie impossible… Mais je me promettais de faire des recherches quand j’aurais plus que quinze minutes pour moi. Un beau défi ça… Mais j’aimais les défis alors je trouverais de temps. Le flingue « familial » du côté opposé de la dague, j’étais prête pour rencontrer la générale républicaine.

Je reçus un message par comlink et me montrait d’une rare acidité face à mon interlocuteur. Ce n’était pas ses attraits féminins moi que je regarderais mais si elle avait une arme dissimulée, un truc du genre. Ce qu’ils pouvaient être cons parfois mes p’tits gars… Bon d’accord, les twi’leks étaient notoirement connus pour être sexys mais… C’est pas une raison. Nous sommes une organisation criminelle professionnelle, pas le clan des Hutts, bordel! J’allais leur passer une savonnerie au complet moi vous alliez voir… Donc l’atterrissage des républicains s’était fait sans encombre. Parfait. Quelques minutes plus tard, ma navette se posait dans le hangar (c’est un planétoïde artificiel, il faut couvrir des KILOMÈTRES de distance merde!) et j’en déscendais d’un pas vif, dans une de mes sempiternelles tenues utilitaires. Et en plus j’étais présentable : peau artificielle pour mon bras et protection pour mon œil… Les implants…


« Tiens, des touristes… Je savais pas qu’on faisait partie d’un circuit… Mais non, je plaisante, je plaisante… Bienvenue sur le « Bountiful », QG mobile du Consortium de Zann, centre d’entrainement, financier et administratif, etc. etc. Je suis Tyria Zann, votre hôte à tous les deux et… Votre bourreau potentiel. Ça dépendra de vous deux. Mais bon, z’avez été coopératifs… Spike, amène ce pauvre pilote à l’infirmerie, il a l’air sonné. Moi…

Et bien je m’occupe de toi, Lina. C’est ton prénom non? Moi les titres et le vouvoiement… Appelles moi Tyria, ce sera parfait! Boss, c’est pour mes subordonnés. Allez viens, je t’offre un verre, de quoi manger et on cause. Je suis curieuse de savoir ce que deux républicains viennent faire chez moi et quelque chose me dit que le récit en vaut la peine. Rien ne vaut une bonne histoire devant un verre! Et une bonne bouffe. Et un cigare. Tu fumes? »


Non parce que moi, machinalement, hop, j’avais sorti la boite que je traine toujours sur moi et hop, je lui en proposais un. C’est pas bien de faire les égoïstes en si charmante compagnie. Et puis du reste, j’aurais l’air de quoi? Ce serait beau dans la presse républicaine : Tyria Zann, salope de première! Elle a manqué de manières face à notre générale bien aimée. Non, je me contentais déjà de « Tyria Zann, monstre sanguinaire : nouvelle frappe du Consortium de Zann sur un convoi républicain! ». Merde il faut bien vivre et quand l’Empire paie pour un contrat… Je le fais moi! Inversement, quand la République ne veut pas se salir les mains, je le fais pour elle! C’est comment dire… Un échange de bons procédés. La guerre, c’est avant tout les affaires et des occasions pour s’enrichir! Enfin… Quand vous saviez planifier vos trucs. Autrement vous finissiez pauvre et ruiné ou pire encore, mort!

J’invitai la générale à monter dans ma navette et elle fut accueillie par mon second, Urai Fen. Si certains de mes gars avaient eu les yeux baladeurs, lui ses yeux disaient clairement « fait un geste suspect et je t’étrangle avec tes lekkus ». Moi… Je pris place dans le siège de pilotage (parce que vous pensez que j’ai un chauffeur peut-être?) et je décollai en direction de ma demeure. Une fois sur place, Urai insista pour fouiller la générale et la passer sous scanner, un travail qu’il fit avec professionnalisme et sans arrière-pensée. Rappelez-vous : Urai Fen est un Talortai donc Lina était aussi séduisante pour lui que… Une fois qu’il fut satisfait, parce qu’Urai Fen peut-être obstiné, obtus, tête de mule, bougon et revêche, J’invitai la générale à me suivre et nous finîmes par arriver dans mon bureau où je lui désignai un confortable fauteuil. Une bénédiction pour les fesses : on avait même déjà essayé de m’en piquer un!


« Bienvenue dans ma modeste demeure. Bon, pas modeste du tout mais c’est pour le style. Alors, qu’est-ce que je te sers? J’ai de tout. Un whisky corrélien? Un vin de Naboo? Une liqueur fine venant de Coruscant? Demande, j’ai probablement. Ah et pour manger… Évidemment… Petite faim? Grosse faim? Moi les voyages dans l’espace ont le don de me creuser l’appétit. Et installes toi confortablement, pas de manières entre nous…

Tu sais, j’ai rencontré quelques républicains qui m’ont fait bonne impression. Feu Aalya Malorne, une femme bien, rencontrée lors d’un malentendu sur Ilum… Ah oui et Nayeli Hawkins bien sûr. La dague à ma ceinture? Un cadeau de sa part. Ce qu’on a rigolé, j’ai discrédité à mort un fruit pourri dans son escadron et j’ai fait prisonnier un officier qui se prenait pour un autre. AH c’était pas très malin de dire ça… Bah. Tant pis, c’est dit, c’est dit! »
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MessageSujet: Re: Quand on est dans la gueule du loup... [PV Tyria] (Terminé) Sam 26 Mai - 5:04

Soupirant face aux regards insistants des hommes du hangar sur moi, j'essaie de penser à autre chose. Si on avait été dans sur une base républicaine, nul doute que je leur aurait fait passer l'envie de me reluquer, mais bon, comme je l'ai dit et comme je me le répète à l'instant : de la diplomatie ! On va pas laisser quelques regards nous pourrir la vie pas vrai ? D'autant que c'est toujours mieux que des canons braqués contre nous, forcément... Dessous ces petites œillades, je pense qu'ils cherchent surtout à savoir si je suis armée, mais, geste de bonne volonté, j'ai tout laissé dans mon cockpit, bien que je déteste ne pas avoir d'armes sur moi.

Enfin; en attendant, personne ne vient nous parler et je commence à trouver le temps long et Deran n'est pas d'une très grande conversation, vu qu'il est muet. Que ce soit physique ou voulu, on s'en fiche un peu, vu que le résultat final est qu'il ne parle plus, à personne ou en quelque occasion que ce soit, je doute de l'entendre un jour de nouveau ! C'est pourquoi je suis surprise d'entendre une voix derrière moi, tellement que je me disais qu'on allait rester là, plantés comme des bâtons en attendant qu'on se souvienne de nous. Et puis, pendant un bref instant, j'ai vraiment cru que c'était lui, bien que ce ne soit pas très flatteur pour lui vu la voix assurément féminine.

La première chose qui me frappe, c'est qu'on a affaire à Tyria Zann en personne ! Moi qui m'attendait à quelques sous-fifres qui nous auraient gentiment conduits en cellule, voilà que c'est la chef du Consortium en personne qui vient nous trouver ! Peut-être qu'on sera pas balancé sans vaisseaux dans l'espace tout de suite finalement..

La deuxième chose qui me surprends, bah, c'est elle quoi. Elle ne correspond pas du tout au portrait que m'en ont fait les rapports ! Parce que si on les écoutent, Tyria serait un genre de sorcière aigrie, sans jamais le moindre sourire, et qui tiendrait la moitié de la Galaxie par les couilles. Bon... Pour le dernier point, ils avaient peut-être raison, mais n'empêche qu'elle a bel e bien un sourire, et un humour. Et puis, on me décrivait un monstre, mais, malgré les prothèses que je peux apercevoir, elle est pas moche la chef du Consortium ! Personnellement, je me faisais l'idée d'une vieille femme, genre à te taper sur les doigts dès que tu veux une deuxième part de tarte... Ça m'apprendra à pas lire les rapports officiels !

Je me sépare donc de Deran, qui me jette un regard désespéré, avant de froncer le nez quand je lui fait comprendre que si il a un problème, il a qu'à m'en parler... Il va m'en vouloir, ça c'est clair ! D'abord son vaisseau, puis ça.. Enfin, c'est de sa faute, fallait pas être aussi porté sur la gâchette quand on va lutter à deux contre quelques centaines.. La plupart du temps, je me fous des probabilités, mais quand même, faut être réaliste !

Je suis donc Tyria, puisqu'elle veut que je l'appelle comme ça, en constatant au passage qu'apparement j'ai un dossier ici aussi, et en arrivant dans sa navette, je suis immédiatement confrontée au regard franchement hostile de son second, Urai Fen, si nos rapports sont corrects. Je me contente de l'observer, et j'en conclus que si je tente quoi que ce soit, je risque en fin de compte d'être balancée par le sas. Dans le meilleur des cas... Tyria s'installant aux commandes, j'ai pas vraiment l'occasion ni l'envie de démarrer une conversation avec un type qui a l'air de me tuer à chaque instant dans son esprit, alors je me tais en observant distraitement le paysage qui défile.

Ma première impression sur la chef du Consortium ? Les rapports, c'est des gros menteurs ! Bien qu'elle doit être d'une froideur à glacer les sangs quand elle est en colère ou qu'elle va tuer quelqu'un, en attendant, elle me donne une bonne impression ! Elle m'a même offert un cigare, mon petit péché mignon, et mon esprit note avec désapprobation que c'est mon deuxième cigare ce mois-ci, contrevenant ainsi à une règle établie : pas plus d'un par mois ! Je compense en me disant que j'en prendrais pas le mois prochain, enfin, juste pour la tranquillité de mon esprit, je tiens jamais mes promesses vis-à-vis du tabac.

Une fois arrivés, je me prête de bonne grâce à la fouille de son second, sans m'en formaliser plus que ça. Après tout, ce serait elle qui serait chez nous, on aurai fait pareil ! Voir même un peu plus, parce que son bras mécanique aurait foutu la trouille à plus d'un. Je me demande si on aurait été assez cons pour lui demander si elle pouvait l'enlever... Enfin, moi je dis ça, mais ça me gêne pas, son bras. Je pense que si on tenait Tyria chez nous, ce serait pas d'elle qu'il faudrait s'inquiéter, mais de sa flotte.

Je m'installe donc à son invitation dans un fauteuil remarquablement confortable, faudra que je lui demande la marque pour m'en offrir un, et j'accepte un verre d'un vin de Naboo. Au moins avec ça, je pourrais rester lucide suffisamment pour pas dire de connerie.

Puis elle me cite deux noms qui résonnent dans ma tête comme autant de questions. Aayla Malorne, que j'aurais adoré rencontrer, et Nayeli Hawkins. Encore elle ! Et qui offre des cadeaux hors de prix à la chef du Consortium en plus ! D'accord, à partir de là, il devient quasiment évident que c'est elle qui a mené les négociations pour qu'on cède l'Agincourt au Consortium. Je me demande comment ces deux là se sont rencontrées... Sauf qu'elles risquent d'avoir du mal à se revoir. Je rassemble toutes les informations que j'ai pu lire ou survoler à son sujet, heureusement que mes Lekkus enregistrent bien plus d'informations que moi d'ailleurs. On dirait que je vais devoir accélérer mes réflexions sur sa disparition. Si elles étaient amies, comme je le soupçonne, le moins que je puisse faire est de tenir Tyria au courant. Qu'importe qui elle soit.

Posant mon verre, je la regarde avec un visage assez triste. Je l'ai pas connu, mais je sais à peu près tout du Commandant Hawkins. Et j'aurais beaucoup aimé la rencontrer.


- Vous savez, si vous ne l'aviez pas fait partir, c'est moi qui m'en serais occupé, je commence, ne trouvant pas mes mots pour aborder le cas de Nayeli. Mais je m'y force en respirant un bon coup : Mad... Pardon, Tyria, si vous connaissiez Nayeli, je dois vous informer de son sort. La Commandante Hawkins est disparue, présumée décédée. D'après ce que j'ai pu lire, elle est allée sur Naboo pour un voyage non officiel, personne ne sait trop pourquoi elle y allée d'ailleurs, et son vaisseau a été retrouvé détruit. Pas de traces de son corps, mais dans l'espace, elle a sûrement été vaporisée. Les Jedis en place sur la planete sont quasi-surs que c'etait par la main d'un Sith. Je suis désolée. Je n'ai pris le commandement de son escadrille qu'après sa disparition, aussi je ne l'ai pas connu, mais.. J'ai entendu que c'était quelqu'un de bien.


