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[Sujet Clos] De la rédemption à la corruption, puis vint la passion. [PV : Larchael Stryker]

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MessageSujet: [Sujet Clos] De la rédemption à la corruption, puis vint la passion. [PV : Larchael Stryker] Sam 31 Mar - 2:03

    Je respirais lentement, fortement, comme pour apprécier le simple fait de pouvoir sentir mes poumons fonctionner. Depuis plusieurs jours, cela restait ma principale occupation dans ce lit du centre médical. J’avais été gravement amochée lors d’un dernier combat, si l’on pouvait qualifier ce grand merdier intersidéral qui s’était déroulé sur une planète déjà considérée en elle-même de merdier, de combat. Par mon faible niveau et la supériorité en nombre et en force de mes adversaires, j’avais été contrainte de fuir pour survivre. Et voilà que, depuis mon vaisseau, j’avais rejoint notre repère Sith à Dromund Kaas. La honte et le déshonneur étaient sur moi, c’est pourquoi depuis plusieurs jours je n’étais pas sorti de ce centre médical. Je ne voulais pas croiser le regard des autres, j’avais tâché la Force d’un grand coup de faiblesse et je ne pouvais m’en remettre ainsi. Je ressassais les évènements depuis cette couchette dure et inconfortable, les yeux fermés sur une obscurité nécessaire.
    Me surestimais-je ? Avais-je de moi une opinion impropre, infondée ? Pourquoi continuais-je à surévaluer mes capacités au lieu de m’arrêter à ce dont je suis sûr de pouvoir faire tomber la tête ? Il y avait mieux à faire que de se jeter tête baissée à la chasse. Je comprenais ma véritable erreur, ça y est. La haine, la colère, dont se nourrit l’Obscur de la Force, ne sont pas synonyme d’hurlements et de grands coups de sabre lancés avec force pour tuer un adverse. Elles devaient être une source de méditation de soi, elles devaient guider un chemin, et non nous accompagner jusqu’à notre objectif en bouillonnant sans scrupule dans notre esprit. Aucun code Sith ne mentionnait d’ailleurs l’utilisation d’une abusive colère. On nous parle de passion, cette magnificence des sensations, qui nous détourne de la raison, comme un sentiment inné et instinctif. Je dois la cultiver, et l’exalter, m’en imprégner pour mieux progresser. Je dois réfléchir et mûrir, pour être digne des opportunités que l’on m’offre, pour continuer à détruire ceux dont la vie ne mérite que d’être coupée, et même les autres.

    Alors pour la première fois depuis des jours, mes paupières s’ouvrirent pour laisser place à ces orbites si noirs que l’on aurait pu les croire vides. La pièce où l’on m’avait soignée filtrait à travers un mur d’une matière aussi bleue que le reste de la pièce, une lumière extérieure terne et tamisée qui régnait en permanence sur la planète. Tout n’était que grisâtre, et j’en voyais d’autant plus ressortir la vivacité de ma cape posée à mon côté, d’un rouge aussi sombre et soyeux qu’une flaque de sang fraichement écoulé. J’étais allongée du plus simplement possible, le visage tourné sur le plafond, le dos accolé à une planche froide et rigide servant de couchette. Mes effets étaient avec ma cape, c’est-à-dire mon sabre à longue garde, ma dague et les autres éléments présents sur les ceintures que je transporte à ma jupe habituellement.
    Je commençais à rager de ne rien faire. Je devais me reprendre en main pour retourner sur le droit chemin, celui de la puissance et du meurtre. Voilà que je me surpris à être déjà debout sans l’avoir vraiment réfléchi. Ni une ni deux, avec toute la grâce qu’il m’était donné d’avoir, je fis tournoyer ma cape écarlate autour de moi pour l’accrocher à mes épaules, sur les encoches de ma tenue destinées à cette procédure. J’installai mes effets à leur emplacement usuel et couvris ma tête de la capuche de ténèbres accompagnant mon costume. Il était courant de miser sur l’effet de style et de mise en scène, cela donne à l’adversaire une impression directe sur qui nous sommes. La cape, la capuche, le sabre à la hanche bien en évidence, ainsi que les tatouages sur tout le corps, rien n’était fait au hasard pour créer l’angoisse et la crainte lorsque j’apparaissais quelque part. Il fallait que « ça en jette » quoi, qu’on se dise sans que je n’ai rien fait : « Celle-là, il ne faut pas espérer une bise ou une turlute. Elle en impose, elle a la classe ». C’était ça ou ressembler à tous les autres incompétents de cet Ordre, ainsi le choix était rapidement entrepris. Tous ces nuls n’avaient presque aucune différence avec le Jedi de base, mis à part la couleur de leur soutane. Un jour je changerai tout ça. Je serai assez puissante pour changer tout ça. Et si je ne le peux pas, je partirai. Je mettrai les voiles, abandonnant ces idéaux d’incapables !

    Je sortis du couloir et traversai à grands pas le temple Sith, beauté architecturale, pour rejoindre le spacioport. J’avais déjà une idée en tête. Il me fallait méditer, mais ce lieu de déchéance et bordée de nullité absolue n’était pas favorable à l’introspection. Elle était bruyante, grossière et salie par des années, des siècles d’incompétence. Je savais déjà où aller. Il y avait une planète, hostile, froide, déserte et silencieuse, où même un souffle pouvait ébranler les esprits les plus forts. Elle est nécropole, elle est sanctuaire, elle est berceau des Sith et Mère de notre Ordre. La belle Korriban allait balayer sur moi son sable froid, son vent de sécheresse, son soleil sans chaleur. J’allais retrouver les tombeaux sacrés des plus Grands. Dark Andeddu me regarderait, peut-être allait-il me parler ? Il me fallait prendre un temps de recul, et de repos.

    J’arrivai à mon Infiltrateur, vaisseau de l’ancien temps que l’on avait pris soin de me construire sous ma demande (c’est aussi le petit nom que je peux donner parfois à mon sabre, « demande »). C’était un grand vaisseau à deux ponts, qui ressemblait vaguement à un chasseur TIE, mais plus conséquent et plus lourd. Il semblerait que ce genre de vaisseaux ait été utilisé par un ancien Sith Zabrak, mort depuis longtemps. Ainsi je partis vers la planète cimetière, l’abandonnée Korriban.

    En arrivant, sans avoir rencontrée la moindre embûche en chemin, je découvris cette planète dont on m’avait tant parlé et que je n’avais jamais vu de mes yeux. Tout n’était que désert, montagnes. Ci et là, des stèles et des tombeaux se dressaient, comme un défi lancé à la force naturelle de cette planète. Rien n’avait tari ces édifices d’honneur, ni le sable, ni le vent, ni le temps. Là, à cet instant, je ressentais la force du Sith. De tous les Sith. Cette planète était la nôtre, elle l’a toujours été et de par son passé le restera toujours. Pourquoi l’avoir abandonnée, au final ? Elle était si hostile, et la Force y était si pesante que seuls les Sith étaient prédestinés à survivre ici, nous confortant dans une protection quasi-totale.
    Je commençais mon expédition. Un coup d’œil à droite, et un autre à gauche, pour chercher toute trace d’un des plus grands tombeaux de ces environs. Enfin il se dressait face à moi, le tombeau de Marka Ragnos. Une statue à son effigie se dressait là, devant moi, dans toute sa splendeur usée, dans toute sa noblesse effritée. L’entrée m’ouvrait les bras, tandis que le froid ricochait sur ma peau, emporté par ce vent sans chaleur ni aucune humidité. Je n’avais rien pour m’hydrater, rien pour me nourrir, je n’avais que la Force et ma passion pour survivre. C’était l’entrainement que je m’imposais.

    Pourtant un évènement inattendu mis à mal mon ambition. Dans l’atmosphère de la planète, un vaisseau qui semblait en perdition fusa dans le ciel pour atterrir en catastrophe à des dizaines de kilomètres de mon point de situation. Peut-être était-ce un confrère pas assez doué pour se servir convenablement d’un vaisseau, ou attaqué par la République. Ou bien était-ce un vaisseau de marchandise attaqué. En tout cas quoi que ce soit, je fus vite amenée à confirmer l’hypothèse de l’attaque. En effet, un nouveau vaisseau se dirigeait dans le secteur. Celui-ci pourtant contrôlait parfaitement sa trajectoire et je le vis atterrir non loin du lieu de stockage de mon vaisseau. La crainte m’envahit un bref instant. Si c’était quelqu’un de plus fort que moi, je n’allais pas échapper au combat et peut-être n’allais-je pas survivre cette fois là. Il aurait trafiquer mon vaisseau avant de venir me voir pour être certain de ne pas me voir fuir.
    Ou bien était-ce lui mon confrère, et le vaisseau précédent pouvait être un ennemi mis à mal. Il me fallait en avoir le cœur net avant d’entreprendre toute intrusion dans ces tombeaux. Je serais plus déshonorée encore si j’en venais à saccager un tombeau légendaire, millénaire.

    Arme à la main, je rebroussai donc chemin à toute allure pour ne pas manquer le nouvel arrivant. Grâce à la Force, je pus courir assez vite pour arriver au moment même où le pilote ouvrait la porte de son vaisseau pour descendre. Je remis ma capuche en place, allumai mon sabre-laser et attendis. Voilà un homme face à moi, d’une beauté non négligeable, il n’avait rien d’un Sith. Alors, tandis que la lame écarlate grandissait à la suite de ma garde, je prononçai quelques mots, avec cette voix caverneuse et grave.

    « Repars d’ici, étranger. Tu n’es pas le bienvenu. Ou si tu insistes, meurs. »

    J’étais dramatique, peut-être un peu trop. J’en avais déjà marre, la chance n’était pas au rendez-vous. Je quitte tout, je pars sur une planète abandonnée, désertique qui ressemble plus à un cimetière géant qu’à autre chose, et je me retrouve là à lancer un défi à quelqu’un que je ne pouvais même pas jauger. La gravité de la situation n’était même pas encore justifiée, ou peut-être par la seule excuse que j’étais une Sith. Alors d’une voix plus hésitante et moins pesante, j’ajoutai :

    « Enfin, je veux dire… On peut quand même parler un peu pour voir, avant… Mais sois sympa, si tu pouvais partir ça m’arrangerait. J’étais venue tranquille ici prendre un peu de repos et je n’ai vraiment aucune envie de me battre. »

    Je ne bougeais pas, continuant de le regarder. Il n’était vraiment pas mal, avec ses cheveux blonds et son regard d’un bleu tellement profond. Si je n’avais pas été une folle meurtrière dont tout le monde veut la tête, j’aurais probablement tenté une approche plus délicate et séductrice, mais là, ce n’était pas le moment de penser à ce genre de choses. Pourtant son visage rendrait jaloux n’importe quel autre homme. Mais je devais rester concentrer, en attendant qu’il daigne me répondre.


Dernière édition par Demeteris To'zex le Mar 1 Mai - 0:45, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Sujet Clos] De la rédemption à la corruption, puis vint la passion. [PV : Larchael Stryker] Sam 31 Mar - 6:52

Il était devant moi, ce vaisseau, ma cible, mon ennemi. L'homme à l'intérieur de cet engin spatial valait une petite fortune, il avait tellement d'argent mis à prix sur sa tête que je n'avais put refusé ce contrat. Non, quel chasseur de primes aurait refusé une telle somme... Aucuns. Moi, Larchael Stryker, j'avais accepté ce contrat et même si pour l'instant, les choses ne tournaient pas vraiment comme je le voulais, mais ça n'allait pas si mal que ça. Le vaisseau de ma cible était un modèle beaucoup plus avancé que le mien, donc il était, par conséquent, plus rapide. Cependant, cela faisait maintenant plus de trois jours que je le poursuivais dans l'espace, je n'allais pas le laisser s'enfuir maintenant. Et puis, plus les choses étaient difficile, plus c'était marrant ! Comment s'amuser si tout était toujours facile ?Je voulais ma prime, je voulais mon argent ! Il était hors de question que je le laisse me distancer encore une fois ! Poussant les réacteurs de mon vaisseau à leur maximum, je fixai ma cible, bientôt il serait à moi !

Bien sûr, je savais tout sur cet homme, comme un bon chasseur de primes se devaient de connaître sa proie. Son nom était Kazera Field, c'était un hors la loi recherché depuis un bout de temps. Il avait fait des tas de choses pas vraiment jolie jolie, quelques trafics d'armes, de vaisseaux, quelques rumeurs non fondés diraient qu'il aurait approvisionné certains convoie de l'Empire en arme et en équipement. Le pire était sûrement qu'il travaillait sur les deux fronts, d'un certain côté, il n'était pas si idiot que ça. Traitant avec la République lorsque cela l'arrangeait, il s'était fait une réputation de menteur et de manipulateur légendaire ! C'était un contrebandier quoi, un simple contrebandier qui me rapporterait bientôt un bon paquet de fric. La République avait finit par percer son petit manège à jour. Et ouai, on ne pouvait pas rester dans l'ombre longtemps dans ce monde. Bien sûr, moi j'étais toujours présent dès qu'il y avait une bonne affaire et là, j'étais vraiment tombé à pic ! Qui aurait put croire qu'un contrat comme celui-ci me tomberait dessus au moment où j'en avais besoin ? Bon d'accord, j'avoue que je n'étais pas vraiment en manque d'argent mais je ne pouvais m'en empêcher, il m'en fallait encore plus ! J'avais des armes et de l'équipement à payer moi, et puis je faisait simplement mon métier.

Bref, c'était il y a trois jours. Je me trouvais sur Coruscant et c’est alors que j'ai reçut un appel de l'un de mes « amis ». Il m'a informé que la République mettait une grosse prime sur la tête de Field, et bien sûr, j'étais l'un des premiers au courant. J'ai accepté la mission et c'est aussi à ce moment que j'ai eu toutes les informations nécessaires. Taille, poids, âge etc... Je connaissait ma cible comme si je l'avait côtoyer pendant des années. J'étais le loup, il était l'agneau. Le ramener mort ou vif, c'est ce que m'avait dit l'homme qui m'avait remis le dossier. J'aurais donc le champ libre pour porter tous les coups que je voulais. Si par accident je lui plantais un couteau dans l’œil, ce ne me serait pas reproché. Souriant, je m'étais retourné vers le vaisseau que j'avais volé, longtemps auparavant. Évidemment, ce n'était pas un engin tout nouveau mais j'avais finit par m’habituer à sa maniabilité et à sa vitesse. Il s'agissait d'un A-Wing, même si il ne m'appartenait pas, c'était mon seul moyen de transport. Je n'avais jamais pensé à acheter un vaisseau grâce à mon argent mais de toute manière, l'ancien propriétaire de cet engin ne le réclamerait pas. Pas après toutes ces années.