Super début pour commencer les relations diplomatique que d'annoncer un décès. Enfin bon, c'est les aléas de cette Galaxie, et par les temps qui courent, ils ont une fâcheuse tendance à se multiplier.
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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Quand on est dans la gueule du loup... [PV Tyria] (Terminé) Sam 26 Mai - 9:17

Comment gâcher l’ambiance en une poignée de secondes… J’étais à veille de me servir un verre et je m’arrêtai en plein geste, me retournant pour poser des yeux ronds sur la Twi’lek. Nayeli? MORTE? Comment se faisait-il que je n’étais pas au courant? Mon expression chaleureuse se transforma en quelques secondes en un regard glacial et je mis mon comlink en marche, ordonnant à Spike « de ramener son cul dans mon bureau. Hier. » Autrement dit, tu as la limite de temps minimale humainement possible pour rappliquer dans mon bureau avant que je ne sois vraiment de mauvaise humeur. Quand il entra dans mon bureau, armure de corrupteur sur le dos, casque en moins, je balançai dans son plastron de toute la force de mon bras mécanique la dague offerte par Nayeli. Elle se ficha dans son armure sans se briser ou le blesser. Il fallait être une pro t d’une grande maitrise, malgré ma colère évidente.

« JE TE PAIES POUR QUOI FAIRE MERDE!? Comment se fait-il que j’apprends de la bouche d’une républicaine la mort de Nayeli Hawkins et non de la tienne? Pour le cas d’Aalya Malorne, u avais une excuse, c’était tout récent mais Nayeli? On parle de SEMAINES! Refais moi un truc du genre Spike Webb et je te tues! Redonnes moi ma dague et disparais! Je veux tous les détails sur mon bureau pour demain huit heure. »

Merde au verre, je boirais directement à la bouteille. Spike quitta la pièce après avoir déposé la dague sur mon bureau et je pouvais lire la honte dans ses yeux. Oui, il avait de quoi avoir honte! C’était le chef de mon service de renseignements et il avait manqué un truc pareil… Il me fallait un remontant… Ou quinze. J’ouvris un tiroir et y déposai dague et étui. Il fallait que je reprenne mes esprits. Cela me prit un court moment. J’étais pâle comme la mort et mon teint déjà pas trait bronzé ne me rendait pas grâce. Malgré la peau synthétique, on pouvait voir la différence de tons… Je levai ma bouteille, portai un toast à sa mémoire d’une longue, très longue gorgée, en sifflai près de la moitié. Contrairement à la République, moi je n’avais pas de problème de règlements face à mes petits excès… Les secondes s’écoulèrent, lourde comme du plomb… Et finalement un sourire revint apparaitre sur mon visage.

« Nan… Naye n’aurait pas voulu qu’on tire de telles gueules parce qu’elle est morte… Elle m’aurait sûrement dit un truc dans le genre : la vie continue, accroches toi à ce que tu aimes, à ce que tu respectes. Et c’est ce que je compte faire. C’était une grande femme. Enfin, pas physiquement mais elle comprenait les vrais enjeux. Elle voyait les choses avec des nuances et sans préjugés. Une vraie républicaine, malgré les abus aberrants de votre système. »

J’éclatai de rire, me rappelant les bons moments passés ensemble… Et quand je pense qu’au final, elle ne piloterait plus jamais « son » Star Viper… Hors de question de le remettre en service au sein du Consortium. Il irait à quelqu’un de tout aussi exceptionnel que Nayeli qui croiserait ma route. Il n’y avait même pas à discuter là-dessus. Spike me dirait que c’était du sentimentalisme mais je m’en foutais et royalement. De toute façon, il avait encore une leçon d’humilité à digérer donc bon. Le plus intelligent dans une situation comme celle-là, c’est de changer de sujet. Se torturer l’esprit n’allait rien régler. Ce n’était pas la faute de la républicaine si Nayeli était morte et même si je faisais une crise de tous les diables, cela ne la ramènerait pas en vie. Quand on était mort, tout du moins pulvérisé, c’était pour de bon. La science n’avait pas encore trouvé de vrai remède à la mort…

« Alors comme ça t’es générale de la chasse républicaine. Classe, quand même. C’est rare que des twi’leks occupent des postes à haute responsabilité. Je ne m’étendrais pas sur les activités du Consortium mais disons que la majorité de ceux qui nous servent… Boarf, autant ne pas pourrir l’ambiance. Je disais que c’est la première fois que je vois un officier Twi’lek. Le trois quart du temps, je discute et argumente avec des humains et ils sont chiants…

Est-ce que c’est trop demandé que de se faire traiter comme un chef d’état, quand on en est un? On dirait que la République pense que je suis une petite tortionnaire de cour d’école. J’ai lu les rapports de vos services de renseignements. Il me dépeigne comme un monstre sanguinaire, une espèce de petite vieille acariâtre, vilaine et probablement à l’odeur désagréable. C’est curieux, je ne me perçois pas comme tel… J’ai l’air de ça moi? Genre… Vraiment? »


C’est que j’étais sacrément bien foutue quand même. J’étais grande, genre deux mètres, dans ces environs là et la nature avait été généreuse sur le physique : les formes, la beauté, tout. Si je m’étais donné la peine de m’habiller de façon plus féminine, de consentir à me coiffer un peu plus, vous savez, mettre du temps pour soigner son apparence… J’avais essayé. Une fois. Rien qu’une fois. Et Spike c’était mis à balbutier, saignant presque du nez et la moitié de mes hommes ne m’avaient reconnu que grâce à mon tatouage. Et encore, je dis la moitié mais c’était me bercer d’illusion. Qui a dit transformation extrême… Pas moi mais j’ai entendu Urai le murmurer par contre. J’ai des bonnes oreilles ça c’est sûr. Ma beauté naturelle ne transparaissais pas à cause de mon côté… Négligé? J’étais juste trop paresseuse pour vraiment faire des efforts en ce sens. Enfin bon, je ne posais pas la question pour rien.

Voyez-vous, je suis du genre à détester ce genre de conneries colportées sur moi. Alors pour essayer de… Comment dire… Changer la donne? J’avais décidé de démolir à ma façon toutes ces conneries sur ma personne : non mais c’est vrai : tant qu’à avoir un dossier, autant s’arranger pour qu’il ait de l’allure! Ne lui laissant pas le temps de répondre, je m’éclipsai un moment, décidant d’exposer mon idée à la républicaine. Elle était générale, elle saurait au moins faire entendre que le dossier n’était pas très exact… Je revins quelques minutes plus tard et… Non. Rectification. Une autre femme revint en lieu et place de ma personne. C’était encore moi… Mais différente. Premièrement les vêtements. J’avais abandonné ma tenue utilitaire classique bleue pour revêtir ce qui aurait fait office d’uniforme au sein du Consortium de Zann si nous avions eu une hiérarchie plus militaire. L’uniforme épousait parfaitement mes formes.

Un peu trop peut-être même. Disons que ce n’était pas pour rien que les uniformes réguliers étaient un peu plus… Relâchés? Ouais, truc du genre. Ensuite, même si j’avais toujours le teint plus pâle que la norme, il ne me donnait plus un air « malade ». Mes cheveux bien que courts avaient été soigneusement peignés et au final, comme je l’ai dit, on aurait dit qu’une espèce de mannequin supposée me doubler avait pris ma place. C’était encore moi ceci dit. Si finalement les républicains statuaient pour un entre deux sur mon dossier, je ne m’en plaindrais pas. Je n’aimais pas la partie monstre assoiffée de sang. Je pouvais être violente mais ce n’était pas non plus ma raison d’être ou mon modus operandi. Mais ça… Peu de personnes consentaient à le reconnaitre. Faisant un trois cent soixante sur moi-même, il ne me restait plus qu’à avoir l’avis de la générale sur la question. J’aurais préféré montrer ça à Nayeli mais bon…


« Est-ce que c’est mieux comme ça? Ou c’est trop? J’avoue ne pas être trop sûre… Je voulais quelque chose de fonctionnel et de joli sans verser dans le vulgaire ou le trop révélateur. J’y connais rien en mode moi alors bah… J’ai improvisé. Ça me va bien? Est-ce que ça me fait un gros cul? Est-ce que c’est présentable, pour les dossiers républicains? Ce serait plus sympa que les racontars débiles qu’on y trouve, non? Enfin moi je pense que si… »
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MessageSujet: Re: Quand on est dans la gueule du loup... [PV Tyria] (Terminé) Sam 26 Mai - 11:11

Le soudain changement de visage de Tyria, bien que je m'y sois attendue, me glaça les sangs. En un instant, elle se transforma. Pas physiquement, quoique, mais quelque chose changea en elle, et c'est emplie de rage qu'elle appela le dénommé Spyke. Je restais en silence, dans ces cas-là, mieux vaut se faire petite et attendre qu'on s'interresse à soi où que la tempête passe.

Dès qu'il fut entré dans la pièce, je ne pu retenir un mouvement de surprise quand je la vis lui lancer la dague en plein plastron, mais apparemment il n'était pas mort, et il n'était pas non plus blessé. Les gens blessés crient, surtout si ils ne s'y attendaient pas. Une engueulade plus tard, et il sortit sans demander son reste. Tyria ressemblait à un animal blessé en attaquant immédiatement pour ne pas qu'on voit sa peine. Ça changeait des gens qui s'effondraient en larmes et qu'il fallait consoler. Après quoi elle du boire une demi bouteille d'alcool sans broncher avant de retrouver un semblant de sourire.

La laissant se perdre sans ses souvenirs, je me mit à réfléchir sur quoi faire. Jusqu'à ce qu'un détail me revienne en mémoire : Nayeli Hawkins tenait un journal intime, qu'on avait retrouvé plus ou moins en morceaux mais au moins presque complet, et, si je ne l'avais pas lu, je savais qu'il relatait en détail sa rencontre avec le Consortium, et je mettrais ma main à couper qu'elle parlait de son amitié avec Tyria. Évidemment, c'etait une pièce à conviction, et l'offrir au chef du Consortium représenterait une belle connerie, mais j'étais sûre de mon coup : sa réaction prouvait son amitié, et je voulais faire quelque chose pour elle. Quelque chose que tout autre Républicain ne pourrait faire, parce qu'ils ne pourraient pas forcément comprendre à quel point l'amitié avec des gens extérieurs à la République, non seulement existait, mais était aussi extrêmement importante. Alors je sortirais ce carnet du carton d'où il devait se trouver à l'heure actuelle, et je le lui donnerais. Je doute qu'on essaie de m'en empêcher.

J'eus un sourire las à sa remarque sur ma race et la position au sein de la République. Non, nous n'étions pas tous arrivés à ce poste, et j'avais bien failli devenir ce qu'elle disait à demi-mot, j'avais bien failli rester esclave dans mon passé. Heureusement pour moi, j'avais eu de la chance, mais je n'oublierais jamais ce que j'avais ressenti durant ces jours..

Puis Tyria commença à parler de ce que j'avais lu dans les rapports républicains, et j'ouvris la bouche de surprise en comprenant qu'elle aussi les avait lu... Pas qu'entendu parler, non, elle les avait lu, et maintenant elle me demandait comment je la trouvais. Interloquée, je cherchais mes mots mais n'eus pas le temps d'improviser qu'elle sortit de la pièce.

Je restais donc debout, à me demander ce que je fichais et ce que j'étais censée faire maintenant. J'avais mon comlink, mais à part passer un coup de fil à Deran, je me voyais mal téléphoner à mon bureau sans que ça soit mal interprété. Heureusement, Tyria revint, enfin une femme revint, et j'en restais encore sans mot dire à la regarder. C'est dingue ce qu'un uniforme et un peu de soin apporté à son physique peut changer les choses...

Même pas le temps de refermer la bouche que je fus assaillie par une foule de questions, et je fus tentée de penser qu'elle essayait d'oublier Nayeli en faisant autre chose et en s'agitant un peu partout. Si je la connaissais mieux, je lui aurais fait un gros câlin de réconfort, mais en attendant je me voyais mal serrer dans mes bras la chef du Consortium ! Je me demande si je ne me serais pas faire étranglée dans la seconde aussi.

Je me contentais donc d'ouvrir les bras avec un sourire charmeur. Pas un sourire mielleux d'un diplomate qui s'apprête à sortir son baratin, mais plus celui qui tient chaud au ventre que je réserve à mes amis. D'ailleurs, j'avais décidé d'arrêter avant de commencer de faire la diplomate, j'y arriverais pas et je sentais qu'elle aurait pas aimé.


- Tyria.. Ça te va bien. Vraiment. Et les cheveux coiffés aussi ça te donne un air plus... Le prend pas mal, mais ça te rends plus mignonne. Ça fait ressortir tes yeux et comme ils sont magnifiques, ça rend vraiment bien! Mais t'en fais pas pour les rapports de la République, en ce qui me concerne, tant que j'ai pas refait le rapport moi-même, je considère les autres incomplets ! Du coup, je compte bien en faire un sûr toi, et c'est vrai que cette image est meilleure que l'autre !

Tu sais, ils ont été écrits par des imbéciles qui ne t'ont sûrement jamais vu comme autre chose qu'une personne dangereuse, ou bien que quand tu étais en colère.. Mais moi je t'ai vu différemment, je vois comment tu as réagi face à la mort de Nayeli, et il y a toujours des gens, elle y compris, qui pensent que nos bonnes relations avec ton Consortium sont de bonnes choses. Je le pense aussi. Je crois que tu n'as plus envie que l'on parle de sa mort, mais je veux juste te dire ceci : elle tenait un journal intime, qui a été retrouvé, et elle parlait de votre amitié. Un coup de fil de ma part et je t'en fais don, sans contrepartie. Je ne la connaissais pas, et je ne te connais pas encore suffisamment, mais j'ai un grand respect pour l'amitié, et si je peux faire quelque chose pour améliorer ta peine, je veux le faire. Tu n'es pas un monstre sanguinaire Tyria Zann. Tu es juste quelqu'un qui s'occupe des siens, et pour ça, tu as mon respect.



Voilà, c'était dit. Tout ce que je venais de dire, je le pensais, et si les rapports la décrivaient en elle-même de monstre, tous s'accordaient pour dire que le Consortium était un peu comme une grande famille, et Nayeli avait du rentrer dans la famille pour que sa perte soit si durement ressentie.. En regardant les joues pâles de Tyria, j'avais vraiment envie de la prendre dans les bras pour la réconforter, mais je doutais que ce soit le enre de femme à se laisser aller à de telles familiarités. Parler des morts n'était jamais une bonne chose, mais si on en parlait à plusieurs, c'etait déjà mieux, non ?


Dernière édition par Lina Aola'Sinya le Sam 26 Mai - 14:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand on est dans la gueule du loup... [PV Tyria] (Terminé) Sam 26 Mai - 13:07

« Sur bien des points, tu lui ressembles, je trouves. Quelqu’un qui fait passer la loyauté avant des idéaux parfois creux et qui sait prendre des risques pour les autres. Si tu me donnes ce journal, en contrepartie je veux que tu aies son Star Viper. Tu prends des risques pour une inconnue. Je prends aussi un risque en te donnant ce chasseur. Je ne te connais pas : tu pourrais simplement chercher à prendre avantage de ma douleur.

Mais je n’en crois rien. Je suis quelqu’un qui fonctionne à l’instinct. Je l’ai dit souvent : il me trompe rarement. Tu aurais eu la possibilité d’activer un traceur, une balise de détresse au moins dix fois depuis ton atterrissage. Tu aurais pu me tuer au moins trois fois, ne serait-ce que pendant que je digérais le choc de la mort de Nayeli. Bref, tu as eu plus qu’une occasion de me nuire et tu ne l’as pas fait. Je juge par conséquent que je peux te faire confiance. »


Était-ce malsain de voir sa mort un peu partout? Dans mon métier, on appelait ça être réaliste. Je savais qui j’étais et de quoi j’étais capable. Je savais ce que je représentais pour certains et ce que je valais en termes de primes. Il y avait des centaines de personnes dans la galaxie qui avaient des raisons de vouloir ma mort, pour des raisons aussi diverses que variées. Elle, elle aurait pu avoir de la famille dans les Twi’leks que j’avais réduit en esclavage, pour amasser plus de fonds pour rendre plus puissante ma famille. Pour permettre à mes « enfants » de mieux pouvoir faire face aux dangers de la galaxie. Elle aurait pu m’en vouloir pour les républicains que j’avais fait assassiner. Il y a plus de raisons de m’en vouloir que je ne peux en compter. Et pourtant. Comme Nayeli avant elle, Lina semblait capable de voir derrière les apparences, plus loin que l’évidence et c’était fort probablement ce qui en faisait…

Une personne exceptionnelle. Le genre de personne avec qui on peut boire un verre sans parler de politique, en se foutant d’appartenir à un groupe ou un autre. Le genre de personnes que moi j’appréciais car pour moi, il n’y avait que ma famille qui comptait. Le Consortium de Zann dans tous ses constituants. Les gens ne voyaient qu’un regroupement de criminels… Comme Aalya avant elle, elle n’aurait pas voulu que nous vengions aveuglément sa mort. Malgré son départ physique, Nayeli continuerait de vivre dans nos cœurs. Avant de poursuivre avec la discussion en cours (elle avait dit une moi j’étais mignonne?!) il fallait que je fasse quelque chose d’abord et avant tout. Quelque chose d’excessivement important. J’activai le signal de diffusion de masse : tout système de communication de vaisseau, de chasseur ou comlink du Consortium se mit à bipper Je ne me servais de ce truc que pour les choses TRÈS importantes…
[/i]

« À toutes les forces du Consortium de Zann. Je me vois forcée de vous informer d’une tragique nouvelle. Nayeli Hawkins, que nous avons considéré comme une sœur, Viper 11 pour les intimes, a perdu la vie au-dessus de Naboo. Une enquête interne a été déclenchée mais pour l’heure, je veux que tous les chasseurs et bombardiers soient sur le pont d’envol pour lui livrer un dernier hommage. Messieurs dames, montrez votre talent…

Pour notre sœur qui nous a été si cruellement et injustement arrachée. Je veux tous les véhicules et tous les hommes sur le terrain de parade avec salve d’honneur pour Viper 11. Toute mission en cours, quelle qu’elle soit sera suspendue pour une minute de silence. Offrez vos derniers respects à une femme d’exception et chérissez son souvenir. Ce… Ce sera tout. Merci de votre attention. Tyria Zann, communication terminée. »


Il était rare, très rare que je me laisse emporter par mes émotions. Oui, je suis quelqu’un d’impulsif mais je ne suis pas du genre à perdre la tête sous le coup de l’émotion. Sauf que là… Allez savoir pourquoi… Je m’effondrai dans les bras de cette républicaine que je ne connaissais pas, pleurant silencieusement la mort d’une amie, d’une sœur… Pourquoi Nayeli? Avant qu’elle ne mérite de mourir, j’aurais eu mon tour bien avant… J’en avais perdu des membres de ma famille, au cours des années. Mais Nayeli avait été dans les plus spéciales du lot. C’était une femme de conviction qui avait toujours su faire passer les siens avant n’importe quels idéaux. Pour une républicaine, elle avait réussi à marquer tous ceux qui l’avaient rencontré. Pour réussir un coup pareil, il fallait être vachement balèze. Et elle, simple pilote de la chasse républicaine, elle avait réussi ce que des gens plus importants n’avaient su faire.

« Excuse-moi… Je ne sais pas ce qui m’a pris… D’ordinaire je gère beaucoup mieux que ça mes émotions. Pas le choix, dans mon métier… Enfin… Je suppose que tout le monde a droit à un moment de faiblesse de temps en temps. Euh… Je… Je sais que c’est sans rapport avec ce qui vient de se produire mais je rêve ou tu as dit que tu me trouvais mignonne? C’est plutôt rare que l’on me complimente sur ma… Beauté? »

C’était un mécanisme de défense chez moi : je faisais le focus sur un autre sujet dès que les émotions venaient trop s’en mêler. Une défense en général efficace pour éviter des effusions comme celle-là. Le meilleur moyen de se protéger, quand on ne peut s’immuniser, c’est toujours de trouver le moyen de trouver une diversion, une échappatoire. Qu’on ne se méprenne pas : j’avais et j’ai encore le plus grand des respects pour Nayeli. Cela ne changerait jamais. Cependant, je ne pouvais pas fléchir, je ne pouvais pas m’effondrer. Le Consortium de Zann comptait sur moi, ma famille avait besoin de moi… Et je ne pouvais pas lui faire défaut pour une histoire de faiblesse émotive. C’était le gros défaut quand on est au sommet : vous devez être… Plus que parfait. Vous pouvez avoir vos petits défauts, vos petites manies mais c’était bien tout. C’était lourd, très lourd à porter et il fallait bien l’avouer…

Même entourée de ma famille, je me sentais terriblement seule. Urai était celui qui comprenait le mieux le poids, le fardeau que je devais porter. Sauf qu’Urai n’était pas du genre très sentimental donc je n’espérais pas grand réconfort de sa part. C’était comme ça. Je ne savais pas comment cela se vivait au sein des autres factions mais moi… C’était comme ça que je le vivais. J’avais ma façon de faire : j’étais impulsive, physique, directe… Je ne me cachais par derrière des mensonges et je préférais une vérité douloureuse à un doux mensonge. Et mes gars m’aimaient comme ça. Je donnais l’image du chef qui prend bien des trucs avec un sourire de défi et qui passe au travers des embuches en défonçant le mur quand il y a une porte, en prenant le sentier le moins emprunté juste pour voir ce qu’il y avait au bout. J’étais ainsi… Et je ne comptais pas changer. C’était ce qui me permettait de continuer à avancer.


« Je sais… Je suis difficile à suivre. Je marche à l’instinct. Je suis très impulsive donc, très directe et je suis du genre physique. Mes gestes, mon langage corporel parle énormément. Et je suis pas la plus douée en diplomatie. Moi je préfère une bonne accolade à une poignée de main. Tiens Urai, mon garde du corps? Il bougonne quand je lui fais un câlin mais je sais qu’il adore. Un peu d’affection ne fait jamais de tort à personne. »
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MessageSujet: Re: Quand on est dans la gueule du loup... [PV Tyria] (Terminé) Sam 26 Mai - 15:41

Un Star Viper ? Tyria Zann lui avait offert un Star Viper ? Quand on savait le prix de ces bestiaux, le doute n'était plus possible quand à sa générosité avec les siens... Et voilà qu'elle me l'offrait, sans que je ne puisse rien en dire, et j'essayais de me concentrer sur ce que ça impliquait, tout en prêtant plus qu'une oreille attentive à ce qu'elle disait, une oreille d'amie à amie. Je remis donc mes questions à plus tard, me contentant de lui sourire avec bienveillance.

Si je ressemblais à Nayeli, je pense que je lui ressemblais un peu à elle également. Elle avait sa famille, j'avais mes p'tits gars, tous les pilotes qui m'étaient assignés me connaissait, j'avais déjà volé avec la plupart d'entre eux, et j'avais eu une discussion privée avec tous. Convocation qui effrayait les bleus, avant de sortir tout sourire de mon bureau parce qu'ils avaient compris que j'étais pas là pour les emmerder, mais j'étais là pour les pousser à donner le meilleur d'eux-mêmes. La seule différence était que Tyria était à la tête de son organisation, et qu'il n'y avait personne avant elle. Pas même Dieu, à coup sûr, elle l'aurait viré de son bureau à coups de pieds au cul si il venait lui dicter ses ordres pour son Consortium.

Tyria lança un appel à la mémoire de Nayeli, à toutes les forces du Consortium, et je cachais une larme en détournant le visage. Qu'est-ce qu'on avait nous à la République ? Une plaque commémorative ? Ou même pas ? Peut-être avait-on juste inscrit son nom à côté des autres. Elle n'aurait même pas eu de tombe, mais, en même temps, être dispersée aux quatre coins de la Galaxie, c'est toujours un meilleur sort pour une pilote que d'être enterrée sous terre n'est-ce pas ?

Quand je relevais la tête, j'eus à peine le temps d'enregistrer le fait que Tyria me tombe dessus pour me pleurer sur l'épaule, et, un instant un peu désorientée sur où j'étais et comment je m'appelais, je lui tapotais le tête en murmurant des paroles apaisantes en Twi'leki. Je la serrais fort, donnant toute ma force dans cette étreinte, je voulais qu'à-travers elle puisse sentir qu'elle n'était pas seule, et que j'appreciais ce qu'elle avait fait pour Nayeli. Je lui caressais le dos avec délicatesse, appréciant le contact de son corps avec le mien.