Après avoir accepté la mission, je m'étais mis en route à travers galaxie à la recherche de ce type. Tandis que je sillonnai l'espace, j'ai finit par le repérer sur Nar Shadaa. Encore cette fichue planète, je me souvenait très bien le combat que j'avais mené contre ce Sith la dernière fois que j'étais venu ici. Mais ce n'était pas de mauvais souvenirs qui allaient m’empêcher de poursuivre ma proie ! Je ne sais toujours pas comment, mais ce hors la loi semblait au courant de mon arrivée, il m'avait attendu avec un effectif de quelques petites dizaines d'hommes armés. Tandis que lui prenait lâchement la fuite, j'ai fait tout ce que j'ai put pour survivre à cet assaut de masse. Même si j'aimais me battre, ma cible était en train de s'enfuir, je n'avais pas le temps de faire jou-jou avec ses sbires. Mais d'un autre côté, si je voulais pouvoir poursuivre Field, je devais les éliminer ! Ce fut une affaire vite réglée. A vrai dire, je m'attendais à mieux mais bon. Quelques couteaux bien placés, des tirs de blaster déchirant la chair et transperçant les organes et le tour fut joué. Rien ne pouvait se mettre en travers d'un chasseur de primes et son argent. Je m'élançais alors à la poursuite de ma cible lorsque je la vit décoller à bord d'un vaisseau. Et c'est ainsi que cette infernale poursuite commença.

Et désormais, j'étais là, à lui tirer dessus avec les munitions de mon A-Wing tandis que lui commençait à perdre le contrôle de son engin. Je touchais enfin au but, bientôtson vaisseau perdrait les pédales et serait obligé de se poser sur une planète. Et à ce moment, il ne pourrait plus m'échapper. Après ces trois jours à jouer au chat et à la souris, je pouvais dire que j'étais heureux de pouvoir enfin souffler un peu. Je vis son moyen de transport commencer à fumer légèrement et sa vitesse augmenter. Il piqua lentement vers le bas et commença à obliquer vers une planète. Sombre, elle semblait désertique, jamais je n'avais posé les pieds sur un tel astre mais il y avait une première fois à tout. Ma cible entra enfin dans l'atmosphère de cette planète et, tandis que sa coque commençait à s’enflammer en descendant vers le sol, j’interrogeais l’ordinateur de mon vaisseau quant-à l'identité de ma destination. Ce dernier m'indiqua qu'il s'agissait d'une planète non répertorié dans la mémoire interne de mon engin. Par contre, ça c'était étrange... Je m'apprêtais à poursuivre ma proie dans un lieu inconnu. Alors que je songeais à faire demi-tour, le montant de la récompense me revint à l'esprit. Sans réfléchir, je fit descendre mon vaisseau vers cette planète, je n'aurais qu'à ramasser ma cible, la déposer dans mon engin et faire le chemin inverse pour la livrer à la République.

J’atterris lentement sur le sol désertique. Ma proie s'était posé en catastrophe non loin, ce ne serait pas long. Mais je fus tout de même surpris de voir un autre vaisseau près du mien, qui pouvait bien avoir trouvé refuge sur une telle planète ? Ça aussi, dans un sens, c'était étrange. Je fit quelque pas en étudiant cet engin, il ne semblait ni abîmé, ni en mauvaise état. Je ne tardai pas à découvrir à qui il appartenait. Une femme d'une beauté non négligeable s'approcha soudainement de moi. Reportant mon attention sur elle, je l'étudia longuement. Son corps, son visage, ses bras, ses tatouages... Rien ne m'échappais. J'assimilai toutes les informations que je pouvais récolter sur cette femme comme un ordinateur dans lequel on rentrait des données. Mais ce qui attira le plus mon attention, ce fut les yeux de cette jeune femme. Sombre comme le néant, ils semblaient vide de toute vie. Un regard intéressant, épatant, impressionnant, fascinant, j'aurais put trouver tellement d'adjectifs pour les qualifier que je finis par m'y perdre moi même. La vue de cette femme était plutôt agréable, du moins c'est ce qu'il me sembla à cet instant. En voyant le sabre laser écarlate qu'elle tenait à la main, je compris alors à qui j'avais affaire. Une Sith. Cela faisait longtemps que je n'en avait pas croisé, on aurait dit qu'ils se faisaient rare ces derniers temps. Mais bon, ce n’était pas mon problème.

« Repars d’ici, étranger. Tu n’es pas le bienvenu. Ou si tu insistes, meurs. »

Quel accueil ! Je ne pus réprimer un sourire à ces paroles. Je me fichai bien d'être bienvenue ou non, tout ce que je voulais c'était ma cible. Simplement ma cible... Bien sûr, cette femme ne pouvait savoir qu'un paquet d'argent se trouvait pas loin d'eux. Qui se serait douté qu'un contrebandier vaudrait aussi cher ? Cependant, je gardai le silence tandis qu'elle se repris.

« Enfin, je veux dire… On peut quand même parler un peu pour voir, avant… Mais sois sympa, si tu pouvais partir ça m’arrangerait. J’étais venue tranquille ici prendre un peu de repos et je n’ai vraiment aucune envie de me battre. »

Je sentis un petit changement dans sa voix, comme si elle essayait de se faire moins menaçante que lors de ses premières paroles. Toujours en la regardant, j'esquissai un petit sourire avant de lui répondre :

« Rassures-toi dans ce cas, moi non plus je n'ai pas l'intention de me battre. Tout ce que je veux c'est récupérer mon colis et après je peux m'en aller pour le livrer. »

En disant cela, je désignai vaguement le vaisseau qui était tombé en catastrophe sur la planète. Quand je disais « colis », je voulais bien sûr parler de ma cible. Ce contrebandier avait sûrement dut périr durant son atterrissage mortel, ce serait donc mort que je le livrerai pour toucher ma récompense. Cependant, cette Sith m’intriguais, je ne savais pourquoi mais je finirais bien par le découvrir. Peut-être resterais-je plus longtemps sur cette planète finalement...
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MessageSujet: Re: [Sujet Clos] De la rédemption à la corruption, puis vint la passion. [PV : Larchael Stryker] Sam 31 Mar - 8:30

    Il était fascinant. Presque. Ses cheveux blonds laissaient ressortir la vivacité de ses yeux, plus clairs et plus éblouissants qu’un océan de Kamino. Ses vêtements étaient au diapason de son regard endurci, sombres et pesants. J’imaginais qu’il était le responsable du crash produit non loin de là. Je m’attendais à être face à un Républicain, étant donné qu’il n’avait rien de l’uniforme impérial, qu’il m’était donné de côtoyer à maintes reprises. Pourtant ces Républicains portaient des tenues bien différentes à celle-ci, d’après les souvenirs que je pouvais en avoir. Mais leur négligence ne m’étonnerait guère, en fait. De toute façon, je ne savais même pas pourquoi je me posais la question ! J’étais une Sith, et ce lardon profanait une terre sacrée, je me devais d’entretenir l’image de notre Ordre et regagner mon honneur en l’éliminant. Pourtant je n’en avais pas envie, il ne m’inspirait aucune haine, pas même un soupçon de colère. Quel sentiment étrange m’envahissait ! C’était presque comme un envie de faire copain-copain. Mais est-ce que j’ai une tête à me faire des amis ? Sérieusement, je pense que mon dernier combat sur Nar Shaadda m’a gravement endommagé le cerveau. Je commençais à douter de tout, à me poser des questions sur mon rôle dans toute cette galaxie. Je comprenais maintenant qu’il n’y avait plus aucune chance pour qu’un jour je puisse surpasser le plus puissant des dirigeants, étant donné qu’on m’avait mis une belle raclée quelques jours auparavant. Je ne suis pas celle que je m’attendais d’être, et voilà que ce mec confortait cette supposition.

    Il daigna enfin me répondre, lançant par la même un petit « Rassure-toi » qui me fit sourire. Je n’avais aucun malaise à alléger de toute façon, s’il m’aurait forcé au combat, je lui aurais fait manger chaque grain de poussière de cette planète, et c’est tout. Il partagea donc le pourquoi de sa venue, mentionnant la présence d’un colis à récupérer. Chassant rapidement l’idée qu’il put être un simple coursier, il m’apparut évident qu’il n’était rien d’autre qu’un chasseur de prime. Tout de suite, ma fascination pour son charme physique s’amoindrit par le dégoût que j’éprouvais envers les chasseurs de prime. Tout d’abord parce que deux d’entre eux m’avait mis la misère ces mêmes quelques jours auparavant dont je parle depuis tout à l’heure, mais aussi parce qu’ils n’étaient rien, de simples rebuts de la société courant à travers la galaxie pour de l’argent. Au moins nous autres, Sith, nous avions un certain sens de l’honneur, et c’était ce même honneur qui nous poussait à parcourir des parsecs pour tuer, non pas l’argent. Ils sont un groupe de racailles qui nous gênent dans nos plans, généralement. Je rendrais un grand service à tout le monde en l’éliminant.
    Néanmoins il pourrait aussi m’être utile. En tant que chasseur de primes, il est au courant de tous les ragots et autres potins de la galaxie. Il sait qui est recherché, qui a trahi qui et pourquoi, et sans doute même quelques Sith déserteurs que l’on nous charge de faire disparaitre le plus rapidement possible. Oui, le tuer prolongerait cette chasse aux traîtres. La manipulation, à l’égal de la colère, était un classique dans le côté obscur. Il prouvait une certaine forme de sagesse et de contrôle, car lorsqu’on manipule quelqu’un, on peut tout aussi bien lui trancher tous les membres à la cuillère que nos sentiments pour lui seraient les mêmes.

    Cela expliquait bien des choses en tout cas. Il poursuivait le premier vaisseau qui a atterri… brusquement après avoir été endommagé par ce jeune homme. Au moins, il n’était pas un de ces idiots de pacifistes qui pleurent trente minutes après avoir écrasé un papillon. Voilà un homme, un vrai. Les Jedis auraient du se cacher dans les jupons de leurs mères en voyant qu’ils étaient bien ridicules face à un homme capable de tuer. Enfin je m’égarais, ressentant presque maintenant une certaine affection, bien que minime, pour ce nouvel arrivant.

    Je décidai donc de lui accorder sa requête, avec gratitude, espérant qu’il prenne conscience de la chance qu’il a de croiser un Sith aussi indulgent. Si quelqu’un de mon Ordre voyait ça, ma tête tomberait dans les plus brefs délais. Mais je m’en fichais, car personne ne pouvait assister à cela, et cet imbécile à touffe de paille n’allait pas se vanter d’avoir croisé un Sith et de ne pas l’avoir tué, de toute façon. Donc aucun soucis à se faire à ce propos, soit je serai morte lorsqu’il contera son exploit, soit il sera mort et moi récompensée. Alors peut-être qu’au final j’allais peut-être le tuer quand même, je ne savais pas encore. Pour l’heure, je me contentais de poursuivre la conversation.

    « Alors dépêchez-vous de récupérer ce cadavre et partez au plus vite. Vous n’êtes ni sur Kashyyyk pour favoriser du soutien des poilus ni sur Endor pour aller danser autour d’un feu avec les Ewoks ici. »

    Je fis disparaitre le faisceau rougeoyant de mon sabre avant de le rengainer, histoire de montrer que s’il s’appliquait à faire ce que je disais, il n’allait lui arriver. En tout cas, rien dont je ne puisse être responsable. Cette planète était réputée pour sa grande vergence de Force, probablement causée par les nombreux Seigneurs Sith enterrés de part et d’autres de la planète. Et cela pouvait causer de nombreux torts à ceux qui s’aventuraient par ici : le folie était principalement la conséquence la plus fréquente. On se laissait envahir, et sans comprendre des voix parlaient dans nos têtes sans que l’on ne sache ni d’où ni comment elles venaient à nous. Alors on parlait seul, et on finissait par mourir de faim et de soif, ou peut-être de suicide. Allez savoir !

    Je fis demi-tour, d’une façon théâtrale je dois l’avouer, pour faire voler ma cape derrière moi. Et tandis que je commençais à partir, je préférai tout de même le mettre en garde.

    « Ne perdez pas de temps, ici vous pourrez connaître des souffrances encore inconnues pour vous si vous tardez trop. Enfin moi je dis cela, je ne dis rien. J’espère au moins que votre gugusse en vaut la peine. »

    Je n’avais en réalité aucune envie de partir. Ce jeune homme m’avait intriguée par son regard et son charme, et c’était une chose que je n’avais jamais connu auparavant. Je cultivais la passion, il était normal de connaître certaines formes de celles-ci autre que la haine et la souffrance. Mais j’étais une Sith et le reste de dignité qui bouillonnait en moi m’imposait de ne pas m’écraser face à un sexe opposé, ni n’importe qui d’autre d’ailleurs. Je voulais apprendre à le connaître, à l’apprécier, qui sait, comme le faisaient les personnes menant une vie normale au sein d’une communauté normale. Mais je n’ai pas à me plaindre. Moi, j’ai la puissance, le pouvoir, j’exauce la volonté du Seigneur sous le joug de ma lame.

    Alors je repris la route vers la grande statue qui se dressait non loin de là. Ma marche était là, mes pas élégants, attendant un signe. Peut-être allions-nous faire équipe, nous pourrions conquérir la galaxie ensemble, avoir du pouvoir, même si au fond je savais que mon pouvoir n’était rien face à ce qui me barrait la route. Et puis d’où je faisais déjà des projets ? Je ne le connaissais pas, il n’avait rien fait pour mériter ma compassion. Il méritait même la mort pour être venu ici, pourtant moi je restais indulgente, gentille. Haha ! Une Sith gentille, il devait bien se faire dessus à force de rire, derrière moi.

    « Adieu, l’ami ! » lançai-je sans me retourner, un soupçon d’espoir restant dans la voix.