Je ne pus m'empêcher de sourire sur sa remarque sur le fait que je l'avais qualifiée de mignonne, je savais que ça allait pas passer aussi facilement ça, mais je ne la trouvais qu'encore plus mignonne de me le demander.. C'était pas comme une femme qui cherche à ce qu'on la flatte, c'était plus une question de lui dire la vérité et qu'on la regarde non pas comme la chef du Consortium, mais comme une femme avant tout, e une belle femme.


- Mais oui tu es mignonne, dis-je en souriant. C'est pas parce qu'on est à la tête du plus grand empire de hors la loi de tout les temps qu'on peut pas en être jolie! Et puis tu sais comment tu pourrais l'être encore plus ? Avec une robe ! Je suis sûre que ça t'irais très bien...


Elle me parla ensuite de son caractère un peu impulsif, et je ne pouvais que la rejoindre sur ce point ! Qui était capable de se jeter sur une flotte impériale juste pour suivre un chasseur qui avait abimé ma peinture ? Ce genre de trucs m'arrivait souvent, sans que j'entraîne aucun de mes gars là-dedans... Hors de question que je les fasse payer pour mes conneries. Mais tout ça pour dire que, ouais, le côté impulsif, je le comprends aussi.

L'absence de diplomatie aussi, je connaissais. Je compte plus le nombre de sénateurs que je me suis mise à dos et qui veulent mon remplacement à l'heure actuelle. Mais c'est pas comme si j'y faisais attention. Ils peuvent toujours la vouloir, ma place, mais tant que je continuerais à avoir de bons résultats avec mes escadrilles, ils ne l'auront pas ! Et de toutes façons, à la minute où je deviendrais à ce point inefficace, c'est de moi-même que je partirais. C'est quelque choses que tous ces politicards ne comprendront jamais. Eux y verront ma crainte qu'ils me tombent dessus et que j'ai démissionné avant qu'ils ne me forcent à le faire, mais les gens comme Tyria Zann, eux comprendraient que je l'ai fait pour que mes gars soient dans de meilleures mains que les miennes parce qu'ils méritent le meilleur de ce que pouvait leur offrir la République. Et si je n'étais plus de taille, autant qu'un peu de sang neuf vienne ranimer la flamme. Et puis, si un jour je démissionnais, ça ne veut pas dire que j'aurais pas prévu ma succession ! Je voudrais pas le premier fils à papa bombardé général de la chasse !

Un peu d'affection dans ce monde de brutes... J'avais jamais été contre qu'un de mes pilotes viennent pleurer sur mon épaule la disparition de son ailier, parce que je les connaissais tous, et sa mort m'affecterait tout autant.


- D'abord, je tiens à te remercier pour l'hommage que tu as fait à Nayeli. Je pense pas qu'on en ait fait autant chez nous, mais sache que ça me touche beaucoup. Ensuite, si tu l'acceptes, laisse mon ailier Deran partir avec mon chasseur, il reviendra avec le carnet, je n'ai qu'une parole. Et puis faudra que je te prenne en photo aussi pour ton nouveau dossier. Tu sais, une photo où tu fais un joli sourire... je dis en souriant pour ne pas rire.

Concernant la diplomatie, je dois t'avouer un truc : en arrivant ici, j'ai cru que j'allais devoir la jouer diplomate comme au Sénat républicain, alors que tout le blabla de ces culs-serrés... Très peu pour moi ! Au moins, j'ai pu parler franchement avec toi, et ça fait du bien. Et puis enfin... Je ne sais pas trop ce que tu veux m'offrir avec ce Star Viper, mais je peux te donner en échange tout le soutien de mes escadrilles. Si un jour tu as des ennuis et que tu as besoin de renforts, tu m'appeles et je viens avec ceux que je pourrais ramener dans les temps. Mes gars ne sont pas bornés, ils comprendront qu'on est pareils : deux familles qui essaient de faire ce qui leur semble bon pour elles. Tu ne crois pas ?

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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Quand on est dans la gueule du loup... [PV Tyria] (Terminé) Dim 27 Mai - 7:23

Eh ben… On pouvait dire que ce n’était pas tous les jours que je recevais ce genre de compliments… Non, vraiment pas. Les gens avaient davantage tendance à complimenter mon organisation que ma personne, ce qui ne me dérangeait pas outre mesure. L’écoutant parler, je pris une gorgée d’alcool (toujours à la bouteille) avant de m’étouffer. Elle avait dit le mot interdit : ROBE! Ah non! Jamais! Jamais avec un, deux, dix J majuscules! Une robe, abomination de l’humanité se situant entre la bière sans alcool et l’étoile de la mort… Même pas en rêve! Moi, Tyria Zann, en robe? Le jour où cela arriverait, la galaxie trouverait enfin la paix et les hutts sentiraient bon! Toussant en me tapant sur la poitrine pour faire passer le vilain, je finis par reprendre contenance avant de pointer un doigt dans la direction de la républicaine. Une robe. UNE ROBE! Ô l’horreur, ô l’ignominie!

« Jamais! Jamais tu m’entends! Une robe… Je n’ai pas entendu pareille folie depuis longtemps! Je préfère encore me promener à poil oui. La robe, arme de constriction massive! Ah non merci, je passe mon tour. Et pourquoi pas un tutu avec ça? Une robe… Rien que de m’imaginer dedans j’en ai des frissons. Tiens voilà une façon efficace de torturer les gens : les forcer à porter ces horreurs… Inhumain comme traitement! »

Bon d’accord il y avait une part d’exagération mais je n’avais jamais été fan de vêtements qui réduisent ma mobilité. Et comment vouliez-vous trimballer une arme efficacement en portant une robe? Et qui dit robe dit talons hauts et c’est autant sinon pire que la robe. Non vraiment, ce n’était pas pour moi. L’uniforme d’apparat serait très probablement mon effort le plus sincère. Il y avait toujours des limites à mon bon vouloir. Que voulez-vous, à chacun ses principes, à chacun sa vision des choses, aussi obtus puisse-t-elle être. Si je me trimballais en robe, Spike rigolerait encore le jour de sa mort et je ne tenais pas à donner plus de munitions à mon lieutenant. Spike était un type bien mais il avait la langue trop bien pendue. Il passait de ces commentaires par moment… Vous ne pouvez même pas imaginer à quel point il peut me mettre hors de moi, avec le bon choix de mots. Ce n’est pas méchant mais…

« Moi je te dirais bien que tu es mignonne mais ce ne serait pas te rendre grâce. Tu es sacrément bien foutue et tu excuseras la comparaison foireuse mais si tu avais été esclave, tu aurais ruiné plus qu’un acheteur. Avec un physique pareil, tu dois les attirer les regards toi quand tu entres dans une cantina. Pas nécessairement le bon type de regard mais je comprends pourquoi il y a une hausse des engagés dans la chasse républicaine. »

Oui, c’était le genre de truc que je savais par le biais de mes espions. Ce qui se passait à l’interne chez les puissants. Pas TOUT ce qui se passait mais il y avait des gens haut placé très imprudents et certains communiqués finissaient entre nos mains. Ce rapport était d’ailleurs un pur délice de conneries à lire. Apparemment, la République avait commencé une campagne de propagande pour la chasse républicaine, dont les affiches mettaient en vedette la générale de la chasse, normal… Mais avec un gros plus sur autre couse que son visage. Enfin, vous voyez le genre de présentation bien alléchante, bien attirante. Il y avait vraiment des connards dans l’état-major et je m’étais étranglé de rire devant « la proposition de revoir la quantité de tissu et le moulant des uniformes de la générale Lina Aola'Sinya ». Ça c’était un truc qu’elle n’avait ni lu ni entendu parler, manifestement. Ça paie d’avoir des sources.

Non mais vraiment… Rire autant en lisant un rapport. Forcément si vous mettez une femme ravissante en charge d’une section de l’armée, tous les abrutis libidineux carburant à la testostérone vont vouloir s’engager, prouver qui est le plus mâle et espérer la mettre dans leur lit. C’était triste par contre, vraiment triste de voir ô combien il y avait des commentaires idiots et peu de commentaires vantant ses compétences ou sa valeurs. On parlait surtout de ses atouts… Physiques. Finalement il y avait un avantage à se foutre de la mode et de l’apparence : au moins on ne vous considérait pas comme un objet. Juste comme un monstre sanguinaire. Navigant sur mon ordinateur de bureau, je téléchargeai le rapport auquel je faisais mention dans un datapad vierge que je tendis à la générale. Moi je n’avais rien à cacher… Surtout si c’était les affaires des autres, comme c’était le cas en ce moment. Ne pas rire. Ne pas rire…


« Chose certaine, tu as attiré sur toi l’attention de l’état-major. La bonne attention? À toi de me le dire. Moi, mes filles, si quelqu’un les reluques trop… Soit elles te foutent une raclée, soit il y a un grand frère pour mettre une claque derrière la tête des plus jeunes. Ainsi, cela fait un climat plus agréable, axé sur le mérite et les talents de chacun et non pas : elle a plus de seins que moi, il a plus de muscles que moi. Bah oui.

La République et l’Empire s’imagine que c’est la débauche ici. Ce n’est pas le cas. Mes gars sont plus disciplinés que bien des soldats. Ils aspirent à me faire plaisir et me donne au minimum leur 110%. Nous sommes peut-être des salopards de première, réduisant en esclavage, massacrant et réduisant en cendres pour notre marge de profit mais fondamentalement… On fait ce qu’il faut faire pour rester libres et unis. Je dors très bien la nuit quand même. »


Pour le reste, elle n’avait pas tort. J’avais sans doute fait plus pour Nayeli que la République. Nous étions elle et moi en charge de deux familles. Sauf que dans son cas… C’était une famille que l’on pouvait lui retirer. Dans mon cas… À moins de me tuer ou de tous les exterminer… Aucun risque. Pour le Star Viper… Je lui avais donné quelque chose qui avait été précieux pour Nayeli comme elle m’avait donné son journal. Échange de bons procédés. Je contactai l’infirmerie, ordonnant la remise en liberté de l’ailier de Lina, sous la condition que son historique de navigation soit effacé et qu’il ne parle de cet incident à personne. Tout refus serait une invitation à prolonger sa détention. Mes installations, mes règles. Là-dessus il n’y avait pas à négocier. Elle pouvait déjà se compter chanceuse que je n’avais pas précédemment donné l’ordre de les exécuter, de les torturer… Ou pire. Nous étions esclavagistes, après tout…

C’était quand même ironique : une famille fonctionnelle mais qui se tournait vers le crime pour survivre. Nous avions notre propre faction car les cadres trop rigides de la République et de l’Empire nous insupportaient. Au sein du Consortium, donner son avis n’était pas le privilège d’une minorité. Ici, on se foutait de votre passé, de votre classe sociale, de votre espèce. Merde, une de mes meilleures esclavagistes était une Twi’lek. Elle était née esclave, s’était libéré de ses chaines et avait pris goût à prendre le rôle du tortionnaire… Il y avait au sein du Consortium de êtres de tous horizons et je l’ai dit : au sein de cette méritocratie, l’effort est roi. Nayeli s’était plu au milieu de notre petite famille pas parce qu’elle était également une criminelle mais parce qu’elle était amoureuse de sa liberté. Parce que son système de valeur rejoignait le nôtre. Lina aussi semblait être de ces personnes. Il y avait un cœur derrière les monstres.


« Tu m’as donné le journal de Nayeli, qui comptait beaucoup pour elle. Je t’offre son Star Viper, qui comptait tout autant. Je ne l’ai jamais vu aussi heureuse que lorsqu’elle volait avec. Quant à ton offre… Tu peux aussi compter sur nous mais ne comptes pas sur nous pour devenir alliés de la République, ça jamais. Nous tenons à notre indépendance, à notre famille et nous travaillons avec ceux qui nous payent. »
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MessageSujet: Re: Quand on est dans la gueule du loup... [PV Tyria] (Terminé) Dim 27 Mai - 9:14

Je ne pus m'empêcher de rire devant son dégoût évident vis-à-vis des robes, à vrai dire, je m'y attendais un peu, mais je tenais à voir comment elle réagirait, et elle avait été virulente ! Pour un simple habit... Même si force m'était de reconnaître que certaines de ces robes étaient impossibles à porter pour nous autres. Je ne me rappelais pas avoir mis de robes en dehors des fêtes spéciales auxquelles je tenais, mais c'était à chaque fois des vêtements simples, pas le genre qui vous empêche de manger tellement ça vous serre. Enfin bon... Je devais me ranger à son avis : les robes, c'était quand même pas quelque chose de facile à porter, et valait mieux éviter tant qu'on le pouvait.