    Mais je savais qu'il allait me retenir. C'était le début de la manipulation. S’il n’agissait pas, ce serait simplement dommage. Il était quand même canon.
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MessageSujet: Re: [Sujet Clos] De la rédemption à la corruption, puis vint la passion. [PV : Larchael Stryker] Sam 31 Mar - 9:51

Quelle femme étrange. Non, étrange n'était pas le mot qui convenait, intrigante, surprenante, étonnante, oui là c'était mieux. Beaucoup mieux... J'avais toujours eut un don pour qualifier les gens mais c'était bien une des premières fois que les mots que j'utilisais étaient si positif. Habituellement, je faisait ça pour désigner mes cibles. Des mots tels que : répugnant, idiot, incompétent, impuissant, incapable, ridicule étaient plus appropriés pour parler de mes proie habituelles. Je n'avais que rarement croisé des personne à qui il valait la peine de parler, et encore moins qui pouvaient être considérés comme des « combattants ». En deux mots, ma routine se résignait souvent à pourchasser des incapable dans le but de les livrer. Enfin, parfois ça en valait la peine, la plupart de ses abrutis avaient une sacrées somme sur leur tête. Sortant de mes pensées, je revins sur cette femme. Ses yeux ne cessaient de me fasciner, en la fixant j'avais comme l'impression que contempler toute la beauté de l'univers, comme si toute la galaxie s'ouvrait devant mon regard. Je me surpris à m'approcher un peu d'elle pour la détaillé de plus près. Mon regard suivit le cours de ses tatouages sur ses courbes, beaucoup de Siths portaient ce genre de marque sur leur corps. J'avais entendu dire que c'était là les marques de leur perversion ou quelque chose dans le genre... J'étudiai désormais sa tenue. Comme la plupart des es congénères, elle portait du noir mais ses vêtements étaient plutôt élégants. Mais la chose qui m'étonna le plus, c'est qu'elle me fit oublié ma proie échouée à quelques pas de là. Il fallait en avoir du charme pour pouvoir ainsi détourné un chasseur de primes tel que moi d'une prime aussi grosse...

A ce moment là, je me demandais bien à quoi elle pouvait penser ? J'avais toujours été très curieux mais cette femme déchaînait encore plus ma curiosité. Allez savoir pourquoi, peut-être parce qu'elle était une Sith ? Non, j'avais déjà croisé des Sith auparavant et je m'étais contenté de les ignorer, ou bien de tenter de les capturer si une prime intéressantes était placée sur leur têtes. Ce n'était donc pas ça. Qu'est-ce que cette femme pouvait avoir de si spécial ? Par contre, pour les questions de ce genre, j'avais toujours eut du mal à y répondre. Lorsqu'elle me parla, je ne pus m'empêcher de sourire. Sur Kashyyyk pour favoriser du soutien des poilus ? En plus d'avoir une apparence attirante, elle avait un humour dévastateur. Et ben dis donc, je ne savais pas qu'une Sith comme ça pouvait exister dans cet univers. J'avais parcourus la galaxie presque de fond en comble et jamais je n'avais croisé quelqu'un de semblable à cette femme. Soudain, cela me donna envie de la connaître. Oui, de faire connaissance avec elle, d'en apprendre plus. Acquiesçant à ses paroles, je lui souris avant de tourner ma tête vers la fumée qui s'échappait du vaisseau de ma cible. Elle rengaina son sabre, bien que je ne l'avais jamais vu comme une menace jusque là, cela ne changea rien à ce que je pensais.

Elle fit demi-tour. Cette manière qu'elle avait de s'exprimer se reflétait dans sa façon de marcher, une certaine grâce l'habitait en quelques sortes. Enfin ça, c'était moi qui le pensais. On m'avais souvent dis que je ne pensais pas comme les autres gens mais est-ce que penser comme les autres ne revenait pas à suivre tout simplement le mouvement sans se distinguer. Non je n'étais pas ce genre d'homme, je défendais mes propres opinions, avais mes propres pensées. Peut m'importais ce que les gens pouvaient penser de moi, cela m’étais totalement égal. Et à cet instant, je contemplait cette femme me tourner le dos comme si elle s'apprêtait à partir.

« Merci pour la mise en garde, je garderais ça à l'esprit. »

Lui jetant un dernier regard par dessus mon épaule, je m'avançai vers le vaisseau de ma proie. Durant le cour trajet qui me séparait de mon objectif, je ne put m'empêcher de repenser à cette femme. Il se demandait bien ce qu'elle faisait sur cette planète ? Pourquoi avoir atterrit ici ? Elle avait parler de prendre un peu de repos, mais si cet endroit n'était pas fréquentable, pourquoi avoir choisit ce lieu pour se reposer ? Tant de questions et aucunes réponse... Je me sentais idiot de ne pas lui avoir demandé lorsque je l'avais eut devant moi quelques instants plus tôt. Pourquoi étais-je si bête ? Et voilà, maintenant je commençais à me qualifier comme si j'étais une de mes proies... Franchement, mais qu'est-ce qui m'arrivais ? En soupirant, je baissai mon regard vers le sol. Puis quelque chose d'évident me vint à l'esprit, peut-être serait-elle encore présente si je faisais assez vite ? La curiosité et l'envie de parler à cette Sith me fit accélérer le pas, si bien que je finis par courir vers les décombres de l'engin spatial. Entrant dans la carcasse en flammes du vaisseau, je me mis immédiatement à la recherche de ma cible. J'espérais juste qu'elle n'ai pas déjà cramer... Tandis que je farfouillais partout, je finis par apercevoir un bras en dessous d'une plaque de métal. Dégageant l'obstacle qui me séparait de ma proie, je le vis, étendu là devant moi. Son visage ensanglanté et à moitié brûlé était figé dans une expression mortuaire. Une barre de fer était planté dans sa poitrine, celui là c'était vraiment un incompétent. Il fallait être réellement idiot pour s'embrocher tout seul lors d'un crash... Mais bon, c'était fait et ça m'évitais de le tuer moi même. Enfin dans un sens, c'était de ma faute si il était comme ça. C'était moi qui avais tiré dans ses réacteurs ce qui avait fait que son engin était devenus fou et qu'il s'était crashé... Seulement ce n'était plus mon problème. Je passa mon bras autour du corps de ma cible et je lui glissa un petit mot à l'oreille même si il ne pouvait plus m'entendre désormais.

« Je n'ai aucun remords... »

Et oui, parfois il m'arrivais d'être cruel. Le pire était sûrement que c'était vrai, ce type m'avait fait courir à travers toute la galaxie donc je n'avais véritablement aucuns remords à l'avoir tué. L'image de cette femme me revint en mémoire, je n'avais pas de temps à perdre ! Je m'élançais alors à nouveaux en sens inverse, espérant que je ne l’aurais pas perdu de vue définitivement. Le cadavre du contrebandier jeté sur mon épaule, je courais. Je courais si vite que le paysage devint flou autour de moi. L'adrénaline était une si bonne chose dans ce genre de situation et je la remerciait d'être présente à cet instant précis. J'arrivais enfin à mon vaisseau, ouvrant vite la porte, je lançai le cadavre à l'intérieur et refermai rapidement le vaisseau. Tournant mon regard, je la vis, elle était encore là, se dirigeant vers une grande statue de sa démarche élégante. Mon attention, d'abord capté par cette femme, se reporta sur la statue. Elle semblait représenter quelqu'un, mais qui ? Et puis on s'en fichait, qu'est-ce que cela m'apporterais de le savoir ? Rien.

En souriant, je parcouru la distance qui me séparai d'elle mais sans donné de signes de ma présence. Peut-être que finalement, elle me trouverait trop collant ? Après tout, d'après ses dire, elle souhaitait être seule... C'était un véritable conflit interne qui se jouait en moi. Si je l’appelais, quelle image donnerais-je de moi même ? Oh et puis à mort la fierté, je devais faire connaissance avec elle, je ne savais pas encore pourquoi mais je le devais ! Peut-être le destin ? Non, je ne croyais pas au destin, je pensais que chaque hommes et femmes avaient la possibilité de prendre sa vie en main et que rien n'était tracé à l'avance. Cette rencontre était dû au hasard mais au moins, elle avait eu lieu. Me rapprochant encore plus, je finis par me décider.

« Attends ! »

Parcourant le chemin qui me séparait d'elle, je m'arrêta juste à deux pas. Que pouvais-je bien lui dire maintenant ? Bien sûr, je n'avais pas pensé à l'avance à ce que je pourrais lui dire une fois que j'aurais capté son attention... Je n'allais tout de même pas lui parler de la pluie et du beau temps tout de même. Quoique... Non, j'étais beaucoup plus digne que ça tout de même. Des sujets de conversation j'en avais des tonnes, mais lequel choisir ? Finalement, ma bouche sembla bouger toute seule tandis que je laissai passer la question qui me brûlait les lèvres.

« Comment t'appelles-tu ? »

On ne pouvait pas faire plus basique comme question pour une rencontre. Mais je devais mettre un nom sur ce visage, c'était presque vitale. Au moins, cette femme même si elle était une Sith n'avait pas tentée de m'attaque donc je pouvais en conclure qu'elle ne tenterait pas non plus de me trancher la gorge avec son sabre laser juste par plaisir. Et puis de toute manière, je savais me défendre. Elle ne semblait pas hostile, c'était surement pour ça que j'étais en train de lui parler. Oui ce devait être ça la raison, même si j'avais du mal à le reconnaître, je dois dire que je l'appréciais vraiment en quelques sortes. Même si je la connaissais à peine...
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MessageSujet: Re: [Sujet Clos] De la rédemption à la corruption, puis vint la passion. [PV : Larchael Stryker] Sam 31 Mar - 23:43

    Il en avait mis du temps pour venir me retrouver. Je marchais lentement, vers le tombeau de Marka Ragnos. Sa voix résonnait en moi comme l’assurance de sa gratitude, c’était presque satisfaisant de se savoir utile à quelqu’un en faisant preuve de gentillesse. Comment était-il possible qu’un simple homme engendre tant de changements, d’incompréhensions, d’attitudes et d’agissements idiots ? Je me surprenais à sourire, à espérer, à penser de bonnes choses à son égard. Pourtant il n’était rien, sans aucune importance. Même sa mort n’affecterait personne, aucun changement ne s’opérerait dans la galaxie. On ne prendrait même pas la peine de rechercher son cadavre. Il était chasseur de primes, c’est tout. Adoré par les politiques, détesté par les vagabonds et autres traîtres. Comme c’était étrange… ces sentiments en moi. Je m’y perdrais, je buvais la tasse dans un pêle-mêle de vagues allant dans des sens opposées, roulant sur moi comme un débris jeté à la mer. Je n’avais aucun sentiment pour lui, pourtant je ne pouvais me résoudre à l’exécuter. C’était comme un animal à moitié-crevé qu’on aimerait achever pour abréger ses souffrances, mais on ne peut se rabaisser à cela en plongeant nos yeux dans son regard de tristesse et d’agonie. Sauf que le blondinet là, il était bien plus beau qu’un animal mort. Et puis j’étais une Sith, bordel ! Je tuais qui me chantais et le pire c’est que j’adorais ça !

    J’aimais l’odeur du sang, la vue des yeux vides de cadavres encore tièdes, entendre les derniers cris de supplication d’une victime mourante. Voilà ce qui d’ordinaire me faisait sourire ! J’étais cette enfant joueuse qui gardait ses jouets le plus longtemps possible. J’aimais rire, mais pas rire d’un bonheur idyllique et niais. Ce mec avait, en deux minutes, sapé tout ce qui faisait de moi une des Sith les plus meurtrières et considérée comme dérangée. Je ne savais pas que des personnes avaient ce genre de pouvoirs, ce pouvait être plus dangereux encore que les plus grands pouvoirs de la Force. Mais à présent, je devais me ressaisir ! Il m’avait laissée seule et j’en profitai pour me reprendre en main. Quelques respirations, j’arrêtai de penser à ce beau visage qui m’avait souri, qui me montrait de l’intérêt et de l’admiration. Rah ! Bouse de bantha, je n’y parvenais pas ! Je me mis alors à marmonner seule.

    « La paix n'est que mensonge… il n'y a que la passion. Par ma passion, j'obtiens la puissance. Par ma puissance, j'obtiens le pouvoir. Par mon pouvoir, j'obtiens la victoire. Par mes victoires, mes chaînes se brisent. La Force me libérera… »

    L’attachement était par définition contraire au principe de libération des chaînes. Je ne pouvais me résoudre à adorer. Je devais cultiver ma solitude, qui engendrait la colère, pour obtenir la puissance. Je devais user de ma puissance pour détruire et créer le chaos, tuer cet aimant à crédit pour obtenir le pouvoir. Seule sa mort me sera favorable dans ma quête d’un plus grand pouvoir.

    Pourtant, il m’avait traversé l’esprit de l’utiliser pour apprendre ce qu’il y avait à savoir dans la galaxie. Je pourrais peut-être même le corrompre, faire de lui un sous-fifre des Sith, qui exécuterait ceux dont le destin ne nous paraissait pas propice à la continuité. Il serait un esclave et continuerait à être payé pour ses chasses. Seulement cette fois, il ne rendrait plus service à la République quand celle-ci pouvait le lui proposer. Il serait facile, surtout sur cette planète aux effets psychologiques étranges, de corrompre un petit chasseur. Même si ses yeux tendaient à dire le contraire, il restait un faible face à la puissance du Côté Obscur.

    Enfin, son destin allait se jouer plus tard. Pour l’instant, j’avais presque oublié à quoi ressembler son visage, et il m’en était plus aisé alors de réfléchir à sa mort ou sa déchéance. Cependant, sa voix m’interpella alors qu’il fut juste derrière moi. J’avais ressenti ses mouvements parla Force, mais mon esprit était plongé si profondément dans mes pensées que je ne fis pas du tout attention à ce qu’il faisait. En clair, il aurait tout aussi bien pu me tuer maintenant que je n’aurais pas réagi. Pourtant, il ne l’a pas fait. Il m’a simplement dit « Attends ! », comme s’il avait pris une décision importante, comme si c’était plus important pour lui que ce cadavre qui puait le métal et le cochon grillé. J’arrêtai donc ma marche, attendant un signe de sa part, sans prendre la peine de me retourner. J’étais trop impulsive, et chacune de ses répliques jouait un rôle fondamental dans la longévité de sa vie. Disons que lorsque je m’énerve, il put être n’importe qui que cela ne m’empêchera pas de lui briser la nuque. Alors j’attendais simplement qu’il continue, espérant quelque chose de beau, d’agréable. Ainsi il me demanda mon nom.

    Sans qu’il put le voir, car je restais de dos, mes yeux s’exorbitèrent quelque peu. Il m’avait demandée comment je m’appelais ! C’était déjà très maladroit, mais d’autant plus maladroit qu’il était un chasseur de prime et moi d’une Sith ! Un nom, un prénom, une simple esquisse d’indication sur mon identité pouvait me contraindre à une baston et au massacre de cet homme. Voilà, il avait réussi à m’énerver !

    Sans répondre, je fis volte-face et levai mon bras droit. Ma main prit la forme de sa gorge sans pour autant qu’elle ne l’ai attrapée. J’usais de la Force pour le punir par un Etranglement. Mon visage s’était crispé en un rictus de profonde colère, mais cela ne dura qu’un instant. Alors même que je débutais la punition, mon regard se posa naturellement sur son visage, et je fus de nouveau apaisée. Je lâchai mon emprise et mon visage redevint aussi neutre qu’avant. Il avait un effet sur moi que personne d’autre ne pouvait avoir. J’étais Démétéris, la folle imprévisible, la susceptible, la lunatique, qui tuait à la moindre occasion ; et pourtant celui-là était parvenu à calmer ma colère meurtrière sans qu’il ne s’y prête. Je détendis tout mes muscles et fixai son visage encore, et encore.
    Alors je pris l’initiative de faire tomber ma capuche, mettant au grand jour mon visage et offrant au chasseur l’occasion de me détailler plus intensément encore. Il avait en lui quelque chose qui m’inspirait une profonde confiance. Je n’avais pas peur qu’il prenne conscience d’une quelconque prime sur ma tête et décide de me tuer. Je sentais en moi ce sentiment qui me disait que non, il ne le ferait pas. Peut-être était-ce simplement l’instinct que nous procurait la Force, finalement. Peut-être qu’enfin j’avais trouvé le calme nécessaire et la patience suffisante pour l’écouter, cet instinct, et m’abandonner à lui. Sans prendre la peine de m’excuser, comme oubliant ce que je venais tout juste de faire, je me laissai à lui répondre.

    « Je me nomme Démétéris. Démétéris To’zex, Guerrière Sith. »

    Je m’approchai de lui, d’un pas, puis d’un autre plus petit. Nous étions à moins d’un mètre l’un de l’autre. Nos visages se trouvaient à la même hauteur, et je pouvais le détailler plus profondément. Dans ses yeux, je me voyais, comme plongée au milieu d’un océan sous un soleil radieux. Ils ressortaient plus intensément encore que sa peau était plus pâle qu’elle n’avait laissé paraître aux premiers abords. Il avait un teint d’une douceur d’enfant. Ses lèvres rieuses étaient d’un rose clair, comme une friandise posée sur ce visage de neige. J’entendais jusqu’à sa respiration. Avait-il peur ? Que pensait-il à cet instant ? Pensait-il que j’allais dores et déjà me laisser-aller à la familiarité de mes envies ? Eh bien, non. Je me contentai d’ajouter, d’une voix plus grave et plus étouffée qu’avant :

    « Si ma tête a un prix assez élevé pour t’intéresser, j’espère que la tienne est bien accrochée au reste, car si je ne te la fais pas tomber, c’est le temps passé sur cette planète qui s’en chargera. Si ma tête n’a aucune valeur à tes yeux, alors dis-moi ton nom puis la raison qui t’a poussé à me suivre plutôt que de partir. »

    J’affichai à ce moment un grand sourire, sans raison valable. Je me sentais ridicule en fait, à cet instant, mais je ne devais pas le manifester. Il fallait garder mon sérieux et mon calme. J’étais trop proche de lui, c’est presque comme si je pouvais entendre son cœur battre. Peut-être qu’en fait, je l’entendais ? Peut-être battait-il trop fort, pour moi ? Malgré tout, je restai là, face à lui, ne lâchant pas une seule seconde ses yeux d’azur.

    Je voulais un nom à mettre sur le visage de la beauté.
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MessageSujet: Re: [Sujet Clos] De la rédemption à la corruption, puis vint la passion. [PV : Larchael Stryker] Dim 1 Avr - 1:08

Comment aurais-je pus savoir que demander son nom m'aurais couté aussi cher ? Après tout, elle était une Sith, peut-être une criminelle recherché, alors pourquoi m'aurait-elle confiée son identité ? Elle devait sûrement se dire qu'un chasseur de primes comme moi rechercherai une éventuelle prime sur sa tête et la livrerai immédiatement à ses ennemis dans le seul but de gagner de l'argent. Étrangement l'idée ne m'avait même pas traversé l'esprit. Pour une fois, je n'avais pas vu quelqu'un comme une certaine somme d'argent mais comme une personne réelle, de chair et de sang. Pourtant, l'argent était mon pêché mignon, c'était ma faiblesse, la seule chose qui pouvait me faire pencher d'un côté ou de l'autre de la balance. Même si je n'étais pas vraiment dépendant, ça me permettais de vivre. Beaucoup de gens considéraient les chasseur de primes comme des êtres inutile et avide d'argent uniquement. Dans un sens, ils n'avaient pas vraiment tord mais pas totalement raison non plus. Pour ma part, je ne me considérais pas comme quelqu'un d'inutile, après tout lorsque l'Empire avait besoin de quelqu'un de « confiance » pour éliminer un de leurs ennemis trop gênant, c'était aux chasseurs de primes qu'il faisait appel. C'était pareil pour la République, lorsqu'un hors la loi comme mon contrebandier devait être arrêté et que leurs précieux Jedis n'étaient pas là pour faire le sale boulot, c'était à nous qu'elle faisait appel. Alors en réalité, qui étaient les inutiles ? Ceux qui agissaient ou ceux qui restait tranquillement sur leur planète à rien faire ?

Je la vis se retourner et lever son bras droit. Déjà là, ça m'a semblé bizarre mais bon. Elle semblait vouloir m'attraper pour m'étrangler, mais comment pouvait-elle le faire alors qu'elle se trouvait à une telle distance de moi ? Ce ne fut que lorsque je ressentit une atroce douleur au niveau de ma gorge que je compris. Alors c'était ça la Force... C'était à la fois une expérience désagréable et fascinante. Comme si je pouvais sentir une main me compresser la trachée, me faire souffrir autant sans même me toucher. C'était passionnant... J'avais déjà entendu parler de la Force, j'avais même côtoyer certain Jedi du temps que je me trouvais sur Naboo mais jamais je n'avais subi la Force comme je la subissait en ce moment. C'était ça le Coté Obscur. C'était ça la puissance des Siths. Lorsque j'avais affronté ce Sith sur Nar Shadaa, je me souvins avoir ressentis une sensation similaire. Bien sûr, mon adversaire devait sûrement être l'un des plus faible de son Ordre et pourtant j'avais eut beaucoup de mal à m'en défaire. Seulement, j'avais réussit, c'était l’essentiel et au final, ça m'avait été plutôt bénéfique. J'avais pris conscience à cet instant que la douleur n'était qu'une sensation superflue. Ce n'était que le prélude de la fin, plus elle était intense, plus la mort était proche. Au fil du temps, on s’habituait à cette douleur. Aussi durant le court laps de temps où je me trouvais sous l'emprise de cette femme, je me contenta de la fixer dans les yeux. En temps normal, j'aurais déjà dégainé mon blaster et tiré sur elle mais là, je n'en voyais pas l'utilité. Qu'elle me tue si ça lui chante. Peu m'importais, j'étais certain qu'elle finirait par me lâcher. Pourquoi ? Son regard, je ne pus dire pourquoi mais je sentais dans son regard une certaine indulgence. Aussi je fis glisser ma main sur le manche de mon blaster avant de l'éloigner de mon arme.

Finalement, elle me lâcha, comme je le pensais. Instinctivement, je porta ma main sur ma gorge mais la retira bien vite. Aucunes blessures grave, aucuns dégâts sur la trachée, ce n’avait été qu'une misérable et désagréable expérience. Si elle avait été quelqu'un d'autre, elle n'aurait pas fait long feu celle là. Mais quelque chose en elle me dit de ne pas lui faire de mal, pour l'instant. Ce comportement était tellement différent du mien que je me surpris à penser que cette planète pouvait être à l'origine de cela. Pour dire vrai, plus je passais de temps ici, plus j'avais l'impression que l'atmosphère de cet astre m'écrasais de plus en plus. Mais bon, je n'allais pas rejeter la faute sur ce lieu.

Enfin, elle me dit son nom, à ma grande surprise. Elle venait de tenter de me tuer pour lui avoir demandé et voilà qu'elle me dévoilait son identité comme si de rien n'était. Décidément, je ne comprendrais jamais rien aux femmes et sûrement encore moins aux Siths. Mais au moins, maintenant je pouvais mettre un nom sur ces yeux qui me fascinaient tant. Démétéris To’zex... C'était donc là son identité. Par réflexe, j'aurais dû passer en revue toutes les mises à prix de la galaxie pour voir si il y avait une quelconque informations sur elle mais je ne le fis pas. Je me contentai de la regarder dans les yeux. Plongeant mon regard dans le sien, je ne pouvais me détacher de son regard. Ces yeux étaient pareil à des aimants captant mon attention à chacun de ses pas. Plus elle s'approchait de moi, plus j'avais l'impression que le néant qu'était son regard m'aspirait à l'intérieur. Je m'attendais à tout moment à plonger dans le noir total, comme me perdre dans cet océan sombre que représentait une telle rencontre. Puis elle s'arrêta, face à moi. Je pouvais capté sa respiration et la détaillé avec plus de précision qu'aux premiers abords. Les tatouages présents sur son visage étaient présent au niveau de ses yeux sombres, de ses joues et de son menton. Les lèvres roses de Démétéris étaient pulpeuses et semblaient contrasté avec la couleur de ses yeux d'ébènes. Même moi je ne pouvais m'arracher à sa contemplation, et ça c'était rare.

Tout homme ou femme se serait sentit inférieur à cet instant face à une Sith qui semblait aussi puissante. Oui, qui aurait put croire pouvoir vivre aussi longtemps en la présence d'une Sith... Peu de gens mais moi, ce n'était pas de la peur que je ressentais. Non c'était autre chose de plus agréable, de la fascination. C'était ça le mot qui convenait le mieux. Tout être avait sa propre personnalité, sa propre manière de voir les choses et moi, je voulais savoir ce qu'il en était d'elle. Mon désir d'en apprendre plus sur Démétéris devint plus fort encore. Bon d'accord, elle avait voulut m'étrangler. Et alors ? Elle ne l'avait pas fait au final. Ça montrait qu'elle n'était pas aussi cruelle que ça finalement. Elle avait beau être une Sith, elle aussi pouvait se montrer « gentille ».

D'une manière peu banale, elle me demanda mon nom. Comme si j'allais la capturer pour la remettre au plus offrant, j'avais déjà un baquet de blé planqué dans mon vaisseau alors pourquoi m'embêterais-je avec une Sith. Et puis je n'avais aucune envie de la remettre à qui que ce soit. Elle prétendait que cette planète ferait tomber ma tête ? J'aimerais bien voir ça, même si il y avait parfois quelques voix étranges qui résonnait en ce lieu, je ne lui trouvait vraiment rien de particulier pour l'instant. Finalement, j'en vins à une conclusion qui me parut évidente sur le coup. Cet astre devait être un refuge pour les Siths. Mais bien sûr, pourquoi Démétéris aurait-elle choisit cette planète pour se reposer si ce n'était pas parce qu'elle était en quelque sorte « réservé » à l'Ordre Sith. Mais la seconde choses qui me mis la puce à l'oreille, c'était l'imposante statue qui se trouvait devant nous. Je ne savais pourquoi, mais à ce moment là, il me sembla qu'elle avait un lien avec les Siths, d'une manière ou d'une autre. Laissant mes raisonnement interne pour moi même, j’entrepris de lui répondre.

« Larchael Stryker, chasseur de primes. Tu veux savoir pourquoi je suis venu au lieu de repartir ? Eh ben... J'en sais trop rien, cet endroit m'intrigue et je me suis dit que tu pourrais peut-être me renseigner. »

J'avais toujours était doué pour mentir, ça c'était un fait. Un bon chasseur de primes se devait de savoir mentir sinon c'en était finit de lui. Bien sûr, je n'allais pas lui dire que c'était parce que je la trouvais fascinante, j'avais trop de fierté pour ça. Mais à ce moment là, je me demandai comment elle allait réagir ? La dernière fois que je lui avais adressé la parole, elle avait quand même tenté de me tuer, ce n'était pas rien. Que me ferait-elle cette fois-ci ? Peut-être dégainerait-elle son sabre pour me trancher la tête ou bien me découperait-elle en petits morceaux. Non, si elle avait voulut me tuer, elle l'aurais sûrement fait depuis longtemps et ne m'aurais pas relâché. Dans un certain sens, je lui faisait confiance. Je n'avais pourtant pas l'habitude de confier ma confiance à quelqu'un, dans mon métier, accorder sa confiance aux mauvaises personnes pouvait se révéler fatal. Mais bon, j'en assumerais les conséquences si jamais je faisais une erreur.

«  Et puis, je me demandais aussi ce que tu faisais ici. Tu ne cesse de me mettre en garde contre cette planète mais toi tu y reste, donc ça m'intrigue aussi. Je suis quelqu'un de très curieux. »

Après avoir prononcé ces mots, je lui souris. Ça par contre, ce n'était pas véritablement un mensonge. Si ma théorie de la planète Sith se voyait confirmée, j'aurais les réponses à quelques une de mes questions. Et puis, si je parvenais à faire évoluer la conversation, peut-être parviendrais-je à en savoir plus sur Démétéris ? C'est avec cet espoir secret que je lui adressa un sourire tout en la fixant dans les yeux.
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MessageSujet: Re: [Sujet Clos] De la rédemption à la corruption, puis vint la passion. [PV : Larchael Stryker] Mer 4 Avr - 5:22

    J’avais été franche et directe, faisant comprendre à ce jeune homme que toute altercation le conduirait à la mort. Visiblement, il ne souhaitait pas ma tête, sinon ses yeux brûleraient d’une vilénie plus intense que le doux regard que je pouvais sentir sur moi. La capacité prononcée à pouvoir lire en les autres par la Force me permettait de comprendre les intentions de cet individu. Il n’était pas une menace pour moi, il n’en voulait pas à ma vie. Je m’étonnais même de sentir une certaine admiration, ou plutôt une intrigue balançant vers la fascination. J’en étais flattée bien qu’il m’était difficile d’imaginer ce qu’on pouvait trouver d’intéressant en moi. Évidemment, je parle en terme de physique, puisque la puissance des Sith constitue la plus grande des admirations, seulement ce personnage-ci n’en connaissait rien. Il ne savait pas de quoi j’étais capable, de ce qu’il m’était possible d’exécuter. Puis finalement, et c’était la raison principale de ma venue sur cette aride planète, je doutais moi-même de cette admirable puissance. J’avais fait preuve de tant de faiblesse lors de ma dernière altercation qu’il m’était difficile de retrouver en moi cette confiance qui pourtant, bien longtemps, forgeait un caractère hautain et arrogant propre à ma personne. Je n’avais pas envie d’un quelconque changement, j’acceptais ce que j’étais, cela faisait ma force et ma grandeur. Maintenant, je me sentais affaiblie. Toute ma passion envers la Force restait puissamment ancrée, le problème semblait venir de moi. Auparavant je m’étonnais de ne pas être la Padawan que j’espérais. Aujourd’hui je me surprend à ne pas être la Sith que je croyais être.