Si son compliment me fis sourire, sa comparaison me fit baisser la tête. Ayant déjà été une esclave, cette expérience m'avait marqué à jamais, et l'esclavagisme était quelque chose que hélas je ne pouvais supporter. Je haussais néanmoins un sourcil à sa dernière phrase. Si on pouvait l'apparenter à une boutade, quelque chose me disait que ça n'était pas le cas. Tyria farfouilla dans son ordinateur, avant de me tendre un datapad.

Mon visage passa de l'horreur à une colère noire en l'espace de quelques secondes. Comment avaient-ils pu utiliser mon image et mon nom pour... pour ça ?! Des têtes allaient tomber, j'en faisais le serment. Que j'apprenne ça ici, par la bouche de la Chef du Consortium, non, c'était trop. Cette campagne allait cesser, ou je poserais ma démission.

J'avais toujours respecté les institutions républicaines, et ça n'était pas pour me voir affichée comme cela ! Si ils ne me respectaient pas, qu'ils aillent tous au diable. Merde, j'étais quasiment certaines d'amener avec moi quelques pilotes, et la République comprendrait que je ne lui appartenais pas ! Rien que pour me venger que je serais prête à passer dans l'autre camp, mais bon, fallait y réfléchir quand je serais plus calme, et après que l'état major ait reçu ma plainte. Et comme plainte, j'entendais un coup de pied au cul.

Profitant qu'elle autorise Deran à sortir de l'infirmerie, je le contactais sur son comlink, pour lui communiquer les instructions de Tyria (d'ailleurs pour ce qui était de n'en parler à personne, il allait avoir du mal à ne pas respecter cette consigne!) et les miennes.


- O.K. Deran, à moi. D'abord, tu vas te rendre dans le département des archives, et tu vas demander une sortie officielle de l'article... heu le 751B. Le carnet devrait être dans le box à côté, tu le prends discrètement, et tu le ramènes illico presto. Si jamais tu es pris, tu dis que j'en ai un besoin urgent, je m'en fous tu te débrouilles, mais je le veux. Si on te demande où je suis, tu dis que c'est classifié, ou tu dis rien, tu sais faire ça hein ?

Et après avoir pris le carnet, je veux que tu ailles dans mon bureau, tu es le seul à pouvoir y entrer à part moi, alors t'en fais pas pour la sécurité. Et tu fouilles dans mes dossiers personnels, tu collectes toute la rangée R, tu les copies, et tu les expédie à l'état-major en disant que si leur campagne de pub avec mon image ne cesse pas très vite et que toutes les copies ne sont pas supprimées, ces dossiers seront rendus publics dès mon retour. Et t'en fais pas, j'ai des copies dans un endroit que je ne suis pas censée posséder, alors ils peuvent toujours venir foutre le bordel dans mon bureau que ça y changerait rien. Ça serait même pire pour eux. Enfin, tu fais ça, et tu reviens. Et je te jures que si tu reviens pas, tu va le sentir passer. Désolée de te mettre là-dedans Deran, mais là c'est un cas de force majeure.



Je me calmais quelque peu en écoutant Tyria et le fait qu'elle dise qu'elle ne serait pas l'alliée de la République me tira un sourire.


- Pour le moment, la République et moi, ça risque de tourner au vinaigre. Je t'ai dis que je préférais refaire tous les dossiers moi-même ? Bah la rangée R, c'est tout ce qui concerne les écarts de conduites de mon cher état-major. Et je crois pas qu'ils vont apprécier de voir que j'ai déterré pas mal de choses...

Bon, faut que je me calme. Je suis en train de foutre ma carrière en l'air tu crois pas ? Toi qui en fait ton boulot, qu'est-ce que tu crois que je doive faire ...? Je peux pas me laisser faire quand même ! Ah, merde, moi qui croyais avoir enfin acquis leur respect...

Si tu veux pas être l'alliée de la République... Que dirais-tu d'être mon alliée ? Pour faire ce qui doit être fait ? Et puis si un jour la République me lâche encore une fois, une dernière fois, et si tu cherches quelqu'un pour s'occuper de tes chasseurs... J'te dis pas que je compte quitter la Rép' maintenant, je veux quand même voir ce qu'ils comptent faire maintenant que je leur sort ce que j'ai trouvé, mais si un jour ils recommencent leurs conneries, je serais un peu forcée de chercher du travail. Enfin, je sais pas trop quoi faire Tyria... Tout ce que je sais, c'est que je t'en dois une de m'avoir avertie. Les campagnes de ce genre, j'en entends jamais parler.. Et j'leur faisais confiance quoi !
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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Quand on est dans la gueule du loup... [PV Tyria] (Terminé) Dim 27 Mai - 11:30

« Ce que tu vas faire? Te battre, bordel de merde! Tu vas montrer à ces connards qui tu es! Combat le feu par le feu! Spike, vient ici, j’ai besoin de ton génie pour la propagande! Tu vas voir Lina, on va te faire une contre campagne de la mort qui tue! L’état-major républicain au complet va tirer la gueule du millénaire! Tu vas voir… J’ai une idée. Une idée machiavélique. Mais pour ça… Il va falloir aller dans la salle de conférence! »

Je me levai d’un bond, l’attrapai par le bras et la forçai à me suivre. La salle de conférence se trouvait dans une annexe de ma demeure, quelque chose de sympathique et de confortable. Quand nous arrivâmes sur les lieux, Spike était déjà là, se demandant de quoi il retournait. Je lui expliquais la situation, lui donnai de mémoire les numéros de dossier dans notre système et quand il vit les affiches, il haussa les sourcils. Qu’est-ce que je pouvais avoir en tête et en quoi son génie créatif était requis? Avec un temps de retard, il finit par saisir ce que je comptais faire et un large sourire éclaira son visage. Ce que je comptais faire était… Osé. C’était le cas de le dire. Risqué même. Tant mieux, ce n’en était que plus savoureux. Je pris place à la table de conférence. Derrière moi, sur le mur, en gros, le symbole du Consortium. Aucun doute possible sur la faction représentée. Je pris ensuite la parole.

« Voici mon idée : on s’entend pour dire que le but c’est de faire comprendre à l’état-major républicain qu’utiliser Lina comme un vulgaire argument de vente, comme un joli trophée, c’est déloyal et dégueulasse. Quoi de mieux que de faire… Notre propre campagne de propagande sexy! Mais oui, des affiches du Consortium de Zann avec moi, Lina, d’autre membres du Consortium, adoptant des poses sexys et passant notre message.

Par exemple, sur fond très Consortium de Zann, avec ce logo, moi je me mets en petite tenue et je prends une pause lascive dans mon grand fauteuil. Slogan à inscrire : We want you to stop using her image. Avec la photo de Lina. Nous voulons que vous arrêtiez d’utiliser son image quoi. Déjà, que le Consortium fasse de la contre publicité ça va les déranger. Ensuite, autre pose : on reprend le concept républicain et là on pose Lina.

Sauf que cette fois le slogan dit autre chose. Un autre truc du genre… Une fois de plus, un changement de camp. Vous voyez le concept? De l’anti propagande quoi! Et on peut en faire plein. Tiens : Je me souviens, et on met la photo de Nayeli. Joins toi à la famille : Lina et en arrière-plan une photo de ses pilotes. Quelque chose de suffisamment parlant pour qu’ils comprennent que Lina ne se laissera pas faire… Et qu’elle a des appuis! »


Si la République se mettait à craindre un changement de camp de la part de sa générale de la chasse, plus une désertion massive de ses pilotes, elle serait obligé de faire une enquête à l’interne, de revoir ses politiques de conduites bref, on la mettrait devant le mur face à ce qu’elle avait fait. Apparemment, l’idée plaisait beaucoup à Spike et quand nous avons demandé des volontaires pour cette petite campagne maison… Je dû en refuser parce que j’avais TROP de volontaires. Bah oui, il avait suffi de faire un résumé de l’idée et de dire que Lila était dans le même style que Nayeli que les volontaires se mirent à affluer. Si elle ne voulait pas le faire, nous le ferions! Spike pourrait diffuser le tout sur la chaine pirate du Consortium de Zann… Je voyais bien le titre. Scandale chez les républicains : quand le Consortium de Zann s’en mêle. Il allait falloir bouger pas mal de trucs mais bon… Nous étions trop enthousiastes!

Un trio de mes filles, des pilotes, posa en premier, en dessous, devant un Star Viper et on pouvait lire sur l’affiche : « nous sommes solidaires : on se dénude pour le général Aola'Sinya. Non à l’exploitation de l’image féminine. » Ensuite, ce fut autour des lieutenants du Consortium de s’asseoir devant une grande table, prenant une pause songeuse. Sur cette table, ces espèce de grands poteaux pour la danse. Et qui dansait? Le séduisant Spike Webb (non je suis sérieux, ce type-là met n’importe quelle fille dans son lit). Mention sur l’affiche : « Quoi, un homme sur une affiche, ce n’est pas vendeur? ». J’y allai ensuite de mon idée de départ, exposant plus de chair que je n’en avais jamais exposé jusqu’à ce jour devant une caméra… Et ainsi de suite. Notre campagne d’anti propagande produisit des tas d’affiches et même Urai. URAI! Se prêta au jeu. Autant vous dire que ce fut la crise d’hilarité, devant son concept.

Vêtu d’un simple slip, il fit aussi son affiche qui disait : Engagez-vous… À ne plus recommencer! Je décidai d’en envoyer une copie à Lola parce que… Sérieusement… Je ne me serais jamais attendu à ça de mon garde du corps. Lui si taciturne, si terre à terre, si sérieux, si sévère… À poser avec les autres… Comme quoi l’esprit de famille est excessivement fort. À cette campagne s’ajouta bien sûr un court reportage par Spike et moi exposant l’attitude rétrograde des recruteurs républicains qui, au lieu de promouvoir leur recrutement en usant des figures héroïques qui avaient fait partie ou faisaient encore partie du service actif, préférait s’enliser dans un obscurantisme suranné en utilisant des clichés datant d’avant l’ancienne république par l’usage scandaleux de l’image de la femme objet. C’était une étude sérieuse proposant de nombreuses alternatives… Mais je savais que c’était parler dans le vide.

Chose certaine, nous nous sommes bien amusés. Enfin, mes gars et moi. Dans le genre idée du moment et projet audacieux, nous avions été servis. Ça et bien sûr notre propre campagne de propagande, pour bien montre les liens de la famille. Un message subtile pour dire aux républicains qu’il y avait des moyens d’avoir une image sans que ça finisse en catalogue de lingerie fine ou en gros plans honteux. Il y avait vraiment de belles affiches… J’étais fier du travail accompli. Une fois tout ce bazar terminé et tout remit en place, je retournai à mon bureau avec Lina pour… Un nouveau verre d’alcool et le cigare de la victoire! Ah bah oui quoi, le cigare de la victoire, c’était un classique indémodable, ça. Moi j’étais satisfaite du travail accompli en tout cas. Quand don veut on peut et avec de la motivation, on devient encore plus efficace. Restait à balancer le tout à la gueule de l’état-major républicain… ou sur l’holonet.

J’avais remis ma classique tenue utilitaire par contre et je ressemblais à cette bonne vieille Tyria Zann que j’avais toujours été. Oui, je pouvais faire des folies parfois mais je préférais rester moi-même. Que voulez-vous, on ne se refait pas. Je n’étais pas faite pour la politique ou les jeux de mensonges. Ma tactique c’était d’être aussi subtile qu’un missile et tout aussi direct. Me cherchez pas d’emmerdes parce que vous allez me trouver et rapidement qui plus est. Je préférais un « je t’emmerde » à « votre compagnie m’honore, malgré quelques subtils points de détail ». Bah oui, quand on y pense, c’est beaucoup moins clair. Ce n’était pas un concours de sophismes, c’était de la négociation sans fioriture. Il y avait toute une différence entre les deux. Enfin bon. Mission accomplie. J’avais fait ce que je voulais faire, restait à avoir les impressions et commentaires de la principale concernée : ce serait bien peu de choses sinon.