    Et j’en avais honte. Comme si le déshonneur était une tâche que l’on pouvait lire sur mon visage, lui qui pourtant manifestait tout mon intérêt pour la Force. Si ce chasseur de prime, la pire espèce de la galaxie, venait à sentir une faiblesse, un simple instant de relâchement, il pourrait en profiter pour m’affaiblir plus encore. D’autant plus qu’il était de mon devoir de ne pas dénigrer la force et la grandeur des Sith. Ainsi je restais la tête haute face à lui, ne lâchant pas un seul instant son regard céleste. Autre chose se manifestait en lui, je n’étais pas sa seule préoccupation. Ses pensées étaient tournées vers cette planète et ses mystères. Évidemment, c’était tout à son honneur, puisque depuis notre rencontre je le mettais en garde sans aucun apport d’information. Il était plus prudent pour lui de ne pas rester, à moins de sombrer dans la pure folie et de mourir à petit feu. Il serait même préférable que je devienne son bourreau si une telle chose arrivait. La souffrance était un péché mignon, mais ce jeune blondinet m’intéressait tant qu’il m’était improbable de le faire souffrir de moi-même, sauf bien entendu en cas de défense. Pas de légitime défense, peut-être, étant trop impulsive pour cela, mais de simple défense à une quelconque attaque, qu’elle soit physique ou verbale.

    Larchael Stryker. À l’annonce de son nom, je souris en guise légèrement en guise de remerciement. Il était rare de percevoir sur mon visage un sourire autre que celui de la malice et du sadisme. Pourtant, celui-ci y parvint, voilà l’exploit ! Héros inconnu de tous, même de lui-même, en quelques sortes. Il n’avait pas réagi à ma menace, prouvant ainsi son absence de peur et d’envie de me massacrer. C’était plutôt cool. Vint enfin son explication quant à son intérêt pour moi et cette planète. J’avais vu juste, il ne comprenait rien de l’endroit dans lequel il avait atterri. Cet insouciant mettait en danger sa santé mentale pour quelque curiosité d’intérêt nulle, idiot ! Mais je ressentais en lui la douce froideur de l’hypocrisie. Je ne cherchai pas à en savoir plus. Je faisais confiance à ce regard charmeur, à ce sourire attrayant et à cette voix apaisante pour ne pas vouloir connaître ce qui ne doit pas être connu. Voilà que je m’étonnais à avoir du respect pour quelqu’un ! Ce Larchael ne prenait sûrement pas compte de la chance dont il faisait preuve.

    Il continuait ses explications, sans que je le lâche du regard. Il voulait tout savoir de moi et de cette planète visiblement. Ce n’était pas dur de deviner, finalement. Malheureusement la curiosité était un vilain défaut. Je ne voulais pas parler de moi, surtout pas du fait que ma venue ici avait pour finalité une introspection de moi-même pour cause de remise en question de ma puissance et de mon affinité avec la Force. Faut dire ce qu’il en est, ça craindrait carrément ! Je prendrais toute crédibilité et lui perdrait tout intérêt qu’il me porte. C’était assez flatteur et intriguant de se savoir sujet de curiosité. C’était même plaisant de se savoir centre d’une attention pour autre chose que la crainte, l’effroi, la peur, la mort et la supplication. Évidemment, il me semblait peu orthodoxe, et presque vicieux, de s’attacher à quelqu’un par la simple apparence de ses formes physiques. Mais de ce fait, je n’étais pas moins vicieuse que lui. Bien que venant d’une Sith, cela n’ait pas le même impact. Il voulait mieux me connaître et réciproquement, mais je ne voulais pas me faire connaître. Qui éprouverait une once d’intérêt pour un tueur, quelqu’un qui dévaste, pille et détruit des centaines de vies sans ressentir la moindre culpabilité ? J’en reviendrais donc à la manipulation. Je pourrais corrompre son âme, ainsi il me rejoindrait. Ensemble nous pourrions accomplir de grande chose, et il resterait un sous-fifre admirant sans lassitude ma grandeur. Ainsi il me faudrait le pousser à haïr la République, à ne plus vivre que pour l’argent, à ne vivre que pour m’aimer et me servir. Mais j’avais beau monté dans mon crâne des dizaines de plans différents permettant à cet homme de m’apprécier tout en connaissant ma véritable nature, je ne pouvais m’y résoudre. Mon regard plongé dans le sien, il me poussait involontairement à rayer de ma liste de plans tordus tout ce qui touchait à sa corruption. Quel était ce sentiment ? De la compassion ? Voilà des années que je n’avais pas ressenti cela. Devrait-il savoir que sous la colère, j’ai déjà tué un grand Jedi, un Sith, sans compter les enfants qui me barraient la route d’un quelconque parent traqué. Je ne ressentais aucune culpabilité, seulement la peur que lui me juge sur mes actes. Des actes que je ne cesserai sûrement jamais, même pas pour la beauté de ces yeux.

    Au bout d’un instant de silence, je détachai enfin mes yeux de lui et lui tournai le dos, restant le plus impassible possible. Je regardais la majestueuse statue qui s’élevait face à nous, usée par le temps et le vent, elle se dressait vers les cieux de sa couleur sablée. Je pointai mon doigt vers elle pour me remettre enfin à parler.

    « C’est la statue du grand Marka Ragnos, et le lieu où je voulais me rendre. Sous cette statut se trouve son tombeau. Les raisons qui m’ont poussée à venir ici ne te regardent pas, et sache qu’avec moi la curiosité a des limites plutôt restreintes. En d’autres termes, si tu insistes, je n’hésiterai pas à te réduire au silence. »

    Je me tournai de nouveau vers lui en prononçant mon dernier avertissement. Il fallait que je continue à me faire craindre, pour ne pas montrer ma faiblesse et ces émotions qui m’exigeaient de ne lui faire aucun mal. Le mensonge a parfois de douces façons d’arranger les choses. Je me mis alors en marche vers les vaisseaux d’un pas vif, passant à côté de mon locuteur pour me retrouver dans son dos. Je poursuivis, sachant pertinemment qu’il allait se retourner pour me suivre.

    « Tu ne peux pas rester. La Force a une bien drôle façon de se manifester ici bas, et si tu n’as aucune affinité avec elle, tu mourras dans la folie. Le Côté Obscur semble dominant, sûrement à cause de tous les anciens Seigneurs Sith dont les tombeaux furent creusés en ce lieu même. C’est pour cela qu’elle ne présente aucun danger pour moi… normalement. »

    En terminant mes mots, j’étais arrivée devant le vaisseau du jeune homme. Je ressentais presque de la peine de devoir le laisser partir, mais il le fallait pour sauver son âme. Ma cape finissait de voleter derrière moi lorsqu’une question vint se poser sur mes lèvres, trop lourde pour la retenir, je lâchai alors sur un ton plus intrigué :

    « Pourquoi travailler pour la République ? Ils ne jurent que par l’hypocrisie. Et pourquoi avoir laissé ton âme se corrompre par la richesse ? Il y a plus important. Il y a l’honneur, la puissance… le pouvoir. À servir les Sith tu pourrais devenir le plus puissant et le plus craint de ton espèce de racailles. Personne n’oserait plus te défier, et par notre alliance avec l’Empire tu pourrais continuer à travailler pour lui et récolter tes crédits que tu chéris tant. »

    Je me laissai tomber légèrement de côté pour m’adosser à l’un des pieds de son vaisseau. Croisant les bras, un sourire malicieux sur les lèvres, je continuai.

    « Enfin moi je dis ça, je ne dis rien. Mais nous pourrions devenir puissants, ensemble. Le pouvoir vaut bien plus que la richesse. Aux yeux de la République, aux yeux de l’Empire, aux yeux de la Galaxie, tu n’es rien. Moi je suis un nom, le messager de la destruction, la main vengeresse de notre Ordre. Tu aurais bien plus à œuvrer pour nous. Et puis tu m’aurais… moi. »

    Je pesai mon regard sur cette dernière parole et accentuai mon sourire. Finalement, je n’avais pas eu le courage de faire dans la douceur. Ma première question n’aurait pas suffit à elle seule. J’espérais avoir touché un point sensible. Peut-être avec l’argent ? Et qui sait, peut-être même que le simple fait de pouvoir m’appartenir le tentait, même si j’en doutais vaguement. Je ne réussissais pas à comprendre l’avidité de la richesse, et j’espérais au moins qu’il allait prendre la peine de l’expliquer. Je ne voulais plus le voir partir et rejoindre la République. C’était soit l’Empire et les Sith, soit la mort.
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MessageSujet: Re: [Sujet Clos] De la rédemption à la corruption, puis vint la passion. [PV : Larchael Stryker] Mer 4 Avr - 8:41

Démétéris finit par me tourner le dos. Généralement lorsque les gens faisait cela, c'était qu'ils voulaient se cacher et ne pas être observés. Mais je n'étais pas un spécialiste de la psychologie des Siths donc je ne m'en préoccupait pas vraiment. Puis elle me désigna la statue du doigt. J'écoutais ses explications avec intérêt. C'était donc là le tombeau d'un Sith. Marka Ragnos. Il me semblait avoir déjà eut des échos sur lui mais je n'en savais pas vraiment beaucoup sur lui. Tandis que j'étudiais l'immense effigie, Démétéris me parla. Enfin parler, ça ressemblait plus à une menace. Mais bon, tous les Siths devaient être comme ça à menacer toutes les personnes qu'ils croisaient. Cette fois, je me dis que j'avais de la chance que l'idée ne lui soit pas venu de me « réduire au silence » plus tôt. A moins qu'elle n'y ait déjà pensé... La curiosité avait des limites restreintes avec cette Sith ? Comment pouvait-elle m'empêcher d'être curieux ? C'était dans ma nature, c'était l'une des caractéristiques qui me définissait le mieux.

« Je n'insisterai pas dans ce cas. »

En réalité, je ne croyait pas à mes propres paroles mais du moment qu'elle y croyait, il n'y avait pas de problèmes. Bien sûr, si je trouvais un moyen discret d'en apprendre plus sur elle, même à son insu, je le ferais sans hésiter. Ma curiosité n'avait aucunes limites...Aucunes. Puis je la vis faire demi-tour et marcher en direction des vaisseaux. Lorsqu'elle passa près de moi, je tournai la tête vers elle mais je ne bougeai pas de ma place la laissant avancer avant. J'entendis ses paroles et eut un petit sourire. Alors comme ça j'étais en danger de mort depuis que j'avais posé le pied sur cette planète ? Je ne m'en étais même pas rendu compte, bien sûr je savais qu'il y avait quelque chose de bizarre mais j'en ignorais la raison. Seulement, le pire était sûrement que malgré le fait de savoir ça, je ne pensais qu'à une chose : serait-elle en train de s'inquiéter pour ma santé mentale ? Non c'était impossible... Une Sith ne pouvait ressentir ça. A moins que... Après tout, depuis que je l'avais rencontré, elle n'avait essayé qu'une seule fois de me tuer. Mettant mes pensées de côté, j’entrepris de couvrir la distance qui me séparais d'elle et des vaisseaux.

« Je vois, donc je n'ai qu'une seule solution : partir sous peine de devenir fou à lier. C’est intéressant... »

Elle ne craignait rien sur cette planète, du moins c'est ce qu'elle affirmait. Je me surpris à m'inquiéter pour elle. Décidément ça n'allait pas mieux de mon côté... Je reportai mon attention sur Démétéris. C'est alors qu'elle m'adressa une nouvelle fois la parole. Étrangement, ses dires ne me surprirent pas plus que ça. C'était comme si je m'y attendais en quelques sortes. Pourquoi travaillais-je pour la République ? En réalité, je ne travaillais pas véritablement pour eux, il faut dire que je travaillais pour les plus offrant. Et sur ce coup, les plus offrants étaient les républicains. Si l'Empire m'aurait proposé de travailler pour eux pour une telle somme, j'aurais de suite acceptée. Et puis il m'étais déjà arrivé de bosser pour les impériaux.

Mon regard devint plus sérieux qu'il ne l'avait été jusqu'à maintenant. Comme si tous ce qui faisait du moi quelqu'un de virevoltant et de fantaisiste s'était soudainement envolés. Servir les Sith ? Qu'est-ce que cela m'apporterait-il ? La puissance et le pouvoir ? Mais si jamais les Sith venaient à se faire éliminer, que deviendrais-je moi ? Et puis je ne voulais pas être un de leur pantins, je tenais à ma liberté tout de même. Cependant, je devais avouer que cette propositions était tentante. Comme Démétéris l'avait mentionner, je pourrais devenir quelqu'un de crains... Non pas que cela me dérangeais d'être vu comme un homme cruel et tout le tralala mais je pensais à toutes les portes que cela me fermerait. Déjà il me serait impossible de traiter avec la République. Bon d'accord, ce n'était pas une grosse perte mais quand même. Lorsque la Sith m'avais parlé d'argent, j'avais légèrement haussé un sourcil. Alors comme ça elle croyait que j'étais totalement dépendant du fric, comme si c'était une drogue pour moi ? Ha ha, elle me faisait bien rire celle là. Même si j'aimais l'argent, ce n'était pas ma principale priorité. De nos jours, l'argent dirigeais le monde. Peut-être pas pour les Sith et les Jedi mais tous les autres êtres en avaient besoin. Tout marchait grâce à l'argent. Même les grandes puissances tel que la République et l'Empire chérissait le fric. Ce n'était pas que j'aimais l'argent, c'était que j'en avais besoin. Je n'aurais pas put survivre sans ça jusqu'à maintenant. Je serais sûrement mort quelque part dans le désert de Tatooine à l'heure qu'il est. Et pourtant, j'étais là, à parler avec cette Sith.

« Si je travailles pour la République, c'est parce que ce sont eux qui offrent le plus pour l'instant. Je ne suis pas avide d'argent, loin de là. Contrairement à vous, Sith ou même Jedi, nous autres qui ne pouvons ressentir la Force et encore moins la manipuler avons besoin de ça pour vivre. Tu ne peut pas comprendre ce que c'est de vivre dans un monde comme le notre. Vous êtes à part. Vous vous avez votre Ordre, vos croyances. Nous on a rien. Sans argent, personne ne peut vivre. Notre monde est dirigé par l'argent, je n'ai fais que suivre le mouvement. Si mon âme est corrompus, celle de tous les êtres peuplant la galaxie l'est aussi. Je sais que nous autres chasseurs de primes sommes reconnus comme des déchets et je le comprend. Mais nous ne sommes pas pour autant dénué d'honneur. En tous cas pour ma part. Seulement, es-tu certaine de ce que tu avances ? »

Je fis une pause dans mon petit discours. J'aimais parler, c'était un fait. Seulement pour une fois ce que je racontais avait un sens et ça, j'en était plutôt fier. Durant ce cour laps de temps où je put réfléchir à ce que j'allais dire, je considérai la proposition de Démétéris avec plus d'attention qu'au premier abord. Puis elle se mis à parler de devenir puissant, ensembles. Je ne sus pourquoi, mais cette proposition était des plus tentantes. Le pouvoir... Désormais, je devais choisir entre le pouvoir et la richesse. Mais d'un côté, cela me permettrais d'être avec Démétéris. La chose qui me surpris le plus, ce fut sa dernière phrase. « Et puis tu m’aurais… moi. »

Comment devais-je prendre ça ? Que devais-je faire ? Pour la première fois de ma vie, je ne savais que faire. A vrai dire, au fond de moi je savais que ma décision était déjà prise mais je devais en être sûr. Ce n'était pas le genre de chose qu'on pouvait décidé à la la légère. Je devais réfléchir plus longuement. Tandis que je plongeais mon regard dans le sien, je ne pus m'empêcher de lui faire un petit sourire.

« Je ne vais pas te le cacher, ta proposition est tentante. Laisse moi du temps pour réfléchir, tu comprends, je ne peut pas choisir de changer littéralement sur un coup de tête. »

En tapant sur un bouton de la coque de mon vaisseau, il s'ouvrit mais je n'y entrai pas pour autant. Mon regard toujours braqué sur Démétéris, je ne pouvais me résoudre à partir. Cette femme avait fait quelque chose que personne d'autre n'avait fait auparavant : elle m'avait fait douté de moi même. Comment ? Ce n'était pas seulement par sa beauté, non, je n'étais pas le genre de gars à me laisser avoir ainsi. C'était étrange comme sensation, je ne pouvais pas comprendre, pas pour l'instant. Mais peut-être qu'avec le temps. Si je devais la quitter, il fallait que je la revoie.
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MessageSujet: Re: [Sujet Clos] De la rédemption à la corruption, puis vint la passion. [PV : Larchael Stryker] Ven 6 Avr - 22:57

    Je continuais à le regarder fixement, un sourire malsain dessiné sur mes lèvres légèrement purpurines. Malsain par les mots qu’il envoyait sans qu’aucun son ne vibre de mes cordes vocales. Il disait toute la force des paroles que je venais de prononcer. Il manifestait toute la conviction de mes pensées, de mes idylles. Il traduisait toutes les avances prononcées que je lui lançais ouvertement. Finalement, autant accepter la vérité, son charme ne me laissait pas indifférente. Peut-être que s’il apprenait à être serviable et obéissant comme un parfait petit esclave, les avances que je pouvais lui faire allaient se concrétiser. Ce pourrait être amusant, enfin disons… distrayant. C’était une des raisons qui m’avait poussée à lui faire part de mes interrogations intérieures. Je devais parvenir à le corrompre, au moins un minimum, qu’il renonce à la République, qu’il se laisse envahir par la passion, puis par l’admiration, et qu’il tombe à mes pieds. Mais on sentait cette force en lui qui me murmurait de renoncer, que ce jeune homme ne serait pas si facile à pervertir et que je menaçais mes projets par ma trop grande prédilection pour l’impulsivité du moment et la transmission de chacune des pensées qui me traversaient l’esprit.
    Les bras croisés, adossées de côté au pied de son vaisseau, je buvais ses paroles sans véritablement croire à ce qu’il disait. Je me souvenais d’Amayelle Yage, ou quelque chose comme ça, elle n’était pas offerte par la République et pourtant il n’avait pas couru après. Ce n’était pas comme si sa prime s’était élevée à quelque centaine de milliers de crédits. Il était trop sarcastique, se moquant même du danger qui régnait sur la planète, alors évidemment que je ne pouvais pas croire entièrement ce qu’il disait. C’est dingue ça ! J’étais la Sith, la grande méchante, le loup devant l’agneau, et pourtant c’était moi qui étais la plus honnête de nous deux. Je n’arrivais pas à lui faire entièrement confiance. Et c’est alors que, tandis que Larchael débattait sur le besoin vital de récolter de l’argent pour survivre, une pensée me vint en tête. Si je le laissais partir, il retournerait jusqu’à la République pour aller chercher sa récompense comme un chien attendant une friandise après avoir suivi un ordre. Et s’il avait un rapport à faire ? Peut-être qu’il indiquerait mon existence, et surtout ma position sur cette planète, puisqu’évidemment je ne comptais pas repartir dans l’heure. Peut-être qu’à cause de lui, la République enverrait une escouade pour me traquer, me capturer, ou m’éliminer.

    Mon regard se durcissait au fur et à mesure que j’imaginais toutes les possibilités quant à sa libération de cette planète. J’avais été stupide de lui faire confiance, de lui dire ce qu’il voulait savoir de moi. Maintenant j’avais une faiblesse à compenser. Lui, il continuait son discours, et c’était d’un ennui mortel. Je n’imaginais pas qu’une telle mauvaise foi pouvait exister. Pourquoi parle-t-il d’eux qui n’ont rien et nous qui avons nos Ordres ? Il croit sans doute qu’on vit sans argent ? Il était encore plus idiot que je ne le pensais. Finalement si je le laissais partir, il ne serait peut-être pas capable de me trahir, ou alors peut-être que personne ne le croirait. En tout cas il me demandait si j’étais certaine de ce que j’avançais… Encore une erreur. La règle de base dans un entretien avec moi était celle-ci même qui permettait la survie de l’âme tout aussi bien que du corps : ne jamais, ô grand jamais me contrarier. Ce qui implique de me laisser avoir raison, de ne pas remettre en doute mes propos, de ne pas me demander si je prend conscience de mon tort. Ce garçon était mal barré. Je m’étais attachée à lui, ce qui était dur à avouer, mais il avait un effet en moi que je ne savais expliquer. Je m’étais entichée de ce regard profond et de ce sourire que l’on aimerait lui arracher tant il est énervant par sa beauté. Le problème c’est qu’il y avait deux Moi, à ce moment : cette dernière séduite par le jeune Larchael, et l’autre qui rageait à l’intérieur pour le dépecer sur place et peut-être même lui bouffer quelques organes. C’était un choix cornélien, car tous les deux étaient très attirants. Lui laisser la vie, ou non…

    Lorsque je parlai de pouvoir et de puissance, il sembla dores et déjà plus tenté. J’avais trouvé son point faible. C’était sa fierté et l’estime qu’il a de lui-même qui causerait sa perte. Il voudrait devenir un nom craint, avec une notoriété à faire trembler d’effroi une planète entière. C’est ainsi qu’il m’avoua être tenté par mes dires. Un sourire de fierté éclaira mon visage et je me redressai en quittant mon appui. En effet, le beau chasseur de prime mentionna l’idée de partir pour y réfléchir. Il était si sérieux que j’en eus presque peur. Pensait-il vraiment qu’après avoir tenté de le pervertir, après avoir lâché au grand jour tous mes désirs, en plus de ce que j’étais ?
    Je me mis à rire doucement. Un rire nerveux, vide de tout amusement. Il était aussi glacial que le vent de cette planète, plus cruel et mesquin encore que le sourire qui se dessinait sur ma tête. Je n’avais pas besoin de parler pour lui faire comprendre où je voulais en venir, ma réaction suffisait. Mais je ne pus m’en empêcher. Alors je me déplaçai légèrement sur le côté et me stoppai entre le blondinet et la rampe d’accès de son vaisseau. Je continuai de rire et, pour un effet un peu plus dramatique, remis ma capuche en place sur mon cuir chevelu. Ça y est, il avait réveillé en moi une force que je ne pouvais pas contrôler. Il avait titillé un esprit malade, en proie à la paranoïa et à l’impulsivité. J’étais plus imprévisible que la trajectoire de vaisseau d’un pilote ivre. Pourtant je ne voulais pas lui faire de mal, et je voulais qu’il le sache.

    « Je veux que tu le saches, je ne veux pas te faire de mal. Mais nous sommes face à un problème majeur, l’ami : tu ne peux pas quitter cette planète sans avoir pris une décision. N’as-tu pas compris que tu étais face à un ultimatum ? Si tu ne me choisis pas, si tu repousses mes avances, alors tu mourras. »

    Je restai devant la rampe d’accès, sans pour autant dégainer mon sabre long. Plutôt que cela, je posai mes mains sur mes hanches et repris mon rire machiavélique, pour ensuite poursuivre.

    « Tu crois que parce qu’on fait parti d’un Ordre nous ne comptons pas sur l’argent ? Écoute donc l’ami, voici un scoop pour toi : nous faisons entièrement parti de ce système, de ses conventions et de son goût pour l’argent. Comment crois-tu que nous nous nourrissons, nous nous soignons, nous nous procurons nos armes et notre équipement ? Désolé, mais la Force a visiblement des limites, particulièrement dans la création d’objet en tout genre. Et ne me parles pas comme si ton existence n’était pour toi qu’une tentative de survie. Tu ne sais rien de la survie… »

    Je prononçai ces derniers mots sur un ton plus triste, sans la faire retentir fortement comme le reste de mon discours. J’étais une Sith, où que j’aille, mais dans le Temple des Sith, je risquais ma vie. Tout le monde pouvait désirer voir ma tête tomber, et la corruption de certains était telle qu’il n’hésiterait pas à le faire pour quelques crédits. Il ne connaissait rien d’une vie sans pitié ni compassion. Il pouvait avoir confiance en certaines personnes. En qui pouvais-je avoir confiance, moi ? En lui peut-être ? Ahah ! Laissez-moi rire. Il n’était qu’un enfant. J’avais réussi à le faire douter en quelques minutes. Trop influençable, il retournerait au sein de la République et oublierait totalement ma proposition.

    « Tu ne sais rien de l’enfer, l’ami, poursuivai-je. Je m’en excuse, mais si tu veux quitter cette planète pour retourner voir tes copains de la République, il va falloir espérer tenter d’essayer de me vaincre. Et bien que je serais grandement contrariée d’abîmer ton si joli visage, je n’hésiterai pas à me défendre. »

    Je le regardais, sans bouger, sans conviction dans la voix. Au pire je pourrais le laisser me tuer, ça arrangerait bon nombre de mes problèmes. Mais non ! J’étais une Sith, j’étais un monceau de fierté et de colère, je me devais d’honorer ceux qui m’avaient formée. Il me fallait tuer ce garçon sans avenir. Il ne pouvait pas rester dans l’ombre de l’hésitation. Si les Jedi lisaient en lui, il était fichu, et moi aussi. Je ne permettrai à personne autre que moi de lui faire du mal. C’était peut-être ça qu’on appelait affection. Je voulais le protéger, au final, tout en me protégeant. J’aurais simplement aimé que l’on reste ensemble, que l’on parte conquérir, ensemble.

    Je voulais simplement avoir quelqu’un sur qui je pouvais compter.
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MessageSujet: Re: [Sujet Clos] De la rédemption à la corruption, puis vint la passion. [PV : Larchael Stryker] Sam 7 Avr - 3:56

Je vis son regard se durcir comme si elle rangeait intérieurement. Je ne comprendrais rien aux Sith, c'était définitivement impossible. Ils étaient imprévisible, bornés, malfaisants et pourtant... Démétéris, ce nom seul ne cessait de me fasciner. Cette femme, aussi étrange et impulsive fut-elle, avait le mérite d'amener la fascination et l'admiration. On entendait dans ses paroles qu'elle avait eut un passé difficile, c'était un fait. Ses pensées étaient impossible à déchiffrer tellement elle semblait sûr d'elle. Décrypter l'expression de son visage était un défi insurmontable mais malgré cela, une seule chose captait mon regard. Ses yeux. A chaque fois qu'elle les posait sur moi, c'était comme si je ne savais plus quoi faire ni qui j'étais. Était-ce là un pouvoir des Sith ? Utilisait-elle ses dons pour me corrompre ? Au fond de moi, je doutais qu'une Sith puisse être sincère mais d'un autre côté, je ne pouvais que la croire. Elle exerçait sur moi une sorte de changement radical. De chasseur de primes sans pitié je passais à un homme doux et totalement prévisible. Je n'aimais pas particulièrement ça mais je devais faire avec. Je ne savais pas ce qui n'allait pas chez moi, je ne pouvais comprendre mon propre comportement. Je voulais être proche d'elle mais pour se faire, je devais sacrifier ma liberté. Je ne tenais pas à être un esclave, non. Je refusais cela, pourquoi tenait-elle autant à m'avoir avec elle ? Peut-être qu'elle aussi ressentais la même chose que moi ? Non, ça aussi c'était impossible...