« Alors, c’était pas génial comme idée? Moi je te dis, ils vont faire un bond de dix mètres! Ils vont la sentir passer celle-là. En plus s’ils osent te faire de la merde, ils savent très bien que tu peux partir de ton plein gré. Ils peuvent pas te détenir arbitrairement non plus… On utilise les engrenages du système contre eux : c’est mon jeu préféré. Bon sang, Urai en slip, j’en pleure de rire encore… Qui l’aurait cru? Non mais qui l’aurait cru! »
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MessageSujet: Re: Quand on est dans la gueule du loup... [PV Tyria] (Terminé) Dim 27 Mai - 20:40

Tyria me dit avoir une idée et je la suivis dans un genre de salle de conférence sans trop savoir de quoi il retournait. J'envoyais juste un message rapide à Deran, lui disant de poser les dossiers sur mon bureau et de ne rapporter que le carnet. Pour ce qui était de faire chanter l'état-major... J'aurais tout le temps de m'en occuper plus tard ! Et puis, si l'idée de Tyria pouvait m'éviter la Cour martiale, ce ne serait que tant mieux.

Une fois arrivés donc, on retrouva le dénommé Spyke, et son sourire indiquant que lui avait compris de quoi il retournait ne m'inspira pas... Qu'est-ce que Tyria avait en tête ? Lorsqu'elle me l'expliqua, je crois que je du rester un moment sans bouger, mon cerveau refusant d'assimiler l'information. Puis ce fut mon corps qui réagit le premier en enflammant mes joues. Et puis j'eclatais de rire et approuva d'un signe de tête. L'idée était excellente. Osée, mais aux résultats quasiment garantis.

En revanche, il me fallut un peu de courage et de contrôle de moi-même pour me lancer, et c'etait assez compliqué vu les poses audacieuses de mes prédécesseurs... Toujours est-il qu'a partir d'un moment, je me dis que si je n'apparaissais pas en ne mettant pas la main à la pâte, ça n'aurait aucun intérêt. C'est donc en me mordant la lèvre pour cacher mon hilarité que je me joignis à eux, laissant mes appréhensions en mode veille et me lâchant véritablement pour que les images soient les plus réussies possibles. Et elles l'étaient. Notamment celle où j'étais à quatre pattes sur la table avec "Vous me voulez ? Venez me chercher !" Si avec ça la République ne comprenait que j'étais prête à partir, on ne pouvait plus rien faire pour eux ! Énormement de personnel du Consortium vint aider, et j'en fus vraiment touchée, et je les remerciais chacun personnellement pour avoir participé.

J'acceptais un nouveau cigare en faisant taire ma voix intérieure raisonnable et trinquais avec plaisir avec Tyria Zann, qui attendait mon avis sur la question. Avec un grand sourire, je pris la parole, ma voix un peu enrouée au départ d'avoir trop ri :


- C'était.. Génial ! Absolument brillant comme idée, avec ça, ça devrait marcher ! Oh, merci Tyria, je t'embrasserais bien tiens. Et merci à ton personnel, ils ont été merveilleux aussi... Des fois quand même je me demande si j'ai vraiment choisi le bon camp. Quelle est la suite ? On lance tout sur l'holonet ? Ou d'abord à l'état-major en leur disant qu'ils ont une heure pour tout enlever avant qu'on ne la rende publique... Avant de le faire quand même ? En tout cas, on s'est bien amusées... D'où te viennent ces idées ? demandais-je en riant.


Je fus interrompue par la sonnerie de mon comlink, un rapide coup d'oeil et je vis que Deran allait sortir d'hyperespace bientôt, avec en sa possession le fameux carnet. Je montrais ledit message à Tyria pour que son chasseur ne soit pas abattu dès son arrivée dans le système.
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MessageSujet: Re: Quand on est dans la gueule du loup... [PV Tyria] (Terminé) Lun 28 Mai - 10:32

« Bah embrasses, moi, qu’est-ce qui t’en empêches? Au lieu de dire je te frais XYZ, fais-le! C’est pas moi qui m’en plaindrai en tout cas. Quant à la marche à suivre, j’envoie un message à ton état-major avec un ultimatum. Une heure, seconde pour seconde, top chrono. S’ils refusent d’obtempérer… On passe à la vitesse supérieure et je balance tout sur l’holonet. Ils vont s’en mordre les doigts ça c’est sûr! Et les orteils aussi…

Pour ce qui est d’avoir choisi un camp, tu es la seule à pouvoir me le dire. Est-ce que ta conscience te permettrait de dormir tranquille en sachant que tu as une criminelle pour amie, esclavagiste et responsable de pas mal de mauvais coups? Et pour mes gars… L’esprit de famille. À notre manière, nous en dirigeons chacune une. Tu ne peux pas ne pas respecter ça. La famille, c’est une valeur sacrée… Mais également en perdition. »


Elle me fit ensuite savoir que son collègue était revenu. Ou plus exactement, allait revenir. Je donnai mes ordres pour éviter un incident et à moins qu’il fasse un truc con, il n’y avait pas de raisons de tenter de le vaporiser. Jouer à « tire le républicain », sans une raison précise, c’était un peu con quand même. En plus de cela, je m’entendais bien avec sa patronne, pourquoi prendre des risques imbéciles? Non, si un de mes gars tirait dessus, il allait la sentir passer, ses ancêtres également. J’avais de la patience mais il ne fallait pas en abuser non plus, alors ça non. C’était le truc sympa quand on est à la tête d’une famille : les petits apprennent bien vite comment la mère agit et réagit. Ça évite qu’ils se mettent à faire n’importe quoi. Le n’importe quoi, je détestais. C’était de l’amateurisme pur et dur et c’était absolument intolérable. Voilà pourquoi je triais sur le volet qui entrait à mon service ou non.

De retour à la présente situation, avais-je envie d’être vraiment méchante? Oui… Mais d’un autre côté, trahir ma parole, si je la donnais à l’état-major républicain, me discréditerait. C’était une stratégie à éviter, au final. Il fallait manœuvrer avec prudence pour couler le navire tout en se réservant un beau canot de sauvetage. Précipiter les choses serait catastrophique et je tenais à éviter au maximum. D’un autre côté, j’avais trop envie de faire perdre la face à l’état-major républicain… Mais jouer mes cartes trop vite serait suicidaire. La machine républicaine était bourrée d’engrenages et si on manœuvrait mal, ça pouvait vite déraper et je n’avais pas envie d’avoir une visite de la flotte républicaine pour une histoire d’anti propagande! Alors là loin de là même! Remarquez que venir ici, en plein champ d’astéroïdes… Cela allait leur coûter une fortune en réparations et assurément quelques vaisseaux.


« Je serais tentée de le faire quand même, de les faire capituler et de balancer le tout quand même mais le risque est grand. S’ils se sentent trop menacés, ils vont mordre et avoir la flotte républicaine chez moi ne m’intéresse pas. Il faut se montrer plus malin qu’eux, garder des cartes dans sa manche, tu vois le genre. T’inquiètes, ils vont faire une connerie dans le temps de le dire. Là-dessus c’est à prévoir et pas rien qu’un peu.

T à la question d’où me vienne mes idées… Je suis une anticonformiste. Je pense donc de façon à déstabiliser le système, à le choquer, à le confronter. Je pense par conséquent hors de la boite et c’est ce qui donne une certaine fraicheur à ma faction. Pense différemment, utilise ce qui existe pour mieux l’utiliser contre tes ennemis, c’est ce qui me permet d’avoir des idées comme celle que je viens de proposer. Et encore, ce n’est qu’une sur des dizaines. »


Ah ça, pour avoir des idées, j’en avais. À revendre même. Ce n’était pas ce qui manquait et j’aimais avoir la chance de les mettre en application. C’était toujours très amusant et ça rapprochait la famille que de faire des activités en groupe. D’accord, ce n’était pas exactement une activité dans le sens classique du terme… Mais bon. C’était quelque chose que nous faisions ensemble et nous prenions plaisir à le faire. En plus, nous avions inclus dans notre activité une républicaine… Nous étions donc multi fonctions ET multi factions. Si c’est pas la classe ça! Moi ça me faisait plaisir en tout cas de constater que contrairement à certains, je ne cours pas après des volontaires. Je me sauve des volontaires, il y en a trop! Un autre exemple mémorable avait été le jour où j’avais inauguré le jeu « tabasses le hutt ». Ça avait presque tourné à l’émeute, je ne vous raconte pas le bordel sans précédent que cela avait causé.

Chose certaine, j’allais me garder une copie de cette affiche de Lina à quatre pattes sur une table. Quoi? Je n’ai pas le droit d’aimer les femmes et accessoirement les belles femmes? M’en fout alors. Ce serait un souvenir déjà plus sympa que la photo protocolaire classique, je peux vous el garantir. Quoi que… Dans mon plan pour la prochaine étape, c’était : calendrier sexy du Consortium pour une collecte de fonds. Quoi, on ne pouvait pas faire dans les collectes de fonds? Et les armes, elles vont se payer toutes seules peut-être? Bah non. Alors tant qu’à donner une leçon à la République, moi je dis que c’était une bonne idée! Des produits dérivés du Consortium… Ouais, ça pouvait trop le faire… Après tout nous avions des compagnies écran non? On pouvait aussi produire à partir de nos propres installations ou mieux encore… Créer un organisme à but non lucratif et se faire subventionner en plus!

Ok. Focus Tyria. Ma croisade anti propagande républicaine n’aurait peut-être même pas lieu d’être si l’état-major « capitulait ». Quoi que le calendrier sexy… Ça pouvait toujours se vendre. OH! Je sais! J’allais écrire une sorte de livre : « Too sexy and they know it »! Trop sexy et elles le savent, un livre qui retracerait la carrière de femmes d’exception et au physique à tomber sur le cul servant dans les diverses factions. Oh oui, ce serait un bestseller, je pouvais le sentir. À moi le prix littéraire! À moi la reconnaissance intergalactique! À moi… Attends voir. J’avais déjà la reconnaissance intergalactique. Merde. FOCUS TYRIA! Oui. Lina. La conversation. Le retour de son ailier. Son physique à croquer. Baffe mentale. Son super sens de la famille. Merci Tyria. On arrête de rêver debout et on reprend la conversation! Encore heureux que je n’ai pas bavé en plus, ça aurait bien été le comble… Et la honte en plus.


« En tout cas, j’Ai toujours un projet de calendrier sexy pour retourner le fer dans la plaie et une idée de libre. Too sexy and they know it. Un livre sur de sublimes femmes dans la galaxie et leur carrière en tant que femmes fortes et indépendantes. De quoi en boucher un coin à tous ces connards de sexistes. Des fois je m’embrasserais si je le pouvais, c’est trop de génie. L’art de s’attaquer à coup de canon laser à une problématique.

Je vais te me le retourner contre eux moi, le culte de la femme objet. Et quand j’en aurai fini avec ça… Ils agiteront une caisse de drapeaux blancs. Moi je dis que les femmes sont encore sous représentées dans la galaxie et il est temps que ça change. Et vite en plus. Marre de servir de bonbon pour les yeux pour une bande d’incompétents. Enfin pas moi parce que je suis pas reconnue pour ma beauté mais bon. Je me comprends! »
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MessageSujet: Re: Quand on est dans la gueule du loup... [PV Tyria] (Terminé) Lun 28 Mai - 11:44

Je l'écoutais tranquillement, un mince sourire ne souhaitant pas s'en aller de mon visage, et le fou rire n'était jamais loin. Pour l'éloigner le plus longtemps possible, je reprenais un peu de vin, sans que je ne pense à me limiter, après tout, merde. J'avais violé je ne sais combien de règles de la République aujourd'hui, l'ébriété en serai un de plus. Et puis, je tenais bien l'alcool d'habitude, avec de la chance ça passerait inaperçu !

N'empêche, on pouvait dire ce qu'on voulait de Tyria, mais elle n'était pas complètement dingue non plus ! Elle avait un don pour savoir comment les autres réagiraient mis dans telle ou telle situation, et quand on y réfléchissais soi-même après coup, c'était assez logique en somme. Acquiesçant à ce qu'elle me racontait, j'avais l'esprit un peu ailleurs, concentrée sur son visage, et c'était limité si je l'ecoutais avec attention. Bon, je devais quand même suivre à peu près ses paroles, mais j'étais déconcentrée !