Je ne la lâchais pas des yeux, plongeant mon regard dans le sien. Si cela n'avait tenu qu'à moi, je serais resté sur cette planète avec elle jusqu'à ce que mort s'en suive mais d'après ses dires, la mort ne tarderais pas à arriver et elle ne serait pas des plus joyeuses. Bien sûr, je n'étais pas idiot au point de mourir dans un tel endroit, j'avais du bon sens quand même. Cependant, une chose me retenait : Démétéris. Seulement, je vis son regard se durcir. Pourquoi ? Aucunes idées mais ce n'était pas bon signe. Puis elle se mit à rire, un rire assez effrayant il fallait l'avouer mais il ne réussit qu'à me tirer un haussement de sourcil. Qu'est-ce qu'il y avait de drôle dans ce que je venais de dire ? Qu'est-ce qui pouvait susciter une telle hilarité ? Se moquait-elle de moi ? Je me posais trop de question, je savais très bien que je ne pourrais pas savoir ce qu'elle pensais à cet instant précis mais cela me démangeais tellement. Avais-je encore fais une bourde en parlant ? Peut-être devrais-je me la fermer définitivement et la laisser parler toute seule si j'étais tellement maladroit ?

Ses paroles m'arrachèrent un sourire. En faîtes, je n'avais capté que la première partie de ses dires : « Je veux que tu le saches, je ne veux pas te faire de mal. ». Je ne savais pourquoi mais ça me réjouissais intérieurement de savoir ça. Puis je me repris et songea à la suite de sa phrase. Un ultimatum... Si je refusais ses avances, elle me tuerais... Ça m'amenai à considérer sa proposition avec plus de réfléchis. Choisir entre la mort ou la vie ? Bon le choix était vite fait mais tout de même. En fait, même si je me trouvais dans une situation plutôt délicate, il n'y avait qu'une seule chose qui me venait à l'esprit : elle me voulait auprès d'elle. Outre ses menaces de mort, c'était une invitation à la rejoindre, à rester avec elle. Je ne voulais pas la perdre, c'était décidé. Mais je ne voulais pas non plus être le toutou des Sith ou de l'Empire. C'était un choix des plus dures, comment prendre la bonne décision ? Si je reniais définitivement la République, il me serait impossible de récolter des crédits auprès d'eux, mais d'un côté Démétéris avait raison. L'argent ne devait pas compter autant même dans la vie d'un chasseur de primes. C'était difficile à avouer mais je l'appréciais cette femme, j'avais de l'affection pour elle. Bien sûr, il était probable que ces sentiments ne soient pas réciproque mais je m'en moquais bien. Pour l'instant, je ne disais rien, l'écoutant, savourant ses paroles en silence.

Puis elle me parla un peu plus de son Ordre. Elle prétendais que même les Sith et les Jedi dépendaient de l'argent. Bien sûr, je m'attendais un peu à cette réponse mais je ne dis rien pour répliquer préférant garder le silence. Je continuai de la fixer sans prononcé mot, perdu dans son regard et dans mes pensées. Une question revenais souvent à mon esprit : que devais-je faire ? Malheureusement, je ne trouvai aucunes réponses valable et qui aurait put me permettre de m'en sortir indemne. Et elle parla également de la vaincre. Alors là c'était le bouquet ! Comme si j'avais envie de me battre contre elle ! Elle était bien une Sith pour être si extrémiste : rejoins moi ou tu meurs. En gros c'était ça. Pas très alléchant comme ton mais au moins, c'était direct. N'importe qui aurait de suite paniqué suite à ces mots mais pas moi. Je n'avais aucunes raisons d'avoir peur, elle avait mentionner le fait qu'elle me tuerait sans hésitation. Et alors ? Je savais me défendre. Si elle voulait me tuer, qu'elle le fasse ! Après tout, pour elle je n'étais qu'un minable chasseur de primes, je ne serais sûrement pas une grande perte. Mais pour le moment, je voulais trouver une solution. Je ne voulais pas perdre Démétéris mais il me restait encore quelque chose à faire avant de pouvoir totalement lui « appartenir ».

Lentement, je m'approchai d'elle sans crainte apparente. Elle pourrait très bien me transpercer de son sabre-laser, cela m'étais totalement égal. Je me fichais bien désormais de ce qu'elle pouvait penser, je me fichais de ce qu'elle pourrait me faire. C'était surement le moindre de mes soucis. Il fallait que je lui dise ce que je comptais faire, peut-être ne verrait-elle pas d’inconvenant et me laisserait un peu de répit après quoi, je pourrais accepter pleinement sa proposition et servir les Sith. Tandis que je m'approchai d'elle, je continuai de la fixer intensément du regard. Arrivé à quelques centimètres d'elle, je me penchai pour lui dire à l'oreille :

« Si tu veux vraiment une réponse, je vais te l'a donner. J'accepte. Mais avant, il y a une dernière chose qu'il faut que je fasse avant de t'appartenir complétement à toi. Peut-être vas-tu me trouver fou, mais on a tous désirer relever un défi impossible dans notre vie. Voilà le mien : capturer l'Empereur. Que je réussisse ou que j'échoue, je te rejoindrais Démétéris. Je t'appartiendrais. Et toi et moi, nous conquerrons la
galaxie !
»

J'avais prononcé ces paroles avec un mélange de douceur et de passion. Bien sûr, il se pouvait qu'elle me refoule totalement et qu'elle me tue sur place. Elle trouverait sûrement mes ambitions ridicules mais puisque j'avais décidé de me ranger de son côté, je voulais le faire. Capturer l'Empereur. Maintenant que j'y repensais, mes paroles étaient des plus ridicules seulement c'était ma dernière cible en tant qu'être neutre. Bientôt, je serais aux côtés des Sith, aux côtés de Démétéris et ensembles, nous ferions de grandes choses. J'en étais convaincu, même si je ne possédais pas ses talents, j'avais les miens. Ensembles, nous serions crains de tous, comme elle l'avait mentionné précédemment. Jamais je ne m'étais allié avec quelqu'un comme elle, jamais je n’avais vraiment eut d'allié en fait. Tout ceux que j'avais eut n'étaient surement pas des référence non plus en matière de confiance.

En ce moment même, je prenais la décision d'accorder ma confiance à Démétéris. Une confiance presque aveugle et sans limites. Je ne savais pas si c'était réciproque, peut-être ne me ferait-elle jamais confiance. Mais une fois que j'aurais accomplis ce que je voulais faire, je me tiendrais à ses côtés jour et nuit, à n'importe quel moment simplement pour lui montrer qu'elle pouvait me faire confiance. Je voulais qu'elle sache qu'elle pourrais compter sur moi à chaque instants, jamais je ne laisserais quelqu'un lui faire du mal.

Finalement, même si j'avais du mal à me l'avouer à moi même, je m'étais attaché à cette femme à un tel point que j'en venais à chérir plus sa vie que la mienne...
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MessageSujet: Re: [Sujet Clos] De la rédemption à la corruption, puis vint la passion. [PV : Larchael Stryker] Jeu 12 Avr - 2:10

    Je devais continuer à rester impassible, à ne rien laisser entrevoir. Il ne devait pas se douter de la faiblesse dont je faisais preuve lorsque mon regard se perdait dans le sien. Je restais une Sith, j’avais la fierté dans l’âme et la puissance entre les mains. Il restait un simple chasseur de primes, craint par ses cibles et méprisé par tous les autres. J’en avais presque pitié. C’est pour cela que je voulais l’aider ! Grâce à mon influence, il pourrait travailler sans peur pour les Sith, il me servirait comme il le devrait et appliquerait chacune de mes paroles. Comme l’avenir me semblait prometteur, désormais. Il n’y aurait plus d’Empire à respecter, ni de Sith auquel se soumettre. Nous ferions nos preuves, nous dominerions petit à petit la galaxie, jusqu’à prendre le pouvoir total. Voilà un rêve bien utopique qui s’envola avec la brise glaciale qui vient me caresser le visage, faisant fouetter par la même occasion dans l’air aride le tissu de ma cape.

    Je l’avais menacé de mort, et pourtant lui, il continuait à sourire. Il n’avait pas peur de moi, et j’en avais légèrement honte il fallait l’avouer. D’ordinaire, j’inspirais la crainte ou l’effroi. Là non. Il continuait à me regarder avec ses deux billes éclatantes. Ses dents s’alignaient face à moi comme s’il me mettait au défi de les détacher une par une. Et ce n’était pas l’envie qui m’en manquait. Je le haïssais de plus en plus, car je commençais à l’apprécier de plus en plus. Et je ne pouvais pas m’attacher à quelqu’un dans ma ligne de conduite, cela laisserait à mes ennemis un point faible à exploiter. Je ne pouvais me le permettre. Pourtant, malgré la restriction que je m’imposais, mon esprit n’avait aucune limite. Il ne pouvait s’empêcher de s’attacher à lui, de l’imaginer avec elle, partout, plus intimes encore.

    Il ne paniquait pas, il ne réagissait même pas ! Quel audace de me faire face ainsi, il n’a réellement aucune peur de moi. Était-ce du courage aveugle, ou de l’idiotie pure ? La réponse me sauta aux yeux lorsqu’il avança lentement vers moi. Décidemment il était idiot. Là, je pourrais dégainer mon sabre et lui trancher la tête sans qu’il puisse le voir venir. Mais une force m’en empêchait. Cependant je le voulais. Il n’aurait que ce qu’il méritait, et je n’aurais plus toutes ces questions en tête. Pourtant si e le tuais, je savais bien que j’allais connaître un sentiment nouveau pour moi : la culpabilité. Le regret allait me ronger de l’intérieur, et rapidement j’en perdrais la raison. Si raison j’ai. Alors je restai figée, le laissant à sa guise s’approcher de moi, jusqu’à ce que nos corps furent assez proches pour que je puisse sentir sa chaleur et m’imprégner de la volupté de sa présence. Désormais, je savais que je pourrais le reconnaître entre mille. Il s’était arrêté, et je me surpris à en être presque déçue. J’espérais au fond qu’il se colle à moi dans une embrassade digne des plus grands scénarios de cinéma. Mais quelle idée ! Il ne manquait plus que je fasse ma belle, ah !

    Ses lèvres au grain d’une douceur de friandise virent caresser de leur souffle tiède mes oreilles pour exalter mon ouïe d’un murmure quasi-sensuel. Et ses paroles vinrent éclater mon cœur dans ma poitrine. Il était prêt à me suivre, à me servir, à m’appartenir corps et âmes. J’avais réussi. Moi qui doutais de moi, je faisais un bon élément de corruption, finalement. Si je ne pouvais devenir une grande Sith, je savais que par ma capacité de corruption j’aurais un avenir dans l’illégalité, ou dans la politique. Peut-être ne faut-il pas exagérer. La politique était bien la dernière chose à laquelle je voulais m’intéresser. Elle crée plus de problèmes qu’elle ne veut en résoudre. Et je savais que si un jour notre Ordre y était trop impliqué, je le quitterais, même si cela impliquait la traque de mes confrères pour m’exécuter. Je savais correctement me défendre, et je savais que les plus forts d’entre nous ne s’occupaient pas de ces cas-là.

    Mais Larchael ne s’arrêta pas à sa simple acceptation. Il poursuivit son discours sulfureux pour m’avouer un défi de taille auquel il voulait se prêter : recevoir la prime mise sur la tête de l’Empereur lui-même. Mes yeux s’écarquillèrent à cette annonce. Voici l’homme le plus stupide, le plus borné et le plus insouciant qu’il m’ait été donnée de croiser ! Déjà parce que nous autres, Sith, avions une alliance à respecter avec l’Empire, bien que cette perspective ne puisse guère nous enchanter, mais aussi parce que l’Empereur était un être puissant qui maitrisait la Force d’après ce que j’avais cru comprendre. Un chasseur de primes de la stature de Larchael n’avait aucune chance. Je pensais dores et déjà à sa mort, car c’était ce qui l’attendait. À cet instant, rien ne m’importait plus que cela, et surtout pas cette stupide alliance. Mais il ne devait pas le savoir, il ne devait pas lire mes faiblesses. L’excuse de l’alliance allait parfaitement me convenir. Ainsi de ma main droite j’allai caresser sa joue pour l’attendrir, le forcer à ne pas bouger de sa position. De l’autre main, je dégainai mon sabre laser et fis jaillir ma lame écarlate à l’horizontal derrière la nuque de Stryker. Ainsi il était bloqué entre mon corps et ma lame. Je ne voulais pas lui faire de mal, évidemment, mais c’était un bon moyen de le garder près de moi tout en conservant cette image menaçante que j’entretenais depuis le début de notre rencontre. Ce fut donc à mon tour d’exprimer mes pensées par un murmure à son oreille.

    « Le problème, parce qu’il y a un problème, vient du fait que nous, Sith, avons signé une alliance avec l’Empire. Si je te laissais partir, si tu fais face à l’Empereur, s’il a vent de notre rencontre, je vais me retrouver avec tout l’Empire à mes fesses pour ne pas t’avoir exécuté avant ton projet de folie. De plus l’ami, si je te tue maintenant, cela t’éviterait bien des souffrances. Car si tu échoues, et tu vas échouer, tu seras capturé vivant, torturé jusqu’à ce que tu demandes la mort. Et à cet instant, il n’y aura plus de nous, plus de conquête, pas même l’espoir de nous revoir. Il n’y aura que nos.. ta souffrance. »

    Merde, raté ! Je me repris rapidement à la fin de mon discours, j’allais échapper un « nos souffrances » qui en disait bien trop long sur mon affection pour ce jeune homme. S’il était capturé, je savais que je ne pourrais rester indifférente et je jouerais du peu d’influence que j’ai pour le libérer. Ou peut-être pas, je n’en savais rien. Mais maintenant, c’était trop tard. Mon lapsus avait été trop prononcé pour avoir été incompris. J’émis un petit rire en soupirant dans sa nuque et le bruit du sabre laser se rétractant annonça mon abandon face aux ambitions de cet homme.

    Je rangeai mon arme et poussai du bout des doigts le garçon pour lui faire correctement face et lui parler à voix haute. Néanmoins, je ne détachai pas l’extrémité de mes doigts de son torse. Je repris.