C'est d'allleurs pour ça qu'il me fallut un peu de temps pour me rendre compte qu'elle aussi était ailleurs un instant, et je m'interrogeais sur ce à quoi elle pensait... Sûrement une de ses nouvelles idées farfelues, mais que j'adorais pour le moment. Cela ne dura que jusqu'au moment où elle reprit contenance, et je pensais que dans son cas je me serais secouée la tête pour en chasser mes pensées, bien que ce soit... Assez peu discret, dirons-nous.

Bingo. Elle avait encore eu une idée un peu folle et j'explosais de rire, ne parvenant plus à contenir le fou rire qui attendait son tour depuis un moment, me tenant les côtes en acquiesçant à son idée. Je voyais déjà Tyria comme elle s'etait montrée tout à l'heure, ou même la fameuse assassin Lola, non, décidément, ça serait forcément un hit intersidéral.

Me forçant à respirer profondément pour boire sans tout recracher, je laissais mon cerveau avec ma raison, en veille dans un coin, et me laissais agir sans réfléchir. Je m'avançai donc vers Tyria, posant le verre à côté tout en lui disant :


- Pas besoin de t'embrasser toi-même, il y a des gens compétents pour ça... Et puis ton idée est géniale, tout le monde en aura forcément un ! Et puis, moi je te reconnais pour ta beauté, alors je vais t'embrasser puisque tu m'en as donné la permission !


Plus déstructuré que ça, tu meurs ! Enfin, je faisais ce que je pouvais avec un cerveau qui refusait de réfléchir ! Je pris donc Tyria dans mes bras, mes lèvres frôlant les siennes...


*Bon sang qu'est-ce que tu fous ? Tu sais qui tu vas embrasser là ? Tu as pensé aux conséquences ? Et au...*

*La ferme. Allez Lina. Tu es une femme d'action, pas de réflexion ! Ne pense pas, agis !*



....et j'ecrasais mes lèvres sur les siennes, l'embrassant avec fougue, la serrant tout contre moi. Plus aucune pensée cohérente, juste une impression de délice.
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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Quand on est dans la gueule du loup... [PV Tyria] (Terminé) Lun 28 Mai - 14:07

Elle avait un sourire si naturel… C’était un changement apprécié de tous ces faux culs de diplomates et d’ambassadeurs. Avez-vous idée de l’hypocrisie sans borne de ces types? Ils vous font un sourire, en préparant mentalement un rapport dévastateur sur votre personne. Ils vous sourient mais en vérité, ils vous cracheraient au visage. Ces gens-là étaient les plus dégueulasses. Moi personnellement, quand je souriais, c’était pour une bonne raison. Pas pour manipuler les gens. Si je faisais un sourire charmeur, j’avais de l’intérêt pour la personne à qui je le destinais. Si je souriais à quelqu’un, c’était pour une bonne raison. Il n’y avait pas d’arrière-pensée. Mes actions avaient leur sens et une valeur nette et j’aimais les choses ainsi. Je ne comptais pas en changer. Je ne disais pas oui avec la tête et non avec le cœur, moi. On a ses principes, hors la loi ou pas et moi je ne dérogeais presque jamais des miens.

Son rire aussi. Mélodieux, musical… Si agréable. Encore une fois, on était loin du truc saccadé, presque artificiel des faux culs précédemment mentionnés. Il y avait de la vie de ce rire, une énergie. C’était ça profiter de la vie et de ses petits plaisirs. Rire, sourire… Et faire en sorte que le tout soit contagieux bien sûr car rire et sourire dans son coin, ce n’est productif, ce n’est profitable pour personne. Lina donnait envie de rire, donnait envie de sourire et moi bien… Je n’avais pas de problème à me joindre à elle. Une humeur plus festive était toujours préférable et pourquoi devrions-nous être sérieuses, alors que nous nous trouvions dans mon bureau après un énième de mes délires? Cela n’aurait fait aucun sens de toute façon. C’était ça la vraie vie. Ça et les amis, un bon cigare et un bon alcool : un bon vin ou alors quelque chose de fort à réveiller les morts. Ou un Ruby Bliel. Ou deux, ou trois, ou quatre. C’est selon.

Tiens d’ailleurs, dans les petits plaisirs de la vie, on avait tendance à négliger les bienfaits de l’alcool. Oui d’accord, il vous donnait mal à la tête au réveil et pouvait vous faire faire des conneries MAIS! Dans certains cas, il vous permettait aussi de vous débarrasser de certaines barrières qui autrement vous empêcheraient de faire des choses merveilleuses. J’en savais quelque chose, plusieurs de mes gars et de mes filles avaient eu besoin de l’alcool pour affronter une peur. Là vous allez me dire : oui mais ils ne l’ont pas vaincu. Non c’est vrai, sauf que si vous l’affrontez une fois, vous pouvez le refaire! Et don certains des miens avaient vaincu bien des trucs ainsi. Ce n’est pas une solution miracle ni même recommandé mais… Parfois, il faut penser hors de la boite pour obtenir des résultats concrets. Je vous le dis tout de suite par contre : n’essayez pas ça à la maison, vous le regretteriez! Fait en circuit fermé, par des experts.

Dans le cas qui nous intéresse, c’était ce qu’avait fait Lina. Ce que m’avait fait Lina. Je doutais qu’elle m’aurait embrassée en d’autres circonstances. Logique quand on y pense. Nous appartenions à deux factions différentes, à deux espèces différentes et au même sexe. Moi personnellement, je n’aimais pas les hommes (tout le contraire de mon amie Lola qui n’aimait pas les femmes, et de Urai qui n’aimait personne, un trio des plus complets) pour des raisons propres à moi. Donc je le répète, je doute que Lina aurait fait quelque chose du genre sans l’influence de l’alcool. Maintenant, est-ce que c’était juste la faute de l’alcool? Non parce qu’il fallait bien le vouloir à la base. L’alcool retirait vos inhibitions, il ne vous rendait pas fou, il ne fallait pas exagérer non plus! Est-ce que moi j’étais choquée ou offusquée? Vous êtes malades ou quoi? Je venais de me faire rouler une pelle par une twi’lek super canon!

Est-ce que c’était contre le protocole? En théorie oui, je laissais rarement quelqu’un me toucher. Trop de risque de se faire avoir par un poison de contact. Risquait-elle de m’empoisonner? Avec un corps pareil? Intoxique moi Lina, surtout te gênes pas! Et quand tu veux en plus hein! Donc ça c’était un premier point. Est-ce que c’était me manquer de respect? Mais on s’en fout! Elle pouvait bien avoir embrassé et couché avec la moitié de la galaxie, ça la regardait. Là je ne voyais pas de manque de respect, juste une superbe Twi’lek alcoolisée en train de m’embraser. Purée, faut que j’arrête l’alcool, voilà que je faisais des rimes. Et non, ce n’était pas le mauvais terme. Elle m’embrassait ET elle m’embrasait! Oui ça se peut, ok? Et si c’était impossible… Je venais de l’inventer et je foutais un brevet dessus. Made in Tyria Zann. Copyright Tyria Zann. Et je me gardais les droits d’exclusivité. Hors de question de partager.

Est-ce que j’allais regretter la chose demain matin? MOI!? Regretter? Je réduisais en esclavage, je tuais à tour de bras, je pillais, je tirais sur des civils quand il le fallait… Alors regretter un baisser et un potentiel corps à corps? Dans une autre vie, peut-être mais pas dans celle-là. En plus j’avais appris un truc du tonnerre avec les lekkus, une technique de massage absolument divine qui… Comment ça de qui je l’ai apprise? Je vous demande de me raconter votre vie privée moi? Comment ça « oui » et « sous la torture »? Mais ça ne compte pas ça! C’est uniquement pour les affaires! Si vous vous mettez à tricher en plus… Et pour info, moi, la barrière des espèces, je m’en foutais un peu. Twi’lek, togruta, Hapan, zeltron, falleen… Tant que ce n’était pas un Hutt ou un gamoréen… Mon Calamari ou sullustéen, ce serait un peu plus difficile de passer outre le physique. Wookie aussi.

J’avais eu une aventure avec une Codru-Ji : quatre bras c’est génial en passant. Une farghul. La queue préhensible, trop fort. Enfin BREF. Ce que je voulais dire, à où je voulais en venir, c’était que j’étais versée dans pas mal de cultures et d’espèces diverses. Pour comprendre une espèce, il faut commencer par la langue… Mais je m’écarte du sujet. Lina en train de m’embrasser. Évidemment, je répondis au baiser avec une mesure de fougue équivalente. Moi, Tyria Zann, faire MOINS que ce que l’on m’offrait? Vous voulez rire oui. Et je dû bien avouer que c’était loin d’être désagréable. Elle avait une de ces paires… De lèvres, évidemment. Très douces, très agréable, pleines aussi… Et je dois dire que cette pigmentation bleue avait sa part d’exotisme. Ah bah oui quand même : si c’est trop banal, on s’en lasse vite. Ma première expérience avec une Twi’lek part d’une anecdote très cocasse.

Un Hutt avait décidé de montrer sa fortune en allant à une foire aux esclaves sur Zygerria. Sauf que je connaissais le vendeur et on a décidé de… Le plumer, ni plus ni moins. Donc lui contre moi pour une esclave twi’lek. Et le prix monte, monte, monte… Le Hutt l’emporte parce que je le laisse gagner. Tout content de son achat, il paie et va chercher son esclave. Sauf que moi bah… Je suis passé avant lui! Et donc j’ai donné à l’esclave un poison neurologique fait sur mesure pour tuer un Hutt. Du coup, sans maitre, elle se retrouve libre… Et elle décide de me montrer sa gratitude. Nous allions peut-être voir si les bleues étaient meilleurs que les rouges. Je ne serais pas tout à fait contre. Restait par contre à poser la question : on ne profite pas des gens quand ils sont saouls… Sauf si ce sont des Hutts. Et si Lina était une hutte… Elle cachait bien son gras et sa mauvaise odeur! Du grand art ajouterais-je!


« Attention Lina, si tu ouvres la porte, moi j’entres. Sais-tu vraiment ce que tu fais? Parce que j’ai une politique moi : pas de regrets. Alors moi je te le dis penses y deux fois. On est bien partie là… Mais si tu es pour le regretter, mieux vaut arrêter. Moi je sais que la proposition est alléchante… Sauf que je ne suis pas sous influence de l’alcool. Toi oui. Comme on dit par chez nous : la balle est dans ton camp : à toi de décider… »
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MessageSujet: Re: Quand on est dans la gueule du loup... [PV Tyria] (Terminé) Jeu 7 Juin - 5:54

~ Quelques heures plus tard ~



Je me réveillais dans les bras de Tyria, et après une bonne douche froide, je préparais quelques petites choses à manger pour les partager avec elle. Elle dormait profondément, mais un baiser cueilli sur ses lèvres suffit à la réveiller, et je l'installais sur des coussins pour qu'elle mange confortablement.


- Salut beauté, murmurais-je à son oreille lorsqu'elle ouvrit les yeux.


Lui souriant en mangeant également, je repensais aux derniers... Événements et leur souvenir me rendit tellement heureuse que j'en eus un fou rire pendant plusieurs secondes. Nous avions passé des moments incroyables ensemble, et réalisés des délires totalement dingues.. Nous avions goûté ensemble à la vie, et nous avions adoré cela !

Malheureusement, je devais quitter ma belle, j'avais une centaine de messages sur mon comlink, et même si Deran avait prévenu l'état-major que nous étions en sécurité, sans préciser où, comme je le lui avais dit, il était tout de même difficile à la Générale que j'étais de m'absenter sans prévenir. Et même en prenant des vacances, le commandement trouvait le moyen de me ramener six jours plus tôt que la fin de ma semaine de vacances. Cela faisait d'ailleurs longtemps que j'avais renoncé à tout congé... Mais cela allait changer ! Il fallait, nécessairement, que je revois Tyria !


- Il va falloir que je songe à rentrer à ma Base ma douce... Même si me séparer de toi est quelque chose d'insupportable...


Retirant le collier de perle que ma mère m'avait fait de mon cou, je le lui accrochais autour du sien en souriant.