    « Tu n’es qu’un idiot. Fais ce que bon te semble, au final ce ne sont pas mes affaires. Mais ne compte pas sur moi pour t’aider dans ta tâche. Je dois garder la confiance de mes pères. Préviens-moi si tu survis, hein ! »

    Je ne pris pas le temps de le laisser répondre et descendis les quelques centimètres de rampe que j’avais gravi pour m’en aller. Au passage, je lui donnai un coup d’épaule dédaigneux en passant à son côté, pour lui montrer que finalement je ne me fichais pas de ce qui pourrait lui arriver. Je lui en voulais de risquer sa vie de la sorte, mais je ne pouvais pas l’en empêcher. Après tout s’il aimait le risque, grand bien lui fasse ! Pour ma part, un soupçon de lâcheté put m’aider maintes fois, mais nous n’avions pas tous la même conception des choses. J’étais en colère après lui, et légèrement triste de le laisser quitter la planète de la sorte. Je savais que l’univers était trop vaste et les dangers trop grands pour que l’on ait une fois un moyen de se retrouver. Je ravalai mes émotions de faiblesse et marchai dos à lui. Je voulais qu’il me rattrape, comme il l’avait fait auparavant, mais il devait partir. S’il ne partait pas maintenant, je ne pourrais me résoudre à la laisser faire plus tard. Je levai la main au niveau de ma tête pour lancer :

    « Adieu, l’ami ! »

    Comme cette situation me paraissait répétée, c’était étrange. J’espérais donc que la scène suivante serait aussi la même, avec les sentiments en plus. C’était le grand final de notre rencontre. J’aurais du gouter à ses lèvres, pour voir ce que cela faisait. J’aurais du également lui proposer un duel, car je n’avais aucune idée de sa puissance. Mais maintenant, il était trop tard. Je marchais dans le sable froid de Korriban, la sécheresse du vent faisant voler mes cheveux et claquer ma cape en lambeaux. J’étais une Sith qui apprenait à éprouver des sentiments positifs, comme une gamine à son premier rendez-vous amoureux. J’apprenais ce qu’était la compassion, l’affection et l’attirance, en même temps que la possession, l’inquiétude et l’altruisme. Je préférais donner mes pouvoirs plutôt que de le savoir mort. Étais-je devenue faible, ou pouvais-je en faire une nouvelle force ?
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MessageSujet: Re: [Sujet Clos] De la rédemption à la corruption, puis vint la passion. [PV : Larchael Stryker] Ven 13 Avr - 8:11

Elle devait vraiment me prendre pour un fou. Enfin, qui était assez taré pour s'imaginer pouvoir capturer un être tel que l'Empereur ? Moi bien sûr, j'étais sûrement le seul homme à croire que je pouvais réussir. Seulement rien n'était impossible, si il y avait une chance pour que je réussisse ou au moins que je m'en sorte vivant, je la saisirait. J'avais promis à Démétéris de la rejoindre alors je ne mourrais pas. Tandis que j'étais perdu dans mes pensées, elle caressa ma joue. Ce geste m'étonna quelque peu mais je ne dis rien. Même lorsque j'entendis le bruit du sabre laser près de ma nuque, je restai muet en contemplant les yeux de cette jeune femme. Puis elle me confia ses pensées dans un murmure tout comme je venais de le faire quelques instants auparavant.

Évidement, j'étais au courant de cette alliance entre les Sith et l'Empire, qui ne le serait pas ? Franchement, il faudrait vraiment être sourd et avoir été emprisonné durant des mois pour ne pas avoir appris la nouvelle. De plus, était un chasseur de primes, j'étais au courant de beaucoup de choses dans la galaxie. J'y avait songé dans mon projet de capturer l'Empereur et j'avais longuement tourné et retourné la situation dans mon esprit. Il était vrai que si jamais l'Empire parvenait à découvrir que j'avais eut une discussion avec Démétéris juste avant de tenté de capturer l'Empereur, ça allait barder pour elle. Je ne voulais nullement lui attirer de problèmes, bien au contraire. Mais que pouvais-je faire à cet instant ? Elle mentionna aussi le fait qu'elle était convaincu que j'échouerais et que je ne survivrai pas. Comme si je me laisserais tuer pour une simple prime ! Si un jour je devais périr, ce serait pour une bonne raison non pas pour un défi idiot. Je n'étais pas stupide au point de ne pas fuir si j'en avais l'occasion lors de ce projet fou. Bien sûr, la torture ne me faisait pas peur, même si cela ne m’enchantais guère. Mais si je devais en arriver là, autant mourir, je trouverais bien un moyen de m'ôter moi même la vie plutôt que d'en dire trop.

Seulement, la chose qui me marqua le plus et m'arracha même un sourire, ce fut la fin de son discours. Avant de s'être repris, j'étais convaincu qu'elle allait dire : « nos souffrances ». Ainsi elle ne se sentait pas si désintéressée de mon cas comme elle s'obstinait à le faire croire. Qui l'aurait crut mais il semblait que cette Sith se préoccupait de ma vie plus qu'il n'y paraissait... D'un certain côté, ça me faisait plaisir. J'étais heureux de savoir que quelqu'un pouvait avoir peur que je meurs, même si elle cherchait à le dissimuler, elle ne pouvait plus le cacher. Un sourire fendit mon visage et je la regardai droit dans les yeux lorsqu'elle me repoussa du bout de ses doigts. Je ne la lâchais pas du regard, continuant de fixer le néant qu'était son intense regard. Je l'écoutai une nouvelle fois, ce sourire béat toujours sur les lèvres, j'entrepris de lui répondre tandis qu'elle me tournai le dos pour s'en aller.

« Je n'échouerais pas, je survivrais et je te retrouverais Démétéris. Même la mort ne pourra se mettre en travers de mon chemin pour te rejoindre. »

Elle m'avait entendu, j'en étais certain. La promesse que je lui faisais en ce moment n'était pas une simple parole dite à la va vite, non. Je la respecterais, même si je devais me traîner à moitié mort jusqu'à elle, je le ferais. Peu importait les obstacles, je la rejoindrais quoi qu'il arrive. L'Empereur était certes une cible très tentante mais Démétéris l'était plus que lui, mais pas en tant que cible. A cet instant, je me rendis compte de l'importance que cette femme avait pris à mes yeux. C'était étrange, très étrange même... Comment en était-on arrivés là ? Je m'étais crashé sur cette planète qui ne me paraissait pas plus maudite maintenant qu'à mon arrivée bien que les murmures qui résonnaient dans mon esprit m'incitais à penser le contraire. J'avais rencontré cette Sith, tout d'abord j'avais été plutôt méfiant puis j'avais finit par baisser ma garde jusqu'à avoir de l'affection pour elle ! Je me surprenais moi même et la tournure que les événements m'étonnait tout autant. En a peine quelques minutes... Quelques heures peut-être, je m'étais attaché à une femme que je venais à peine de rencontrer. Soit j'étais vraiment naïf, soit le charme de Démétéris était beaucoup plus ravageur qu'il n'y paraissait au premier regard. Bien sûr, j'étais conscient que je venais de lui vendre mon âme en quelques sortes mais cela ne m'affectait pas autant que je l'aurais pensé. Finalement du moment que je pouvais être à ses côtés, je penses que tout ça m'était égal. J'en vins même à avoir regretter de vouloir la prime de l'Empereur mais maintenant c'était trop tard. Si je la rattrapais une nouvelle fois, il me serait impossible de quitter cette planète et je finirais par devenir fou si je restais. Mais en la voyant s'éloigner ainsi, mon cœur se resserra dans ma poitrine. J'avais peur. Peur de ne plus la revoir, peur qu'il lui arrive quelque chose avant notre prochaine rencontre, peur que j’échoue malgré toute ma détermination et mes précautions et qu'au final elle ai raison de ne pas croire en moi. Je la regardai partir, une envie irrésistible de la retenir. Ça me démangeais de me lancer vers elle de la prendre dans mes bras et l'embrasser. Oui, c'était un désir secret qui le resterait sûrement puisqu'elle m'avait clairement fait comprendre que je devais partir. Même si cela me fendait le cœur, je ne pouvais plus rester. Mais avant qu'elle ne soit hors de vue, je ne put m'empêcher de lui hurler une dernière parole. Cependant ces mots eurent un peu de mal à passer, le ridicule me prenant soudain, je me sentais tellement risible que j'eus peur qu'elle ne se foute de moi en attendant mes mots.

« Démétéris, je... »

Non, je ne pouvais pas lui dire, pas maintenant. De toute façon, elle était trop loin, elle ne m'entendrait pas. Dans un sens, cela renforçait mon envie de la rattraper mais je ne pouvais toujours pas m'y résoudre. Lentement, je gravis la passerelle de mon vaisseau et j'y entrai avec de léger regrets. J'aurais dû profiter de ces instants pour me rapprocher encore plus d'elle. Mais désormais il était trop tard, ma prochaine rencontre avec Démétéris To'zex serait la dernière car après cela, je resterais en sa compagnie le plus longtemps possible. En songeant à cela, un nouveau sourire se dessina sur mon visage. Un sourire déterminé, un sourire victorieux bien que je n'ai rien gagné encore... En fait si, j'avais gagné une alliée de taille, une femme des plus redoutable à qui je ne laisserais rien arriver.

Mon regard se porta alors sur le cadavre posé nonchalamment non loin de moi. Ma proie, celle qui m'avait menée sur cette planète. C'était en quelque sorte grâce à ce hors la loi que j'avais rencontré cette Sith, je devais l'en remercier. En fin de compte, Démétéris m'avait fait comprendre quelque chose. A part l'argent, je ne gagnerais rien à livrer une cible à quelqu'un. Désormais seul l'Empereur m'intéressait, ce petit contrebandier n'était plus rien. Ainsi, du fait de ma nouvelle collaboration avec la Sith et aussi pour lui démontrer que j'étais prêt à renoncer à ma vie d'aujourd'hui pour elle, je pris le cadavre sur mon épaule. Je le lançai alors hors de mon vaisseau d'un geste brusque. Lentement, la porte se referma sur ce corps inanimé pour qui j'avais traversé tant d'épreuves. Je venais d'abandonner une somme énorme simplement pour une femme. Une partie de moi n'en revenait pas et me criait de faire marche arrière pour récupérer le cadavre de ce malfrat mais ma raison m'en interdit. Désormais je ne poursuivrais plus l'argent sans but précis.

Tandis que je m'installais aux commandes de mon vaisseau, je jetais en dernier regard sur cette planète.
*Démétéris, attends-moi...* pensa-t-il.
Ce n'était pas vraiment une requête mais plutôt une espérance, et si elle m'oubliait ? Si jamais cela arrivait, que ferais-je ? Mettant mes inquiétudes de côté, je démarrais mon vaisseau qui décolla du sol aride de cet astre. Jetant un dernier coup d’œil sur ce lieu, mon vaisseau finit par quitter l’orbite de la planète. Ainsi je disparus dans l'espace en poussant les moteurs à fonds. Plus vite je trouverai l'Empereur, plus vite je rejoindrais Démétéris...
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MessageSujet: Re: [Sujet Clos] De la rédemption à la corruption, puis vint la passion. [PV : Larchael Stryker] Dim 29 Avr - 22:23

    En réalité maintenant, je me sentais plus forte. Il n’y avait là aucune faiblesse à l’attachement. Tout ce qu’il suffisait de faire, c’était de l’accepter aussi simplement que la véracité de mes émotions pouvaient se traduire. Il semblerait que ce jeune homme me faisait ressentir plus que de l’attirance, et plus que de l’amitié. Pourtant il m’était impensable de définir cela comme étant de l’amour, comme on en voit dans les rues des villes ou sur un banc en train de s’enlacer, s’embrasser, s’entrelacer. Ici nous n’étions que deux êtres courant à travers la galaxie pour échapper à la mort en la provoquant chez d’autres. Peut-être que ce sentiment n’avait pas besoin de preuves pour se manifester ? Peut-être qu’on n’avait pas besoin de toutes ces frivolités auxquelles s’adonnent les couples ? Peut-être que la vie continuera son chemin aussi banalement qu’avant, mais qu’au fond de nous deux une force nouvelle brûlera ? Cette force qui, comme l’avait dit mon nouvel ami, nous permettrait de résister à tout, même à la mort, pourvu que la finalité de nos actes nous conduisent l’un à l’autre.

    Je marchais en direction de mon tombeau, qui ne l’oublions pas était ma destination première ici. Au loin j’entendis un cri, comme un appel. « Demeteris, je… » Que voulais-tu me dire, Larchael Stryker ? Garde cela dans un coin de ton esprit, et lorsque le destin nous amènera à nous rencontrer de nouveau, nous pourrons lâcher tous ces flots de paroles qui embrouillent nos esprits dans un tumulte bouillonnant de sentiments incertains.

    Je marchais sur le sable de Korriban, le vent balayait ma bure tandis qu’au loin, derrière moi s’élevait le vaisseau spatial de Larchael Stryker. Un sourire sur mes lèvres s’affichait tandis que je rabattais la capuche de mon vêtement sur mon crâne. J’étais certaine que les évènements nous amèneront à nous retrouver. Je pouvais le sentir. Peut-être cela se passerait-il au moment où nous l’attendrions le moins.

    C’était la fin d’une époque pour Demeteris To’zex. J’étais venue ici pour trouver des réponses à mes questions, des consolations à mes doutes, des actions futures à mes échecs passés. Le chasseur de primes avait en partie répondu à mes doutes. J’avais été faible, car rien dans la galaxie ne me servait de point d’ancrage, d’ambition. J’étais une machine que l’on envoyait tuer, sans que l’on ne s’occupe de savoir si cette machine avait les performances pour. Sans que l’on ne s’occupe de savoir si cette machine avait les capacités pour vaincre, mais surtout pour survivre. Je vivais une vie où ma vie n’avait aucune importance. Si je disparaissais, personne ne l’aurait remarqué. Désormais, ma vie prenait un impact plus lourd car j’importais dans la vie d’un autre. Ma perte aurait une nouvelle conséquence, et c’est cela qui me faisait sourire. J’avais trouvé ma place.

    Plus tard, dans le tombeau glacial. Je me retrouvai agenouillée devant un artefact. Les yeux fermés, la tête baissée, je méditais sur ma vie, sur mon caractère, sur mes compétences. Je devais changer tout cela. Une autre vie plus intéressante m’attendait ailleurs. Une vie où l’on ne me considérerait pas comme un objet ou une machine de guerre. Une vie où ma place et ma valeur seraient méritées. Je renonçais à cette soif de pouvoir, tant que l’on pouvait m’accorder ailleurs un minimum d’importance.

    La fin d’une époque. Le début d’une nouvelle. C’était au fond le cycle éternel qui faisait fonctionner cette galaxie.



[HRP : Post très court, c'était juste histoire de clôturer ce RP. Merci Larchael d'avoir permis à Demeteris de trouver sa voie.]
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MessageSujet: Re: [Sujet Clos] De la rédemption à la corruption, puis vint la passion. [PV : Larchael Stryker]

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