- Tiens. Ça te fera penser à moi, que tu ne m'oublies pas trop.. Si tu ne veux pas qu'on le voit, tu peux le mettre comme bracelet, mais ça me ferait vraiment plaisir que tu le gardes. Je sais qu'il n'est pas très recherché mais.. J'y tiens et je veux que tu l'ais. D'accord ? demandais-je avec une pointe d'appréhension qu'elle refuse.


Lui faisant un câlin, ne voulant pas la lâcher, je me mis à réfléchir aux conséquences si jamais note idylle devenait publique. Moi ça ne me gênerait pas, mais e ne serai sûrement pas au goût de l'état-major... J'imaginais déjà les gros titres "Une Générale de vautre dans la corruption avec le Consortium de Zann!" Bref, que des ennuis en perspective, alors qu'il serait si simple de les éviter...!


- Tu sais j'ai pensé, si tu veux qu'on garde notre amour secret... J'y suis prête, à condition qu'on ne l'oublie pas pour autant ! Il sera difficile de nous voir, mais on le pourra n'est-ce pas ?


J'avais véritablement peur qu'elle me dise non, qu'on ne pourrait plus se voir qu'une fois tout les deux ans, ou ce genre de choses... L'amour rend un peu stupide des fois, mais c'etqit vrai ! Je ne voulais pas la perdre moi ! Et crotte à eux à qui ça ne plairait pas.
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Tyria Zann
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MessageSujet: Re: Quand on est dans la gueule du loup... [PV Tyria] (Terminé) Ven 8 Juin - 12:15

Si j’attrape le connard qui a dit « les meilleures choses ont une fin, je le tue. Moi je ne voulais pas que les choses se terminent. J’avais passé un moment exquis et il était absolument hors de question de la laisser partir sans arguments convaincants. Enfin… Il y avait des tas d’arguments. Elle avait un poste à haute responsabilité et moi une grande famille à gérer. Nous avions pu profiter de temps ensemble, de moments inoubliables mais la réalité avait cette faculté de revenir à la charge constamment… Et de vous faire descendre de votre nuage à grands coups de pied au cul. Dommage, vraiment, mais qu’est-ce qu’on y peut? Pas grand-chose à vrai dire sauf si vous trouvez un moyen de contrôler le temps. Si un jour avant ma mort on y parvient, je veux un machin pour contrôler le temps. Deux, pour être bien sûre. Je n’avais pas envie de laisser Lina partir… Mais je savais que je n’avais pas le choix.

Qui aurait pu croire que moi, Tyria Zann, criminelle devant l’éternel, je me ferais autant de contacts dans le monde républicain? Bon d’accord, deux d’entre elles étaient morte et c’était plus des amis que des contacts au sens propre du terme mais au sein de ma carrière, il me sembla que j’eu de meilleurs rapports avec la République, enfin avec une partie de ses constituants. Pourtant, idéologiquement, nous avions des valeurs se rapprochant de celles de l’Empire… La vie des fois, qu’est-ce qu’on y peut. Une ex esclave qui se prend d’affection pour une esclavagiste… Le monde à l’envers quoi. D’un autre côté, une criminelle qui se prend d’affection pour une générale affiliée à la faction ayant statistiquement le plus de chances de vouloir sa tête (une faction dangereuse, pas ces bouffons de hutts), c’était aussi le monde à l’envers. À croire que la galaxie avait perdu la tête. Quoi que c’était fait depuis belle lurette.

Quand on y pensait, il y avait des trucs pas nets dans la galaxie depuis des millénaires. Il y avait des tas de trucs inexplicables, d’actions prises sans vrais buts, de tentatives vouées à l’échec qui avaient été entreprises. Il n’y avait jamais eu d’ordre dans la galaxie, juste un chaos plus ou moins contrôlé, à vrai dire. Moi J’étais de celles qui pensaient que la galaxie n’avait jamais été faite pour l’ordre, la preuve étant l’imperfection des nombreuses races vivant dans la galaxie. Toutes les structures qui avaient essayé de s’imposer comme la force devant ramener l’ordre et la paix avait fini par s’effondrer et ironiquement, elles n’avaient servi qu’à générer un chaos encore PLUS grand. Moi personnellement, je suivais une ligne de conduite qui servait justement des intérêts veillant au maintien du déséquilibre. Au sein de ma faction, je voulais de l’ordre, en dehors de cette dernière… Personne ne profite de l’ordre et de la paix.

M’enfin bon, débat philosophique à part, c’était ce déséquilibre qui avait permis à Lina de croiser mon chemin. Une erreur dans la saisie des données et elle était arrivée ici. Dans un monde ordonné, elle n’aurait pas eu de problèmes et chances sont qu’en plus, elle aurait affronté l’Empire à armes égales. Si tout avait été rose et parfait dans le meilleur des mondes, le Consortium de Zann serait probablement une organisation commerciale légale dont la principale préoccupation serait un respect scrupuleux de je ne sais combien de normes environnementales et autres. Heureusement pour moi, ce monde idyllique n’existait pas : je me voyais mal faire dans la légalité et le suivi obéissant de l’ordre établi. Merde à l’ordre, on pouvait très bien s’en tirer en contrôlant son petit morceau de chaos. Cela impliquait une relation amoureuse potentiellement mortelle entre moi, Tyria, humaine de son état et Lina, Twi’lek de son état.

Dit sans faire d’ironie, au moins je ne risquais pas de lui faire « un enfant de la honte » et vice versa. Ceci dit, rien ne garantirait que je ne lui ferais pas honte, en étranglant le premier type qui se mettrait en travers de mon chemin quand j’irais la voir. Écoutez, si j’ai des membres artificiels qui une fois couverts ont l’air plus vrais que nature, en plus d’un œil, vous pensez vraiment que je suis incapable de me déguiser de façon convaincante? En plus, je suis dans le milieu criminel : une fausse identité plus tard et je suis la pilote Zania Tyrn (oui, un anagramme pourri sur mon nom mais je m’en fous un peu), dans son bureau pour une audience privée. Il faudrait plus que ce que la République avait en réserve pour m’empêcher de voir Lina. Et quand il s’agit d’avoir de la volonté… Je suis championne du monde moi, je peux vous le garantir! La faiblesse d’esprit, c’est tout SAUF mon département. Je laisse ça aux autres.


« Je peux pas dire que ça me plait, j’aurais voulu que tu restes. Mais je vais garder ton cadeau, sois en sûre. C’est pas mon style mais c’est l’intention qui compte. En tout cas c’est pas les Blicains qui vont m’empêcher de venir te voir. Pas plus que les Imps. Il va falloir plus qu’une armée pour m’empêcher de venir jusqu’à toi. Un bon déguisement, une fausse identité et on n’en parle plus. Ils n’y verront que du feu. Fais-moi confiance là-dessus.

Moi de mon côté j’ai aussi un truc pour toi. Un hologramme de moi. Enfin, ça a l’air d’un petit holoprojecteur tout à fait classique et ça diffuse une connerie du genre propagande générique mais donne le bon code et disons que… Tu serais mieux de ne pas regarder ça au boulot. Disons que tu risquerais de faire des jaloux… Et disons que je suis persuadée que tes supérieurs n’apprécieraient pas mais alors là pas du tout. Mais chut, c’est notre secret. »


Bon disons que quand Lina s’était endormie la nuit passée, moi j’avais encore des forces donc pour éviter de remuer dans tous les sens et de la déranger (quoi, vous pensiez qu’il s’était passé quoi entre le baiser et maintenant? Une partie de sabbac peut-être?), j’avais décidé de mettre ce temps et cette énergie à profit d’où ce petit cadeau. La vie continuait, les amants se séparaient pour le bien du plus grand nombre, soit nos familles respectives. Son chasseur avait été nettoyé, réparé (des impacts de micro météorites, rhalala) et on avait fait le plein de carburant : il ne lui restait plus qu’à rentrer au bercail. Si pour le moment personne ne suspectait quoi que ce soit entre nous… Je m’en voulais de devoir jouer double jeu, de cacher quelque chose aux miens. J remis donc un masque pseudo professionnel et après une dernière démonstration d’amour, je la ramenai au hangar via la navette de service la plus proche.

Aux yeux des miens, nous avions parlé affaire et c’était parfaitement normal. Aux yeux des siens, elle avait dû faire escale en terrain « neutre » après une escarmouche avec l’Empire. De ce côté-là les apparences étaient conservées. Je la regardai s’en aller, retenant à grand peine un soupir triste, me retournant pour retourner à mon bureau. Je sentis une main sur mon épaule. Urai Fen. Il me demanda si tout allait bien. Je lui répondis que oui, que j’étais un peu fatiguée. Négocier avec les républicains, c’était toujours du sport. Il se contenta de hocher gravement la tête… Et s’il se doutait de quelque chose, il eut la sagesse de ne rien dire. Urai ne parlerait pas : il emporterait ce secret dans la tombe. C’était mon plus loyal et plus dévoué ami. Probablement le seul d’ailleurs. Il serait probablement le premier à m’aider à voir Lina si je lui demandais. De retour dans mon bureau, je verrouillai la porte derrière moi et me servis un verre.


« Je te lève mon verre, freykaa Lina. Où que tu sois, où que tu ailles, je ne serais jamais bien loin, quitte à faire un trou dans la fabrique de l’espace-temps à mains nues. Je ne t’oublierai pas non plus. Tu as laissé un peu de désordre derrière toi mais rien qu’un coup de balais n’arrangera pas. Va en paix, freykaa… Et nous nous reverrons plus tôt que tu ne le crois. Oh oui… Beaucoup plus tôt que tu ne le crois… »
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MessageSujet: Re: Quand on est dans la gueule du loup... [PV Tyria] (Terminé) Sam 9 Juin - 11:22

J'acceptais son cadeau avec un petit rire, avant de me séparer à contre cœur d'elle. Ma tenue de pilotage lavée et repassée, je sortis avec elle pour rejoindre le hangar, où je lui offris le carnet de Nayeli Hawkins, comme promis. On pouvait d'ailleurs toujours lire sur la pochette :"TOP SECRET - RESTREINDRE L'ACCÈS AU PERSONNEL DE LA RÉPUBLIQUE AUTORISÉ"

Ce détail m'amusa, et je dus restée concentrer dessus quelques secondes parce que c'était mon truc : pour éviter que je ne me sente mal, je cherchais toujours quelque chose pour accrocher mon regard, quitte à ce que ça en devienne bizarre, mais au moins mon visage pouvait en rester à peu près neutre.

M'enfin, je me forçais à la regarder dans les yeux au moment du décollage, sinon je m'en serais voulu longtemps. Pas de clin d'oeil ni de signe de la tête. Tout passait par nos yeux, ceux ci reflétant tout l'amour que je lui vouais, et réciproquement. Faisant un demi tour à mon vaisseau, je fis un petit salut des ailes en sortant, marque de respect chez les pilotes, avant de sortir dans l'Espace, Deran à ma droite.

Ma radio crépita et mon cœur faillit s'arrêter : après toutes ces années, allait-il enfin dire un mot ? ... Ah non. Mais il avait néanmoins tenté de communiquer, comme pour me demander quelque chose. Je le connaissais suffisamment pour savoir quand il se faisait du soucis, et il devait croire que quelque chose s'était mal passé. En même temps, vu nos visages tristes à la fois forcés mais aussi parce que nous allions nous séparer, il y avait de quoi s'interroger !

Je m'empressais de le rassurer, invoquant des négociations difficiles en vue des caractères si opposés de nos factions, et me sentis aussitôt coupable de mentir à mon meilleur ami. Il allait falloir que je m'y habitue, et je sentis déjà que je n'allais pas aimer cela. Mentir sur ma relation amoureuse avec Tyria Zann, alors que tout ce dit j'avais envie était de le crier sur tout les toits ? Perspective horrible. Mais nécessaire, et je me pliais à mon devoir. Inflexible était la nécessité...

Passant en hyperespace, j'eus tout le loisir de réfléchir quand à ce qui venait de se passer, Deran n'étant pas d'une conversation incroyable. Tyria... Tu me manques déjà. Posant la main contre la verrière de mon cockpit, je vis son beau visage se former et me faire un clin d'oeil. Oui. Oui, nous allions nous revoir, et bientôt. Merde, je pourrais t'attendre toute une vie si il le fallait, mais avant, ce serait mieux tout de même...


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Quand on est dans la gueule du loup... [PV Tyria] (Terminé)

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